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EscapadeS

En stage à L'Azimut...

31 Mai 2011, 17:29pm

Publié par Docadn

Il y a quelques jours, j'ai eu la surprise (et surtout l'inutile stress) d'être convié dans un restaurant de La-Trinité-sur-Mer, pour y suivre un cours de cuisine.

 

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Le cours s'est en fait mué en leçon, ce qui m'a agréablement soulagé. C'est Damien, le second de Rudy Deniaud, qui anime cette "démo".

Nous sommes 2 stagiaires. C'est la première fois de ma vie que j'assiste à un cours de cuisine. L'autre stagiaire est une habituée, connue de toute la maison. 


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Nous démarrons le "cours" par la préparation d'un gaspacho pour 10 personnes, qui sera agrémenté de légumes croquants.

En parallèle, Damien a "lancé" les carottes à confire qui viendront "se lover" dans le coeur d'un filet de turbo.


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Le gaspacho avance à grands pas, 


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Damien gère, en passant, la cuisson de splendides langoustines, immédiatement remplacées par de non moins somptueuses araignées...


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Légumes en position "on doit rester croquants".


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Les prochaines victimes :


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Et là, tout s'accélère... Tous les éléments sont sur le feu, le filet de turbo déboule, Damien s'y attelle.


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C'est l'heure de "l'habillage à la carotte confite".


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On roule le tout.


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On ligote.


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A la poêle et au four...

Le tour de main pour  "tourner les artichauts", pour un résultat peu discutable.


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Le glaçage des radis.


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Nous arrivons à la fin de la session. Le gaspacho sort du frigo, on l'agrémente des légumes croquants.


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Et le plat au final.


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Filet de turbo aux carottes confites, artichauts et radis glacés


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Le tout sur des fourneaux de noble origine !!


Près de deux heures non-stop. Il m'aurait fallu 1 bonne journée juste pour faire le gaspacho !!

Un "prof" très pédagogue, répondant calmement et clairement à mes questions "d'Ugolin des pianos".

J'y ai appris vraiment plein de choses.

D'ici à les refaire aussi bien, je vais commencer par le gaspacho qui semble presque à ma portée...

Le chef, en pleine préparation du service, n'hésite pas non plus à donner ses astuces et autres préférences (jamais de poivron vert dans le gaspacho, toujours le rouge, voire le meilleur, le jaune).

Un bon moment, beaucoup de notes, pas mal de grignotages pendant le cours. Une courte pause avant d'attaquer le déjeuner...

 

A SUIVRE

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Tour du XIV ème : Dernière étape, Au Bistrot d'à Côté...

29 Mai 2011, 16:38pm

Publié par Docadn

Après ce double ravitaillement imposé par le sacro-saint VdV, retour sur la dernière étape de mon périple sur la Rive Gauche.


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Quasiment voisin de l'avant-dernière étape, je poursuis mon "picorage des recommandations croisées" de Mmmm & Le Fooding

Ce sont, semble t-il, des membres de l'ancienne équipe du  "Vin des Rues" (partis au moment du changement de proprio) qui ont ouvert ce bistrot.


"Déco boisée et ambiance brèves de comptoir".

L'un des patrons, en charge du service, ressemble non pas à Pierre Perret (comme l'affirme l'équipe du Fooding), mais plutôt à Roland Giraud époque "Trois hommes et un couffin".

Ce dernier a la gouaille raccord avec l'esprit bistrot titi parisien, "eh quoi, t'es pas content, c'est pareil, je cause comme je veux, j'chuis chez moi, compris", bien étudié, mais lourdaud en fin de compte....

Je vous épargne toutes les blagues de comptoir de troisième division, en pleine DSKmania, que mes écoutilles ont dû affronter ce soir-là...


Je retrouve, à l'ardoise, une certaine "fameuse entrecôte sauce fourme d'Ambert", juste un euro plus chère qu'aux "Vins des Rues".

Une "salade du tribunal" tellement poilante que je ne peux m'empêcher de vous la livrer, tellement c'est génial : "le panier à salade, le poulet, l'amande, l'avocat, la prune et l'ananas".

Digne des plus grands morceaux d'anthologie de La Classe et des Grosses Têtes réunies, je vous l'avais dit, qu'est ce qu'on se marre !!


