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EscapadeS

Le Piémont version Coopé...hâtives

30 Septembre 2011, 10:38am

Publié par Docadn

Ceux qui cherchent un Jean-François du même nom peuvent passer leur chemin. Nous parlons de vin ici, pas de portefeuille ministériel !!


Un sympathique et anonyme membre de LPV, bien renseigné, m'avait conseillé un arrêt à la Cantina Sociale (c'est le sobriquet des coopés là-bas) di Nizza

Cette dernière est fermée le samedi après-midi. Tant pis !!


Sur le chemin du retour, nous croisons une autre Cantina. Celle de Barberi Dei Sei Castelli.

Bâtie dans les années 60, elle a fusionné avec la Cantina di Castelnuovo Calcea e Agliano Fonti à la fin des années 90.

Une architecture digne de "nos coopératives des seventies, légèrement relookée dans les nineties".

L'accueil est inexistant. Nous errons un court instant entre des locaux venant sûrement profiter de la clim', très efficace, du lieu et d'un couple de néerlandais en sandales-chaussettes assoiffé (le couple pas les socks).


Ma grande maîtrise de la langue de Verdi (sûrement apprise dans une vie antérieure, qui se termina par un Alzheimer foudroyant), me permet de faire comprendre aisément aux 2 animatrices mon "irrépressible envie de goûter à toute la production de la maison".


"Bianco, rosso ?". Va pour les blancs. L'animatrice aligne immédiatement 4 verres et sert tous les blancs disponibles.


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Piemonte DOC Cortese 10 "10 & Mezzo" (3.00 €)


Tres "Granny Smith" au nez, la matière s'avère très amère, sur la pomme verte, simpliste et molle. Dur le démarrage. *

 

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Cortese Alto Montferrato DOC 10 (3.20 €)


Un nez caramélisé, pour une jolie poire, très prégnante en bouche, qui prend de l'ampleur et développe des notes épicées. On lui reprochera juste une petite carence de mâche. Pas si mal. **/**(*)


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Piemonte Chardonnay DOC 10 "Gavarra" (4.80 €)


Un joli nez de berlingot qui dissimule un ensemble ample, riche, mais "mou et sudiste". Amers grossiers. *


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Monferrato DOC Bianco 09 (5,30 €)


Un chardonnay aux accents très angevins mêlant miel, cire et une certaine profondeur olfactive. Une très jolie fraîcheur anime d'emblée ce charmant breuvage plein, délié, au boisé encore bien perceptible. ***


Les 4 verres disparaissent. 6 nouveaux contenants les remplacent. Les rouges sont servis aussi à la volée.


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Grigolino d'Asti DOC 10 (4.00 €)


Nez "très carbo", petits fruits rouges. Aérien sous la langue, toujours fruité, hélas dilué. Finale sur le chewing-gum. *


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Barbera del Monferrato DOC 10 (3.6O €)


Nez d'île flottante et de carbonique. C'est immédiatement amer, perlant et surtout pas terrible. 0


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Barbera d'Asti DOC 09 (3.80 €)


Flaveurs de fruits à noyau (pruneau), "solarité" évidente. Une attaque sur le pruneau, épicée, dense, très ramassée. Finale limite étouffante de richesse. Too much pour mon palais de fiotte sensible. 0


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Barbera d'Asti DOCG 10 "50 anni di Barbera" (4,80 €)


Cuvée unique pour fêter le demi-siècle de l'établissement d'origine. Nez follement fruité, un brin d'olive, ça syrahte !! Attaque finement sucrée, toujours très fruitée, aromatique jusque sous la langue. Belles épices sur la finale, un joli pirate dans une soirée syrah. Très plaisant. ***


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Barbera d'Asti DOC superiore 08 "Le Vignole" (7.60 €)


Caramel, lait et notes brûlées flottent au-dessus du verre. Un premier contact très "élevage ambitieux". Un caractère relativement soyeux se dégage par la suite. Une acidité saillante, une structure épicée en finale. Encore bien "prisonnier" dans sa gangue de bois. **


