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EscapadeS

Debotté

29 Novembre 2009, 16:33pm

Publié par Docadn

Escapade à Nantes en week end météorologiquement catastrophique mais O' combien doux pour l'apprenti épicurien que j'aspire à devenir.
Et c'est sous des trombes d'eau dignes de giboulées de Mars, que je découvre la maison centenaire Debotté.
Chocolatier de tradition, et inventeur du Mascaron nantais, la maison compte 4 adresses dans la capitale "ligéro-atlantique", dont 2 salons de thé.
Et c'est dans l'un d'entre eux (Rue Crébillon) que je me suis sacrifié à la dégustation de quelques pâtisseries :

Royal et réduction Mikado



La réduction Mikado est une crème au beurre fleurant les gâteaux des "seventies quand y'avait rien d'autre". C'est riche, goûtu mais un poil too much pour ma pomme. La nougatine est correcte et le biscuit servant de base au montage est excellent.
quant au Royal, il est composé d'une mousse de chocolat noir, d'un praliné croquant et d'un biscuit aux amandes d'Espagne.
Hormis un coté un poil trop sucré pour l'ensemble c'est fort bon. Le praliné est un modèle du genre,croustillant et puissant. Dans l'ensemble c'est encore un gâteau fort riche.

réduction d'éclair au café et Maragogype



L'éclair est classique et très bien exécuté. Chou extra frais, pas "trempé", crème équilibrée, juste sucrée et bien dosée en café. La réduction disparaît en 2 bouchées.
Le Maragogype est mon coup de coeur de cette mini dégustation. On retrouve le praliné du Royal, mais sans "la surcharge" de sucre qui l'entoure. Le coté crème au beurre est bien plus léger que sur les pâtisseries précédentes et c'est excellent de bout en bout.
Un salon de thé dominé comme souvent par une clientèle "vieille France", certainement  à la recherche du "goût d'autrefois" et d'un savoir faire et de traditions sans équivoques.
Les macarons semblent avoir les grandes faveurs de cette dernière. Effet de mode ou réelle qualité ?? Je ne pourrais me prononcer ne les ayant pas goûté.
Coté boutique c'est celle située au 9 rue de la fosse qui mérite le détour pour sa déco (surtout les plafonds) et sa devanture remarquables.
Les thés servis sont plutôt corrects ( ils sont revendeurs Mariage Frères de mémoire mais je ne connais pas ceux servi au salon).

Toutes les adresses sur : www.Gautier-Debotte.com

Et puis il fut l'heure d'aller découvrir notre chambre...Sous des trombes d'eau évidemment...

A SUIVRE

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LPV BzH acte III : Le debriefing

26 Novembre 2009, 20:25pm

Publié par Docadn

C'est chez le régional de l'étape que la majorité des participants de la dégustation se retrouvèrent pour un debriefing d'anthologie et auquel personne ne s'était préparé.
Et de commencer par "les charcutailles vouvrillonnes" alias Hardouin, et du chorizo maison et de pétales de betteraves confites au vin rouge et de découvrir au fil du repas :

Domaine Fellot - Beaujolais Villages - VV 2009 :
Nez de confiserie, et d'une jolie "profondeur"
en gueule c'est immédiatement gourmand
sur des fruits rouges intenses et à la finale épicée
c'est achement bon ***/***(*)




Jean Foillard - Morgon - Côte de Py 2007 :
nez épicé et acidulé sur l'olive (ça "syrate" terrible pour moi !!)
et là aussi d'une profondeur vertigineuse.
Attaque en pointe finement sucrée et du fruit qui pète à la tronche
d'une gourmandise à "démoraliser les boulimiques", la matière
est un exemple d'ossature ; ramassé,plein, suave, soyeux, dynamique
long, savoureux... J'arrête, mais c'est top ****

Domaine Pavelot - Pernand Vergelesses 2007 :
boisé intense, violette et très aromatique.
D'emblée c'est droit net, ciselé, de facture classique
avec un amer un poil marqué à l'évolution. ***/ ***(*)



Mazet de Crozes - Vin de pays d'Oc - L'ange et L'Hic 2005 :
fruits rouges intenses (framboises) rafle, solaire et boisé marqué
au tarin. L'attaque est très épicée, doté d'une belle matière et
finement astringente ce vin me paraît too much coté alcool.
dommage car y'a de la structure et de l'expression et une très belle
étiquette (quasi 360°) indiquant que " le vin peut provoquer des effets désirables"...**(*)

Guillemot - Michel - Macon Villages - Quintaine 2006 :
pommes blettes et fruits jaunes et datte puis un "flash"
me fait partir sur du chenin attaque sucrée sur le miel et
la poire mûre, c'est rond, un poil "mou",pour une finale
"très poivre" **(*)/***

Domaine Monier - Saint Joseph 2006 :
olive, fruits noirs, solaire, rafle et là encore un nez vertigineux.
D'emblée la fraîcheur s'impose. C'est soyeux, épicé un amer un poil saillant mais ça glisse, ça surf dans le palais, j'adore toujours et là je savais puisque je l'ai amené... ***(*)


En parallèle, la tablée se régale de la cuisine de Ludovic qui nous propose tour à tour, un délicieux "
Wok de palourdes, couteaux et chorizo frais" et enchaîne quelques vins plus tard avec une non moins appétissante "Potée de légumes du jardin et saucisse parfumée aux épices douces".
Et les filles n'en laissent pas une miette aux gars...