Après un verre de Lirac, pas gégé (dont j'ai oublié le pedigree), je porte mon choix sur :


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Blanquette de veau à l'ancienne (18 €)


Arrivée dans la petite cocotte noire (en haut, à gauche du cliché), je vous présente la version "montée".

Présentation ringarde à gauche (dont je ne suis pas responsable) et nulle à droite (là, c'est moi).

Ce plat est une petite boucherie !!

Morceaux fondants, goûtus, sauce excellente, champignons nombreux (oignons aussi, trop même).

La cocotte est fort bien dotée. Une vraie blanquette à l'ancienne, très bien préparée, comme j'en ai très rarement goûté au resto.

Riz à la con, petite sauce au pesto bonne. Un très joli plat, dont les habitués semblent aussi fort friands. J'ai beaucoup de mal à achever la généreuse portion proposée.


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Café gourmand (6,5 €)


Pour le peu de place qu'il me reste, mais aussi pour pouvoir "toucher" à l'ensemble des desserts proposés.

Le "tiramisu aux spéculos" est logiquement marqué par la cannelle (trop pour ma pomme), "la crème brûlée" est moyenne, tout comme "le macaron au CBS"

La carte des vins ne brille franchement pas par sa grande pertinence. Surtout quand on voit ce que vend "La Cave des Papilles" voisine, dommage... 


En résumé, hormis l'ambiance un poil beauf, il faut absolument goûter cette blanquette remarquable.

Ecoutez votre Ipod si vous êtes seul, vos amis si vous êtes plusieurs, plutôt que ce RTL local !!

 

Au Bistrot d'à Côté

18, rue Lalande 

Paris 14 ème

MÉTRO : Mouton Duvernet ou Denfert Rochereau
TÉL : 01 43 20 00 28

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Vendredis du Vin # 36: les années 2000... Et avant ?

27 Mai 2011, 21:20pm

Publié par Docadn

Une pipette à la barre des VdV et ne pas y répondre, c'est comme une glace sans bâton, une Renault sans pannes, un cab' franc trop mûr, un Momo sans Ursul, un Jull sans Lolo, des REVEVIN sans Carlina, impensable !! Une invitation au voyage dans le temps de la planète vin...

 

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Les années 2000, soit, mais avant ?

Avant, je buvais déjà, mais moins bien. J'achetais moins aussi, je buvais très vite, trop vite, je ne notais rien ou presque.


Ma première "vraie bouteille-émotion" fut un Bandol. Un  Château Sainte-Anne goûté au début des années 90. Il devait être, trop jeune, trop boisé, trop tôt, mais il était "trop top" pour mon palais à peine dégrossi.

Je n'ai jamais retrouvé depuis cette magie sur la région. J'avais acheté quelques bouteilles (à 70 francs l'unité pour faire mon vieux con, n'est-ce pas Alain ?!) .

Je reste cependant attaché à ce souvenir éblouissant, même si le domaine reste absent de ma cave aujourd'hui.


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Puis "le choc définitif" de ce Marquis de Terme 78, suffoquant de beauté, un soir d'été sur une pathétique salade de riz.

Une étiquette mangée par l'humidité, une matière altière, racée, encore debout, pour quelques années encore. J'ai découvert ce jour-là, la véritable sensualité d'un vin, le charme renversant du Margaux et toute sa féminité adulée par Hemingway.


J'en ai bu régulièrement, jusqu'à l'accident. 

Méconnaissable par son étiquette, encore plus ravagée que ses frangines, mais dont le bouchon a donné la bonne date de naissance : 76 !!


Millésime marquant et marqué dans l'esprit des "vieux buveurs".

J'ai découvert un vin encore plus dense, plus abouti que son cadet. Pas de "solarité" marquée, de matière confiturée et autres outrages d'un été trop généreux. L'équilibre, la finesse et une acidité absolus, dans un millésime que l'on décrit (et décrie aussi parfois) difficile sous tous ces aspects...


Ce "Margaux de 4 ème classe", que l'on trouve régulièrement dans chaque foire aux vins de septembre, m'avait conquis et définitivement fait basculer dans La passion du vin.

 

Anecdote et trajectoire banales, que des milliers d'autres passionnés ont vécu avant moi, que d'autres vivront demain.