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Barbera d'Asti DOC superiore 08 "Nizza" (9.00 €)


Non, je n'étais pas bourré, comme pourrait le suggérer à juste titre, le côté "Tour de Pise" de ce dernier cliché !! Le nez me ramène au Barbera del Monferrato DOC 10 (le second rouge de la série). La matière est ramassée, comme fermée, avec une mâche prometteuse et solide. **


Les verres disparaissent aussi rapidement que la première salve des blancs. J'ai pris Cortese 2 Alto Montferrato, 2 Monferrato Bianco et 2 "50 anni di Barbera". Soit 26.60 € le carton de 6 !! D'autres dégustations, dans d'autres cantinas (moins "sociales"), ne m'ont pas permises de retrouver un rapport qualité-prix comparable (l'est-il ?!).


En conclusion, une Cantina Sociale relativement intéressante  pour qui, non doté d'un budget audouzien, veut ramener quelques flacons sympathiques à boire sans complexes.

La dégustation y est gratuite (ce qui n'est pas le cas dans les cantinas communales), la sélection relativement large, l'accueil à améliorer grandement...


Cantina Sociale Barbera Dei Sei Castelli

Regione Salere n° 6
14041 Agliano Terme (At)
Tel. e fax: 0141964004

www.barberaseicastelli.it

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Voilà pourquoi j'ai refusé la demi-pension à la Cascina Vrona...

25 Septembre 2011, 09:00am

Publié par Docadn

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Ce n'est pas pour la vue, splendide, que l'on a refusé de s'asseoir tous les soirs à la table de Piera, Rino, Luisa et Monica.

C'est ce qui va suivre qui nous a fait renoncer.


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"Beignets salés"


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"Crostinis"


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"Beignet de fleurs de courgettes"

 (Monica nous en proposera à plusieurs reprises)


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"Beignets de feuilles de sauge"

(là encore, plusieurs passages de la part de Monica)


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"Aubergines"


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"Vitello tonnato"


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"Pâtes ricotta-basilic"

 (le basilic forme une haie, à quelques mètres de la table, vous donnant envie de brûler votre tablier de jardinier du dimanche par l'opulence et la vigueur des plants visibles).


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"Pâtes à la viande"

(je ne précise plus que pour chaque plat terminé, on nous propose de doubler, voire tripler le service)


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"Lapin & brocolis"


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"Pêches"


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"Flan chocolat-amaretti"


J'ai renoncé, les larmes aux yeux et la panse aux limites de l'explosion, au café et à "la grappa de rigueur pour terminer tout bon repas italien".


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Le tout fut arrosé par un arneis "Trinità 09" de chez Malvira', perlant, simple, rafraîchissant comme un petit vinho verde portugais, ainsi que 2 litres d'eau pétillante.


En dehors du lapin un peu sec, c'est une excellente cuisine traditionnelle qui nous a été proposée.

Le dîner coûte 25 € (hors vins) et vous assure une nuit complète sur le dos.


Une table ouverte aux non-résidents. Une adresse fort sympathique soufflée par le gloube-trotter de La Pipette (testée et approuvée, en compagnie du non moins gourmand Olif). 


Agriturismo Cascina Vrona

Fraz. S. Anna, 6

Monteu Roero (CN)

www.cascinavrona.it

cascinavrona@cascinavrona.it

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Le Piémont version Roagna...

20 Septembre 2011, 11:38am

Publié par Docadn

Avant-dernier jour au coeur du vignoble piémontais.

L'idée me prend d'aller saluer un régional de l'étape, Luca Roagna.

N'ayant aucunement prémédité la visite, je n'ai pas de coordonnées à ma disposition.

Aussi, je consulte rapidement un "annuaire des vignerons" (déniché dans la bibliothèque de la Cascina Vrona).


Je n'avais pas joué à cache-cache depuis au moins 3 décennies !! Je trouve un Roagna, qui s'avère ne pas être celui que je recherche, mais qui m'indique où le trouver.