Saumur Champigny - Amatéüs - Bobi 2006 :
Gros lobbying et pression du donateur pour que je ne prononce pas le mot interdit qui commence par "Poiv" et se termine par "ron"..
Trop tard, un furtif de végétal tape mes narines (que Cécile ressentira elle aussi de manière furtive à mon grand soulagement), ce qui provoque l'ire de notre vigneron à forte poitrine et le stoppe net dans toute
tentative d'absorption solide...
vite effacé par des notes de confiserie et petits fruits rouges acidulés. Attaque finement sucrée puis dominée par un acidulé qui donne du peps à la matière, finale poivrée et longue pour un vin joliment structuré. ***

Saumur Champigny - Clos Rougeard - Les Poyeux 2004 : nez très solaire, typé bordelais et profond.
Attaque très fruitée, finement sucrée qui laisse place aux épices.
c'est typé bordelais et d'une belle finesse. demie déception de ne pas retrouver la finesse bourguignonne qui caractérise tant les vins de ce domaine. **(*)

Château Pradeaux - Bandol 1989 :
solaire, sanguin et des notes d'olive et de poivre typé Rhône
Là encore une matière très bordelaise en bouche qui fait vaciller mes orientations. La encore une attaque un poil sucrée pour une matière volumineuse, un petit coté strict et au potentiel remarquable. Surprise et une bonne en découvrant l'étiquette
qui à morflée en sortant de la chaussette !!. ***/***(*)

Delas - François de Tournon - St Joseph 1999 :
boisé, sanguin et une pointe végétale pour une attaque tout en rondeur mais qui souffre de l'empreinte du Bandol précédent. j'aimais bien ce domaine à mes débuts. **


C'est le moment d'attaquer les sucreries ave un
kouign amann version familiale extrèmement décevant de la maison Loysance (alors que l'individuel est un petite tuerie à chaque dégustation) et les millefeuilles (au feuilleté délicat) de la même boutique.

Domaine de Juchepie - La Quintessence 2002- Coteaux du Layon : Ananas, pommes cuites au pif. Fraîcheur et "very hot spicy" ou l'abricot sort la tête de temps en temps. Y'a du volume et c'est ciselé. j'aime bien ***



Château Bouscassé - Pacherenc du Vic Bilh Moelleux - Brumaire 2006 :
nez éthéré et miellé pour une matière un poil diluée et manquant de relief. Dommage. **



Et ça fatigue sec puisque nous avons allègrement dépassé l'heure de Cendrillon...



Domaine Huet - Haut Lieu Sec - Vouvray 1990 :
Boisé bourguignon et violette. Un coté sudiste en bouche avec un volume extraordinaire et une jolie finale sur l'amande amère, et qui en a encore "grave" sous la semelle. ***/***(*)


Nous parvenons à retenir pour la 1ere fois Ludo qui ne cesse de nous ravitailler en quilles en "direct live de sa cave" dont la pertinence laisse pas mal d'entre nous admiratifs.
Il est 01h00 du mat (pour un périple démarré quelques 14h00 plus tôt) quand nous prenons enfin congés de notre hote à la l'extraordinaire générosité.
Y'a pas à dire en Bretagne on sait recevoir !!!

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LPV BzH acte II : Le repas.

23 Novembre 2009, 07:00am

Publié par Docadn

14h10, je ne lache pas le stylo pour découvrir tout au long du repas :
le tout fut évidemment servi à l'aveugle comme de coutume.

Novello 2009 - Venetto - Botter Merlot Nouveau - Italie :
Nez de bonbon anglais et de confiserie intenses. L'attaque est super fruitée et gourmande. Je retrouve mon bonbon anglais, c'est vraiment gourmand et c'est la 1ère fois que je goûte un "merlot nouveau".Heureux italiens, même si nos Beaujolais ont vachement progressé, ce Novello est une petite tuerie. ***/***(*)

Morgon 2005 - Cuvée Py (3,14)- Jean Foillard :
nez fruité, et très épicé. La matière s'avère archi pleine,mûre et croquante et d'une classe folle. ***/***(*)



Vin de table L07 - Cristal les murs - Hospices de saumur :
Rafle, épices au nez. Attaque plutôt soyeuse, puis une pointe végétale pour un vin issu d'une vigne plus qu'atypique puisque le pied est planté coté nord passe par un trou d'un mur pour voir ses raisins exposés coté sud (longueur totale des murs :3 bornes !!). Certains évoquent un problème de bouchon que je n'ai pas senti personnellement. **

Domaine Bruno Duchène -La Luna 2008 - Vin de pays de la côte vermeille :
Un fruiiiiiiiit démentiel au nez et toujours ce fameux bonbon anglais. La bouche s'avèrera nu poil pommadée a mon goût malgré ce coté Carbonique lui donnant ce croquant pour un grenache - Carignan (85-15) assez gourmand. **(*)

Domaine Barmès Buecher - Riesling 2004 - Clos Sand - Alsace :
pétrole, pétrole !! fleuri pour une matière grasse, volumineuse et très finement épicée. L'amer est un poil marqué et c'est un poil mollason. **



Château Montus - Madiran 1991 :
nez de terre humide et de sous bois, noyau de prune et poivre.La matière dense signe une fraîcheur et une finesse remarquable qui fait dire à certains "Pauillac" et autres appellations du bordelais. Tout à l'honneur de cette cuvée classique et tout juste majeure. ***/***(*)


Domaine de La pépière - ?? ( j'ai oublié de noter le nom de la cuvée "Moelleuse"!!!):
Écorces d'orange et figue suivis de pommes cuites ouvrent le nez sur un fond "d'eau de puits". Une attaque typée Rancio, miellée, aérienne, fluide sur de remarquables et délicates épices, juste "coupée" par un petit caractère oxydatif. ***

Arbois - La mailloche -Tamino 2006 - Opus Vinum :
désormais officiant sous le nom du domaine de l'Octavin, le vin nous propose son nez "jurassien" et une matière opulente et une expression de jasmin et de thé oriental en bouche. C'est délicat et puissant à la fois. ***





Domaine Serge Tellier -Vouvray moelleux 1989 :
les narines annoncent "attention y'a du lourd qui arrive !!". Miel et parfums d'Orient pour un vin ciselé, d'une puissance terrible et à la plus belle rétro épicée croisé sur ce week end. C'est d'une fraîcheur et porté par une acidité exemplaire pour une finale curry-safran longue. ***(*)

Jacques Selosse - VO - Grand Cru Blancs de blanc extra brut :
nez très nature et sur la pomme acidulée. Attaque fine, bulles délicates, expression là encore nature et brute pour ce rare et atypique champagne cadeau de la maison et de Nicolas...***

Et toutes ces annotations en dégustant l'excellente cuisine d'Emilie, servie par Vincent le sommelier passionné (qui a assuré la préparation de tous les vins) épaulé par le dynamique et toujours souriant Bertrand.

poêlée de champignons d’automne au lard paysan
quasi de veau, légumes anciens cuisinés ensemble jus corsé
Comté 18 mois affiné par la fromagerie Kerouzine, chutney de fruits secs
tarte fine aux poires, glace caramel au beurre salé

Il est déjà 17h00 !! Voilà près de 06h00 que l'on déguste des vins, et il est temps de se dégourdir les jambes et de s'aérer le cortex et de constater une partie des dégats :


 avant de prendre le chemin du débriefing prévu à 19h30 chez Ludo (un des participants ayant eu l'extrême gentillesse de nous proposer des prolongations).
La soirée ne fait que commencer...Et le spectacle fut à la hauteur de nos espérances...