Combien sont-ils, aujourd'hui encore, à totalement dénigrer cette région ?

Je sais de quoi je parle, j'en ai fait partie !! Des vins, une culture, un esprit, "une caste", critiquables à l'infini, mais qui m'ont ouvert la porte vers d'autres horizons encore plus passionnants.


Aussi, après des années de snobisme, je "goûte à nouveau sans préjuger" les vins de cette région, nourricière et pas moins virevoltante si l'on cherche un peu.

Les claques prises avec le Château Grand-Tayac, ou encore la plus récente avec les vins du Château Le Puy en sont largement responsables.

Il me reste encore quelques Bordeaux des années 90 que j'ouvrirai, j'espère, dans les prochaines années 20...

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3 ème ravitaillement, Xavier m'a encore hypnotiseR

24 Mai 2011, 20:16pm

Publié par Docadn

Comme pour les ravitaillements précédents, je triche toujours allégrement pour éponger vainement ma PAE !!

Une quille évoquée en avril dernier sur La Fesse, bue un dimanche soir et estampillée : "la petite tuerie du dimanche soir !!".


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Le Rocher des Violettes - Côt Vieilles Vignes - Touraine 09 - Xavier Weisskopf


Totalement subjugué par ma première rencontre avec sa Touche-Mitaine 08, je m'étais mis en tête de ramasser "tout le stock" de mon caviste ayant le bon goût de commercialiser le (déjà) "phénomène de Touraine".

Las, un autre impatient, aussi enthousiaste et surtout plus rapide, avait raflé les 4 dernières quilles. Aussi, mon dealer me dirigea vers son côt, assurant que c'était tout aussi buvable...


Un très joli nez frais, finement "carbo", aux accents mentholés. Quelques rotations supplémentaires et la matière me replonge dans "l'esprit du cab' franc frais" de Sébastien David.

Il vire sur les fruits noirs, avec des fragrances finement métalliques, légèrement solaires, très délicat dans toute son expression. 


L'attaque est pinoteuse, puis vire gamay (cherchez pas, j'en vois partout depuis des mois).

La matière est dense, très fruitée, à l'acidité remarquable et d'une gourmandise indécente...


Le lendemain, le nez affiche un air de carbo assumé, toujours une petite façade solaire et une fourrure tout "Ducrouxienne" (quand je vous dis que je vois du gamay partout !!).

L'ensemble est très finement sucré, suave, explose de fruits et se boit toujours goulument.

***(*)

Xavier Weisskopf et le  Domaine Mélaric sont vraiment les 2 domaines ligériens épatants du moment... Et pour un long moment encore, j'espère !!

 

Xavier Weisskopf

Domaine Le Rocher des Violettes

38, rue du rocher des violettes

37400 AMBOISE

xavier.weisskopf@hotmail.com

http://lerocherdesviolettes.com/

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Le tour du XIV ème : 3 ème étape, Au Vin des Rues

23 Mai 2011, 16:41pm

Publié par Docadn

Je n'ai eu droit qu'à 3 jours de répit avant d'attaquer cette avant-dernière étape du tour. Le foie crie déjà pitié, l'estomac a retrouvé ses mauvais réflexes des vacances. Une abnégation solide comme un pilier du pont de l'Alma, juste pour toi lecteur adoré, peut-être même affamé... 


Nous sommes dans la rue Boulard. Les alcoolos de service penseront immédiatement "bulles", quand les historiens y verront le tapissier de Napoléon 1er. Une dernière catégorie, locale, pensera sûrement à Hugo Desnoyer et sa "chapelle de la barbaque" (c'est vrai, pourquoi dit-on toujours "temple de", pourquoi pas synagogue ou mosquée sans que ce soit obligatoirement casher ou halal !!).


Au Vin des Rues, enseigne piochée entre Le Fooding et Mmmm, très pratique pour la "petite nature en mode feignasse" que j'étais, ce soir-là.


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Un "turn over des proprios" depuis la création, dont le succès ne semble pas se démentir au fil des successions. Je me pointe comme une fleur à 20h00, tente un timoré et chevrotant :

"bonjour, vous auriez encore un couvert de libre pour ce soir ?" (formule très peu efficace au Bis ou au Severo, 2 soirs de suite...). 