J'arrive après une route sinueuse devant un domaine. Un sympathique paternel m'accueille, hèle "Luca" dans la maison. Ce dernier apparaît, mais ne ressemble pas du tout à celui croisé à La Dive et à St-Jean-de-Monts. La chance me sourit enfin. Je suis tombé sur un cousin, qui sait réellement où trouver le Luca recherché, bien planqué à Barbaresco.


Un coup de fil plus tard, rendez-vous est pris. Pas de pancarte ostentatoire pour indiquer où se trouve le domaine. Luca me guide "en live" jusqu'à sa très discrète propriété, en lisière du village.


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Nous démarrons par un tour dans les vignes, pour appréhender le travail des sols. Il se résume ainsi :


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Luca Roagna se contente juste de dégager la base des ceps avec ses sandales et d'arracher le (rare) liseron. Pour le reste, il laisse "la flore en free-lance".


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Il nous montre les bienfaits de cette "méthode", en nous détaillant le "tapis naturel" composé de sarments et d'herbes en décomposition.

La fraîcheur sous le tapis est impressionnante, au regard de la température ambiante...

Il nous invite aussi à venir au printemps, quand toutes les fleurs sont de sortie...

Luca nous indique (visuellement) le terroir de Pajé, ses particularités, que nous nous contentions à peine d'imaginer à travers les cuvées croisées.

Il peste encore sur le sort fait à la Vigna Rionda, dont les pieds quadras, quinquas, voire sexagénaires pour certains, ont été arrachés par les "repreneurs-héritiers" de Tommaso Canale...


Il fait chaud, nous nous réfugions dans le chai historique pour nous "désaltérer" et poursuivre nos palabres bacchiques.


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Un dolcetto 10, tout juste mis en bouteille, qui fleure bon la violette et l'olive. il balbutie entre syrah et grenache, pour délivrer une matière suave, très fruitée, totalement gourmande. Un très bon vin de soif. ***


Le Pajé 04 (Barbaresco) est terrien au nez, aérien en bouche de par l'élégance folle que lui confère, probablement en partie, le terroir marno-calcaire de ce cru. ***/***(*)

Incursion dans le Barolo avec La Rocca e La Pira 04, à l'olfaction viandée, à la texture de soie. ***/***(*)

Le père de Luca passe, nous le saluons.


On nous propose à ce moment, une bouteille sans étiquette, que je place rapidement en Barbaresco, mais sans aucune idée du millésime.

Seule certitude pour ce divin breuvage, exhalant le "sous-bois à l'aube", c'est immense !! Une profondeur inouïe, une suavité, un équilibre hors normes pour ce Barbaresco 89, debout et droit, fruit du travail d'orfèvre de Roagna père, qui a bâti et assis la réputation internationale du domaine ****.


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(photo Mireille D, moitié du Dr Chicot)


Nous nous quittons, non sans évoquer l'ambitieux chantier en cours.

Un tout nouveau chai à flan de vignes à Barolo.

Il en parle avec le même enchantement que pour ses vins.

Des chambres d'hôtes, sa maison, celle de son père. Une architecture impressionnante, au regard de l'historique cave abritant près de 150 000 bouteilles (le domaine en produit 50 000/an, il se "donne le luxe" de commercialiser du 2001 actuellement !!).

Qu'il a été bon de revoir le visage et les yeux toujours pleins d'étoiles, d'un vigneron aux vins d'une magie sidérante, face au réalisme déprimant des marchands de jus de chêne voisins...

Encore "Grazie Mille" Luca pour ce très bon moment (et le dolcetto) !!

 

Luca Roagna

Azienda Agricola Paglieri

Loc. Plaglieri, 9

12050 Barbaresco

tél/fax : +39.0173.635109

www.roagna.com

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Pizzas !!

11 Septembre 2011, 12:27pm

Publié par Docadn

La pizza est à l'italie ce que le tajine est au Maroc, la choucroute à l'Alsace, la piperade aux vins rouges de Touraine au Pays Basque et au Béarn, la Dacia au sport automobile... 


