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EscapadeS

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

28 Octobre 2013, 07:03am

Publié par Docadn

Bonjour,

J'avais laissé Sandrine et Nicolas Legrand, il y a un peu plus de 4 ans, au service de l'institution familiale la plus réputée de la cité : "L'Auberge".

Depuis maintenant 18 mois, ils volent de leurs propres ailes au sein de leur "propre maison" (le resto est la "propriété" du père de Sandrine, Jean-Luc Larvoir, boss de L'Auberge), à quelques mètres de celle des "respectifs parents & beaux-parents du couple".

Comme trop souvent, c'est "en passant à proximité, à la bonne heure", que je tente ma chance dans le bistrot à la thématique terriblement sexy, pour le baffreur-soiffeur-aspirant, dont je façonne le statut avec force et ténacité...

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

L'Auberg'ine (bigre, que je déteste ces jeux de mots de salon de coiffure) trône place Nicolazic.

Une grosse maison en granit, une terrasse, en partie ombragée, accueillante, intérieur bistrot "aubergine", tables raccords, "plancher sobre et élégant", imposant comptoir (immense, trop grand !?).

Sandrine Legrand (sommelière de formation) est à l'accueil, quand son mari Nicolas Legrand (7 ans de turbin chez le beau-père), est aux fourneaux.

L'Auberg'ine tente de se faire une place sous le discret soleil local, en tant que "bistrot à vins de qualité", dans une bourgade plus dévouée aux pardons qu'aux canons et aux gueuletons !!

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

"L'esprit bistrot" s'aborde avec des tarifs en cohérence avec ce dernier.

Le midi, L'Auberg'ine propose un plat unique pour 11,50 €, entrée-plat ou plat -dessert pour 15 €, quand la séquence complète coûte 17 € !!

Le cahier des charges est dans les clous !!

Voyons maintenant, côté assiette, ce qui se passe avec la formule entrée-plat (pas d'appareil photo, une fois de plus) !!

Tarte feuilletée de sardine

Tarte feuilletée de sardine

Terrine de paleron et foie gras

Terrine de paleron et foie gras

Curry d'agneau, riz madras

Curry d'agneau, riz madras

Pavé de saumon, duo de choux

Pavé de saumon, duo de choux

Bonne animation de l'ardoise des suggestions, service souriant, courtois, aux antipodes du pompeux de la maison-mère en cohérence avec les aspirations de l'établissement.

Les entrées :

  • Une tarte impeccable, débordant d'iode, de goût, de fraîcheur.
  • La terrine est, selon sa meurtrière, "plus que pas mal".

Les plats :

  • Le curry d'agneau est très tendre, presque confit par moment, au goût suffisamment consensuel pour "ceux qui ne courent pas après l'ovin" (dont je ne suis pas, j'aime le goût du broutard), bien épicé, à la dommageable présentation old-school symbolisé par cette "timbale de riz".
  • Le pavé de saumon est standard, pour une fois pas trop gras (salauds de norvégiens !!).

Un verre de "No Question" (clairette-trebbiano) fort plaisant, disponible parmi une dizaine de suggestions au verre (de 4 à 8 € le godet).

L'autre point fort du bistrot, est son activité "cave à vin".

Pour le coup, j'ai pu repartir avec 2 bouteilles de mon "blanc d'apéro-repas", au tarif caviste (jolie marge en passant, sur le service au verre !!).

Une sélection qui retient somme toute l'attention quand, comme mézigue, on passe son temps à reluquer des étiquettes dans les rades !!

Gripa, Chesnelong, Anne Gros... sont aussi proposés sur le petit présentoir en salle.

En conclusion : "un bon bistrot de pays" diraient les fans de la chose !!

Effectivement, le rapport qualité-prix est bon, la cuisine indéniablement "fraîche et minute", le service au niveau attendu.

La mention "bar à vins" est un plus non négligeable, bien animé, dont on aimerait bien forcément voir 1 à 2 € en moins sur les verres les plus coûteux (vieux réflexes gastro ?!) !!

Si le couple reste dans cet esprit de simplicité et de goût, L'Auberg'ine (diantre que je n'aime toujours pas ce nom de salon de toilettage pour chiens) pourrait voir d'autres cohortes aussi dévotes que celles qui prient alentour !!

L'Auberg'ine

Bistrot, bar à vins

20 place Nicolazic

56 400 Sainte-Anne d'Auray

Tél : 02 97 31 37 19

contact@laubergine.fr

​www.restaurant-aubergine-56.com

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Le Yachtman à Lorient

23 Octobre 2013, 06:02am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

La "tournée des troquets", à Lorient, continue !!

Pour ce nouvel épisode, je vous emmène au Yachtman.

Voilà un peu plus de 4 ans et demi que je n'avais plus exhibé mes radius et cubitus au Yachtman.

2 repas au compteur, dont le dernier jugé "correct", servi au milieu de quelques "stars" de la vallée du Rhône (eh oui, déjà ce talent ébouriffant de photographe "à part").

Pour autant, rien d'assez excitant ne m'avait donné envie d'y retourner, avant de constater que le Yachtman avait déménagé quelques mètres plus bas, dans la même rue, face à la boutique de fion érotique emblématique de la ville.

Nouvelle salle (plus petite, plus claire, plus moderne, plus bruyante, moins chaleureuse), mitoyenne d'une cave à vin, créée à l'occasion de ce "déplacement".

Eddy Derré et Jean-François Dinasquet, tous 2 sommeliers de formation, patrons historiques du Yachtman, travaillent ensemble depuis 20 ans.

Le chef Grégoire Le Floch est aux pianos !

Rillettes de chinchard

Rillettes de chinchard

Un déjeuner de dernière minute, avant un ciné, le vendredi midi, dernier coup de feu de la semaine des "repas d'affaires" de la ville.

