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EscapadeS

LPV Bzh Acte III, Scène 2 : Les Rouges

28 Février 2011, 05:39am

Publié par Docadn

Suite et fin de notre assemblée bachique, avec les rouges dégoupillés lors de cette session.

Des notes, toujours griffonnées entre 2 services, 1 visite type "il ne vous manque rien" au bout de la table, ou une expédition derrière le comptoir pour mettre la main sur la victime suivante...

 

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Fixin "En Combe Roy" 06 - Domaine Alain Jeanniard

 

Un élevage perceptible, pas excessif, des notes de cosmétique et de groseilles sur un fil de rafle.

La matière confirme cette pointe végétale (ah 06 !!) donnant une fraîcheur relative. Pas d'aspérité ou de "granulosité" grossière. J'attendais ce vin, au vu du millésime, bien en dessous. Il n'en est rien, au contraire, c'est élégant, juteux et plus agréable qu'attendu... ***

 

Vins-2011-0228.JPGCôtes de Rhône 09 - Fleur de Grenache - La Cave Viticole Des Vignerons Réunis de Sainte-Cécile-Les-Vignes 


Un(e) grenache qui fleure bon la violette d'une syrah. Un amer immédiat, un perlant marqué et ce fil très dérangeant et continu d'amertume saillante. Pas ma tasse de grenache !! *


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Cahors - Le Sid 02 - Mathieu Cosse 


Un boisé marqué, un nez sucré mettent mes capteurs "cabernet bien mûr dans le rouge". Mon instinct "infaillible" a soigneusement évité la possibilité d'un malbec, très très majoritaire. La matière est finement sucrée, puis vire sur le poivre intense, amers marqués mais cohérents. **/**(*)


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Châteauneuf-Du-Pape Henri Bonneau 00


"Le nez de la soirée !!". Evolué, racé, truffe fraîche (pas le pif de Rex, la Tuber), on passerait la soirée à le humer...

L'attaque est sur les fruits à noyau, les épices douces. Finale sur le poivre blanc. La complexité qui fait la grande classe des Châteauneuf. J'aime. ***(*)


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Minervois la Livinière - Clos de l'Escandil 97


C'est Laurent Maynadier qui, le premier, vide son verre en grimaçant...  TCA arggggghhh !!


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Corbières - Romain Pauc 00 - Domaine La Voulte-Gasparet 


Mon apport. J'avais de grands espoirs sur cette quille, dont le carafage laissait présager de très belles promesses.

Deux heures, plus tard, j'ai en fait, littéralement flingué l'ensemble en agissant de la sorte... Mea culpa.

Un nez mentholé, finement boisé, un peu bordelais sur les bords, qui sent "le cul après le sport"( oui je sais, je suis très souple, qualité qui me permet aussi de broyer mes gonades, quand je fais une "connerie de service" aussi monumentale). 

C'est dense, mûr mais plat. Je suis cette cuvée depuis une décennie, pas une ne m'a décu à ce point... Quelques avis sont moins noirs que le mien. Néanmoins, je m'en veux et j'ai oublié de l'immortaliser (10 ème en partant de la gauche) ... **


Vins-2011-0240.JPGLalande-De-Pommerol 06 - Château Grand Ormeau 


Un bordelais typé, sur la rafle, au cabernet dominant alors que c'est le merlot qui compose à 80% l'ensemble. **


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Château Beau-Séjour-Bécot 89 -Saint-Emilion Grand Cru 


Nous restons "olfactivement" dans le bordelais, mais avec de la bouteille. Évolution, bois humide, cèdre et trait vert "noble".

La puissance est immédiate. Ensemble vif, poivré, dynamisé par ce végétal bienvenu, à l'équilibre de haut vol.

Élégance et boite à cigares donnent des airs d'aristo à ce Grand Cru natif de Vannes...

Vins-2011-0246.JPGBanyuls 08 - Âme de Pierre - Abbaye Sainte-Eugénie 

Nez terreux, rafle & menthol. Matière délivrant une jolie cerise à l'eau de vie. Ensemble souple, fruité, aérien, affichant 125 g de sr d'une cuvée composée à 60% de grenache gris et 40% de noir et blanc vinifiée en "mode vintage" *** 

Le tout arrosa les plats du Menu d'Hiver (24 €).