"Il me reste une place en terrasse...".


Nous sommes le 16 mai (les non-alzheimeriens s'en souviennent comme d'une soirée plutôt douce, les autres pas).

"La terrasse" se résume à la profondeur d'une table de bistrot n'excédant pas 60 cm de profondeur posée sur le trottoir.

Je m'installe entre un "gourmet solitaire" et un duo hyper-bavard résumant, dans le désordre, les cancers et les carrières professionnelles des 3 générations familiales actuelles !!


Pas de menu mais une ardoise aux "tarifs bistrots ambitieux".


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Entrecôte de Salers à la fourme d'Ambert, frites maison (23 €)


La petite littérature précise que les proprios ont gardé le "fournisseur historique de Salers de la maison".

Un morceau annoncé à 350 g environ, à point, comme demandé, tendre, goûtu, bon, sans problème.

Bonne fourme d'Ambert raccord avec la viande, "frites maison" mollassonnes et tiédasses. Dommage pour ces dernières. 


Le tout arrosé par un verre de Bourgueil "Avis de vin fort 09" de C&P Breton, très moyen.


Encore un peu de place pour un dessert, je me laisse tenter par le dessert du jour :  


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Tarte aux fraises maison


Là, je doute un poil sur l'origine "maison" de la crème pâtissière. Cette dernière est "lourdingue, pâteuse comme une crème industrielle dont on aurait mal dosé le volume de lait".

A moins que ce ne soit la "signature maison" de ladite crème.

La pâte est trempée, fade. Ensemble très bof pour 7 €.


Service discret (l'avantage d'une terrasse quand on veut la paix, l'inconvénient quand on veut du pain, les condiments, un autre verre...), relativement alerte et sérieux.

 

La carte des vins propose des jolies pépites comme Le St-Jo et le Glou de Jean Delobre (Ferme des 7 Lunes), Clos Roche Blanche (Touraine), Foillard, Courtois, Xavier Benier, plus pas mal d'autres références "moins courageuses".


En résumé, 34 € pour un plat pas mal, un verre très moyen et un dessert nul. Y'a pire, mais y'a bien mieux aussi...


Au Vin des Rues

21 Rue Boulard

75014 Paris

01 43 21 82 60

M° : Mouton Duvernet ou Denfert-Rochereau


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2 ème ravitaillement, le petit Gahier rouge...

23 Mai 2011, 05:52am

Publié par Docadn

Point d'évocation "cryptocommuniste" ou politique dans le titre, juste l'occasion d'approcher un pan de la production de Michel Gahier, dans une couleur autre que sa délicieuse Fauquette (chardonnay).

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Arbois 09 - Michel Gahier

Un poulsard qui, au-delà d'une réduction terrible à l'ouverture, balance des notes métalliques très puissantes. Il prend des "allures beaujolaises" puis part sur des flaveurs terreuses, humides et viandées... 

L'attaque est joliment acidulée, à la métallique confirmée. Elle vire sur le tabac mais ne se détend pas. La matière serrée se fait courte, relativement fraîche...

Le lendemain, le nez donne dans le fruit à noyau. La bouche est viandée, toujours sur le tabac frais, il "gamayterait" presque pour le coup...

***

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Michel Gahier

Quartier de l'Eglise 

 39600 MONTIGNY LES ARSURES

Tél : 03 84 66 17 63

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Le tour du XIV ème : Seconde étape, La Cantine des Tontons...

22 Mai 2011, 07:58am

Publié par Docadn

Direction Mouton Duvernet pour découvrir un des satellites de la maison mère "Les Tontons" (une enseigne dans le XVème, une autre rue Losserand dans le XIV ème, toutes les deux spécialisées dans le tartare de barbaque).

Là encore, "l'optimisation des dépenses allouées" m'a poussé à rechercher un dîner à moins de 30 €.

Le désormais fidèle "moteur de recherche pour pingres et petits budgets", La Fourchette, a encore suggéré  "une promo pour pochtron" avec le même argument que pour le  "Spice & Wine" : carte des vins à - 50 %.


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Il est 20h00, la salle, à la déco "faussement brocantée, pas déconnante, voire agréable", est déserte de chez déserte.

