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EscapadeS

Vendredis du Vin # 41: Les bulles de Mariage

25 Novembre 2011, 10:04am

Publié par Docadn

"Avec des équations à résoudre pas si faciles que cela : un vin festif, symbolisant une occasion unique (donc un peu d’élégance quand même dans le verre !), une envie de faire plaisir au plus grand nombre, amateurs de vin ou pas, en partageant une émotion autour du verre, et quand même, une contrainte budgétaire raisonnable. Le vin des jours heureux en somme, mâtiné d’une pointe de réalisme."


vdv-logo


C'est Stéphanie (Un met dix vins), qui nous colle le thème de ce mois de novembre. Comme disait le grand Pierrot :"Froid de novembre, cache ton membre".

Aussi Sté (allons pour la familiarité) nous demande de la bulle pour fêter, sans se ruiner, des jours heureux.


Alors déjà, c'est quoi des jours heureux ? Hormis la série des 60's avec le rouquin 1er de la classe et le rocker à la banane en plastique, on n'a pas tous les mêmes jours heureux.

Par exemple, le jour de ma circoncision, moment de joie intense pour le bourreau débutant en charge de l'exécution de la sentence (qui m'a fort heureusement très bien tranché le raccord de 22). Très grand jour aussi pour mes parents, de part la haute symbolique de cet acte. Puis enfin, grand soulagement pour les animaux du zoo voisin, menacés de famine, qui se sont repus de mon prépuce pendant 1 mois.

Mais moi dans tout ça ? Ne plus avoir de cache-nez m'expose à des intempéries que tous les cadeaux post-guillotine n'ont pu combler...


Il est des traditions tenaces comme celle de boire des bulles pour les mariages, naissances, réussite aux examens, départ d'une belle-mère, un Jull qui fait du sport, un Alain qui passe du Bristol à L'Ipad...

Le mariage, principalement l'apéro, reste le moment consacré au débouchage spectaculaire du breuvage pétillant tant couru. Aussi, pour ne pas grever les émoluments à venir des avocats en charge de la séparation à l'amiable du couple tout juste uni, Escapades vous propose 3 boissons qui, en ces temps de crise, s'adapteront à merveille au budget serré que la conjoncture nous oblige à tenir, mariage heureux ou pas.


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Cava - Brut Zéro - Castellblanch - Brut nature (5,25 €)

 

Devant cette cascade de "brut", de "nature", et de "zéro", on peut facilement penser à un vin naturiste élaboré par des déesses nues, épilées, parfumées au lait d'ânesse.

Il n'en est rien pour ce Cava présentant une robe aux reflets verts, à la grosse bulle qu'un fin cordon finira par dompter. Une touche de boisé, citron, fin végétal, quelques touches anisées, une tranche de pomme verte. Au-delà de cette corbeille, un pétrole intense, plus grand que l'affiche du dernier J.J Annaud.

L'attaque est böttcherienne, comme un riesling dans un spa, aux amers aériens, à l'acidité relevée. Pas très complexe, mais assez rigolo pour le réserver aux cuviers sur pattes qui squattent en permanence le buffet sans regarder ce qu'ils boivent. **/**(*)

 

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Cava - Gran Reserva - Vina Silvia - Brut Nature - Cuvée (4,98 €)

 

Toujours marrant de retrouver cette phraséologie "nature" pour bien tromper le touriste tricolore de passage.

Je traduis, ou pense comprendre, qu'il n'y a pas de "sucre ajouté". Mais ma méconnaissance de la legislation espagnole ne peut guère me laisser avancer plus d'éléments dans ce domaine.

Une cuvée composée de 20% de Xarel-Lo, 40 % de Macabeo, autant de Paradella. Le tout ayant séjourné 3 ans en fûts.

Le breuvage propose une matière bouillonnante, de fines notes d'agrumes. Il s'assagit pour présenter un profil là encore plus sage, avec de fines bulles.

