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EscapadeS

VdV#46 : syrah, la globe-trotteuse enjôleuse...

30 Avril 2012, 12:29pm

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes,

 

vdv-logo

 

Après la session "pin'art" proposée par Véronique de Mas Coris, c'est avec une émotion non feinte que je prends la présidence de cette 46 ème session des Vendredis du Vin.

Le suffrage universel ne s'étant pas exprimé pour cette candidature,  c'est une forme d'universalité qui va tout de même animer la thématique de cette édition.

Votre candidat Aurélien Litron a clamé dès ses débuts, son amour pour le gamay. Mais le Litron n'est point monomaniaque. Il est né au milieu du grenache et gardera, pour toujours, un attachement indéfectible pour ce dernier.

Entre la poire et le fromage, entre le gamay et le grenache, Votre Président voue aussi un franc penchant pour le "cépage du milieu" : la syrah.

La syrah n'a pas le monopole du Rhône !! Voilà un cépage qui a su s'adapter aux rigueurs et particularités des terroirs internationaux. Shiraz, petite syrah, Suisse, Californie, Afrique du Sud, Australie, la syrah est un peu la globe-trotteuse des cépages.

Nordiste, sudiste, du Pacifique à L'Atlantique, parlez-nous de votre syrah favorite. Elle peut être accompagnée de divers compagnons, mais doit détenir la majorité absolue (>50%).

Alors à vos caves, vos cavistes et autres dealers, pour nous rendre la plus belle prose sur vos bonnes syrahs le vendredi 25 mai 2012...

Pour y participer, rien de plus simple, veuillez vous inscrire sur la page dédiée aux Vendredis du Vin sur FB, mettez vos articles en lien sur ladite page et régalez-nous de vos pépites...

Envahissez la toile des syrahs enjôleuses du monde entier...

 

Syrahtement votre

 

Aurélien

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Beef Club

24 Avril 2012, 06:16am

Publié par Docadn

Les dernières tendances gastronomiques parisiennes mettent en exergue une franche obédience pour les "burgers" et les "bistrots-restos à viandes". Dans mon "imaginaire", c'est Le Severo qui a largement contribué au développement du concept de "bistrot viandard transcendant avec précision et soin des pièces fournies par des couturiers de la carcasse et de la barbaque".

D'autres ont creusé depuis le sillon, "name-droppant" inlassablement le duo carnivore le plus disputé du Bassin parisien (j'ai nommé Desnoyer-Le Bourdonnec), ou en "popularisant" des viandes du bout du monde, censées être aussi réputées que nos grands crus pour le reste du monde...

 

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Il y a quelques mois, Chrisos organisait un sympathique dîner chez Bang!. Des produits et une cuisine appréciables, un service hélas susceptible. Nouvelle soirée entre "scribouilleurs du net" dans l'adresse du moment, avec au générique : Mr Lung & Virginie, Mix, Fabrice, Isabelle (alias la Chewbacca des épileuses), Louise, Oanèse & Chrisos, Quentin & Aude, ainsi que Maître YodAlain...

Ouvert il y a un peu plus d'un mois, Beef Club est le fruit d'une "joint-aventure" entre le trio malin de L'Experimental Cocktail Club et du Curio Parlor (Pierre-Charles Cros, Olivier Bon et Romée de Goriainoff ), assortie de la "participation" du gourou du hachoir, Yves-Marie Le Bourdonnec himself (ils disent YMLB là-bas, c'est comme YSL pour la mode, ou DSK pour la mondaine).

 

Niché dans la rue (rieuse) J.J Rousseau, l'établissement a pour prestigieux voisin, l'incontournable, l'indispensable Ô Château, sans qui le monde serait peuplé d'ignares adeptes de Vin Fou et de pâté Hénaff. Une digression, qui me permet juste de commenter l'ardoise extérieure de ce dernier. Censée capter le regard morne du passant, forcément perdu dans cette rue, c'est un petit chef-d'oeuvre de ridicule. On peut notamment lire que ce bar est "très très très sympa", doublé d'un "fun" improbable, apte à attirer tous les surfeurs et les David Vendetta du 1er arrondissement.

Nous serons finalement 12 autour de petites tables calées au fond de la salle, géométriquement complexe, se prêtant à une partie géante de "Tetris humain" (copyright Quentin) dès qu'une vessie crie : "au secours, je suis pleine !!". Déco assez discrète, relativement passe-partout, plafond en céramique de salle de bains de clinique mutualiste.

 

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Étude d'une carte recto-verso proposant des entrées (pour moitié maritimes) entre 10 et 24 €. Des plats proposant des viandes name-droppées Tim Wilson (Yorshire), "mâturées et découpées sur place par Yves-Marie" entre 23 € (rumsteack) & 90 € (côte de bœuf de 1 kg pour 2).

 

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Le burger de rigueur (23€) trône à part sur la carte. Un poisson du jour (24 €) et un homard breton entier (45 €) sont disponibles pour les allergiques à la viande.