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Mise en bouche : Tartare de saumon  et lentilles


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Tartare de lieu, pomme Granny Smith et tomate confite

 

 

roquette bio, condiment citron

 

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Fricassée de poulet fermier « patte noire » de Bretagne,

carottes bio de Baden

Et une Poire pochée, crème d’amandes, sauce chocolat clôtura ce délicieux dîner concocté par la talentueuse et infatigable Emilie Robin (Ar Millin' à Châteaubourg et La Terrasse Fleurie à Honfleur), épaulée par une équipe non moins increvable (mais néanmoins crevée), en cette veille de départ en vacances...

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LPV BzH Acte III, Scène 1 : Les Blancs

26 Février 2011, 18:18pm

Publié par Docadn

Sous ce barbarisme, teinté de langage "texto trop l'kif d'être trop jeune, t'as le forfait MTV illimité !!", se cache une société secrète aussi menaçante qu'une cellule dormante... 

Il a suffit qu'un certain Laurent Maynadier, officiant comme vigneron entre Languedoc & Roussillon, signale sa présence en BzH pour que les forces vives se réactivent, les palais asséchés salivent...

Rendez-vous fut pris pour ce dernier vendredi du mois (j'avais aussi VdV ce jour là, de l'abnégation, que dis-je, un sacerdoce, un destin, l'histoire !!) en notre désormais QG Les Remparts à Vannes.

Un fuseau horaire de 30 minutes, que j'ignorais, a semble t-il été instauré entre Perpignan et Vannes. Le même semble avoir cours du côté de Caen pour nos ex-bas-normands n'ayant pas encore synchronisé leurs tocantes sur l'heure locale.

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Nous voilà au complet pour démarrer cette session ludique, placée sous les thématiques du plaisir et de la rencontre.

Il a fallu aussi bosser un petit peu. Voici mes quelques notes succinctes, prises à la volée entre 2 services, complétées de mes souvenirs entre les ravitaillements vitaux pour une tablée gourmande et curieuse.


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Champagne -Chartogne-Taillet 02 


60% pinot noir, 40% chardonnay, au nez finement sucré, évoluant sur les fruits blancs. Très jolie bulle, bien calibrée comme je l'aime, relativement explosive en fin de bouche. Matière finement crayeuse et à la finale d'amande amère. **(*)


Cour-Cheverny 08 - Philippe Tessier 


Un premier cliché raté, un second totalement oublié !! Un nez réduit, de carton humide et de confiserie.Une attaque peu franche, qui s'effacera les gorgées suivantes, pour dévoiler un ensemble gras, relativement rond avec une acidité tranchante qui redonne du peps à l'ensemble. Un cépage toujours sympathique à faire découvrir, un producteur à découvrir d'urgence pour les curieux du romorantin et du Cour-Cheverny. ***

 

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La Pierre Blanche 08 - Jurançon Sec - Domaine Bellegarde 


Une certaine "profondeur" et un ananas intense au nez. La matière confirme le Bromeliaceae et le profil très aromatique pressenti. Relativement rond, gras et agréable. L'ananas a pas mal guidé les dégustateurs à situer cette cuvée composée à 70% de petit manseng et 30 de gros (manseng). ***


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Abbaye Sainte-Eugénie - Corbière 10


Il est toujours amusant de glisser un vin en présence de son créateur. Fines notes anisées et une poire William ostentatoire. Attaque "sudiste" mais fraîche. Matière grasse, joliment poivrée, toujours imprimée de cette belle poire mûre. Les habitués semblent perdus, je soupçonne même Christine Cazalet d'avoir hésité...Selon elle, le maccabeu (95% dans cette cuvée, complétée de 5% de grenache blanc) se décline parfois sur ces notes de poire.**(*)


Vins-2011-0222.JPGSaumur - Brézé 04 - Clos Rougeard 


Un boisé ambitieux, une patte toute ligérienne (selon mes critères propres, largement discutables, mais typique) ponctuée de vernis et notes pharmaceutiques. Le boisé domine quand même toutes velléités d'expressions. Matière perlante, très boisée, relativement neutre et sage. Peu expressive en dehors du boisé massif (fût neuf ?). La stupeur et la déception se lit sur pas mal de visages en découvrant l'étiquette. Une cuvée taillée pour encore 20 ans !!! **


Les rouges déboulent... Ils seront détaillés dans une "Scène 2" à venir...