Finesse que l'on retrouve en bouche, accompagnée d'un fin sucre. Ce dernier laisse rapidement la place à un joli acidulé, un amer un peu brut qui s'estompera lui aussi au fil des gorgées.

Un ensemble vif, qui vous donnera toute l'énergie nécessaire pour pogotter sur "Les lacs du Connemara" à 05h35, avec les cuviers sur pattes contraints de quitter le buffet pour cause de rupture de stock.

**(*)

 

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Cava - Lavit Brut nature - 2003 - Ségura Viudas (7,48 €)

 

Un Cava millésimé composé de Macabeu, Paradella, élevé en fûts pendant 18 à 30 mois.

Un nez extrêmement toasté, pas désagréable, qui donne au challenger du jour un petit air bourguignon (donc de chardonnay). Une bulle un peu grossière, une attaque "chardonnesque", acidulée, relativement ronde, fraîche, à l'équilibre immédiat. La rondeur s'estompe, l'ensemble prend des airs dynamiques intéressants. Un fin crémeux donne de l'ampleur à un vin vraiment pas mal. A réserver, en primeur, aux fans du vin et de votre union, pas à ceux qui ont décidé de "se la mettre". ***

 

Tous ces vins sont disponibles à moins d'01h30 de Toulouse dans la petite localité de Les, célèbre point de ravitaillement des amateurs de Ricard et de cigarettes à prix cassés. Les bulles sont hébergées au Supermercado Rocard qui cultive un art tout particulier du rayonnage.

Les tarifs sont en phase avec la rigueur martelée, le plaisir plus élevé qu'attendu.

Alors santé, bonheur contact et chaleur...

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Le Verre Volé

20 Novembre 2011, 12:31pm

Publié par Docadn

Diantre que les tables des "places to eat & drink" sont difficiles à obtenir !!

Après 3 ou 4 tentatives (par téléphone, au dernier moment), je décroche enfin une table dans "la Mecque des vins natures de la capitale".

Ardemment soutenu par son premier fan-prescripteur (le"trop chébran  Fooding") depuis son ouverture en 2000, la "cave à manger" s'est dotée, courant 2010, d'une nouvelle déco et d'une vraie cuisinière en la personne de Delphine Zampetti.

Ce soir-là, pas de Delphine visible en cuisine. Seuls Kailey Hoyel (déduction photo-google hasardeuse) et un aide-cuistot (au visage familier) oeuvraient en cuisine.


Il est 20h00, le restau est quasi plein. J'hérite de la pire table (la 1 pour info, vous y mangerez à l'ombre délicieuse des manteaux et des casques qui passent et repassent).

Une cuisine aux dimensions de "dînette de camping-car" ou les plats sont plus souvent assemblés que "cuisinés en live" (le "privilège" de cette fameuse table 1 qui donne directement sur la spectaculaire cuisine-cagibi).

Suggestions à l'ardoise nombreuses, 3 plats du jour (sur une autre ardoise, mais pas lisible de la table 1 évidemment) aux intitulés simples, prônant le produit, son origine, des légumes souvent de saison.

J'opte pour un des plats du jour :

 

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Coucou de Rennes, haricots italiens "oeil noir" & carottes (19 €)

 

Une volaille pas mal, un poil sèche selon les bouchées. Un jus bon, des haricots et des morceaux de carottes (au pedigree sûrement très "nature") croquants.

Bref, c'est juste bon comme de la "cuisine ménagère", simple, très certainement dans l'esprit voulu par le maître des lieux, à l'écoute d'une clientèle fidèle sûrement trop fainéante pour tenter la même chose à la maison (c'est une bille en cuisine qui l'écrit).

En dessert, un assortiment "chèvre-cake-sauce pomme-CBS" (6 €) à la présentation très grossière (sûrement un esprit régressif incompris par mon insensibilité notoire), au fromage dense, au cake sec mais pas dénué de goût, à la sauce passable.