 

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Ceviche de bar, coriandre fraîche & œufs de truite (15 €)

 

Une entrée fraîche, généreuse en coriandre, relevée, des morceaux de bar fermes. Ensemble "oriental" (merci la coriandre), relativement agréable, aux œufs de truite plus agiles que des anguilles pour échapper à leur morbide destinée...

 

Arrivés relativement tôt (20h30), 3 des 8 propositions carnées ne sont déjà plus disponibles. A défaut de picanha, j'opte pour :

 

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Filet de rumsteack, frites maison, sauce aux poivres (26 €)

 

Un joli morcif, fort saisi à l'extérieur, au goût prononcé de charbon, à l'impeccable saignant à l'intérieur. Le contraste est agréable, la touche de charbon me renvoie une fois de plus de l'autre côté de la Méditerranée, où les barbecues à gaz feront sûrement une percée vers l'été 2067, ou celui de 2094.

Au delà de la cuisson irréprochable, c'est la texture fibreuse, relativement dense de la viande qui me surprend. Un filet qui se tient, qui répond à la mastication, en développant une mâche racée, classieuse...

 

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Les grosses frites (charlottes cuites à la graisse de canard) sont pas mal, un peu molles pour certaines. La sauce aux poivres (sur une base de jus de viande ?!) est relevée, pas très fine, un poil huileuse. Chrisos & Oanèse nous proposent des tranches de leur côte de bœuf. Là encore, une cuisson et une tendreté au diapason...

Nous sommes seulement deux à tenter "une sucrerie de fin de repas". Même choix pour Chrisos et mézigue :

 

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La profiterole au singulier - glace vanille de Tahiti et chocolat noir, sauce au whisky & praliné croustillant - 10 €

 

Énorme profiterole, au praliné croustillant très bon, gâché par un sucre en surdosage criant. Je cale après deux bouchées, offrant le reste de la profiterole à la tablée, obligée de contourner le corps affalé (et alourdi de 2 litres de raisins fermentés) de notre grizzly-Spiri, au ronflement plus "impactant" que les décibels produits par l'ensemble des convives.

Service discret, souriant, long, en ce mercredi soir, où une chaise disponible, est aussi rare qu'une voiture de TGV sans portable, hurlant une musique pourrie de chanteur à la coiffure mieux étudiée que ses glapissements de chèvre asthmatique.

 

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Un petit Deux mots sur la carte des vins. Je ne sais pas s'il existe une "gabelle du pinard" à l'entrée de la rue JJ Rousseau, mais j'ai toutes les raisons d'y croire, vu certains tarifs pratiqués.

La courte carte des vins proposée, relativement pertinente dans sa sélection, est par moment tout simplement scandaleuse !! A se demander s'ils n'achètent pas leurs références chez le "pro" d'à côté, pour pratiquer les quelques coefficients délirants en vigueur. Des tarifs variant entre 29 € (Gigondas 10 Domaine des Espiers, coeff correct) et 650 € (Haut-Brion 95, pas super "choquant" pour autant sur ce dernier).

 

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Le "Grand Prix de l'honnêteté" revenant au Vin de Pays 08 du Domaine des Tours, disponible pour 45 € sur table, soit un sympathique coeff 5.6, quand la "Palme d'Or de la bonne affaire" est attribuée à Terre d'Argile du Domaine de La Janasse avec un humble coefficient de 7.7 sur l'échelle de la culbute (115 € sur table, contre 15 € au domaine et chez certains marchands). C'est peut-être la norme dans le milieu des cocktails, pas vraiment dans celle des vins au resto (sauf dans les palaces et quelques tri-étoilés)...

Les politiques de répression sur la consommation d'alcool (et donc du vin), font souvent tirer des larmes aux restaurateurs, geignant de voir les consommateurs bouder leurs vins...

Se "goinfrer sur le dos des vignerons*" ne relancera pas la consommation des vins au restaurant. Un peu de réalisme, assorti d'une cohérence tarifaire (qui existe à peu près sur le reste de la carte), seraient bienvenus !! Même avec un coeff 3, on ne perd pas d'argent !! On prend juste le risque de vendre plus de bouteilles.

En conclusion, une cuisine qui tient bien ses promesses, un budget moyen "soutenu", "théoriquement" moins élevé qu'au Severo (un seul plat en dessous de 30 €, versus 4 au Beef Club). Je mettrais Bang! juste en dessous en terme de plaisir, financièrement plus accessible aussi.

Un effort tarifaire sur la partie liquide semble nécessaire, pour que l'on puisse apprécier pleinement cette bonne cuisine sans avoir la désagréable impression de se faire tondre en buvant...

 

Beef Club

58 rue Jean-Jacques Rousseau

75001 Paris

09 54 37 13 65

M° : Les Halles ou Etienne Marcel

 

* En même temps, le Vin de Pays était en rupture en milieu de soirée, je ne m'inquiète pas spécialement pour les finances du proprio de Château Rayas. 