Pas de résa !! Ouf, de la place !! A 2 minutes près, c'était cuit !!

Moins de 25 couverts, à la louche du recenseur visuel que je ne suis pas.

Accueil souriant, speed, très bistrot, pro.

Un sauvignon de Touraine (Barbou, de mémoire), typiquement félin, accompagne de bonnes et douces rillettes de chinchard.

Nous partons sur les formules à 16 & 20 € (entrée-plat & entrée-plat-dessert) disponibles.

Gaspacho de sardines

Gaspacho de sardines

Filet de julienne (très flou, désolé pas d'appareil photo ce jour-là, comme les autres fois diront les moqueurs !!)

Filet de julienne (très flou, désolé pas d'appareil photo ce jour-là, comme les autres fois diront les moqueurs !!)

Tartelette à la rhubarbe

Tartelette à la rhubarbe

  • Le gaspacho est la très bonne surprise du repas. Frais, à l'expression légumière méditerranéenne savoureuse. Une version marine, avec de vrais bons morceaux de sardines fondants dedans. Jolie entrée !!

  • Le filet de julienne est "juste cuit" pour moi, la sauce crémeuse riche, voire trop, vu l'impression laissée la lente digestion subie pendant la séance de cinoche !!

  • La tartelette à la rhubarbe est le "dessert type réussi de brasserie" !!

Quand d'autres diront que c'est "enlevé", je préfère écrire que c'est ce que j'attends d'une tartelette à la rhubarbe : une bonne pâte sablée fraîche, une belle maîtrise de l'acidité naturelle de la polygonaceae par un sucré juste, un ensemble moelleux, vif et doux !!

En conclusion, encore un "bon plan" dans cette cité architecturalement moche peu rieuse, dont le très moustachu maire de la ville était des convives ce midi-là !!

Pour 16 à 20 €, une cuisine copieuse, fraîche (label "Maître restaurateur" vissé à l'entrée), servie avec plaisir et entrain !!

Une impression qui dépasse le "correct" que je collais au souvenir de cet établissement !!

La carte des vins, assez classique sur le rapide coup d'oeil distrait jeté, offre un choix correct de vins au verre et/ou au "pot lyonnais" !!

La cave attenante (il suffit de sonner si elle est fermée, j'ai tenté un autre jour, aux heures d'ouverture, personne n'est venu !!), laisse deviner, que les Meursault d'inconnus comme Boisson-Vadot ou Coche-Dury sont disponibles à la vente !!

Heureusement que le site révèle que Guiberteau, Alliet, Chidaine, Château-Thébaud ou encore le Domaine Singla sont aussi au casting...

Bref, un endroit à "creuser", quand ils daigneront ouvrir aux heures d'ouverture !!

Le Yachtman - Le Restaurant

14 rue de la poissonnerie

56100 Lorient

tél : 02 97 21 31 91

Fermé le dimanche

Le Yachtman - La Cave à Vin

12 rue de la poissonnerie

56100 Lorient

tél : 02 97 89 05 76

Ouverte du lundi au samedi de 09h00 à 15h00,

puis à partir de 17h00

(sonner, puis attendez, attendez... on ne sait jamais !!)

www.leyachtmanlorient.fr

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Le Jardin Gourmand à Lorient

20 Octobre 2013, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A la louche, voilà bien 10 bonnes années que je n'avais pas pointé mon nombril (moins proéminent, à l'époque) au Jardin Gourmand.

Cette discrète institution lorientaise est arrimée, contre vents et marées, depuis bientôt 24 ans, dans l'anonyme (et excentrée) rue Jules Simon.

Nathalie et Arnaud Beauvais n'ont, pour autant, pas été épargnés par quelques tempêtes, dont la dernière aurait pu leur être fatale.

Quand la "fameuse crise de 2008" s'est manifestée, ils en ont très rapidement subi les conséquences.

Constatant une chute vertigineuse de fréquentation (au déjeuner) de près de 60% (en cause : le resserrement drastique des budgets "déjeuners d'affaires"), ils ont immédiatement pris les devants, réduisant la voilure, privilégiant une ouverture uniquement le week-end (du vendredi midi au samedi midi).

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

La semaine est désormais consacrée à 4 autres activités périphériques, de quoi largement occuper le champ jardin.

Déjà fort de quelques jolis succès éditoriaux, le couple est à la tête de sa propre maison d'édition : Trop Mad (trop bon, en français !!).

L'Akademi du même nom, dispense des cours de cuisine (assurés par Nathalie Beauvais) et des initiations à la dégustation des vins (animées par Arnaud Beauvais), quand La Boutik propose des produits bretons, "testés et approuvés" par notre duo.

Ils ont encore le temps d'animer, de temps en temps, le blog MPUCBTB (Mouvement Pour Une Cuisine Bretonne Trop Bonne), sans parler de l'activité "agence de com'" assurée par Arnaud, Nathalie & son frère.

Pour le coup, notre couple frise une forme d'hyperactivité, proche de celle d'Eric Guérin.

Une "adaptation au marché et aux tendances" somme toute assez remarquable, réussie, quand on n'est pas les "chouchous naturels surmédiatisés de la sphère culinaire".

En ce vendredi midi, je fête mon "certificat d'aptitude à la pratique sportive".

Je sais, l'excuse est pas super motivée bidon, bon j'avais les crocs, je passais pas loin.

Le Jardin Gourmand à Lorient

Alors que je consulte, dans l'entrée, le menu affiché, Arnaud Beauvais arrive, sourit *, s'excuse, puis affiche le vrai bon menu du jour.

Un menu qui s'avèrera en partie inexact, sur un des plats proposés.

La salle est quasi déserte, bien plus lumineuse que dans mon souvenir.

Une ambiance "bistrot chic", tons clairs, petite terrasse sur l'arrière, verrière végétale sur le côté, me tend les bras.