A SUIVRE...

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LPV BzH Acte I

22 Novembre 2009, 14:41pm

Publié par Docadn

Cela faisait pas mal de temps que je souhaitais organiser une dégustation de vin "près de chez moi". Après avoir prospecté ça et là, c'est par l'intermédiaire d'un des plus discrets intervenants de mon site de pinuch favori que la rencontre a pu avoir lieu.
Et c'est au restaurant Les Remparts que cette rencontre eut lieu réunissant un nombre non négligeable de ligériens (5 sur 12 ça vaut son pesant de poivrons ) que je surnomme aisément "les gloub trotters" tant les kms avalés semblent aussi faciles que les quilles décapitées...


Aussi dès 11h00 du matin les hostilités démarrèrent sur le thème du jour : Les Vins de Pays.
Honneur aux blancs pour commencer.

Tout' en bulles, Clairette, Le vin en Liberté, Vin de table, Domaine Gramenon:
nez de pommes blettes, et de levure,et foin attaque sucrée, matière un peu en
retrait pour une matière qui au delà de la jolie bulle fine et nerveuse
manque juste un poil de peps à mon goût. Ah qu'il est dur d'ouvrir une dégust. **/**(*)


Château Chantemerle "chardonnay" Vin de pays des marches de Bretagne :
nez fleuri,fruits blancs et rhôdaniens. Attaque fluette, diluée, dans un style sudiste
à l'amer très marqué et pour une longueur conséquente. **

Une petit clin d'oeil offert par Nicolas, alias le collaborateur de Loic Le Moal de la cave Les Crus des Vignerons à Auray.

Terres Salées 2008,Vin de Pays des Coteaux de Pérignan
(Christophe Barbier) :
Un boisé toasté typé "fûts neufs". En tronche, le boisé est encore bien présent, la matière est grasse, volumineuse et relevée par des épices persistants.L'ensemble délivre au final un poil marqué mais reste cohérent et ne laisse a aucun moment deviner un 100% bourboulenc... ***


Matassa, cuvée Nougé 2008, vin de pays des Côtes Catalanes:
notes de réductions, levuré type bière blanche et camphre et plus tard des notes de thym et surtout un étonnant basilic persistant.L'attaque est monstrueuse, ponctuée par une touche
de sucre et se décline sur des notes épicées et salines. Très bel amer au final pour un vin qui évoluera sans cesse. ***


Mas Jullien 2001 vin de pays de l'Hérault :
Nez profond, fin boisé luxueux superbe et très bourguignon. Une attaque suave, soyeuse, très fleurie
une matière ramassée sur une lame et une longueur extraordinaire... C'est beau ***(*)/ ****





Léon Barral 2005, vin de pays de l'Hérault :
nez d'une finesse éxtrème, sur les fruits blancs (la poire )et un soupçon de rafle.
Un attaque d'abord timide qui se lâchera au fur et à mesure des lampées pour concrétiser une matière bien mûre à très mûre, des notes noyau et là encore une finale très épicée et longue très joli vin ***/***(*)


Domaine de Mazières, vin de table,100% grenache :
robe très évoluée, oxydative sur les fruits blettes. En bouche la surprise est de taille, c'est du cacao plein pot
(une boite de Benco lancera le père de la Pipette) accompagné de fruits secs,c'est typé rancio pour un volume intense et une longueur interminable...***

Une série qui a vu se dégager 2 sensibilités à savoir les pro Barral et les pro Jullien sur le "Usain Bolt" de la série. Dans l'ensemble des vins d'un bon niveau.

Ce qui fait la joie au combien sélective de nos 2 inséparables collègues de goulot représentant le lobby de "l'amicale des buveurs de fruits de calcaire à tendance herbacée et au sulfitage raisonné ou pas du tout sulfité".


Puis ce fut l'heure de passer aux rouges et de découvrir donc :

Vignoble de l'Arbre Blanc Gounan, Vin de pays du puy de Dôme 2006, cuvée VV, "Païs Doumatz" :
Ça renarde sec au 1er coup de tarin, puis des "notes de poivre de cubèbe millésime 86" et de rafle complète la palette. L'attaque est un poil végétale, un tantinet astringente et très poivrée. le coté rugueux de la matière évolue doucement mais ne rend pas l'ensemble plus affable finale réglissée et amer crescendo. **


Lo Vièlh Carignan 2005, vin de pays des Côtes de Brian :
fruits noirs intenses, réglisse, rafle et un coté solaire ouvrent le bal.Là aussi l'attaque est un poil rugueuse et saillante. Puis l'ensemble s'apprivoise et laisse place à une jolie trame soyeuse, mûre et pour une finale de prune. **(*)/***



Domaine des Creisses Vin du pays d'Oc, Les Brunes 2005 :
Un boisé intense typé "international nouveaux vins du monde je veux 95/100 s'il te plaît Bob" ouvre le cortège avec des notes solaires et de rafle. L'attaque est veloutée avec une très fine astringence très poivrée et juste in poil gâché par un boisé démonstratif. Finale un poil asséchante. **/**(*)


Domaine Stephan - Font de l'ile, syrah 2007, vin de pays des colline rhodaniennes:
Là encore le renard rode suivi par des notes de menthol et un caractère très "cabernet élevé". L'attaque est un pur smoothie de fruits rouges, croquant et gourmand, c'est dynamique, sautillant
et addictif... J'adore ***(*)


Domaine la Combe Blanche Calamiac terroir Tempranillo 2007 Vin de Pays des Côtes du Brian :
Notes de réductions et d'élevage très prononcés et une certaine finesse s'extirpe dans cette menuiserie
liquide.L'attaque est un poil sucrée, laissant place à une jolie fraise, de la rondeur et un amer un poil
marqué. **/**(*)



Mas Laval La Grande cuvée 2007 Vin de pays de l'Hérault :
Vanille intense et fruits noirs flottent au dessus du verre.L'ensemble se fait immédiatement suave, surfant entre palais et langue
pour découvrir d'intenses fruits noirs et une matière volumineuse, épicée et une finale très très longue. C'est fort bon. ***/***(*)


La Grange des pères 1998,Vin de Pays de l’Hérault
:
Nez extrêmement profond, dense, fumé et penchant coté bordelais (quand on connaît la proportion de cabernet c'est étonnant).
Attaque de soie, sans aspérité, sur de très jolis fruits noirs denses qui sont relayés par des épices qui donnent tout le relief
à un squelette presque parfait d'un vin à la structure de diable, finesse, volume et longueur extraordinaires là encore. ***(*)/****

Et après les débats nécessaires d'après dégustation, il fut temps de passer à table. Déjà 14h00 et nous ne savions pas encore que nous nous quitterions pour la plupart pas avant 01h00 du matin et quelques 37 vins plus tard au total...
A SUIVRE...