Le seul employé nous accueille. Je lui signale "la résa via le oueb" et nous nous installons avec la plus grande liberté qui soit.

Je discute avec mon collègue pendant quelques minutes, avant de voir l'employé solitaire revenir nous expliquer ce que je n'ai même pas pris le temps de lire sur l'établissement. 


Il s'agit donc d'un buffet en libre service avec une formule unique entrée, plat, fromage et dessert.

Il nous explique, non sans humour, qu'il ne fait strictement rien, à part encaisser et ouvrir les bouteilles de vin.

Les Tontons ont juste adapté le concept  IKEA mais version bouffe.

A part la cuisson, on fait tout, même la découpe du pain !!


Les entrées sont assez nombreuses, visuellement appétissantes pour la plupart d'entre-elles.

Le dressage de l'assiette est immédiatement moins gourmand !!


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Rien de sec, comme souvent dans les buffets. Aubergines grillées pas mal, singuliers oeufs mollets proposés froids.


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Au moment du plat, je découvre des poissons entiers qui barbotent dans un court-bouillon, visiblement chauffé à blanc depuis des heures. Je renonce.


"La cloche voisine" abrite une sorte de boeuf bourguignon lui aussi en plein jacuzzi volcanique.

J'opte pour ce dernier, car point d'autre alternative hélas. Des patates au stade "pré-purée" compléteront l'assiette.

La viande confirme, sous la dent, la suspicion de très long séjour à haute température.

Elle est du coup presque confite, mais les morceaux sont très gras. La "pré-purée mâchée" est pâteuse.


Je zappe les 3 fromages proposés et file vers une prometteuse mousse au chocolat : no comment.

Je tente une crème caramel : c'est mieux, mais pas extra.

Là encore un choix très réduit dans les desserts. A noter l'excellence du pain découpé avec amour par nos soins... 

La cave cache son lot de surprise, dont cette dernière, que ma précipitation a confondu avec son homonyme de Vauxrenard :

 

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Morgon V.V 09 - Michel Guignier

 

Ce Morgon fut la parenthèse enchantée de ce poussif "all you can eat" à 23 €.

J'y ai retrouvé "une fourrure métallique typiquement guignieriène de ce Guignier que je ne connais pas (vu que c'est l'autre, merci Arnaud), la fraîcheur bienvenue dans ce beau millésime de garde en beaujolais" !!

Un vrai plaisir à 13 € sur table !!


En conclusion, on peut aisément trouver mieux pour 23 €, tout en ne faisant pas le service et sans se taper des plats de cantine... Le nom est pour le coup bien choisi !!

 

La Cantine des Tontons

 3 Rue Mouton Duvernet

75014 Paris

M° : Mouton Duvernet

tél : 01 48 28 23 66

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1er ravitaillement... Mistral de face !!

20 Mai 2011, 17:22pm

Publié par Docadn

Subterfuge grossier, je l'avoue,  que de vouloir glisser un des mes "X comptes-rendus de retard côté quilles" dans cette parodie de "tour d'arrondissement sans vélo".

Aussi, ce faux premier ravitaillement va soulager de manière homéopathique ma PAE (comprendre ma "pile à écrire").


D'abord, l'anecdotique histoire de cette bouteille achetée dans une station-service, puis oubliée et laissée un an durant dans une mauvaise cave...


D'ailleurs si vous voyager sur la RN 7, arrêtez-vous absolument chez ce caviste-pompiste de Donzère (dans le sens Marseille-Paris), lassé par les orientations automatiques des pompes à essence, qui a décidé de "s'occuper jusqu'à la retraite" en vendant du bon vin !!


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Un domaine d'un peu moins de 10 ha, situé aux alentours de la bien nommée Sainte-Cécile-Les-Vignes.

Jusqu'en 2006, les raisins partaient à la coop' locale.

Une "improbable" reprise en 2007, comprenant un couple franco-américain (Jean-Marc Espinasse pour la partie francophone) et  25 investisseurs d'outre-Atlantique.

Des vieilles vignes de grenache, carignan, mourvèdre, roussanne, une lichette de syrah, un terroir que l'on dit grand, une culture inspirée des principes de la biodynamie... 2007, premier millésime de la nouvelle ère.