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Escapade IØ (part III)

21 Avril 2012, 08:41am

Publié par Docadn

Le Grain de Sable a réveillé, de manière forcément exagérée, ma méfiance naturelle à l'encontre des restaurants de lieux hautement touristiques. Ces concentrations naturelles de "touristus-pecnus-souvent-ignorus" tendent à accroître les pièges à leur notre encontre.

 

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Nous sommes à Le Château d'Oléron. Le port (pas si désagréable) abrite l'inévitable galerie de boutiques et restos pour gogos. Ma faim est plus forte que mon aspiration à bien manger. Nous hésitons entre deux "gargottes" aussi excitantes par leurs propositions que la promesse d'un strip-tease par Philippe de Villiers. Je tranche sur la façade la moins "ouverte" (et le menu le plus attrayant financièrement parlant, quitte à se faire baiser plumer, autant en donner le moins possible !!).

 

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Accueil dynamique, très souriant dans cet établissement à la déco "bleue-délavée-tendance-maritime-fatigante".

Il y a de la place en ce samedi 13h00. Comme tous les bons restos qui se respectent dans cette configuration, nous avons droit à un légitime "installez-vous où vous voulez !!". Nous choisissons la terrasse couverte (déjà chaude en cette période, sûrement intenable l'été).

 

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A la consultation des ardoises et de la carte, ma vigilance se relâche un poil. Les prix sont cohérents, certaines suggestions presque tentantes. Un fond de parano me pousse quand même à rester sur le menu-déjeuner à 12 € (c'est la crise mon pov' monsieur, hein Jull !!).

Une tapenade (verte et honnête) nous est offerte avec nos apéros. J'enchaîne avec un bouquet de crevettes roses, bien cuites, pas détrempées, au bouillon marqué.

 

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La Miss a opté pour 6 huîtres n°4 au juste affinage, sans cette salinité poussive, souvent rédhibitoire sur les "cailloux" de Marennes-Oléron (oui, allez-y, insultez-moi), pour mes papilles de terrien.

 

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Filet de Maquereau, petite ratatouille, purée de pommes de terre-carottes

 

Un effort de présentation que je ne pensais pas croiser sur mon "menu discount". Un filet aux limites (personnelles) acceptables de cuisson. Une agréable ratatouille (au jus de "couscous" marrant), une purée honnête. La bonne surprise d'un plat généreux, aux accompagnements soignés.

 

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La Miss s'est goinfrée d'un classique moules marinières & frites, noté "pas mal" sur son échelle aussi douce que celle de Mohs.

Alors que j'attendais la crème brûlée de METRO (je ne fais pas de fixette, mais je vous assure qu'en tant que "spécialiste mondial de la crème brûlée dans les restaurants en France", METRO doit fournir pas loin de 84,47% des restos), voilà que débarque un "modèle" inconnu dans ma base de données. Colori de terre cuite inédit pour le pot, crème plus foncée que d'habitude, même texture, goût de caramel (ou praliné) prononcé. C'est subjectivement meilleur. La question reste entière : crème maison ou nouvelle recette de crème d'usine ?

Au global, un "bon plan pour pauvres" (ou radins), que le service enlevé, souriant, pro, d'un personnel en mode "on est content de bosser", rend encore plus sympathique.

 

La Courtine

5 Avenue Port  

17480 Le Château d'Oléron 

05 46 36 00 74

 

Le soir venu, les hésitations sont encore nombreuses pour savoir qui subira notre jugement nous dépouillera de nos derniers euros, en cette dernière soirée insulaire.

Trois établissements sont en lice pour le dernier tour. Le Drugstore, avec son menu à une vingtaine d'euros, mais des propositions peu inspirées. Les Alizés, forts d'une bonne presse, mais dont le changement récent de propriétaire et le menu, là-aussi relativement banal, mènent à la disqualification.

C'est Le Petit Coire (injustement écarté avant le départ, par mes soins) qui recueille nos votes. Niché au milieu d'une zone commerciale, forcément hideuse, Le Petit Coire est une ancienne maison de meunier, faisant face de nos jours à une version bleue et en plastique de Oum le dauphin.

 

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Un intérieur campagnard (et sa collection de scies anciennes), apte à figer les boutons de manchettes de F. Simon et provoquer un avc à la moustache de Mr Lung (qui sont un peu nos Dr Jekyll & Mister Hyde du dandysme gastronomique).

 

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Je ne vous épargne pas non plus les verres vintages exposés. Service en noir et blanc, avec un clone rigolo de l'arrière petit-fils du Pr Tournesol.

 

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La touche de modernité est symbolisée par une ardoise sur roulettes, déclamant les 5 à 6 propositions disponibles du menu unique à 25 €. La patronne partage son temps entre les prises de commandes et la rédaction des additions sur un bureau d'écolier (Ze farmer touch').

 

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Le saumon fumé maison au sel d'Oléron, à l'allure grasse (filets richement dotés de fibres blanches), s'avère fin, bien fumé, à la texture délicate. Sympathique crème à la ciboulette.

 

Celui de La Miss (roulé de saumon aux asperges) est très différent, moins "maison", plus pataud. Les asperges sont croquantes, limite cuites.