* Arnaud Beauvais sourit tout le temps !! C'est simple, il a dû naître en souriant ce gars-là !! Il sera sûrement le seul à encore sourire le jour de son propre enterrement !!
Grignotages
Grignotages
Grignotages

Grignotages

Je me laisse guider par le volubile patron-serveur jusqu'à ma table.

Passionné de vins (même si nous ne somme pas, apparemment de la même "obédience vinique", à part Michon en Vendée,la carte est achalandée avec force), il me propose un Sauvion 12 de la Ligne Haute Culture (vieilles vignes), au fruité évident, aux accents un poil technos pour ma pomme, mais qui fera quand même l'affaire, avec la batterie de "grignotages végétaux" qui suivent le service du vin.

Radis noir, rillettes de poissons au curry, concombre mexicain, petites tomates noires, physalis, compotée de blettes au sésame.

J'ai rarement vu autant de grignotages servis pour un seul convive !!

J'opte pour le "Menu du Marché", sur la formule entrée-plat à 24 €.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.
Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

L'entrée, si elle semble visuellement dépouillée, est une ode à la fraicheur et à la complexité !!

Arnaud Beauvais détaille, banane tatouée aux lèvres, chacune des 4 compositions de l'assiette.

De gauche à droite, nous avons :

  1. Une salade, délicieusement assaisonnée à l'huile de noisette (de Pontivy).
  2. Du "fenouil à la grecque" de bon aloi.
  3. Une terrine de poissons fort juste.
  4. Un tartare d'algues (de Roscoff) qui tue sa race de dauphin rose de l'Amazone (même s'il n'y en pas un gramme), par sa texture et sa juxtaposition des saveurs !!

"La crêpe de lieu jaune" n'éclate pas non plus les pupilles, par sa présentation d'une esthétique peu suffocante.

Cette fois-ci, c'est la serveuse (un poil triste) qui me fait l'article du plat.

La galette est délicatement croustillante, le poisson bien cuit (très très légèrement nacré), la bisque juste crémeuse, les légumes parfaitement intégrés au milieu, l'ensemble magnifiquement assaisonné (je n'ai pu m'empêcher de féliciter le mari de la cuisinière sur ce point). Un plat délicieux, très malin, intelligent en fait !!

Le tout fut arrosé d'une verre de "Chenin Sec 10" du Château de Fesles, au boisé moins expressif qu'à l'accoutumée (le domaine est normalement assez fan d'habitacles de castors de boisé dominant), consensuel en l'état.

Mignardises

Mignardises

Le café est accompagné de 2 portions d'un gâteau à l'avoine, d'un aérien unique, prêt à gagner le prochain Grand Prix d'Amérique !!

En conclusion, l'adresse n'a pas perdu de sa superbe, dans les souvenirs qu'elle m'avait laissés !!

Le service est mené avec une "sympathique décontraction sérieuse", qu'on n'apprend dans aucune école d'hôtellerie.

La cuisine est toujours inventive, vivante, équilibrée, généreuse, à "l'esprit bistronomique" affirmé, tenant toutes ses promesses.

Le "name dropping" (très local) des éléments mis en oeuvre, pourra sûrement agacer l'urbain fatigué par cette mode... qui n'en est pas (encore) une ici !!

Rapport qualité-prix juste, au déjeuner... à voir pour le dîner (quasiment toujours complet) !!

Le Jardin Gourmand

46 rue Jules Simon

56100 Lorient

tél : 02 97 64 17 24

Ouvert du vendredi midi au dimanche midi

(réservation conseillée)

www.tropmad.com

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Le Pressoir à Saint-Avé

17 Octobre 2013, 14:49pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Première participation personnelle, à la 4ème édition de l'opération "Tous au Restaurant".

Le principe est simple : une sélection de restaurants propose un menu unique pour 2 personnes, à moitié prix.

En résumé, c'est le restaurant qui "invite votre invité(e)" !!

Le Pressoir à Saint-Avé

Comme tous les ans (apparemment), le site de réservation a été pris d'assaut dès le 1er jour. Il a fallu attendre la fin de la journée, pour pouvoir effectuer son choix (s'il était encore disponible).

Il faut reconnaître que, pour une fois, le statut de bouseux non-francilien a un avantage énorme dans ce type d'opération.

On pouvait se délecter, presque sadiquement, sur la page FB du site "Tous au restaurant", des très nombreuses frustrations suscitées, souvent proportionnelles au prestige des tables "blindées".

Certaines d'entre-elles ont été "bookées" en moins de temps qu'il n'en faut pour virer du pognon en Belgique ou à Singapour...

De mon côté, pas de mauvaise surprise. La table choisie est disponible, mais pas le soir désiré. Ce sera donc le samedi soir.

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Le Pressoir est LE restaurant historique de St-Avé. Tout proche de Vannes, il fut dirigé, 30 ans durant, par Bernard Rambaud.

Seul étoilé du coin (avec Régis Mahé, en son temps), John Chef Rambaud a maintenu le macaron jusqu'à son départ à la retraite, il y a maintenant 3 ans (qu'il a depuis interrompue, en distillant des cours à l'Ecole des desserts de Theix).

C'est au milieu de l'année 2010, que Katia Brissay & Vincent David ont repris Le Pressoir.

Le Pressoir à Saint-Avé

Vincent David est passé par le Château d'Audrieu, le Moulin du Val de Seugne, ou encore l'Espérance de Marc Meneau (dont il avait reconquis la 3ème étoile en tant que chef des cuisines).

Il voulait revenir sur "ses terres", être enfin "chez lui".

Un changement tout en douceur. Le couple a veillé à ne pas brusquer la fidèle clientèle de Rambaud, tout en distillant ses propres aspirations.

Les "classiques" sont restés, adossés à l'inventivité d'un Vincent David passionné, pragmatique et volontaire.

Des qualités qui lui ont permis de garder le macaron du Gros Rouge.