Il y a 5 ans, j'avais déjà séjourné en Italie, côté lacs italiens, pour y constater la chose suivante : les pizzas y étaient d'une franche médiocrité. 


Aussi, une demi-décennie plus tard, en séjournant à peine plus au sud, je ne me faisais guère d'illusions sur le potentiel du Piémont dans ce domaine.


Pouvais-je marteler "ce cliché", en condamnant sur le papier un éventuel savoir-faire local, sans y goûter !?Que nenni !!

Donc, pour toi, ô' lecteur attentif ou passager, je me suis sacrifié sans compter.

Oui, juste pour toi, je me suis astreint à manger des pizzas 4 soirs de suite, juste pour te rapporter ce qu'il en est, dans un triangle de 10 kms autour de notre résidence, sise au pied de Monteu Roero.

Certaines images seront difficiles à regarder, je le conçois, mais la vérité est à ce prix !!


Première adresse testée à 3 jets de caillou de la chambrée :

 

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Un parking digne d'un Dinner's, des 4x4 qui se pointent toutes les 5 minutes, dont les occupants se dirigent, bizarrement, non pas à l'entrée, mais derrière l'établissement.

J'ai même soupçonné l'organisation de combats illégaux de dindons survitaminés, dans la cave de cette pizzeria nommée "Lo Scoiattolo" ("L'écureuil" selon ce que j'ai pu en déduire de l'explicite logo de l'enseigne).

Des antipasto, pas mal, ont précédé les 2 pizzas du soir :


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Pizza Rustica, aux tomates fraîches, relativement moyenne au global.


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Une pizza aux légumes (dont j'ai oublié l'intitulé exact), à peine plus excitante que la première.

Une eau et un vin blanc, tous les deux pétillants pour 27,50 € (11,50 € les 2 pizzas, on ne pleure pas non plus !!).

Service "jeunes m'en foustistes", patronne plus attentive que les 2 écervelées de service...

Lo Scoiattolo

Fraz. Tre Rivi

Monteu Roero


Le lendemain soir, nos errances nous mènent à Montà d'Alba. Un petit café qui cache dans ses entrailles une salle de restauration, à peine plus grande, avec un écran plat qui hurle la série américaine (en italien discret bien sûr) du moment.


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Une cuisinière (lilliputienne) ainsi que l'affable patron, nous accueillent chaleureusement. La clim' s'épuise à pulser un air à congeler des bébés (alors que la fenêtre est ouverte), ça sent la mauvaise soirée en perspective.

Je me "lâche comme un fou sur la carte", optant pour la dispendieuse "Pizza Cavallo Bianco" (9 €):


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Chou rouge, copeaux de parmesan, une ou 2 lamelles de truffes (d'été), le tout arrosé d'huile de truffe...

La pâte est top de chez top !! Croustillante sur les bords, moelleuse en son centre, la garniture est d'une fraîcheur sublime, l'huile est remarquablement dosée... Dans mon top 3 des meilleures pizzas dégustées...

En face, la miss déjà fatiguée des pizzas, a opté pour :


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Côte de veau et ses légumes grillés (12 €)


La photo ne rend pas hommage à la taille, énorme, de la côte servie (perso, je n'ai jamais vu cela !!).

Viande somptueuse, légumes grillés au millimètre. J'en ai oublié la déco à la con et la téloche. J'ai terminé le tout  par excellent tiramisu maison (2,5 € !!).

Ristorante Pizzeria Cavallo Bianco

Corso Manzoni, 3

Montà D'Alba


Le lendemain, nous atterrissons volontairement dans une usine à manger, proche cousine des Del Arte. Déco tendance, discutable, service, speedé, pas moins de 3 cartes différentes sur la table, "la petite suggestion des vins qui va bien" engoncé dans un petit support en plexiglas.