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Le Vivier

20 Novembre 2009, 14:56pm

Publié par Docadn

Voilà une adresse que je fréquente "assidûment" en comparaison de mes passages uniques sur certaines tables et de mes appréciations "one shot".
J'ai effectué une dizaine de repas dans ce petit temple du poisson et des crustacés. Et c'est précisément le vivier qui signe la fin d'une vie pour les princes aux pinces bleues.
Et en 10 ans peu de révolution.Juste un lifting salvateur pour les chambres et la salle en ce début d'année 2009. Le vivier trône toujours dans la pièce et sa démographie varie selon les saisons.
L'orientation culinaire décline (depuis ses origines) les produits du large. et la mer ben justement elle est là, juste à nos pieds.


Car au delà de sa cuisine, le Vivier possède l'une des plus belles vues de restos du Morbihan. Et c'est l'infatigable Yves Gueguen qui vous accueille avec un talent à enseigner dans toutes les écoles hôtelières. D'ailleurs son équipe relaie parfaitement ce sens pointu du client.
On se sent déjà bien, la vue, le cadre. C'est chic sans être coincé, déjà un peu vieillot alors que c'est tout nouveau..Mais ça vieillira bien.
Et comme au théâtre,les mêmes dialogues qui bégaient :
Yves Guéguen tendant les cartes : "je vous fais travailler un peu..."
et à la commande, je lui réponds 2 fois sur 3 : "je vais en face..."
En face, c'est l'île de Groix, le nom d'un des 3 menus.
Le plus gros s'appelle Belle Île et le plus petit Houat.
C'est mnémotechnique pour les locaux et les plaisanciers, le prix varie avec la taille de l'île.


Et c'est parti pour une escapade chez les Greks avec au menu :



Les grignotages du moment

avec un Lirac blanc un poil mollason dont j'ai déjà oublié le nom.


Asperges et coques à la crème en mise en bouche


Timbale de bar au crabe et aux asperges



Fricassée de Saint Jacques en persillade

Du coup j'ai aussi goûté le plat en face qui était :



Carré d'agneau en croute de pain d'épices



Carpaccio de poire chocolat fondu boule de vanille


Et c'est le même constat à chaque fin de repas : c'est bon, bien exécuté, sans chichis. On fait ce que l'on sait faire avec fraîcheur, rigueur et douceur.
La tuerie de ce repas se situe dans l'accompagnement du plat d'agneau (au goût remarquable) sous la forme d'un petit gratin dauphinois au poivrons formidable.
La timbale est cet hymne à la fraîcheur,les St Jacques top saisies et les petits haricots fondants...
Je ne saurais que trop recommander le plateau royal de fruits de mer qui est un modèle absolu du genre (un poil onéreux).
La carte des vins est très sage, plus assez variée pour l'amateur que j'aspire à être.
Voilà c'est mon coté Champérard. Une table qui rassure et qui ne me déçoit jamais.
Et si avec ça vous avez la tempête qui décoiffe Groix, vous aurez 2 spectacles pour le prix d'un...

Le Vivier
9 route de Beg-Er-Vir,
Lomener - 56270 PLOEMEUR
Tél : 02 97 82 99 60
Fax : 02 97 82 88 89

Site internet : www.levivier-lomener.com

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Florilège de dégustations Part XVI

11 Novembre 2009, 18:36pm

Publié par Docadn

Comme prévu l'inventaire automnal des rouges-rosés torchés dégustés des derniers mois.

Chateau Lafoux - Côteaux Varois En Provençe 2008 : nez d'agrumes et de petits fruits rouges, notes acidulées et de confiserie. Attaque grasse, ronde sur la fraise. C'est fluide à l'amer marqué. Bon petit rosé de soif.** / **(*)



Medoc - Chateau Rollan de By 2001 : boisé intense, végétal et solaire, limite "cliché espagnol". Le vin s'ouvre sur une fine sucrosité qui laisse rapidement place à une acidité et un végétal désagréables. Le vin s'adoucira dans le temps mais le boisé est encore bien prégnant en bouche comme au nez.*(*)


Château de Preignan - Tour St Preignan 2008 - Rosé de Cinsault : Nez peu causant mais typique de rosé de Provence accompagné de fines notes de fleurs blanches, de poire et de résine. L'attaque est très fruitée, dynamique. La matière est sautillante et se termine par un amer correct. Un vrai rosé de soif qui tient son rang. **(*)

Domaine du Moulin (Hervé Villemade) - Les Ardilles 2007 - Cheverny : Nez suave de fraise, finement pinoteur, solaire, profond, épicé. Attaque métallique laissant place à une très jolie fraîcheur. Le tout porté par un bel acidulé et au caractère très épicé. L'amer est soutenu mais reste en équilibre avec une acidité qui me ferait partir vers le Rhône nord (coté Crozes). Finale bordelaise, très finement astringente. Une joli vin tout en douceur, doté d'un joli potentiel... ***

Château d'Agassac - Haut Médoc 2003 : Boisé intense et confiserie chopent les narines d'emblée. Puis place à la mûre et a des notes de menthol et de végétal. L'entrée en matière se fait sur un boisé soutenu marqué par une fine astringence et un coté sucrailleux (pour pas dire surmûrit) qui plombe l'ensemble.
Grains serrés, bien trop mûr à mon goût,une carence de personnalité, et pourtant c'est pas si mal. Le lendemain il se montrera plus alcooleux et marqué par la prune. **/**(*)