N'ayant pas eu le loisir de goûter à la cuisine de son prédécesseur, c'est le palais vierge que j'entre dans l'établissement.

Une jolie bâtisse locale où se mêlent, plus ou moins heureusement, vieilles pierres, murs blancs et poutres de crêperie cossue, sur lesquelles reposent des éléments d'une salvatrice contemporanéité...

L'ensemble respire quand même "l'ambiance bourgeoise", prompte à rassurer les frileux à la modernité allergiques au changement.

Le Pressoir à Saint-Avé

Pour cette opération, Vincent David et son équipe nous proposent le "Menu Saveurs de Saison" en 4 temps, pour 65 € (70 € avec le fromage), pour 2 !!

Au regard d'autres propositions croisées sur cette opération, autant vous dire que, sur le papier, le menu du Pressoir mettait la barre bien plus haut que beaucoup d'autres.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

 Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

 Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

 Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Une séquence très très roborative, aux antipodes des clichés que beaucoup ont, en évoquant les "restaurants pour culs serrés, où y a rien à manger dans l'assiette", propageant une rumeur inversement proportionnelle à la fréquentation des restos en question.

  • Le généreux et surprenant "galet de pomme de terre" donne une impulsion immédiate au dîner. C'est bon, riche, à l'équilibre aussi large qu'une lame de rasoir.

  • Le "croquant de haricot vert", tout esthétique soit-il, contient un peu l'enthousiasme généré par son prédécesseur.

  • Le "dos de gros lieu jaune", relance un peu notre affaire, par sa cuisson sur le fil, son beurre juste, mais n'accélère pas l'ensemble, à cause de l'assaisonnement un poil trop élevé pour moi.

  • "L'agneau de Quercy" est remarquable, avec sa viande superbement confite, pas sèche, des cocos de Paimpol top croquants. Seul le sel fut encore trop ravageur pour moi.

  • Le "granité" est la divine surprise, inattendue, m'envoyant enfin sur l'orbite visée.

  • "La déclinaison" a le crémeux ravageur, le fruité puissant, la chantilly inventive, le roboratif qui vous empêche d'avaler quoi que ce soit d'autre.
Le Pressoir à Saint-Avé

Service très aléatoire, entre un sommelier remplissant fort honorablement sa mission, en alternance avec un autre serveur, plus formaté "grande maison qui semblait adapter son service, tantôt empreint de fraîcheur avec les pauvres opportunistes de la semaine, versus la chaleur spontanée pour les habitués d'autres têtes plus connues".

La grande force du service réside sans conteste en la personne de Katia Brissay (ex-Le Bec, Troisgros). Nous avons eu droit à ses égards, vers le milieu du repas. Le changement fut radical.

Je pense qu'elle est la meilleure professionnelle croisée dans toute la Bretagne, à ce jour, depuis la disparition de Véronique Abadie.

Cette dame est d'une intelligence rare dans le beau et dur métier du service. Sourire, justesse du mot et du geste, précision du moment.

Une grande dame, au service de la cuisine !!

La carte des vins est classique, aux coefficients qui pourraient être plus doux dans l'ensemble.

Sympathique carte des cafés, tarifairement exclusive (de 5,5 à 9 € la tasse), mais d'un haut niveau gustatif !!

Le Pressoir à Saint-Avé

La cuisine, quant à elle, mérite son macaron.

Il y a tous les ingrédients et la "maîtrise" dans les plats découverts ce soir-là.

Je me plains du sel (ça change du poisson trop cuit !!), mais en demandant à d'autres clients ayant fréquenté la table, la même semaine, je suis le seul à avoir souffert de cet "excès de NaCl" (La Miss ayant la même sensibilité dans ce domaine).

Si certains doutent de la bonne volonté de certains établissements pendant cette semaine du "goût pour tous", on ne peut contester l'envie de toute l'équipe du Pressoir de vouloir "faire plaisir à tous, comme les autres jours".

Cet extrait de leur page FB suite à l'opération "Tous au Restaurant", résume assez bien leur esprit d'ouverture et la joie, non feinte, de partager le fruit de leur travail :

Un grand merci à nos 451 clients (exactement !) qui nous ont rendu visite cette semaine à l'occasion de l'opération "Tous au restaurant". Merci à tous de vos encouragements qui nous donnent envie de continuer !!!
Merci également à nos équipes qui ont beaucoup donné cette semaine, et toujours avec le sourire
Certains doivent rêver des 90 galets de pomme de terre chaque jour, des 400 pains quotidiens, des 40 kgs de haricots verts à équeutter, à couper à 2,5cms et à séparer en deux, des 70kgs de lieu jaune et des 56 kgs de poivrons pour l'accompagner, des 98 kgs d'agneau avec ses 30 kgs de cocos de Paimpol, etc etc.... sans oublier les 1500 chous à garnir... si on ne compte que les "beaux" !!! lol
Et les autres doivent encore avoir la chanson en tête "quel pain puis-je vous proposer ?" "bonne dégustation" "bonne continuation" "Pour commencer en amuse-bouche, l
e galet....."
Merci à tous !!! et bon repos bien mérité

Le Pressoir

Katia Brissay & Vincent David

7 rue de l'hopital

56890 Saint-Avé

tél : 02 97 60 87 63

info@le-pressoir.fr

www.le-pressoir.fr

Ouvert du mardi au dimanche midi.

PS : encore désolé pour ces clichés pourris, qui ne servent pas au mieux le propos...

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La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

13 Octobre 2013, 11:02am

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine ai-je remis les orteils en France, que je suis reparti vers de nouveaux horizons... moins orientaux certes, mais pas moins exigeants !!

Je retrouve la Momo Team, après 2 ans d'absence en tant que Momoteur titulaire !!

5 vttistes et un "logisticien", avec qui je traverse des contrées sauvages et inconnues, tous les étés, depuis 2007.