Bref, tout l'arsenal du "marketing bien pensé pour te délester proprement de tes deniers"


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Une pizza végétale, pas mal côté garniture, assez moyenne côté pâte. Vins et desserts "chers" (au local, je m'entends). Dîner plié en 40 minutes chrono, faut que ça tourne, merci au revoir...

Io Pizza

9 via Turin

2040 Vezza d'Alba


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Pour conclure cette pénitence calorique, une ultime expérience, à quelques centaines de mètres de Io Pizza, au Re Artu.

Détonnant décor (moderne, presque agréable) avec celui de la façade, peu accueillante.

Des jumeaux, épaulés par leur père, sont aux commandes de ce grand resto qui veut mettre en avant un certain intérêt pour le vin (les quilles forment l'essentiel de la déco murale).


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"Insalata di mare" quelconque pour La Miss, quand je m'attache à ne prendre qu'un seul plat. La pizza définitive.


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J'avais croisé un spécimen assez semblable la veille, mais n'avais pas osé franchir le pas. Là, je tente "Ze ultimate experience" avec cette pizza agrémentée de frites !! Tu vois, lecteur chéri tellement je t'aime, je suis prêt à tout !! 

Hormis le caractère curieux de la chose, la (bonne) pâte se hisse à la seconde place de mon quatuor.


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"Affogato al cioccola" pour faire glisser le tout...  Léger et fin comme un Granola trempé dans du Nutella...

Re Artu

Via Torino, 62

Borbore Di Vezza D'Alba

 

Fin du marathon des sucres lents et rapides, qui a frisé par moment le syndrome "Super Size Me".

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(source Google)

En conclusion, "l'Italie du nord n'est pas si nulle que ça" en terme de pizzas, la preuve !!

La "petite perle inconnue" de Cavalo Bianco mérite cette juste remise en cause (ils font en plus des "pizzas familiales pour grandes tablées" très impressionnantes).

On notera, avec grand plaisir, la mention (sûrement obligatoire) systématique des ingrédients surgelés entrant dans la composition des plats proposés (je rêve de voir cela en France, ça risque de faire très mal à pas mal de restos).


PS : Une class action a pour le coup été engagée par 17 tee-shirts, 6 pantacourts, 11 caleçons, 4 paires de chaussures, 3 blousons, 2 ceintures, rejoignant la plainte en cours de mes 14 pantalons pour "pression physique"...

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Le Piémont version Negro...

6 Septembre 2011, 17:42pm

Publié par Docadn

Fin de notre séjour dans le vignoble piémontais. Nous trouvons enfin du temps pour aller à la rencontre de ce domaine, devant lequel nous sommes passés une bonne dizaine de fois depuis le début de notre séjour.


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C'est Nadia (alias Nasko) qui assure la visite et supervise les dégustations. Cette sommelière japonaise a longtemps hésité entre le pinot et le nebbiolo, avant de dire oui à "L'Azienda Agricola Negro Angelo et Figli".


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 La saga des Negro démarre au XVII ème siècle. Des fermiers de Tre Rivi reconvertis, dont les descendants perpétuent encore la culture de la pêche et de la noisette sur les terroirs mal exposés.

Nasko nous fait un court topo sur la géologie du Roero face à celles du Barolo et de Barbaresco ("géographiquement en face", le Tanaro marquant la frontière administrative et géologique des 3 appellations).


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La discussion se fait en anglais. La dégustation est payante (c'est relativement courant là-bas). J'opte pour 5 vins (10 €). Je me "fais la bouche" avec une bulle :


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Maria Elisa Rose' 08 - VSQ Brut


Un 100% nebbiolo travaillé "à la champenoise", élevé en barrique pendant 6 mois, goûté avec 2 ans de bouteille.

Un nez de chardonnay, une matière très ample, aux amers relevés, qui se "volatilise littéralement".