Domaine Jacquesson - Bourgogne 2007 : Nez pinoteur, métallique, fruits rouges et cosmétique, solaire et fin boisé. Attaque acidulée, très fruitée. La matière s'avère douce, tout en finesse juste marquée par une très très fine astringence. Une fine sucrosité donne un petit coup de mou à la matière gourmande. La rétro est épicée et l'amer crescendo pour un ensemble "bien rempli". **(*)

Santa Cécilia - Pinot Noir 2008 - Mendoza - Argentine : réductions, acidulé, et végétal marqué ouvrent le bal nasal. Puis des notes mentholées, de fruits rouges et d'épices complètent le  1er tableau.
L'attaque est asséchante au possible. Le fruit s'en extirpe, mais une acidité très élevée et un amer typé "american truck ". C'est d'une puissance évoquant plutôt les grosses syrahs australiennes que le pinot que j'attends... *(*)

Domaine Monier- Vin de pays des collines rhôdaniennes 2007 : nez acidulé, épicé, et marqué par une forte réduction et un soupçon d'olive.
L'attaque est droite (presque rigide), ramassée, dynamique,. C'est vif (sur les fruits rouges acidulés) dans un 1er temps, puis il se fait soyeux au fur et à mesure de la dégustation. Un coté solaire et boisé pour un joli petit vin pas cher... **(*)/***

Domaine Charvin - Côtes du Rhône 2007 : nez discret, sur des murmures d'olive, de rafle et d'épices. C'est féminin et marqué par le genévrier !! L'entrée, un poil sucrailleuse, laisse place à une matière ramassée, suave à la fraîcheur épatante. Finale là encore un poil sucrée pour un ensemble concentré et super gourmand. Ca fait du bien de retrouver ce vin après 2 "défaites consécutives en terme de plaisir" sur le millésime 06. ***(*)

N& M Lorgeril - Moulin de Ciffre 2008 - Languedoc (Rosé) : Notes de fruits rouges, pierres sèches et poire intense. L'attaque est amer, c'est sec et sur la pomme intense. D'expression simple, très perlant avec une fine sucrosité. C'est désaltérant et pis c'est tout. **


Domaine Loupia 2005 - Cabardès : boisé et crème de cassis au 1er nez. Sanguin, solaire et épicé à caractère bordelais dans un second temps.L'attaque est suave, un poil sucrée, marquée par une belle acidité et de fines épices. C'est très long, un poil flatteur mais c'est frais, mentholé et il se fera encore meilleur le lendemain avec une expression sur la prune gourmande. Très joli équilibre acide-épice. J'aime beaucoup. ***/***(*)


Château Peybonhomme les Tours - 1eres côtes de Blaye 2005 - Cru Bourgeois : Solaire et végétal plus une pincée de cosmétique et d'épice. Un peu de bois et de prune pour en finir avec cette boite à nez.Attaque d'une fraîcheur surprenante au regard du nez, un peu anguleuse. C'est fruité, de longueur moyenne mais pas très "typé".De buvabilité plus qu'honnête, il tournera (encore) Rhône le lendemain. **(*)

Domaine  de Champ Guichard - Côteaux du Lyonnais 2008
: Réduction et cosmétique puis les fruits rouges et les épices pour ce gamay de coopérative. Une attaque fraîche et très fruitée. Amer marqué et finale très épicée. Un vin doté d'une belle acidité mais juste un poil austère. **

Autrement (Merlot) 2008 - Vin de pays d'Oc :Nez velouté, fin boisé et fruits noirs. Un coté bordelais, solaire et végétal avec quelques fragances de cosmétique. L'attaque un poil sucrée et fruitée laisse place à une expression austère, épicé. C'est mûr, concentré mais à la sucrosité un peu gênante. **/**(*)

Vida Organica 2008 (cabernet sauvignon) - Mendoza - Argentine : Vin bio produit par Zuccardi exprimant une crème de cassis, un coté végétal, solaire et fin boisé. Attaque là encore sucrée à l'acidité aiguë. Mais c'est court à l'amertume marquée pour une finale épicée et c'est un peu lourd en terme de buvabilité. **



Casillero Del Diablo -Réserva Privada 2006-Chili : un boisé que même les bordelais n'oseraient revendiquer !!Notes de paraffine et d'épices. Attaque là encore sucrée, velouté puis à l'acidité relevée. C'est "rond boisé" terrible. Matière pleine, mais boisé outrancier (quoi je l'ai déjà dit 3 fois !!). *(*)

Domaine de la Chevalerie - Bourgueil - Peu Muleau 2007 : Tiens salut Jull ça va toi ?? Petit clin d'oeil sur un domaine qui nous sert de running gag. Réduction et cabernet pas mûr, sous bois et épices. Une attaque acidulée, pleine de fruits rouges, mais la suite se gâte nette. Amer et "boisé" très dérangeants pour une austérité bien marquée. Se fera plus affable le lendemain, allez défoulez vous, infanticide bla bla bla... C'est toujours pas bon  Je n'aime pas des masses. *(*)

Domaine de la Soumade -Côtes du Rhône Villages - Rasteau 2006 : joli nez pinoteur, profond, soupçon de rafle, épicé, sanguin, mentholé et crémeux. Attaque en dentelle, suave, droite comme une lame qui traverse le palais (en vrai ça doit faire mal en vrai, mais là c'est d'une tension rare). Belle amertume, évolue "coté bordelais" le lendemain, c'est d'une fraîcheur, d'une douceur et d'une suavité rare. Mon dernier Roméro était nul de chez nul, là c'est grand.Et la belle acidité laisse transpirer un petit potentiel de garde  ***(*)

Domaine Charvin - Côtes du Rhône 2005 : Solaire, épices et clou de girofle. Un nez mûr et concentré avec de fines touches de syrah, sanguin et lardé. Attaque là encore avec un pointe sucrée puis acidulée pour une amertume marquée. C'est fruité mais l'amer reste pesant sur l'ensemble. S'ouvre progressivement et reste dynamique. **(*)

Domaine Jean Georges - Fleurie 2006 : Nez "doux", profond, métallique et notes de torréfaction.Attaque très légèrement sucrée, dynamique et super fruitée.C'est suave et aérien pour une finale sur de fines épices. Un très bel acidulé et une évolution olfactive sur l'olive, impression de syrah que j'avais aussi eu avec son MAV 2005 !! ***

Coteaux du Tricastin-Entre chien et loup 2007 (Rosé) : nez de confiserie, pierres sèches et violette. Attaque grasse sur l'amande amère, un poil pommadée, longueur moyenne,peu complexe et finale sur la pamplemousse. **




Domaine Mas Conscience - Le Cas 2007 - Vin de pays de l'Hérault : Nez de Carignan auquel s'ajoute un coté solaire et giboyeux. Un poil de réduction, d'écurie, de sueur, et de soufre très expressif... Bref ça schlingue à donf !!!
L'attaque est très dense, avec une acidité bondissante qui tend à rendre la matière plus aérienne. Du poivre, de la prune et toujours cette énorme matière pour une finale très épicée... **(*)/***

STOP !!!