Le groupe s'est étoffé de 2 ados, dont un petit branleur grand zguegue steak de 17 balais, à la résistance aiguisée, nous rappelant, dans les moments difficiles, le poids des années.

Avant/après
Avant/après

Avant/après

Retour sur la selle, couronné par un changement de destrier.

Mon Sunn Notion de 2003 fait place à un Lapierre X-Control 310 édition 2013.

Mon premier "tout suspendu" (dont j'ai depuis, changé les pédales de daube) !!

Ce changement va s'avérer révolutionnaire... pour mon séant !!

Ne me parlez plus jamais de semi-rigide pour ce genre de rando !!

Revue de la cavalerie

Revue de la cavalerie

Le plaisir est double après cette longue absence. C'est la GTJ, alias la Grande Traversée du Jura qui est au programme de ces 6 jours de balade.

La GTJ "intégrale", c'est près de 350 km de sentiers, pour 7500 mètres de dénivelé positif...

Un timing, relativement serré, nous épargnera quelques kms de part et d'autre du parcours.

Pour nous, ce sera départ de Pont-de-Roide (nuit dans le gite collectif de la Maison pour Tous, désert lors de notre passage, dont nous avons enfreint l'interdiction de stationnement des vélos dans les coursives), pour une arrivée à Giron !!

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

C'est une commerçante qui nous a conseillé ce resto, à quelques kms de Pont-de-Roide.

"La bonne friture" propose pour 17 €, friture de carpe (sans arêtes), frites et salade... à volonté !!

Laissez-moi vous dire qu'avec un Momo, un Lazzo et des ados à table, le rythme en cuisine a dû augmenter les déos des cuistots ont du voir très vite leurs limites dès notre arrivée !!

Service sympathique, ambiance populaire, cuisine efficace, suffisamment roborative pour attaquer les première pentes de la GTJ, dès le lendemain matin !!

La Bonne friture

6 rue du commerce

25 190 Villars-sous-Dampjoux

03 81 96 21 65

​Plan Google

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Le lendemain soir, après 37 km et 1390 m de dénivelé (je ne fais mention que du dénivelé positif) nous voici à Fessevillers.

Les automatismes sont encore rouillés, les muscles aussi...

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

... quand notre humeur potache ne souffre d'aucune courbature !!

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Pas un rade ouvert, nous obligeant à dîner face à la frontière suisse...

Restaurant largement évitable, si vous trouvez autre chose d'ouvert dans les environs (ce qui ne fut pas notre cas) !!

Nuitée au gite communal de Fessevillers. Pour 8 € la nuit, l'intimité est assurée, avec un lit unique de 8 places, et un autre de 8 places au-dessus.

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Le lendemain, la GTJ nous propose 47 bornes, 1200 mètres de dénivelé, dont une partie côté Suisse, jusqu'à Le Barboux.

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

La météo est belle, les paysages raccords... la route jusqu'au gîte, interminable... mais méritée !!

La nuitée la plus luxueuse du séjour !!

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Un gîte tout en bois, quasi neuf (datant de 2011), construit dans les "règles de l'art" (bois coupé à la lune montante ou descendante, quand les loups ont des aphtes), à l'esprit bio revendiqué.

7 chambres, 26 couchages, sauna, jacuzzi, une réussite boisée architecturale !!

Dîner à la ferme (pédagogique), tout y est bio, même le vin (du Vaucluse, ça c'est un peu dommage, vu la production moins lointaine !!).

Comptez une quarantaine d'euros par personne pour la "nuitée-dîner-petit-déjeuner".

Ferme découverte du Barboux

Dominique Rondot

25210 Le Barboux

Tél : 03 81 43 77 03

www.fermegitegroupe.com

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

3ème étape entre Le Barboux et Pontarlier. La plus agréable pour le groupe, malgré les 51 km et les 950 m de grimpette.

Une belle descente nous mène à Pontarlier.

Nuit dans l'auberge de jeunesse de la ville, dont l'âge moyen des pensionnaires du soir frôlait plus celui d'une maison de retraite.

Les chambres sont correctes, les douches pourries, la bouffe (très) dispensable, le personnel plutôt bougon (le congrès des nombreux cyclos, chiants comme des ampoules grillées, ne devait pas être étranger à cette humeur).

Heureusement qu'un bon apéro chez les régionaux de l'étape (Catherine, Olif, encore merci) m'a permis de rater l'entrée du repas, mais pas la paella...

Une étape qui nous a permis (encore grâce à l'appui technique d'Olif) de panser les blessures mécaniques de certaines de nos montures.

Une adresse recommandable, compétente, approuvée par les "blessés" :

Cycles Favrot

1 bis rue de Mervil

ZA les Grands Planchants

25300 Pontarlier

Tél : 03 81 39 22 92

GPS : latitude 46.9031, longitude 6.33219

Pour ceux qui n'ont rien à réparer, vous pouvez jeter vos dernière forces en dynamisant le (bon) commerce local.

6, 12, 18, 22, 24 mois... Non, ce ne sont pas des tailles de vêtements, encore moins des types de croquettes pour chatons, mais l'âge que l'on accole souvent au mot "Comté".

Là encore, Olif nous a soufflé l'adresse de sa pharmacie favorite :

Crèmerie Marcel Petite

1 Rue Sainte-Anne
Pontarlier
03
81 39 09 50

www.comte-petite.com

Lionel Petite et ses souriantes vendeuses soignent le chaland, avec leurs savoureux Comté du Fort Saint-Antoine !!

Sans parler de la discrète cave à vins "planquée" au fond de la boutique, mettant en exergue les pépites de la "crème locale".

Les amateurs de "vins respectueux" y trouveront forcément leur compte.