 

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Emincé d'agneau gratiné, pommes de terre boulangère

 

La frustration de l'agneau de la veille est encore vive. La cocotte (servie à la température proche de celle du Piton de la Fournaise très énervé) couve un gratin à point. On oublie la réaction de Maillard, en se délectant d'un agneau gras, tendre, goûteux, à la cuisson maîtrisée. Des pommes de terres fondantes, parfaites, ne tombant pas dans le piège de la purée. Un gratiné impeccable, une sauce un poil trop salée. L'apothéose du plat arrive avec "le fond de la cocotte qui colle" au goût absolument magistral !! Un très grand plat de mémé !!

 

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Le dessert (gâteau roulé aux fruits rouges) gentillet, clôture ce dîner globalement réussi. Service à l'ancienne, un peu maladroit avec la fille, assuré avec Tournesol Jr.

 

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Carte des vins banale. L'occasion de goûter le sauvignon insulaire de la maison Coulon (croisé par 2 fois sur la carte des vins des restos fréquentés). Un duo de buis et d'urine de félin caressent mes naseaux, une matière peu complexe, à l'acidité appréciable, ne laissera pas un souvenir inoubliable à nos palais fatigués.

 

Le Petit Coire 

10 avenue de Bel Air

17310 Saint-Pierre d'Oléron

05 46 47 44 23

www.lepetitcoivre.fr


En conclusion, Oléron n'a pas provoqué une addiction incurable m'obligeant à y séjourner tous les week-ends. Les rares espaces naturels subsistants, la pêche artisanale (dont le "show-room" du marché couvert de St-Pierre, agréable et salivant, est un petit "must see"), ainsi que quelques portions de la route des huîtres sont les seuls points dignes d'intérêts...

A noter que la cuisine de la star locale (militant convaincu des moules sans frites) du Port des Salines semble très intéressante, mais restera un mystère pour mes sens...

Pour finir, levons enfin la pseudo énigme du "IØ" de notre saga oléronnaise. Une simple variante des initiales du quartier maritime de l'Île d'Oléron (IO), parfois présente sur les coques de bateaux, surexploitées par des fringues et autres produits dérivés censés identifier l'île...

 

FIN

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Escapade IØ (part II)

20 Avril 2012, 05:57am

Publié par Docadn

Nuit tranquille dans notre motel de campagne. Ciel menaçant le matin venu, tant pis, la rando nous appelle.

Cette dernière démarre du bourg de St-Denis d'Oléron. Après quelques centaines de mètres de déambulation dans les rues excentrées du village, nous gagnons la rase campagne (le dénivelé maximum de l'île peut rendre dépressif n'importe quel altimètre).

 

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C'est à ce moment-là qu'une première averse nous contraint à nous réfugier sous un vieux cyprès aussi étanche que le porte-monnaie de Liliane Bettencourt. Une accalmie nous permet de gagner le site de Chassiron, avant de regarder la pluie tomber à nouveau, à côté d'une machine éditant des pièces souvenirs à l'effigie du Fort de Fouras.

 

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 La suite de la balade se fera au sec. Nous longerons la "falaise d'Oléron" (3-4 mètres de haut) et la côte parsemée de pièges à poissons (Il en reste 17 sur les 2 ou 300 que comptait l'île).

 

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Une partie agréable , baignée d'une très jolie lumière, rendant un peu de "justice" à cette île au charme fort bien dissimulé...

 

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Le parcours regagne les terres au caractère viticole ancré, séculaire, presque majoritaire dans le paysage insulaire (hors marais salants bien entendu). Quand d'autres régions arrachent à coup de subventions leurs vignes, Oléron plante (ou en replante) encore...


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9 kms, 02 heures de marche (pluie comprise), 6,38 mètres de dénivelé, un tracé plutôt agréable longeant notamment le jardin (classé "jardin remarquable", le seul gratuit visité à ce jour) au pied du phare déclassé, donc accessible au public, de Chassiron...

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escapades IØ (Part I)

17 Avril 2012, 06:09am

Publié par Docadn

Une éprouvante semaine de labeur, à cotiser pour une infime partie des confortables retraites des députés et sénateurs, me donne une légitime et furieuse envie de week-end de détente. Les prévisions météo limitent le champ des possibilités d'un cahier des charges comportant une clause irrévocable de randonnée. C'est l'Île d'Oléron qui remporte l'appel d'offres.

 

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Un trajet, tranquille de 03h30, nous mène au Viaduc (gratuit) d'une île que je ne connais absolument pas.

Oléron est, dans mon esprit, une île où la moitié des réalisateurs du cinéma français a tourné les tourments d'une famille de bobo en villégiature au mois d'août (l'autre moitié des réalisateurs ayant préféré tourner sur l'Île de Ré). Il y est souvent question d'un père s'angoissant sur l'état de la mer, son bateau, sa calvitie et d'une maîtresse enceinte qui menace de débarquer. La mère flippe sur le vernissage essentiel de sa galerie à la rentrée tout en faisant de l'œil au meilleur copain du fils, fin prêt à brader son pucelage avant de repiquer sa première.  Quant aux enfants (toujours un frère et une sœur, super bien foutue la génétique chez les bobos), ils découvrent aussi leurs premiers émois sexuels mais avec des prolos, si possible ostréiculteurs ou saisonniers au Bar de la Plage (le fils découvre toujours son homosexualité pendant les vacances d'été)...