Allez ça suffit pour cette fois, ci (même si j'ai pas fini,les quilles restantes enrichiront le bilan "pré noël") en me relisant, j'ai l'impression d'avoir bu des rouges plein de sucre, solaires, végétaux et amers et d'avoir fait 10 fois le même compte rendu pour 10 vins différents...Ahh la (grande) difficulté des CRs...

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Florilège de dégustations Part XV

11 Novembre 2009, 07:26am

Publié par Docadn

Voilà près de 4 mois (sans compter les vins de l'atlantique) que je n'avais pas couché sur écran mes notes de dégustations.
Il est donc temps que j'y consacre les 2 volets réglementaires, à savoir les blancs-bulles pour commencer et les rouges rosés pour finir.
Et vu que ça fait aussi un bout que je n'ai pas redonné le glossaire qui va avec, à savoir :
O : Loin de moi cette horreur...
*/ *(*): bof à mouais, t'as rien d'autre dans ta cave...
** / **(*): Moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je ne veux pas te laisser boire seul(e)...
*** / ***(*): Bon à j'aime beaucoup, donne m'en donc encore une goutte ou plus pendant qu'il en reste...
**** : Excellent, j'adore, que personne d'autre ne touche cette bouteille !!

Château Jonc Blanc -Montravel 2007 : pétrole et encaustique pour démarrer, puis vernis, pharma qui passent le relais au miel et un fin boisé pour laisser enfin place à des pommes au four. le vin nous promène tantôt en Loire tantôt en Alsace.L'attaque est grasse, sur les fruits blancs, une facette ligérienne, à la longueur moyenne mais à la matière dense.L'amer pèse sur le vin au fur et à mesure de son réchauffement. C'est un poil mou. **

Champagne Mercier - Brut Rosé : Bulles grosses & denses. Nez éthéré puis pas grand chose d'autre. D'emblée, le dosage est appuyé, l'amer est conséquent et c'est très peu expressif. La bulle au palais se fait moins dense que visuellement. L'ensemble est là aussi mou, mou...**

Rolet - Coeur de Chardonnay - crémant du Jura 2006 : bulles fines et très nombreuses. Nez de pommes intenses matinées d'un soupçon de végétal et de foin (c'est pas du cidre pourtant !!).
En bouche, les bulles sont hyper fines et "serrées", l'ensemble manque un poil de tension, mais c'est bien. La finale sur le pamplemousse pour une longueur moyenne et un "dosage" nickel. j'aime bien.
***

Cuvée Hortense - Entre deux mers 2008 :carton mouillé et bois ouvre le bal. Puis des notes végétales et de "crustacés iodés" en second plan. L'attaque est "grosse", un poil rudimentaire sur les agrumes puis le bois déboule et hop les agrumes reprennent le dessus. Un sympathique impression de fraîcheur laissée par l'ensemble. Voilà des années que je déserte les FAV mais dès que je vois cette cuvée de soif, ben j'en prends et vu le tarif, pas de risque...**(*)

Domaine Gentile - Patrimonio 2007 : très levuré et agrumes intenses laissant place à de très étonnantes notes de bière blanche (une Hoegaarden avec sa tranche de citron). L'attaque est molle et malgré son coté agrume, ce n'est pas suffisant pour redonner du peps à la matière. Cela manque cruellement de structure. L'ensemble décline ensuite des notes de violette et d'anis. un gras correct et un poil perlant.**

Domaine Vincent Carème - Vouvray - Le Clos 2006 : nez miellé, poires et fleurs blanches pour commencer. Notes de sucre candy et de violette dans un second temps. L'attaque est un poil sucrée, un tantinet perlante évoluant sur de jolies notes miellées.C'est d'un bel équilibre avec un amer plaisant pour une finale sur de fins sr.**(*) / ***


Bodega Monroux - Julius - Rueda 2008 (100% verdejo) : nez de sauvignon mêlant l'urine, la ronce et le citron le tout sur des effluves de cosmétique. L'attaque est sucrée, puis acidulée sur l'ananas et puis... Plus rien. C'est donc plus que court, légèrement perlant à la finale sudiste et sur la violette. * / *(*)


Domaine Bigonneau - Quincy 2007 : là encore un nez typique de sauvignon MAIS marqué par des notes très très prononcées de réductions, de carton mouillé et de soufre. Attaque citronnée avec là encore un poil de réduction laissant place à une matière grasse, opulente sur la poire très mûre pour une finale épicée. C'est pas mal du tout.**(*)



Domaine Les Goubert - Sablet 2007 - Côtes du Rhône Villages : effluves fines de poire, fleurs blanches, d'anis et cosmétique. Attaque un poil pharma, grasse, fruitée mais un tantinet pommadée. Amer marqué.**


Corte Gardoni - Bianco Di Custoza 2001 - Brésil :
Solvant, vernis et fruits blancs mêlés à de la chartreuse. Typé ligérien. La bouche se révèle totalement chimique avec toujours ces "solvants de salle de bains", la matière délivre des fruits à l'eau de vie pour finir sur des notes de griottes et d'amandes amères très marquées.*

Arbois - Fauquette 2004 - Gahier :
Noix, eau de vie de prune et notes fumées s'extirpent du verre. Puis les pommes blettes et un fin boisé se faufilent à leur tour vers mon appendice nasal.
L'attaque est fruitée, finement boisée et aérienne. Cela n'empêche pas la matière de faire preuve de force et de densité. Elle est dotée d'une mâche conséquente.Finale douce amère. J'y peux rien j'aime toujours ça...***



Philippe Guérin - Souverain 2004 - Muscadet sèvre & Maine : Nez intense de poire et de confiserie avec de notes incongrues de violette.Attaque là aussi très fruitée sur les fruits blancs, au gras conséquent et au volume prégnant.Il lorgnerait presque sur l'Anjou ce pif là !!Fin perlant, amer grandissant et finale agrumes qui donne un tonus agréable à l'ensemble.**(*)