Le vin se fait fluet, la bulle est brouillonne, sauvage... Elle s'assagit, devient enfin élégante, presque calibrée. La mention VSQ signifie Vino Spumante Qualita. **


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Perdaudin 10 - Roero Arneis


Cépage blanc emblématique du Roero,  exhalant le carton mouillé, la coquille d'huître. Issu de vignes sur sable, élevé en cuve inox. Assez transparent. *


La cuvée Sette Anni est plus complexe (elle séjourne 7 ans en bouteille avant d'être mise sur le marché).

Élaborée uniquement lors des "beaux millésimes", celle goûtée correspondait à 2001.

Le prochain millésime sortira en 14 (correspondant donc à 07). Sur un faux-air de sauvignon, mûr, à la trame nette, droite, aux amers prégnants. **/**(*)


Passons aux rouges :


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Bertu - Barbera d'Alba  09


Cépage Barbera, élevé  16 mois en fûts (français, oui monsieur !!), 30 % neufs, qui dégage une pêche hallucinante (le fruit, pas la forme physique). Attaque suave, fruitée, finement boisée, rafle (alors que c'est éraflé). Un ensemble élégant, bien équilibré. Une cuvée non produite en 10. ***


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Prachiosso - Roero 07


18 mois d'élevage, 50 % fûts, 50 % foudre. Nebbiolo issu de vignes de 45 ans au nez épicé, une pointe végétale, qui offre fraîcheur et fruits à noyaux. Un charme limité, pour une finale relativement astringente **


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Sudisfá - Roero - Riserva 05


Élevage de 24 mois en fûts de chêne, 1/3 neufs.

Cette cuvée est une "parcellaire mobile" (selon les millésimes, mais toujours "plein sud" et sur des terroirs argilo-calcaires).

La mention Riserva est autorisée pour les vins de 3 ans et plus.

Un agréable nez de menthol, d'épices prononcées, pour une texture délicate et fraîche. Un joli volume, grâce par un "déroulé granuleux et délicat de la matière". ***


Une dégustation pas super fascinante, mais instructive sur 'l'élaboration" des vins du clan Negro.

3 frères et 1 soeur sont à la tête des 60 ha de ce patrimoine familial. Une winery présente sur les plus gros marchés mondiaux du vin.


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Un chai immense, doté des dernières technologies. Tout est surveillé au plus près, pas de place pour le hasard.

Une cinquantaine de salariés en moyenne et un chantier décisif pour l'avenir de l'entreprise : L'intégration d'un programme HUMUS.


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"La lombriculture" est désormais à l'ordre du jour chez les Negro.

Sur les bases d'une étude scientifique menée dans le Frioul, le domaine a importé des lombrics californiens très performants.

L'objectif d'une vigne "no chemical" dans les 5 ans à venir, grâce à ces vers infatigables, qui ont pour mission de redynamiser naturellement les sols éreintés par les "traitements conventionnels".


 

Azienda Agricola Negro Angelo & Figli di Giovanni Negro

Fraz. Santa Anna

12040 Monteu Roero

www.negroangelo.it

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Yo man, je vais taguer ta face !!!

3 Septembre 2011, 12:01pm

Publié par Docadn

C'est le jeu post-Biactol qui anime ces derniers jours la blogosphère.

Tiré d'une chaîne active de "la sphère mode et beauté",  dont  je suis un intarissable ambassadeur,  la ligérienne aux chaussures plates a remodelé le questionnaire version picolo.


C'est le duo bordelais Daniel-Isabelle qui m'a donc gratifié de ce tag. Tout cela, pour ne pas briser la chaîne qui me verrait plonger dans un coma de 123 ans, agrémenté de fistules, quotidiennement scarifiées puis traitées au sel de Guérande, tout en écoutant du Jean-Michel Jarre à 120 db.

Aussi, pour éviter un bonheur aussi poin(g)tu que La Fistinière, je m'exécute sans hésiter.


L’avarice : Quelle bouteille avez-vous trouvé outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas?