Le premier contact avec l'île est tout simplement démoralisant. Des routes (en très bon état) bordées de lotissements et de campings aux sobriquets excitants. Une architecture hétérogène allant du "mouais" à "ils ont pas osé ?!".

Quelques courses au Super U du Grand Village (doté d'une galerie marchande a classer dans la catégorie "ils ont pas osés ?!") avant de déposer nos affaires à St-Georges d'Oléron.


 

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Nous entamons notre périple par le port de La Cotinière (bof), puis le site de Chassiron (pas mal) sur lequel trône un hôtel-galerie commerciale modèle "Pointe du Raz 1987" (que même les bretons ont détruit depuis, tellement c'était indigne).

 

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"L'aventure" optique continue, les ports étant privilégiés dans nos choix de destinations. Nous découvrons à chaque fois, adossées à de sympathiques petits ports, de véritables horreurs architecturales dédiées à "Ste-glace pas bonne" ou "St-beignet trop gras". Une large place est faite à de nombreuses chapelles dédiées à "Notre-Dame-de-la-décongélation du-METRO-je-vous-émascule-le-porte-monnaie-avec-le-sourire". De jolies plages ponctuent cette galerie visuelle comparable à un "freaks de la maçonnerie".


Mes recherches de bons plans pour manger sur le quatuor "G&M, Gros Rouge, Trip Advisor, Mmmm" se sont avérées guère excitantes.

C'est à Domino que nous posons nos séants et nous sustenter le soir venu. Le Grain de Sable est posé en contrebas d'une sympathique plage du nord-ouest de l'île. Non déco subjective d'une salle aux tons clairs. Accueil sur la réserve, poli. Une séquence entrée-plat-dessert à 28 €, avec 3 propositions au choix. La séquence entrée-plat ou plat-dessert est à 23 €.

 

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Cassolette de langoustines, réduction d'échalotes au pineau

Une entrée qui se révèle fade, puis prend du volume au fur et à mesure des bouchées. Ce miracle d'évolution est dû a des grains entiers de poivre et de baies roses dissimulés dans cette entrée, globalement gentille, copieuse en langoustines, à la cuisson limite.

 

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Gigot d'agneau cuit en 07h00, mogettes à la fleur de sel

La plat arrive, provoquant un doute immédiat sur le temps de cuisson annoncé. "L'apprenti légiste en viande d'agneau" que je suis, ne donne pas plus de 03h00 de cuisson à la viande d'ovin proposée. Le doute se confirme en mâchant la bête. Pas le moelleux ni le confit espérés, sur ce plat normalement et naturellement divin. C'est relativement sec, les mogettes sont trop cuites. Seul le jus de mogettes est honorable. La Miss tente une café gourmand. Les bouchées volées sont nulles ou transparentes.

Au global, une cuisine qui manque singulièrement de peps et d'application. Service neutre, carte des vins à la peine, déco oubliée. Ça commence vraiment bien ce week-end à Oléron...

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Florilège de dégustations XXIV

11 Avril 2012, 05:21am

Publié par Docadn

Quand certains réclamaient un florilège par trimestre, Escapades vous livre un vingt-quatrième tome, à peine 5 semaines après le volet XXIII !! Les chaleurs estivales, du printemps à peine entamé, ont sollicité le gosier quasi asséché et le carnet de notes aux nombreuses pages immaculées...

 

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Chablis 1er Cru - Monts de Milieu 05 - Barat

 

Une forte réduction ouvre le ban, laissant place à un "grillé-fumé" tenace, assorti de notes de carton mouillé. Pour une fois, je ressens un soufre conséquent et un côté "serré au nez". La matière se montre fraîche, tendre et confirme son soufre outrageant. L'ensemble est sans vibration, linéaire et plat comme une candidate à un casting Élite. *

 

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Folle Blanche - Gros Plant du Pays Nantais 09 - Pierre Luneau Papin

 

Des notes marquées de fruits blancs, quelques effluves crayeuses. Un pétrole intense finit par dominer l'espace aérien du verre, louchant vers un riesling charmeur. L'attaque est vive, pleine, grasse, assez courte, presque furtive. Les gorgées suivantes se font plus longues, déclamant une pointe épicée, une amertume équilibrée. L'ensemble reste "vif comme un 08", avec un soupçon de complexité supplémentaire le lendemain. Une "Folle Blanche" très sérieuse, d'un (gros) domaine dont la production m'épate assez souvent, pour un prix dérisoire (4,50 €). ***/***(*)

 

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Amphibolite Nature - Muscadet 10 - Joseph Landron

 