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Mistral 07 Domaine Rouge-Bleu


Une belle et lourde bouteille, à l'ambition affichée.

Un premier nez solaire, très grenache, une pointe métallique et de sang frais.

Un nez dont la délectation ne me lasse pas. Profond, très délicat, tantôt marin, tantôt terrien. Une rafle s'extirpe, un crémeux furtif...


L'attaque est immédiatement acidulée, fraîche, pleine, se déclinant sur les agrumes. C'est très long, linéaire, sans creux, toujours sur les agrumes (l'orange sanguine).

C'est soyeux, délicieux avec un faux air castel-papal, totalement séducteur, ravageur et addictif !!

A ce stade, c'est vraiment un très beau vin. il se cassera la gueule dans les 24h00 suivantes...

J'en reste malgré tout à la sensation des premières gorgées, ce premier plaisir aussi vivifiant qu'un petit mistral de 3 jours...

***/***(*)

Avis de La Miss : "C'est fort, mais c'est bon ça !!"


Domaine Rouge-Bleu

La bouillon

Le petit Alcyon

84290 Sainte-Cécile-les-Vignes

Tél : 04 90 66 03 89

www.rouge-bleu.com

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Le tour du XIV ème : 1ère étape , Spice & Wine !!

18 Mai 2011, 14:13pm

Publié par Docadn

Point question de "petite reine", juste un nouveau titre à la con pour illustrer mes derniers déplacements printaniers dans la capitale.

Une virée en quatre étapes pour commenter les dernières tables testées entre les 09 et 17 mai derniers.


La semaine dernière, j'échouais pour la seconde fois au "Spice & Wine".

Une adresse découverte l'hiver dernier, à la faveur d'une rencontre fortuite avec un passionné du vin (dont j'avais fait la connaissance lors d'un  "week-end viking"), qui m'avait fait un portrait très flatteur de la carte des vins de l'établissement.


Pour cette seconde tentative, j'ai pu choisir une table juste sous l'étagère de présentation des bouteilles, afin d'avoir "une vue d'ensemble de la carte des vins", toujours inexistante dans sa version imprimée.


Je dis toujours, car cela semble être une volonté "cultivée" par le patron (qui il y a 6 mois, prétextait déjà le manque de temps pour l'écrire et ainsi justifier son absence, alors que l'établissement est ouvert depuis au moins 2 ans).

Il s'attache par contre, à proposer systématiquement un accord avec le(s) plat(s) choisi(s) par vos soins, doublé d'une retenue flagrante de peu communiquer sur la centaine de références disponibles.


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Peur de se faire "dévaliser" ? Crainte de voir des hordes de buveurs déferler et ignorer la cuisine ? Mystère !


En attendant, j'ai pu apercevoir du Graillot, Granges des Pères, Clos Henri, Les Creisses, Mas Cal Demoura, Montcalmès, Sorrel, Mas Jullien, Gauby, Clos Marie, Roc de Cambes, Egly-Ouriet, Charvin, Domaine du Cayron (Gigondas 07 englouti lors de mon premier passage)... Prometteur !!


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Côté assiette, j'ai opté pour un masaman d'agneau (toutes mes excuses auprès des 4 lecteurs habitués à voir trôner un filet de poisson trop cuit).

Des morceaux "mijotés dans un curry rouge", selon les dires de l'agréable serveuse (et visiblement moitié du patron).

Bon dosage des épices et morceaux de viandes fondants, légumes tout juste cuits. J'avais déjà été convaincu par le bel équilibre des " spices", ce plat confirme la première impression.

Côté vin, un verre de Costières-de-Nîmes 07 de chez Marc Kreydenweiss, bof, décroché péniblement auprès du "très détaché boss, pas super enthousiaste dans la promotion des vins avec lesquels il est censé nous donner soif " (comme la première fois d'ailleurs).


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Cheesecake au citron vert


Pas très thaï, mais rafraîchissant après l'agneau.

Goûtu mais pâteux, pas top !!


En conclusion, si je devais prétentieusement imaginer la "cuisine asiatique" (concept au moins aussi con que "la cuisine européenne") et plus spécifiquement la thaïlandaise comme un immeuble de 3 étages, je placerais celle du "Spice & Wine" au 1er étage pour ses mets, entre le second et le dernier étage pour sa carte des vins.