Pour faire le lien avec mon carnet de vacances, honteusement stoppé par cette machination, je dois avouer avoir craqué pour cela :


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C'est à la Cantina Sociale Barbera Dei Sei Castelli (une coopérative du Piémont) que j'ai découvert ce chardonnay, aux accents angevins, teinté de miel, de cire et d'une profondeur plus que respectable.

Une fraîcheur absolue pour une matière pleine, déliée, avec un petit boisé qui lui sied.

J'ai franchement apprécié et n'ai pu dissimuler une petite honte au front, en voyant le prix : 5,30 €. Oui, j'avoue, j'en ai acheté. J'ai même emporté 2 autres cuvées à 4,80 et 5,20. Un carton de 6 pour moins de 30 €...


La paresse : Quel vin n’avez-vous jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver ?


En fait, c'était (vous noterez l'emploi de l'imparfait)  Terre des Chardons 07. J'en ai lu des pages et des pages.On me faisait régulièrement la remarque type : "Quoi ! T'as pas encore goûté !?" (vous mettez les aigus à la  Coluche pour bien vous imprégner de la remarque stridente) .

Ben non !! Puis un limousin de passage m'a fait goûter la chose, donc c'est fait, tant pis pour les cavistes !!

NB : Pas un professionnel, au local, pour oser proposer ce rouge tellement aromatique pour les puristes !!


La luxure : Dans quel vin aimeriez-vous prendre un bain et faire des bisous (oui, il y a des enfants dans l’assemblée, on fait soft) avec votre moitié ?


Au risque de surprendre d'un côté et pas de l'autre (j'ai cramé mes cartouches pour le soft avec le lien de La Fistinière), l'hypocondriaque qui sommeille en moi, prendra une douche et un bain.

Une bonne douche avec un Kezako de Sébastien David (le seul avec Marc Houtin à m'avoir réconcilié avec le poivron cab'franc) et un bain, à la limite de la noyade, avec une bonne grosse Poignée de raisins 10 de chez Gramenon, découverte pas plus tard qu'hier...


L’envie : Quel vin dégusté sans vous par l’un de vos amis ou connaissances vous a fait le plus envie (et enragé) ?


Là, c'est la colle !! N'étant pas d'un naturel jaloux (pour le vin, je m'entends), je n'envie pas systématiquement les belles rencontres viniques faites en mon absence...

J'ai lu, il y a quelques années sur LPV, un hédoniste-gourmand narrer sa rencontre avec un Yquem 68 pour fêter sa quatrième décennie ... Juste pour être du même millésime (pourri) que le dégustateur et que le nectar ouvert, j'aurais bien voulu goûter un fond de verre...

 

La gourmandise : Quelle bouteille pourriez-vous siffler tout seul d’une seule traite ou presque ?


Celle qu'on s'est descendue hier avec Nico (patron des Remparts), qui doit son salut (la quille, pas Nico) à son serveur, à qui on a épargné un fond de verre : Les Corvées sous Curon 06 du Domaine de la Tournelle.

Les plus jolis amers croisés depuis longtemps, une tension remarquable, qui réconciliera "les déçus du chardo en 06 en Bourgogne". A encaver d'urgence !! Un très joli et puissant millésime en Jura !!


La colère : Quel vin vous a tellement déçu que vous l’avez jeté de colère après l’avoir dégusté ?


Un running gag que je cultive assidûment avec tous les vins de Sol-Payré !! De moins en moins présent chez les cavistes, de plus en plus en FAV... Cherchez l'erreur...


L’orgueil : Quelle bouteille pensez-vous être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur ?


Pour faire encore hurler un ou deux de mes plus fidèles lecteurs, tout en rassurant les milliers d'amateurs sincères de ce domaine, je nommerais, sans hésiter une nanoseconde, les vins de Jean-Pierre Monier. Très prétentieux comme impression, comme en musique d'ailleurs. On reste persuadé d'être le seul à entendre et "vivre" tel ou tel album, aussi intensément...