Point de vue sur le château de Joux, après le "mur de l'impossible" sur les hauteurs de Pontarlier

Point de vue sur le château de Joux, après le "mur de l'impossible" sur les hauteurs de Pontarlier

Cette 4ème étape, reliant Pontarlier à Mouthe, démarre par une ascension terrible (210 m sur moins de 2 km d'un chemin parsemé d'ornières, parfois glissant, bien garni en grosses caillasses) que seuls 3 d'entre-nous effectuerons.

Les 470 hectomètres de la journée, agrémentés de 1100 m de pente, n'entament pas notre moral...

Paysages de Morteau
Paysages de Morteau

Paysages de Morteau

même après un roulé-boulé dans la "fange bovine"...

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Un bel itinéraire, passant à proximité de Métabief (La Mecque des descendeurs), puis à proximité de l'arrivée, une vue sur "un des sauts du Doubs"... pour une arrivée au pied de la "source du Doubs".

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Nuitée sur le site de la source du Doubs, au sein du restaurant-chalet "de la source du Doubs".

Prestation très très moyenne, au regard des 43 € par personne demandés, pour la formule "nuit-dîner-petit-déjeuner" (Le chalet du Barboux paraît presque une trop bonne affaire "donné" à côté).

La bonne adresse du jour se nomme "Haut-Doubs Performance".

Un magasin de sport, dont le mécano-vendeur a corrigé la tension d'un câble de commande d'une fourche avant, ainsi que la pression de cette dernière, facturant toutes ces opérations par un tonitruant "l'air est gratuit à Mouthe".

Haut-Doubs Performance

17 Grande Rue

25240 Mouthe

03 81 69 25 40

www.haut-performance.com

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Déjà la 5ème étape entre Mouthe et Prémanon.

55 km et 1000 m de grimpette (mon GPS est tombé en rade à quelques km de l'arrivée).

Une étape exigeante, passant par Les Rousses.

Nous dormons à Prémanon, sans le savoir, chez une légende vivante du VTT.

Fofo, alias Michel Forestier, double-champion du monde de VTT (1987, puis 1988), créateur de la fameuse "Forestière".

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Fofo est un taciturne très doué. Le dîner fut bon, les dialogues assez proches de "The Artist".

Si vous voulez entendre ses cordes vocales vibrer, parlez-lui de VTT et de Cannondale (son sponsor historique).

Son gîte est "familial", assez sympa, le personnage aussi énigmatique qu'un serial killer de poissons-chats paraplégiques, cherchant à échapper au FBI et à la SPA depuis 20 ans...

Comptez 37 € par personne, pour la formule "nuit-dîner-petit-déjeuner".

Chez Fofo

(Michel Forestier)

Chalet Fofo

39220 Prémanon

Tél. 03.84.60.79.01

www.fofo-velo.com

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

6ème et ultime étape de cette GTJ, reliant Prémanon à Giron, longue de quelques 55 km et cumulant 1300 m de dénivelé.

De splendides points de vues, quasi alpestres, s'offrent encore à nous. Le changement de géologie est flagrant !!

Les derniers coups de pédales sont énergiques. La descente jusqu'au chalet "Le Jura", se fait quasiment à la vitesse d'un vélo de route.

Une immense bâtisse (aux couloirs labyrinthiques), sombre mais chaleureuse, nous accueille. Grandes chambres et calme sont aux rendez-vous.

Le dîner (sous forme de buffet à volonté) est taillé pour les brûleurs de calories que nous sommes.

La joie se concentre sur les galettes de Michon du Jura, quand la fatigue se dilue à coups de pots lyonnais...

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

La GTJ est, à ce jour, la plus belle balade VTT accomplie !!

Même la GTMC n'a pas tous les ingrédients, pour en faire une sorte de must que la GTJ occupe très largement à mes yeux.

Si on peut se plaindre d'un balisage un peu "espacé" sur le nord du parcours, le sud ne souffre pas de cette fantaisie.

Pas de portage à signaler, un parcours bien entretenu. La GTJ peut certainement servir de "villa témoin" à d'autres parcours plus brouillons.

N'ayant pas remis le cul sur une selle roulé depuis 2 ans, le souffle fut court, les jambes cotonneuses le 1er jour.

Quelques sorties (avec montées) sont quand même nécessaires avant d'attaquer ce parcours exigeant, mais abordable, au rythme "cool", oscillant entre 5 à 06h30 de vélo par jour (hors casse-croûte).

L'an prochain, nos organisateurs nous proposent une balade sur les Monts de Guéret...

A suivre...

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Les 9 lieux incontournables de Tokyo

6 Octobre 2013, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Encore un titre un poil mensonger racoleur donc forcément faux à sensation pour s'attirer les faveurs d'un lectorat qui ne cherche que "le meilleur de", "le top du", ou encore "ze spot tou bi" où qu'il aille !!

Aussi, vous pouvez immédiatement fermer cet onglet, vaquer vers des sites encore plus performants bidons, pour vous garantir "la totale éclate pour vos vacances", surtout si vous êtes habitué à chercher les "10 meilleurs lieux", alors que je n'en propose que 9 !!

Après Kyoto, Kawaguchiko (avec le musée Itchiku Kubota, absolument stupéfiant, même si comme moi, vous vous tapez l'oignon n'êtes pas porté sur la peinture sur kimono en soie le Tsujigahana) me voilà donc à Tokyo, ville la plus peuplée du monde, avec près de 38 millions d'habitants, (60 millions dit-on avec "sa très grande banlieue") !!

6 jours sur place ne suffisent guère pour en palper l'essentiel... Un peu comme si on vous demandait d'écrire un guide, après avoir visité la Pologne et avoir observé tous les polonais, en moins d'une semaine !!

6 jours, cela permet aussi de poser un certain regard (forcément réducteur) juste prompt à qualifier cette ville d'insaisissable (et surtout gigantesque) !!