C'est une poire très mûre qui se glisse dans mes parois nasales, emportant avec elle, une jolie pierre humide et des notes intenses de calcaire. L'attaque est perlante, très fruitée, assez courte, pour une finale sur d'étonnants fruits secs. Des notes miellées s'invitent à J+2, ainsi qu'une fine sucrosité malvenue, prompte à "détendre" l'ensemble. **(*)

 

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Pomponette - Rousé 10 - La Sorga

 

Dernier spécimen en ma possession ( Cf le CR de l'avant-dernière) du "Rousé" de La Sorga. Intenses petits fruits rouges, agrémentés d'une carbo évidente (ça s'explique pas, ça se sent, mais il faudra bien trouver une parallèle pour imager honnêtement cette "carbo touch"). Matière très perlante, au fin sr, très fruitée, se déclinant sur les agrumes. Les amers sont saillants, peu disposés à laisser le fruit jouer tout seul. **

 

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Comme à Cayenne - St-Chinian 07 - Michel & Pompilla Guiraud

 

Nez très métallique, sanguin, rehaussé d'un joli sous-bois et d'une ronce prononcée. A J+2, le nez évoquera une syrah, alors que seuls carignan et grenache sont présents dans cette cuvée (qui tire son nom du travail de "bagnard" qu'a nécessité le défrichage de cette parcelle). Une matière suave, vive, au caractère très "viandé", qui "syrahte". Un fin végétal, de belles épices, de la densité, du fruité, de la "race". Une complexité qui ne cessera de croître pendant les deux jours de dégustation. A 8,40 €, la "dépense" est très largement justifiée. ***/***(*)

 

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Bourgogne - La Combe 08 - Marc Colin & ses fils

 

Nez typé de "chardo-beurré-toasté" version timide, avec quelques notes de pierre humide. Une attaque bourguignonne (chardonnesque), très fruitée, large et ample, fraîche et suave, aux amers nobles, à la finale de curry. A J+1, le nez est toujours discret, la mâche indiscutable, les amers vibrants. De la droiture et de la tension, comme je les aime sur les 08 bourguignons. ***(*)

 

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Brut de Cuve 11 - Beaujolais Nouveau Rosé - I & B Perraud

 

Nez de carbo intense (il faut vraiment que je trouve un glossaire !!), acidulé, au fin végétal, couronné par des discrètes flaveurs de kéfir et de notes fermentaires. Une attaque souple, fruitée, juteuse, relativement courte. Un fin perlant anime de fraîcheur, de gourmandise sous-jacente, la matière très fruitée, à la fine sucrosité, évoquant la groseille en finale. **(*)

 

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Champagne Bt 1er Cru - Henri Chauvet - Cuvée Noire 07

 

Cordon nerveux, bulles nombreuses délivrant des effluves de poire et de craie. Le fin dosage et la craie s'imposent en bouche, pour décliner une matrice ample, toastée, à l'acidité relevée. De jolis amers concluent ce Blanc de Noirs, suffisamment consensuel pour conquérir un électorat de bayrouiste à table. **(*)

 

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Côtes-du-Rhône - Bout d'Zan 10 - Mas de Libian

 

Une réduction forte, accompagnée d'une odeur de plastique brûlé désagréable se manifestent au premier coup de narine. Quelques rotations du verre permettent de faire disparaître ces odeurs peu glamours, pour laisser place à une rafle intense, un caramel plaisant, des épices nombreuses, une touche de menthol, une syrah très expressive (20% seulement). Une entrée en la matière fraîche, immédiatement gourmande, aérienne, joliment équilibrée entre les fruits et les épices, à la mâche conséquente. A J+1, la syrah s'impose au nez, l'équilibre, la gourmandise et le volume sont toujours au rendez-vous. ***/***(*)

 

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Beaujolais Blanc 09 - Domaine de la Chanaise - Dominque Piron

 

Nez sudiste, évoquant le berlingot, l'anis, annonçant une "présomption de mollesse". Présomption vérifiée par une attaque molle, sudiste, pommadée, aux échos d'hydrocarbures étonnants et alcooleux en finale. *

 

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Châteauneuf-du-Pape 08 - Domaine charvin

 

Nez distillant fraîcheur, fraise écrasée, susurrant "gourmandise", "capiteux", "confiserie"... Un nez très envoûtant, mentholé, finement végétal, qui développera une pointe de graphite, un ample cassis, quelques pointes métalliques, ainsi qu'une rafle soutenue le lendemain. 
Une attaque étonnamment "lactée-fruitée-régressive" (ceux qui ont déjà mangé des "Campino fraise" comprendront), suave, épicée, caressante, très volumineuse, droite, équilibrée, sans creux. Un vin complet, très gourmand, bourré de nuances charmeuses sur 
la longue finale. J'ai très rarement bu un Charvin aussi jeune, délivrant autant de plaisir. 

 ***(*)

 

A suivre, l'opus XXV... mais c'est pas pour demain !!

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5 ans !!

8 Avril 2012, 09:48am

Publié par Docadn

C'était exactement le 09 avril 2007. Après un essai "décalé" sur ce qu'on appelait à l'époque un webzine (là je fais presque un outing, plus aucune trace ne subsiste sur la toile, fort heureusement !!), je me lance en ce dimanche de printemps dans le "grand bain du blog". Voilà 5 ans que je gribouille les écrans de ma verve de comptoir*...