L'interrogatoire étant clos, je passe le relais, en "taguant la face" de J-C (à qui je dois, "un tag de la mort qui tue" depuis des mois, que j'ai laissé moisir), aux bonnes choses qui ont faim, au Rustre quand il daignera revenir de vacances, à Estébour le roi du boulghour, au voleur de lunettes d'Hillary jeune...

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Torino salé...

1 Septembre 2011, 17:28pm

Publié par Docadn

La (trop) brève escale dans la capitale piémontaise, m'a privé de la possibilité d'embrasser "un panel représentatif" de la cuisine nord-italienne (si tant est qu'elle existe !!).

2 nuits sur place, 1 déjeuner et 2 dîners seulement au compteur (et sur la balance aussi !!).


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Un premier repas (après une visite au musée du cinéma ci-dessus) qui a pris une tournure tragi-comique (j'ai oublié jusqu'au nom de l'établissement, tellement il m'a gavé). 


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A peine arrivés, nous sommes jetés au fond d'une salle déserte (quand la terrasse est pleine, l'étage bondé), puis oubliés une bonne vingtaine de minutes avec des menus à décrypter...

Les serveurs passent une bonne dizaine de fois, sans s'arrêter... La patronne, sentant "un certain agacement de ma part",  nous amène des bruchettas (bonnes) pour patienter et s'excuser...

La commande est prise une bonne quinzaine de minutes plus tard.

Puis, plus rien.

Quand une assiette de charcuterie débarque entre les mains de la patronne, comme pour s'excuser à nouveau du zapping systématique de la part des 2 connards serveurs qui s'en battent les c... très distraits (que je soupçonne d'avoir transmis la commande avec beaucoup de retard).


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Des "ravioles de poissons" bonnes, justes fondantes, un poil salées par le jus, au bout d'une heure et quart.


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Un "sympathique petit sicilien" pour faire glisser le tout, 02h00 pour ça !!

Service de daube, cuisine correcte, mais le mal est fait, malgré la gratuité des bruchettas et de l'assiette de charcuterie...


Le déjeuner du lendemain, se présenta fort heureusement sous de meilleurs auspices.

Une adresse soufflée par Luca Roagna himself, lors d'une visite improvisée de notre part, l'avant-veille à Barbaresco (article à venir).

Pour lui, c'est tout simplement "la meilleure trattoria de la ville".

C'est sous une fine pluie (après une visite marathon au museo egizio), que nous nous rendons au 23 Via Monte di Pièta, au Ristorante Consorzio.


Une escalope de veau panée, une panna cotta (d'anthologie, je me répète, je sais !!), peu esthétiques (d'où l'absence volontaire de clichés) mais cinglantes.

Assurément une cuisine simple, goûteuse, soignée,  justement tarifée (2 plats, 2 desserts, une bouteille d'eau pour 38 €).

Je vous invite à consulter la carte des vins, remarquablement pointue...


Ristorante Consorzio

Via Monte di Pièta, 23

Torino

fermé samedi midi et dimanche

+39 011 276 7661


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Fin du séjour. Au fil de nos pérégrinations nocturnes, nous atterrissons au Satprem, Via Piave (une rue perpendiculaire à la fameuse Via Garibaldi). L'établissement est un "bioristorante naturale", qui affiche fièrement sa "certification biologique d'une cuisine naturelle" axée sur le poisson, la viande blanche, le végétarien.

Déco un peu improbable, mêlant des influences indiennes et "le reste du monde philosophiquement annexé par les bobos".

Les tables sont plus cohérentes. Un menu très fourni, qui provoque toujours en moi une certaine méfiance. 


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Antipasto de tofu épatants, où nous devinons facilement ceux à la betterave, moins facilement les autres.

Des "linguines au poisson et à la tomate" honnêtes, sur lesquelles j'ai empilé un "biotiramisu" moyen. Au global, un service sympa, une cuisine "tiède", mais naturelle...


Satprem

Via Piave, 8/10 

Torino

011.436.66.80

www.satprem.it


Fin du séjour, nous remontons toujours le temps. Prochaine étape : le vignoble du Piémont....

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