 

Côté vin, j'ai enfin découvert le Beaujolais (10) de Karim Vionnet (4,5 €) au nez très réduit, au métal jaillissant, à la mâche conséquente. Une matière pleine de relief, aux échos métalliques persistants. **(*)/***

Avec le dessert, j'ai opté pour un Anjou 10 de Mosse (5 €) à la volatile presque évidente, quelques notes de pomme blette, un caractère tout angevin. Un vin plein, très poivré, finement anisé, légèrement oxydatif aux jolis amers finaux. **(*)

 

Un accueil soigné, juste, avec le détachement de rigueur pour rester hype.

Une adresse pour manger qui, au-delà de la qualité discutable des mets dégustés, ne me fera pas refaire le trajet rive-gauche <-> rive-droite.


Dans le cas présent, c'est principalement la clientèle qui m'a gonflé !!

Cette dernière est à l'image du lieu. Un laisser-aller savamment étudié, qui donne ce côté "hype, cool chic marketeux" dont raffolent tous les porteurs de lunettes à écailles.

Ça claque la bise en matant la marque du duffle-coat du voisin, ça interpelle "Cédric" ou "Cyril" pour faire croire que l'on connaît le boss, ça veut du "Dard & Ribo" parce qu'on "connaît vachement bien, on en boit depuis longtemps !!"

Les faunes de Bastille, du Marais, d'Oberkampf, bref toutes les factions à chaussures pointues qui veulent en être, se pressent "chez Cyril" pour s'y montrer à table, ou pour emporter la dernière nouveauté nature à 26,50 € "pleine de fraîcheur, de fruits, des vignes labourées au poney Max Havelaar nourri sans ogm", qui sera "la quille à avoir dans le frigo" dans les semaines à venir.  

 

Je reste ébahi par la fascination des bobos pour ces "lieux francs" qu'ils dénaturent trop souvent par leur présence bruyante, hautaine, voire puante.

Peut-être que ces individus, aux artifices permanents, tentent de puiser dans le réel toute l'inspiration nécessaire à leur personnage de théâtre ?!

Pourquoi des endroits simples, sans chichis primaires deviennent-ils automatiquement des repères à clowns narcissiques ?

S'agit-t-il d'un concept durable et juteux pour attirer cette caste, souvent friquée, pour mieux les dépouiller en leur proposant des verres à moutarde Casimir en guise de vaisselle, des pâtes alphabet à 21 € et des macarons au Malabar® en dessert ?!

 

Le Verre Volé, qui fut Le précurseur "des cavistes au naturel" à Paris, n'est-il plus qu'un macro-laboratoire pour sociologue opportuniste ?

Sa "révolution culinaire" a-t-elle enfin enraciné cette communauté, souvent nomade, toujours agaçante ?

C'est un copain, devenu vigneron, qui m'a rappelé que nous étions au lycée avec Cyril Bordarier.

Je ne me souviens absolument pas de lui (par contre "le commis" en cuisine me dit quelque chose), lui non plus.

L'histoire d'un ardéchois qui a fait la promotion de la viticulture nature à Paris, qui aujourd'hui discute plus souvent avec des gens bourrés d'artifices.


Pour reprendre une expression chère à Mix, "l'adresse ne vaut pas la traversée de Paris pour s'y sustenter".

Par contre pour le vin, j'en connais qui se taperaient deux fois "Balard-Créteil" avant de choper la bonne ligne pour s'y rendre.


Restaurant Le Verre Volé
67, rue de Lancry
Paris (75010) 
M°: Jacques Bonsergent
Tél: 01 48 03 17 34
leverrevole@wooz.com
La cave :
38 rue Oberkampf
75010 Paris
tél : 01 43 14 99 46

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Kinnari

16 Novembre 2011, 16:23pm

Publié par Docadn

A peine remis de mon expérience "design & poisson à la banane", je tente une nouvelle incursion en cuisine thaïlandaise, version "rive gauche".

Juste l'envie de situer le niveau de Oth Sombath face à la "concurrence", une semaine après ce dîner en demi-teinte.

J'avoue de pas m'être cassé la tête pour trouver un "sparring-partner" classé dans les masters de la FFCTDHN (Fédération Française de Cuisine Thaï de Haut Niveau).