Aussi, voilà en quelques lignes, forcément objectives, les lieux incontournables "visités et à mon humble avis plus intéressants que d'autres" qu'il faut avoir vus, si "vous passez par Tokyo".

Vous y retrouverez la majorité des "inévitables classiques", détaillés dans tous les guides. N'étant guère plus intelligent au fait que d'autres voyageurs, je dois parfois au hasard certaines rares "découvertes".

Le Parc de Shinjuku-Gyoen
Le Parc de Shinjuku-Gyoen
Le Parc de Shinjuku-Gyoen
Le Parc de Shinjuku-Gyoen

Le Parc de Shinjuku-Gyoen

A quelques hectomètres du quartier d'affaires de Shinjuku, le plus grand parc de la ville propose sur près de 59 ha, 20 000 arbres (dont 1500 cerisiers célébrés dans tout le pays au printemps !!) et un résultat paysager abouti !!

L'accès est payant, mais il vaut plus qu'un coup d'oeil !! D'immenses espaces superbement aménagés soit à la française, à l'anglaise ou à la japonaise.

La serre vaut aussi le détour. Une maison de thé est planquée près de la portion japonaise (fermée lors de ma visite).

La cafétéria est fréquentable, les wc dans le parc très propres, des insectes particulièrement voraces profitent allègrement de votre posture pour vous croquer le cul les mollets...

Shibuya
Shibuya
Shibuya
Shibuya

Shibuya

Le carrefour et les passages cloutés les plus célèbres du monde se trouvent dans ce quartier archi-fréquenté, plutôt cheap en dehors de nombreux grands magasins.

On n'y perd pas non plus une journée entière, vu le peu de centres d'intérêts disponibles sur place.

Juste le temps de mater la statue du célèbre Hachikō, point de rendez-vous classique de la ville (l'équivalent de la fontaine St-Michel des parigots), de déambuler dans les rayons de Mandarake (mêmes pour les non-fans, dont je suis), sans rater le fascinant ballet des cohortes de centaines de piétons se croisant sans cesse, faisant passer New-York pour un sympathique village quasi dépeuplé...

Ginza
Ginza
Ginza
Ginza
Ginza
Ginza
Ginza

Ginza

Si vous êtes adepte de luxe et d'architecture, Ginza est votre quartier !!

Toutes les grandes marques ont leur boutique, nichée dans leur immeuble, forcément dessiné par un archi sous MDMA !!

Il y a franchement plus horrible comme quartier, mais il faut reconnaitre que l'audace visuelle de certains immeubles est souvent réussie.

Je n'ai aucune notion d'architecture, mais j'ai rapidement repéré la scintillante boutique Annex Wako, qui propose, à l'étage (2F), des "sandwichs aux fruits" et autres pâtisseries de très bon niveau, accompagnés d'un délicieux chocolat chaud. Ca coûte une petite blinde Tarifs en phase avec le standing du quartier.

Ne pas manquer, non plus, de visiter la splendide et séculaire papeterie Haibara Kyukyodo à proximité de l'immeuble Wako.

Kappabashi-dori
Kappabashi-dori
Kappabashi-dori
Kappabashi-dori

Kappabashi-dori

Déjà signalée lors du premier article consacré à l'archipel, la Kappabashi-dori est plus communément appelée "quartier des ustensiles".

Cette longue avenue (ainsi que ses petites rues perpendiculaires) est un peu "le Sentier des restaurateurs", version équipement professionnel de cuisine.

Si vous cherchez une signalétique de wc en japonais, une inutile enseigne lumineuse, des couteaux hors de prix, une crevette ou une bière en plastique, vous trouverez assurément votre "bonheur" sur cette artère et ses canaux latéraux.

N"hésitez pas à faire une pause au "Bridge - Sturdy Style".

Partageant l'espace avec un bureau d'architectes (qui en est peut-être une émanation ?!), on se croirait dans un "loft concept béton brut" new-yorkais ou berlinois, avec son caribou à l'étage.

Musique costienne, café pas si mal pour le coin, muffins honnêtes, calme et désert... le matin.

Bridge by Sturdy Style

Matsugaya 3-1-12, Taito-ku, Tokyo
Tel: (03) 62
31-6781

Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji
Marché de Tsukiji

Marché de Tsukiji

Si vous voulez voir des japonais ne pas vous dire spontanément bonjour, faire la gueule, cloper en dehors des zones autorisées (à Tokyo, comme dans d'autres grandes villes, fumer dans la rue est interdit, des zones sont aménagées et signalées pour cette activité), le marché de Tsukiji est le lieu idéal pour observer "le côté sombre du japonais énervé, qui bosse au milieu des hordes de touristes" !!

Le plus grand marché de poissons au monde, dont on annonce depuis des années le déménagement pour un site plus "adapté", n'en finit pas fasciner les légions de curieux.

Si la perspective de voir des carcasses gigantesques de thons rouges débitées à la meuleuse, d'observer des bizarreries, crustacés ou autres céphalopodes vivants vous excite, alors vous passerez un bon moment dans cette immense halle décatie, dont les déambulations demandent une vigilance de tous les instants (risque de percussion très élevé avec les Fenwick locaux).

Les rues adjacentes sont blindées de gargottes qui proposent le petit-déjeuner pour pigeons amateurs et clientèle locale.

Si à 09h00 du mat' vous êtes plus enclin à boire un bon café, nos errances nous ont guidés au Yonemoto Coffee, aux excellentes moutures torréfiées, dont La Miss a flashé sur le Blue Mountain ("origin" seulement, vu le tarif accessible).

