Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
EscapadeS

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

20 Novembre 2015, 09:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

Épilogue gastro d'un désormais lointain week-end parisien, en passant au scan (à la précision d'une douchette infrarouge de supermarché) 2 petites tables.

A peine le pied posé sur le quai de la gare, que j'ancre les coudes (je sais, c'est très mal élevé) sur la table d'un "bistrot de bout de quai". Le Petit Sommelier est un établissement que je boude depuis longtemps, après 2-3 essais infructueux.

Le couple Vila Paleja a confié les rênes à leur fils Pierre (ex-Crillon, Lasserre) depuis une presque une demi-décennie, pour réveiller le potentiel naturel de ce bistrot-resto aux allures de carte postale pour touristes ricains.

Si l'adresse a toujours plus brillé par sa très belle carte des vins que pour sa cuisine, le fiston s'attache à combler l'écart, tout en continuant à enrichir une volumineuse et attractive cave (on annonce plus de 400 références).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Au menu, "le bœuf bourguignon grande tradition" (mariné au vin rouge 24h00, oignons, lard), alors que La Miss scelle le sort du "tartare de bœuf Charolais au couteau".

Le bourguignon est très généreux, quasi confit, un tantinet salé mais bien exécuté, quand le tartare (dont je ne raffole pas) a les qualités d'un "vrai débité au knife" selon ma walking eating dead de compagne. Le dessert (Dôme chocolat 78%, mousse, poire pochée aux épices, caramel au beurre salé) ne m'a guère ému (trop sucré et lourd).

Côté liquides, l'établissement tient son rang. L'Arbois 2012 désigné ne manque pas d'interpeller le directeur-sommelier (la vérité, c'est que son assistant a préféré appeler son boss pour ne pas faire de boulette). Très poliment, il nous met "en garde" contre ce vin et ne manque pas de nous en faire l'article, avec précision et humilité.

Je lui confie mes petites connaissances des vins du Jura et de ceux de Puffeney en particulier. Nous échangeons assez longuement sur les jus du "sorcier de Montigny-lès-Arsures".

Un vrai pro-passionné, à la politique tarifaire plutôt "décente" pour la Capitale, à l’éclectisme rare, proposant de nombreux millésimes anciens prêts à boire.

Au final, un "bistrot sympa qui vaut le détour quand il s'agit de se faire plaisir dans les verres avant tout", faisant quasiment oublier la médiocrité du passé.

On pourra juste être un peu perturbé par ce concept "carte bistrot - carte resto", entre deux eaux, difficile à cerner.

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Seconde adresse scannée, un samedi midi, en compagnie de Oanèse, Chrisos et Mr Lung : Baffo.

Cette petite trattoria d'à peine 20 couverts a ouvert il y a tout juste 2 ans, avec aux commandes, un certain Fabien Zannier (ex-Eat me).

Pas de buzz monstrueux à noter, si ce n'est le "trollage énamouré" de Fabrice Ivara (Coup de Fourchette, avec qui je ne suis pas très souvent d'accord) pour cette adresse.

Ce jour-là, un seul client porte la "baffo" (moustache) et la salle est vide !!

Déco sobre, carrelage (d'un joli vert) de métro au mur... et éclairage pourri de bar à hôtesses au-dessus des tables (il faut bien que je justifie mes photos de merde).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Accueil sobre, poli... avec l'impression d'avoir privatisé la salle (3 autres clients une quarantaine de minutes plus tard).

Nous démarrons par un "antipasto terra della marremma" à partager (20€), où seul l'art du tranchage peut être considéré comme "valeur ajoutée" à cette généreuse assiette.

C'est gustativement correct, mais on veut savoir de quel bois se chauffe notre moustachu de cuistot !!

Pour moi, ce sera "Piccata lemone + dragoncello" (filet mignon de veau de Laguiole, crème de citron, estragon, tagliolini aux épinards, 28€).

Ce plat est une réussite absolue !!!!

Tout y est !! Le fondant extraordinaire d'une filet mignon terrible de goût, juste rosé, la parfaite acidité générale qui donne cette "niaque salivante" au plat.

La version "Piccata chef" (avec des cèpes, 34€), bien que très soignée, est moins convaincante.

Une "Riccotina" honnête pour finir (riccotina di buffala, pignons de pin, poudre de biscuit, miel bio, 8€).

En conclusion, un très grand plat, tandis que l'entrée et le dessert sont communément réalisés/réalisables sur d'autres tables... mais pour une fois, je ne suis pas en total désaccord avec toi Fabrice !!

Pas de grande soif ce jour-là, juste un blanc correct (Ansonica, Costa Dell' Argentario 2014), dont j'aurais préféré la fraîcheur plus évidente d'un catarrato bianco...

Baffo 
12, rue Pecquay 
75004 Paris
Tél : 01 44 59 86 72
www.baffo.fr
(ouvert du mardi au samedi)

Commenter cet article

Pierre et vacances placement 28/12/2015 11:05

Très belle description ! Je ne connaissais pas du tout ce bistrot et ça donne vraiment envie ! Je vois que tu es fan de The Walking Dead, le jeu de mot utilisé est bien placé dans l'article, j'aime beaucoup ahaha !
Habitant à Paris, il faudrait que j'essaie ce bistrot: à la vue de cet article, ça donne vraiment envie...
Merci à toi, et bonnes fêtes !

Docadn 02/01/2016 18:56

Bonsoir,
Trop tard pour les fêtes... du coup, belle année bistrotière !!
Cordialement