Aussi, c'est le Kinnari qui a hérité de cette tâche assurément ingrate et difficile.

Il est 20H00 pétantes quand je me pointe au 8 rue Malar, située dans le fief doré de Rachida. La salle est vide, l'accueil chaleureux, détendu, me mettant immédiatement à l'aise dans un quartier sûrement trop guindé, pour le rural patenté que je suis.


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Étude de la carte tout en dégustant 2 corolles garnies de dés de poivrons et autres légumes indéterminés. C'est justement épicé, "fort de coriandre", à la pâte un peu grassouillette.


La carte propose un menu à 39 €, toujours estampillé "Printemps du guide Michelin". Bonne idée que d'avoir maintenu cette proposition au-delà du calendrier de cet évènement gastro.


J'opte malgré tout pour la carte, avec un classique, que dis-je, un "incontournable" de la cuisine thaï :


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Salade de crevettes à la thaï (13 €)


Une salade élégamment présentée (présentation à laquelle le cliché ci-dessus ne rend pas du tout hommage), avec la  kitchissime carotte taillée en fleur. Ensemble revigorant, assaisonnement au laser, légumes croquants, citron vert juste dosé, crevettes "droites"


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Les larmes du Tigre (22 €)


Le patron-serveur m'avait au préalable demandé le niveau souhaité en terme "d'épices" pour ce plat.

N'étant pas doté de la même génétique intestinale (et de sa terminaison) que Mr Lung, j'ai quand même demandé la version endémique.

Cette dernière s'avère tout juste supportable, ne massacrant pas totalement la viande proposée. Cette dernière est d'ailleurs assez neutre, juste bien cuite. Les accompagnements frisent l'ordinaire, la carotte est toujours là, ouf !!


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Nems au chocolat (8 €)


Une immédiate ambiance de "friture de fête foraine" submerge mes nasaux. La texture grasse des nems, fourrés à ce qui ressemble très fortement à du Nutella, s'affirme à chaque nouvelle bouchée. La glace à la noix de coco n'est pas bonne. Et pour cause, je hais la noix de coco !!

Un verre de Brouilly, transparent, servi à la température d'un nourrisson de Véronique Courjault et une addition relevée : 50.50 € !!


en conclusion, c'est cher pour le niveau constaté !! Le Spice & Wine fait presque mieux en moins cher...


Le pire dans notre histoire, c'est que l'absolue sympathie du patron me gêne presque dans cette critique, hélas objective.

Oth Sombath ne joue pas dans la même cour, en cuisine comme sur les tarifs. Le Kinnari respecte sûrement "les tarifs locaux", mais pas le niveau requis pour le justifier.

En repartant, je suis passé devant Thoumieux. Je me demande encore ce que j'aurais pu manger là-bas pour 50.50 € ?...

Kinnari

8 rue Malar

75007 Paris

tél : 01 47 05 18 18

M° : La Tour-Maubourg

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Oth Sombath

9 Novembre 2011, 15:59pm

Publié par Docadn

Une adresse qui jouit d'un buzz continu depuis son ouverture en 2008. Je vous invite à lire le (très complet) papier de Chrisos pour tout savoir sur la bio du chef, du resto, ainsi que les différents liens recensés sur l'affaire (à la fin de l'article).

Fabien m'avait aussi cordialement invité à ce dîner "spécial blogueurs". N'étant pas à Paris à la date prévue, j'avais malheureusement dû décliner l'offre.


Un très court séjour à Lutèce, l'envie de voir par moi-même ce qu'il en est.Résa

la veille via La Fourchette. Dîner à 20h00...

Une entrée assez spectaculaire, une déco qui ne l'est guère moins. C'est équilibré, aéré, alors que les surfaces disponibles ne sont pas celles d'un stade de foot brésilien.

Accueil un peu péteux distant en bas (je suis en plein Movember, donc "physiquement pas rassurant", au dress-code assez éloigné de celui du quartier), largement plus chaleureux à l'étage. Salle lumineuse, banquette confortable, table sobre. Prise de commande rapide, service à première vue fluide, rythmé.