Domaine Barat - Vaillons 2005 - Chablis 1er Cru : Très joli nez de confiserie, de fruits blancs soulignés d'un fin boisé. L'attaque est douce, un poil sucrailleuse mais révèle immédiatement son anorexie flagrante.La matière est grasse mais molle. Sans complexité, manquant de profondeur avec juste cette finale poivrée. **

Domaine Croix Duplex - Villette 1994 - Suisse : nez de figue et de fruits pourris, oxydation évidente. En bouche c'est de la noix et surtout du bouchon qui pète à la gueule...Non noté

Domaine Laureau du Clos Frémur - Clos Fremur - Anjou 2004 : nez extrêmement fruité "sucré", finement pétrolé et "vernissé". La matière se révèle pharmaceutique au possible en gueule, c'est perlant, à l'amer désagréable et au résiduel plombant et dans l'ensemble simpliste. 2 ème quille sur le même "pov" millésime et 2ème nullité. 0

Alsace - Shoech - Gewurztraminer 1997 Vendanges Tardives : eh oui à chacun "ses rossignols de cave" : fine réduction, miel et carton mouillé puis cosmétique et soufre sur une vague d'hydrocarbures. Attaque très évanescente qui se décline en fluide voire vide. C'est pétrolé et miellé à souhaits et cela manque cruellement d'ossature.Finale pâtissière sur l'orange amère et les épices.*(*)


Allez zou ainsi s'achève le 15ème volet des blancs bulles, à suivre la longue litanie des rouges-rosés...

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Escapade "A Paris" acte IV : Le sucré

8 Novembre 2009, 10:26am

Publié par Docadn

Et autant vous dire que j'avais un paquet de chocolatiers, macaronniers, pâtissiers et autres spécialistes en "iers"  dans mon carnet.
Et j'ai laissé le hasard de mes randonnées urbaines faire le boulot. Aussi la première échoppe croisée et testée fut celle du 52 rue François 1er : La Maison du Chocolat.
Il est 17h00 en ce samedi, et la belle échoppe est pleine d'une clientèle asiatique (et en plus on se croirait dans une boutique Vuitton de part les tonalités du décor)  matinée des boucliers fiscaux locaux.


Ce sera pour ma part un café Ristretto que je siroterais avec une des nouveautés de la maison : La tarte Belle Chocolat.
Et cette dernière est tout simplement extraordinaire. Tous les éléments se livrent une lutte acharnée pour s'imposer en bouche.
Et c'est d'un équilibre magistral à chaque bouchée. Le chocolat est d'une suavité et d'une force rares. Le sablé est d'anthologie et porte à merveille l'ensemble. La poire fondante apportant la pointe de fraîcheur nécessaire... Une très belle tarte !!!
J'ai pu par la même occasion croquer dans l'éclair au chocolat d'en face : irréprochable lui aussi en tous points mais bien moins complexe.
La déception viendra en fait de la ganache offerte avec le café que j'ai trouvé d'une fadeur extrême après le festival décrit çi dessus.

La Maison du Chocolat
52, rue François 1er
75008 Paris
01 47 23 38 25
et les autres adresses sur le site :
www.lamaisonduchocolat.fr

Puis c'est en passant devant le gourmet Lafayette que mon GPS interne à crié des borborygmes se voulant japonais.
Et nous voilà devant les vitrines de Sadaharu Aoki.


Au delà des "boites de gouache" ci dessus, les gourmandises proposées sont d'une esthétique rare et salivantes comme pas permis...



Et c'est dans un cadre moins chaleureux (notre chambre d'hôtel) qu'à la maison du chocolat que nous dégusterons :


Cassis Chocolat

Le pralin est juste de croustillant. La mousse de cassis est douce mais se révèle dès que le palais croise une des baies (qui semblent avoir séjourné dans une crème de cassis) qui explosent de fruit et de densité et donnent une longueur et une persistance jouissives...
Le chocolat est bon mais un poil trop sucré à mon goût.
L'esthétique est trompeuse car on s'attend à de "l'aérien" ou de "l'évanescent".
Eh bien non, c'est plutôt roboratif (vu le prix ça peut). C'est bon et le cassis m'a subjugué...


Duomo Mâtcha Azuki

Composé de crème Mâtcha d'une pâte d'haricots rouges et d'une feuillantine, le tout accompagné de son macaron au Mâtcha.
C'est la 3ème fois du week end que je goûte à ce "dessert" (semble t-il typiquement japonais) et ce n'est pas la version la plus convaincante croisée. C'est juste bon. Là encore c'est très roboratif mais sans la vivacité ou le peps attendu...Un gâteau un peu "mou" dans son expression. Le macaron est banal. Fin de l'épisode Aoki.
Mais la grande variété proposé par ce pâtissier me laisse l'espoir d'être scotché par une des ses créations une prochaine fois...

Sadaharu Aoki
35 rue Vaugirard 75006
56 Bd Port Royal 75005
Paris
www.sadaharuaoki.com


Et voili pour Paris... Retour à la casbah pour parler un peu des quilles décédées ces derniers mois (j'ai une petite pile de Cr à vous rendre...).

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Escapade "A Paris" Acte III : en vrac...

7 Novembre 2009, 07:05am

Publié par Docadn

Et pour finir la partie salée du séjour lutétien, 2-3 adresses testées au hasard :


Sans convictions, je rentre dans cet "indien lambda". Lambda dans sa déco ringarde, ses suggestions mille fois vues...
Mais le maître de maison a un sens plus aïgu de l'accueil et du service que nombre de ses confrères.
Les pakoras d'aubergine sont bons, les samossas honnêtes. Mais c'est dans l'agneau Tikka Massala que je découvre le niveau un poil supérieur de la cuisine du jardin du Kasmir :
La sauce est excellente, juste relevée et la coriandre (fraîche) parfume parfaitement l'ensemble.
La viande est tendre et goûteuse. Le menu est à 16 euros le soir, le bon plan du quartier en "indo pakistanais"...