 

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La toute première photo éditée sur Escapades

 

260 semaines que j'entretiens cet espace aux débuts "chaotiques". Il suffit de lire les premiers articles, à l'orthographe aussi raffinée que celle d'un rapport de Xavière Tibéri. Une naissance auréolée de chances de survie aussi limitée que celle d'une daurade dans une estive pyrénéenne !! 

 

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Un lecteur (au joli palmarès de cycliste-alcoolique, élu "acteur porno rennais de l'année 81" par la terminale G3 du lycée Alban Ceray), pris de pitié, a joué les profs intransigeants.  Il s'est mis en tête de corriger toutes mes "coquilles" (il a eu souvent droit au plateau de fruits de mer entier !). L'orgueil parfois,  l'attention surtout, ont fait le reste.

 

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J'ai retrouvé quelques "fondamentaux du CM2". Malgré cela, les copies parfaites restent rares (j'en fait encore des gratinées !!). Je tiens à te remercier très vivement Alain, pour ces revues salvatrices, sans lesquelles j'aurais sûrement lâché prise, de honte, en plus d'avoir les yeux qui piquent devant ces "hiéroglyphes modernes". Pour ne point occulter cette période de cancre, j'ai renoncé (pour le moment) à corriger toutes les fautes des 2 premières années (il y a du boulot !!). 

 

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(faja Dos Cubres São Jorge aux Açores)


L'espérance de vie d'un blog se situe entre 3 mois et 3 ans paraît-il ?! 5 ans d'existence pourrait s'expliquer soit par un narcissisme 2 ou 3.0 exacerbé,  soit par une "thérapie alternative" aux vertus aussi efficientes que la loi Carrez pour les bénéficiaires du RSA en Sierra Leone. Combien de blogs sont morts depuis, au champ d'honneur !?

Nous avons quelques regrets légitimes, côté liquide, de ne plus lire la plume de Lolo le chinonais, dont le disque dur (je parle de son PC, pas de sa boîte crânienne) semble avoir subi des radiations voisines, peu naturelles, irréversibles... On a craint un moment pour l'historique Chrisoscope, côté solide, dont le rythme 2010-2011 fut (pour de bonnes raisons personnelles) fortement ralenti (elle a été longue la période "tweets de la semaine" )...

 

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Revevin 07 à St-Jean de Monts 

 

En 2007, Escapades comptait les meilleurs mois 5 à 600 lecteurs mensuels, soit 1 250 000 fois moins que Megaupload avant sa fermeture. Vraiment pas de quoi faire trembler l'industrie et la presse du net !! En 2012, Escapades draine entre 2500 et 3000 "vu" par mois (c'est Louise qui m'a fait découvrir cette abréviation désignant les "visiteurs uniques"). Comme je l'ai souvent indiqué dans mes commentaires, à l'attention notamment des grands experts du vin et autres serveuses susceptibles, mon pouvoir de prescription est aussi impressionnant que les intentions de vote pour Jacques Cheminade. Donc pas la peine de vous énerver, je ne coulerai jamais un resto et le METRO qui va souvent avec, un vignoble et son vigneron, un sentier pédestre et son office de tourisme...

 

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(petit déjeuner d'anthologie - Hôtel Régis & Jacque Marcon - Avril 2007 - Une photo, faite avec un vieux compact poussif, piquée depuis par Google, assez souvent pompée sur le net)

 

1827 jours de mise en ligne, 330 articles (1,3 par semaine, pas de quoi spammer mes 12 ou 13 abonnés), dont près de la moitié consacrés à la dive bouteille (pour ceux qui ont l'impression que j'écris majoritairement sur les plaisirs solides, ces derniers n'occupent qu'un tiers du bilan), 1200 commentaires, dont pas loin de 10% au crédit du seul Bionaute, classé dans le top ten des lecteurs-rédacteurs-pinailleurs-chieurs assidus !!

 

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Jull "période anorexique". Soigné depuis de cette terrible maladie, il goûte enfin aux plaisirs de la vie en surfant autour d'un quintal gagné à la force de sa fourchette...

 

Ah si, notons les requêtes qui ont classé comme "grands classiques" le dîner chez Marcon (terrible mise à l'épreuve du système lacrymal à la vision des clichés flous minables, sans parler du texte aux fôtes nombreuses, à la ponctuation expérimentale), Le caveau municipal de Chassagne-Montrachet, Le Bistrot de l'EcaillerLe Verre Volé, etc... Sachant pertinemment que je dois ces visites à un positionnement "fascinant" de la part de Google (alors que je ne fais absolument rien en terme de tags et autres techniques de référencement !!).


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Blessure par jet involontaire de pedra - Ascension du Pico - Açores - Août 2007

 

43848 heures de présence !! C'est bien beau ce nombrilisme nostalgique et virtuellement exacerbé, mais demain, on fait quoi ??