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Nem de légumes


Une mise en bouche aux accents plutôt maghrébins que thaïlandais. Je replonge quasiment dans une pastilla à la marocaine, avec une touche de miel appuyée. Petits légumes croquants qui contrebalancent le moelleux et l'impression sucrée du nem.


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Laab Pla - Tartare de thon aux épices thaïs (19 €)


Là encore je traverse le détroit de Gilbraltar plutôt que de voguer à travers le Golfe de Thaïlande !!

La coriandre débarque en force dès la première bouchée. La proportion, pour qui a été élevé au "kuzbur", n'est pas trop gênante.

Pour les "peu habitués et les non-fans du persil marocain ou chinois", cela risque d'être too much. Le tartare a une texture juste, fraîche, comme attendue. Le visage thaïlandais se dévoile enfin, au fond, avec les légumes croquants.

C'est très justement épicé. Mon camarade de tablée me fait goûter un bout d'une de ses 2 "Saint- Jacques rôties, sauce à la coriandre". Pas très expressives, elles présentent par contre une cuisson impeccable.


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Pla Yan - Daurade Royale aux aromates thaïs grillée en feuille de bananier

(34 €)


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Sympathique mise en scène et technique de cuisson. Un odorama très plaisant. Petite appréhension en observant la chair. La première bouchée confirme le doute. Je ne moufte pas.

Je demande, sans trahir une quelconque orientation, à mon collègue son avis. Le verdict tombe : "trop cuit".

Me sachant horriblement casse-noix sur le sujet, l'avis de mon collègue, "bien moins chiant", sur le même plat est pour le coup objectif.

Gustativement, c'est encore un joli modèle d'équilibre en terme de sucs et d'épices. Le "trop cuit" occulte largement mon appréciation.


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Phad pha - Légumes  sautés (6 €)


En accompagnement de notre daurade. Je n'hésite pas à écrire que ce fut "la fulgurance du repas". Le bol parfait. Légumes top de croquant, de fraîcheur, d'assaisonnement. Un "jus de wok au fond" nickel. Le hic, c'est que j'en ai déjà goûté de semblables ailleurs.


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Bangkok-Tahit - Nems à la banane, glace café, sauce au vin rouge et gingembre (11 €)


Des nems un poils grassouillets, banane bien cuite. La sauce au vin rouge et gingembre est surprenante (et bien relevée). Cela fonctionne pas mal avec la banane. Sorbet au café classique. Un dessert relativement moyen. 


Un service qui a assuré la bonne fluidité observée (malgré un effectif incomplet pour ce service du soir).

On semble viser le macaron. Tout est fait pour y parvenir (voiturier, sommelier, service...). Une "addition originelle" en phase avec le rang visé (cela nous fait la séquence à 70 € par tête de veau, plus une Chateldon à 8 €).

Je veux bien entendre "quartier, foncier, etc...", mais cela me semble un poil élevé par rapport au niveau attendu...


Parlons 2 secondes de la carte des vins. Nous n'y avons pas fait honneur, et pour cause. Au-delà d'une sélection très classique, avec quelques références intéressantes (sûrement étudiées pour se fondre ou mettre en perspective la cuisine de Oth Sombath), on frise le "braquage à main armée" à la vision des coefficients appliqués.

On en est encore aux bons vieux réflexes de "se goinfrer sur la bête". Cette politique rétrograde de "coefficients de vendeurs de matelas" me gonfle profondément, ne rendant service ni aux vins, ni à la cuisine...


Alors oui, je suis partiellement déçu par l'hétérogénéité de la cuisine croisée ce soir-là. Oui, je suis un poil outré par cette carte des vins aux tarifs pour Russes parvenus ou ignorants.

Je retiens tout de même une cuisine équilibrée dans ses saveurs, à la maîtrise variable des cuissons (mes collègues blogueurs ont eu plus de chance sur le même plat).