Jardin du Kashmir
60, rue Legendre
75017 Paris
M° : Rome
01 42 12 94 88


Puis cet étrange épisode le dernier soir, où à la recherche d'une table, je passe devant cet établissement qui éteint ses lumières à 20h00... Puis les a rallumées en repassant devant 5 minutes après .
J'ose franchir le pas d'un resto là aussi à la déco "délaissée" et à la salle vide. La maîtresse de maison demande (en français) si nous sommes les américains qui avons réservé par internet pour ce soir ? Nous répondons par la négative et tentons l'aventure.
C'est service très, très tranquille (en même temps nous ne sommes que 4 ce soir là). Goûté à la carte un cari de boeuf et des acras. Patron (très) volubile et sincère qui s'énerve contre Jean Pierre Coffe et sa vision de la cuisine mauricienne. C'est plutôt pas mal,roboratif, riz très parfumé et rougail fait maison... Pour un dimanche soir pas pressé, car je n'imagine même pas avec une affluence juste doublée...

Ile Maurice
61 rue des Dames
75017 Paris
m° : Rome
01 45 22 69 95

Site internet : www.restaurant-ilemaurice.com

Et pour finir, suite à "2 portes closes coup sur coup", nous échouons d'urgence (vu la météo) dans un véritable resto japonais 100% chinois.


Une déco qui se défend oscillant entre pierres d'antan et simili formica 70.
Et l'occasion pour ma part de tester un teppanyaki... Les menus sont pas donnés (Matsu et Botan à 33 euros), et on paye le spectacle de "la cuisson à la plancha version asiatique"...


Dans l'ensemble c'était pas mal. Légumes justes saisis, cuissons maîtrisées, beaucoup de mise en scène pour le touriste du week end que je suis... On ressort sans avoir faim mais léger. Et c'est la première fois que je goûtais des
Makis au foie gras  (avec de l'ananas et de la sauce umé dispo à la carte)...
Par contre service (trop) speed comme les chinois savent trop souvent le faire hélas...

Inagiku
14 rue de Pontoise
75005 Paris
M° : Maubert Mutualité
01 43 54 70 07
www.restaurant-inagiku.fr

Quant au dodo il fut assuré par un fort sympathique hôtel déniché sur le net (merci Travelzoo) à des tarifs très intéressants par rapport à ceux pratiqués habituellement.
Calme absolu (de l'ordre de l'exploit dans Paris), propre et prestations raccords avec son classement. Joliment agencé des chambres à la salle des petits déjeuners. Ces derniers sont copieux et variés et de qualité comme je les aime.

L’Hôtel Champlain Paris,
99 Bis, rue de Rome,
75017, Paris 
M° : Rome
Tél: 01.42.27.49.52
http://www.hotelchamplainparis.fr/


A suivre le sucré... Mais pas trop

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Escapade "A Paris" acte II : Glou !

6 Novembre 2009, 13:38pm

Publié par Docadn


"The place to be in le Marais" diraient les fashions victimes locales et voisines...
Ouvert en début d'année par l'ex rédac chef du magazine Régal, cet établissement a bénéficié d'un généreux plan com' à faire pleurer bon nombre de petits nouveaux en mal d'exposition...

Une partie de la blogosphère parisienne s'en est entichée, d'autres ont été peut être plus réalistes et sont même un poil revenu sur leur première impression quand d'autres ont été plus sévères...

J'arrive en ce samedi midi dans l'établissement encore à moitié désert. déco dépouillée branchée et toujours ces inévitables tables aux dimensions de guéridon de Hobbit (je me répète mais ça me gave toujours)...

Service jeune et décontracté, ardoises et suggestions, clientèle "duffle coat, lunettes à écailles et poussette de compétition".
Un coup d'oeil à la carte. tarifs locaux et jolie carte des vins.
Je serais tenté de dire "branchée bio (logique et dynamique) à l'étiquette parfois faussement anonyme".
Las, les tarifs sont tout simplement ahurissants si on veut se contenter d'un verre un peu différent. Aussi j'ai du débourser pour un verre de 8 cl de GC Rangen de Thann "Clos St Urbain"2004 de Zind Humbrecht 11 euros (et à ce tarif j'ai eu la fin de la quille généreuse en tartrique...).
Pour illustrer mes propos, une (bien mauvaise) photo d'une partie de la carte des vins :


N'ayant pas une faim de barbare, je me laisse tenter par :


Salade d'artichauts poivrade en barigoule de jambon Ibaïona, parmesan, pousses d'épinards et tomates confites.
(12 euros)

C'est d'une fraîcheur indiscutable, c'est petit (c'est une entrée en même temps) mais tous les ingrédients sont bons à très bons comme ce jambon que tout le monde porte aux nues à juste titre.

La salade d'en face nommée "gourmande" (15 euros) est bien plus banale, le jambon blanc est garanti sans phosphate, "et alors !!" aurais je envie de dire, il souffre largement la comparaison avec le basque...

La bonne et mauvaise surprise reste l'autre vin au verre découvert à cette occasion. et c'est ce qui fut le tournant de ce moment  passé là bas.
Le verre coûte le prix plus raisonnable de 4,5 euros et il se nomme "Red Gamay".
L'ayant trouvé pas si mal, je tente d'en savoir un peu plus sur le domaine et éventuellement le viticulteur : "Il s'appelle Noëlle quelque chose" me répond la jeune serveuse qui ne prend même pas la peine de parcourir les 3,62 mètres la séparant de la bouteille pour compléter l'info avant d'ajouter fièrement " on fait beaucoup de petits récoltants pas connus..." et de s'en aller.
SUPER, c'était l'occasion d'élargir un peu plus mon petit paysage viticole et d'en faire profiter les quelques lecteurs de ce carnet virtuel.
Mais non... Je signale encore à sa décharge que ce n'était pas le rush côté clients...

Bref un service artificiel ,comme je les hais, à vous couper l'appétit. Du coup pas de dessert. 2 cafés et zou dehors...
47,50 euros pour 2 salades,  2 verres de vin et 2 cafés...Gloups !!
Dommage, il manque ce qui fait parfois le "vrai succès" d'une table quand l'assiette est bonne : le talent qui se trouve entre la cuisine et nous...
PS : après avoir "googuelisé" le ticket de caisse et les indices de la "mère Fouras", j'ai pu retrouvé le vin mystère :
Domaine des Hautes Noëlles Red Gamay 2008 de Serge Batard... On était vraiment pas loin !!!


Glou
101 rue Vieille du Temple
75003 Paris
tél : 01 42 74 44 32


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