Ultime (et parfois décisif) argument pour aller se faire gentiment défriser le palais et découvrir quelques jolies références bacchiques :

 La promotion permanente "La Fourchette"  proposant tous les vins à -50% !!

   Vous accéderez, pour certaines références, à des "tarifs sur table" frisant ceux du domaine !! 


Spice & Wine

142, Avenue du Maine

75014 Paris

Tél : 01 43 20 61 27

spiceandwine@gmail.com

Fermé le samedi midi & dimanche

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Trois balades drômoises, une ardéchoise...

14 Mai 2011, 09:16am

Publié par Docadn

Le stage de "remise en ventre", en Drôme provençale, m'a permis d'arpenter des itinéraires pédestres pas encore explorés par mes gambettes.


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La découverte a démarré par une mise en jambes autour de Grignan.

En partant de la "cité de la Comtesse", le parcours déroule de jolis points de vue sur la Lance. Une campagne alternant la douce austérité du "maquis à la provençale" et l'opulence des résidences secondaires (toujours restaurées avec goût), encore inoccupées à cette époque.


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Une balade qui emprunte le "chemin de l'Estang", "le Jas", "la Grande Tuilière", des sobriquets typiquement picards. Certains avertissements ravivent des actualités sombres dans le pays de l'or noir...


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Puis le parcours emprunte une partie du "sentier des vignes et des cabanons".


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Des panneaux détaillent les cépages cultivés dans le "Comté de Grignan" et plus généralement dans la région. L'un d'eux rappelle que la marsanne est drômoise dans ses origines. La preuve, on en est tellement fiers que même un village et un pays en portent le nom (pour paraphraser Oscar Wilde). 


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Nous passons devant le domaine de Montine (en plein travaux d'extension) dans un joli hameau puis revenons tranquillement vers le célèbre château.


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Mise en jambes douce et agréable, avec une météo idéale.


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Autre balade du côté de Montbrizon-sur-Lez. Cette localité,  célèbre chez les buveurs patentés, abrite notamment les grenaches magiques (mais aussi un peu de syrah) du domaine le plus emballant du coin : Gramenon

Un parcours qui nous mènera de la mairie à La Viale. Un promontoire dévoilant un sympathique panorama sur le sud de vallée du Rhône.


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Une (belle) erreur d'aiguillage (comme on aimerait en connaître plus souvent) nous mènera au séduisant et paisible village de Le Pegüe. Là encore, une promenade emplie de senteurs... Thym et romarin sauvages se disputent les faveurs de notre odorat, quand le vent, portant le chant des insectes et des oiseaux, berce notre ouïe...


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Dernière sortie drômoise à La-Bégude-de-Mazenc, à la conquête du Serre (487 m).

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Une jolie grimpette à travers les bois et une descente enchantée, en balcon, à travers les buis. Une très jolie balade conclue par un petit saut dans le magnifique village perché du Poët Laval.


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Passons le Rhône, dépassons Bourg-Saint-Andéol, laissons Saint-Remèze, gagnons Ruoms...


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Nous sommes en Ardèche. Destination Labeaume, remarquable village de calcaire, une rivière éponyme (orthographiée La Beaume), des gorges moins célèbres que celles de sa grande voisine Ardèche et véritable "trésor de randonnées".


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Une promenade qui emprunte un chemin filant sur les parois des gorges, avant de nous livrer des "terrasses de pierres" dans les hameaux de Linsolas et Chapias.


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Un balisage aléatoire pour un parcours surprenant, très plaisant, malgré une chaleur printanière très généreuse (pour l'été prévoyez au moins 2 l d'eau par personne).


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Efforts que l'on oublie rapidement, en regagnant le village pour boire un grand sirop artisanal (violette, châtaigne...) sur la salutaire (et charismatique) promenade ombragée, au bord de la rivière.
Une solution alternative (et solide) au Bec Figue, estampillé de la qualitative enseigne "Bistrot de Pays".


Voilà deux "terres de marche" qui renforcent leurs statuts naturels dans mon esprit (et dans mes cuisses). Objectivement, Labeaume fut la plus spectaculaire, la plus plaisante, mais aussi la plus chaude des balades. Ardèche 1, Drôme 0. La revanche l'an prochain !!

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