Yonemoto Coffee

Chuo-ku Tokyo 104-0041

4-11-1 Tsukiji
Ph
one: 03-3541-6473

Cimetière de Yanaka et son quartier
Cimetière de Yanaka et son quartier
Cimetière de Yanaka et son quartier
Cimetière de Yanaka et son quartier
Cimetière de Yanaka et son quartier

Cimetière de Yanaka et son quartier

A l'instar du Père-Lachaise (cette maladie typiquement française qui consiste toujours à comparer les endroits par rapport à chez soi !!), le cimetière de Yanaka est un lieu de promenade bucolique, vous projetant pour une paire d'heures en dehors de la grouillante mégapole, abritant les mausolées de quelques légendaires personnalités (dont le dernier shōgun) et autres héros endémiques, ainsi qu'une forte communauté féline très vivante...

Le quartier environnant est esthétiquement plaisant, donnant l'impression de déambuler dans un grand village dissimulant une multitude de temples aussi déserts qu'apaisants...

Omotesandō
Omotesandō
Omotesandō
Omotesandō
Omotesandō
Omotesandō

Omotesandō

Considéré comme les "Champs-Elysées de Tokyo" (ce qui n'est pas un argument pour me donner envie de visiter le lieu), Omotesandō est le quartier concurrent le plus frontal de Ginza, en terme de boutiques de luxe et d'architecture.

Les grandes marques ont pour le coup investi dans ces 2 quartiers !! C'est là encore une débauche de bâtiments "dizaïgneu" et de luxe ostentatoires.

Largement moins intimidants et selectifs que les boutiques de la place Vendôme, on peut entrer dans ces dernières, en "pauvres curieux", sans se faire jeter comme un Rom toiser par le personnel.

C'est d'ailleurs au "4F" de la "Tour Gyre" qu'on peut déjeuner local sans trop se ruiner, au 丸角 (quasiment en face de la version tokyoïte du Pré-Verre), en version je me pète les genoux posture traditionnelle, avec sympathique vue urbaine depuis la mezzanine, pour déguster soupes, tempuras de légumes et de crustacés...

丸角

Omotesando 4F Gyre Building
5-10-1 Jingumae Shibuya-ku
Tokyo 150 0001
- Japan

Le parc de Zōjō-ji
Le parc de Zōjō-ji
Le parc de Zōjō-ji

Le parc de Zōjō-ji

Si la "Tokyo Tower" n'a qu'un intérêt très limité pour le français moyen (copie discutable de notre horreur nationale), le parc voisin bouddhiste de Zōjō-ji est assez intrigant pour s'y attarder.

Le béotien qui sommeille en moi s'est arrêté à l'excentricité visuelle des statuettes, pour ne pas cramer de précieuses synapses à tenter de comprendre le sens et les symboles mis en scène.

Asakusa Hotel Sky Bar & Asahi Sky Room
Asakusa Hotel Sky Bar & Asahi Sky Room
Asakusa Hotel Sky Bar & Asahi Sky Room
Asakusa Hotel Sky Bar & Asahi Sky Room

Asakusa Hotel Sky Bar & Asahi Sky Room

Tokyo est une ville vertigineuse certes, mais n'est pas une mégapole gavée de gratte-ciel (sûrement grâce à la tectonique des plaques).

Aussi, on peut facilement "embrasser" du regard des panoramas impressionnants de la ville, sans devoir grimper à des centaines de mètres de hauteur (même si la Tokyo Sky Tree avec ses 634 mètres de verticalité est une exception très notable visible) !!

Les "sky bars" sont le moyen idéal de voir la ville d'un autre oeil.

La Asahi Sky Tower trône aux côtés du "Super Dry Hall" de "l'étron d'or", sobriquet vachard donné par les tokyoïtes à l'oeuvre de Philippe Starck (photo de jour du diaporama ci-dessus). L'ensemble appartient aux brasseries Asahi.

Au 26 ème étage de la tour, l'Asahi Sky Room (un autre "Asahi bar" trône sur le parvis du "Super Dry Hall") propose des bières qui se boivent et qui se pissent légères, désaltérantes, ainsi que des doses accessibles (massacrées en les noyant dans de la glace) de Taketsuru 19 ans (by Nikka, ne sachant pas à ce jour qui, de Asahi ou de Nikka possède l'autre).

Le panorama est spectaculaire, surtout en ce dimanche soir, ou pas moins de 5 feux d'artifice se tiraient la bourre dans le ciel de la ville...

Quant au sky bar de "l'Asakusa Hotel"(27F), son accès n'est possible qu'en prenant une formule "grignotages + une boisson au choix" à 2300 yens (environ 17 €, valeur du yen été 2013).

Une offre disponible au "Grill bar" (l'hôtel doit compter 6 ou 7 restos, plus un bar exclusif privé un étage au-dessus).

L'endroit est plus cosy qu'à l'Asahi Sky Room, plus excentré aussi !!

Mais là encore, le panorama doit (sûrement ?!) valoir celui du célèbre et (plus) dispendieux Park Hyatt de Shinjuku.

Les 9 lieux incontournables de Tokyo
Les 9 lieux incontournables de Tokyo
Les 9 lieux incontournables de Tokyo
Les 9 lieux incontournables de Tokyo
Les 9 lieux incontournables de Tokyo

J'aurais pu vous parler du marché d'Ameyoko (sorte de bordel criard entre les puces off de St-Ouen et le souk de Tétouan), du parc de Ueno, ou du sanctuaire de Meiji-jingu, mais cela aurait fait 12 lieux incontournables, m'obligeant à changer mon titre !!

Aussi, voilà quelques miettes de cette ville, difficile impossible à résumer de part ses dimensions, sa diversité, sa complexité...

J'y ai globalement moins bien mangé qu'à Kyoto...

Y retourner 20 fois, pendant 1 mois, doit être à peine suffisant pour en effleurer les contours.

Le licencié-volontaire François Simon est sûrement, à ce jour, le français qui en connait le mieux les intestins...

Une ville que je n'ai pas agrippée aussi intensément que Kyoto !! Ma faute est entière, l'espoir d'effacer "ce rendez-vous raté" est faible à ce jour... mais qui sait !!

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