"La même chose mais en mieux", aurais-je envie de vous dire !! Plus de balades (thématique un peu délaissée ces temps derniers), plus de bons vins (avec ou sans "grade"), plus de (beaux) repas !! De plus belles photos, des vidéos plus inspirées, des textes ne souffrant pas la moindre faille stylistique et orthographique, où les expressions "pubis flamboyant" et "vieux chibre mou" pourraient cohabiter sans heurter le public fidèle, connaisseur, forcément intransigeant...

Je disais donc, "faire meilleur" mais toujours avec une liberté de traitement assumée, que le consensus myopathique du net (dans le vin comme en gastronomie), me pousse viscéralement à cultiver, avec honnêteté et passion, à défaut de mesure.

 

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(grosse) Randonnée VTT - Août 2007


Je retiendrais surtout, au bilan de ces 2 630 880 minutes, les rencontres que ce carnet et d'autres supports m'ont permis de concrétiser. Que  ce soit les Blogvineurs  Pipette Man et  Olif, ou encore le cercle des vikings, mes  "collègues de goulot locaux" que sont Ludo & Nico, mes autres "collègues de goulot moins locaux" que sont Jull & Alain, les vignerons comme F. Boulard, Les PerraudEddy et Mylène Oosterlinck-Bracke, Luca Roagna, les geek-gourmands Chrisos, OanèseMix, Arthur & Co...

 

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Les coulisses d'Escapades


On se croirait aux César®, où il faut "s'excuser de demander pardon d'avoir oublié du monde à remercier"... Donc, désolé de vous avoir omis, mais je vous aime beaucoup aussi depuis 5 ans ou moins (notamment mon plus "fidèle lecteur californien basé à Mountain View" !!).

 

 

 

* j'avais signalé, dès le premier article, que ce serait peut-être le dernier... 

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La Ferrandaise

2 Avril 2012, 11:58am

Publié par Docadn

Une adresse piquée sur le blog du Docteur-mangeur, dont les expérimentations culinaires Rive gauche sont moins ésotériques que les miennes. J'avais noté ce "great for group", au cas où mes pas me guideraient à proximité de ladite adresse, avec ou sans 19 copains loués pour l'occasion.


Nous sommes rue de Vaugirard, côté "Boul'Mich". Une petite façade verte "décorée façon pub", sticker "Gros Rouge, force tranquille sur la porte" (entendu dans la salle pendant le dîner : "quand je vois le sigle du Michelin, je rentre les yeux fermés !!"). Intérieur poutres et pierres, tables aux dimensions de celle du camping-car de Barbie (je n'arrive toujours pas à m'y faire, même si certaines tables à New-York font encore plus fort en terme de dimensions !!). Accueil très souriant, charmant, le tout sans réservation. J'avais presque oublié le plaisir que procure un beau et franc sourire...


La carte arrive rapidement. Les ardoises ne sont pas idéalement placées pour consulter naturellement les propositions du jour. Une formule unique, le soir, à 34 € pour la séquence Entrée-plat-dessert. 30 € pour le duo entrée-plat ou plat-dessert. On semble aussi aimer les suppléments. Je découvre que la modique somme de 10 € est demandée, en sus, pour une côte de veau (que l'on dit généreuse).

Le site indique que les plats sont renouvelés tous les deux mois. Je parcours les suggestions de mars-avril en sirotant, bruyamment et lentement, un verre de Saumur 07 de chez Thierry Chancelle. 

 

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Velouté de chou-fleur, champignons et patates douces

 

Une mise en bouche douce, crémeuse, dominée par les champignons, tapissant agréablement le palais.

 

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Terrine de pied de veau et pintade, crème d'ail aux zestes de citron, julienne d'endives et pommes vertes

 

Une généreuse tranche offrant un moelleux épatant, sans la moindre bouchée asséchante. On pourra juste reprocher la dose palpable de gélatine (et deux petits os). La crème d'ail est très justement relevée, le citron parfaitement dosé, les allumettes en retrait. Une excellente entrée à l'expression consensuelle de bon aloi.

 

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Pavé de cabillaud cuit à l’unilatéral, boulgour et embeurrée de chou au vin blanc, vinaigrette aux péquillos 

 

Un pavé à peine saisi (suffisamment pour moi, sûrement limite pour les fans du poisson "trop cuit"), presque nature, dressé sur une généreuse garniture à l'expression plus transparente. L'ensemble est bon, direct, là encore très copieux.

Repu, je zappe le dessert.


En conclusion, un dîner sans fioritures, sans second degré. Une cuisine basique, sans complexe, franche comme je l'aime. Une carte des vins très pertinente, comptant dans ses rangs le Domaine de la Cadette, qui ne peut être le fruit du hasard...

Merci pour cet efficace tuyau Mix !!

 

La Ferrandaise

8 rue du Vaugirard

75006 Paris

M° : Luxembourg (oui, je sais c'est le RER !!) ou Odéon

Tél : 01 43 26 36 36

fermé samedi midi, dimanche, lundi midi

www.laferrandaise.com

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