Ceux qui s'avancent pour une étoile en mars prochain sont très (trop ?) confiants. Autant à Londres, le mac serait sûrement déjà placardé sur la facade, autant ici à Paris, je reste dubitatif sur mon expérience du soir.

Mais je ne suis un "pro de la critique", juste un mangeur lambda qui fait chier son monde pour un dixième de seconde de cuisson en trop sur un poisson.

La vraie bonne nouvelle dans notre affaire, c'est l'addition. Un "tarif La Fourchette" a divisé par 2 la note finale. Ce qui peut me faire conclure, malgré toutes les réserves ci-dessus, que pour 40 €,  j'ai honnêtement diné...


Oth Sombath

184 rue du Faubourg St-Honoré

75008 Paris

tél : 01 42 56 55 55

M° : St-Philippe du Roule

reservation@othsombath.com

www.othsombath.com

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Les Petits Plats...

4 Novembre 2011, 18:10pm

Publié par Docadn

Petite incursion dans les "intestins du XIV ème" à Paris (c'est vrai que c'est loin au fond de l'arrondissement !!).

Un lundi de mi-octobre, un choix restreint, des tables ouvertes souvent complètes.

Une suggestion de Mix, un coup de fil, il reste une table, elle est pour moi.

A nous Les Petits Plats.


Une jolie déco rétro, qui peut faire écho à celle de La Régalade, la fraîcheur et l'agencement en plus.


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Accueil tout sourire, tapenade de bienvenue, ardoise de rigueur, explications du "principe de la maison", locomotive du succès que rencontre cette table.

Tous les plats sont proposés en 2 formats au choix.

Le plat ou le petit plat (aux dimensions d'une entrée). Entrée et plat se télescopent selon nos envies, notre appétit. 

Un menu "Petits plats" à 35 € est disponible. On pioche sur l'ardoise 4 petits plats, avec une totale liberté de l'ordre de service désiré. Malin, relativement appétissant sur le papier. J'opte pour cette formule avec 2 entrées, 1 plat, 1 dessert.


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Tartare de petits poissons, Vitelottes et jeunes pousses


Une entrée "moelleuse", avec des poissons à l'étonnante texture de "foie de lotte". Une salade à la juste amertume qui réveille les papilles et le plat. 

 

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Cappuccino de girolles et haddock, maïs et cébette


Le cappuccino est versé au dernier moment sur les légumes, croquants pour certains, limites pour d'autres. Un ensemble "très très crémeux", bien parfumé par les girolles. Encore beaucoup de "moelleux et de douceur" en bouche. 


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      Supions farcis aux coquillages, jus de crustacés aux agrumes


Déception quasi instantanée pour cet alléchant intitulé. Dès la première bouchée, la plat offre une mollesse immédiate et une fadeur évidente. Cela manque indéniablement d'agrumes, donc de peps !! Le riz est un "poil de pou" trop cuit. Dommage, car le plat était, dans sa composition, prometteur...


Je boucle la séquence par un "mi-cuit au chocolat grand cru, granité au syrah", bien exécuté. Le granité donne un côté ludique à ce grand classique.


Le tout fut servi de façon très pro, chaleureusement, banane permanente comprise (il y a juste un des serveurs qui m'a "physiquement agacé" avec son "jeans taille 12 ans", qu'il portera sûrement encore dans 10 ans, quand j'ai arrêté de mettre le mien à 12 ans et demi...). 


En conclusion, une relative déception sur le plat et la seconde entrée, un accessit sur le reste. Une cuisine que je qualifierais de "gentille", sans trop de relief, qui me manque dans ces "propositions bistrotières".

Le point fort étant la remarquable sélection des vins : Descombes, Joblot, Baudry, Graillot, La Ferme St-Martin, Bart, Anne Gros, Jeanniard, Rémizières, pour n'en citer que quelques uns, à des tarifs locaux pas toujours tendres...


Les Petits Plats

39 rue des Plantes

75014 Paris

tél : 01 45 42 50 52

M° : Alésia

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