Passons aux sucres :


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Tokay Pinot Gris - Kientzler - Osterberg - Vendange Tardive 83


Pas de notes, juste le souvenir et l'impression d'un vin qui a mangé une grosse partie de ses sucres. C'est aérien, très très finement oxydatif, pour ma pomme, mais encore bien debout. ***


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Muscat de Rivesaltes - Champ des Soeurs 10 


110 g et 15° pour ce muscat très aromatique (c'est la soirée de la poire !!), aérien et d'une fraîcheur réjouissante (c'était le 16ème vin de la soirée). ***


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Alsace - Muscat Vendanges Tardives 09 - Domaine Stirn 


Très perturbé, j'en ai oublié les caractéristiques de l'apport, pour me plonger dans le jeu de la découverte dans lequel je cultive une médiocrité chronique. A plusieurs, nous arrivons à placer ce très joli breuvage en Alsace et en muscat. Un des plus beaux équilibres de la soirée. ***(*)


A SUIVRE...

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Vendredis du Vin # 33: Vin et Chocolat

25 Février 2011, 06:20am

Publié par Docadn

N'ayant osé (totalement) plonger dans la thématique précédente pour "incompétence volontaire avec préméditation", je me joins sans hésiter à un item plus approprié à mes capacités.


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Dans ces 2 domaines, je resterai aussi ouvert qu'un enfant de coeur dans la tente d'un curé, pour oser commencer à imaginer les raisons pour lesquelles, on ne porte aucun intérêt à ces 2 drogues licites...

Un alcoolisme déraisonnable et breton (pardon pour le pléonasme) qui vous fait embrasser des piles de pont avec des princesses déchues, un diabète à déraciner des érables ... Hormis ces 2 raisons sérieuses, la faute de goût est de mise...


Miss Crok, qui n'a de commun avec le chocolat que la poire qui sied à son prénom, nous propose donc pour cette 33 ème édition cloutée (rapport avec un barbu illuminé qui avait décidé de ne pas cotiser ses 160 trimestres, s'est fait la belle sans rien dire à personne, pour faire prospérer une petite affaire de cierges et de chasubles) l'accord vin & chocolat...


Parlons d'abord du chocolat. Certainement une des gourmandises les moins écolos du monde pour les occidentaux que nous sommes...

Pas une fève à signaler dans un rayon de 5000 bornes, des conditions de production parfois limites, miraculeusement dominées par le caractère encore paysan et humain de cette culture, alors que sa commercialisation surfe sur une mondialisation bien orchestrée.

Boisson des élites devenue produit de consommation courante, il jouit encore d'une image luxueuse à travers le travail des grands chocolatiers.


J'ai la chance d'avoir un " artisan industriel" (moins gros & prestigieux que Valrhona, mais quand même !!) à proximité de chez moi.  Petite dégustation de plaques :

 

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Chocolat Sao-Tomé (73% de cacao) 

 

Un chocolat africain (Sao-Tomé est une île située au large du Gabon) qui, sous la langue, dégage de fines notes de brûlé.

Le carré se propage sur la langue en dispensant un caractère suave, gras et fumé.

La puissance se décline sur la noisette. La finale est en effet sur les agrumes (citron confit), s'évaporant sur un délicieux praliné prégnant. 

Un chocolat engagé (depuis longtemps) auprès du solitaire et solidaire skipper  Thierry Dubois pour les droits de l'homme autour du monde.  ***(*)

 

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Chocolat Venezuela  ( 75% de cacao)

Une plaque qui offre de la douceur. Un brin vanillée, aux notes torréfiées très marquées. Là encore un acidulé qui donne du peps et un joli pralin final . ***/***(*)

 

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Chocolat Goviro - A la fleur de sel, crêpes dentelle & amandes caramélisées (67% de cacao)

 

Le chocolat craquant à croquer par excellence.

C'est concentré, là encore fort torréfié, un tantinet trop sucré pour ma pomme. L'assurance de faire bosser son dentiste. Le vrai plaisir relevé de la pointe de sel du réinventeur du CBS.... ***

 

Place au vin...

 

Le classique grenache-ganache (au programme des  REVEVIN 2011) est souvent sollicité.

Une Ebrescade 03, totalement dans l'esprit, a failli être sacrifiée pour l'occasion... 

Puis, mon vieux casier a révélé l'existence de sa dernière locataire. Une quille à la forme étrange...

Un truc oublié, "une erreur de casting" qui a payé lourdement mes facéties bipolaires de cave.

L'occasion de revenir sous les feux de la rampe, de démontrer que j'ai eu raison de l'oublier pour mieux la retrouver...

Bye- bye Ebrescade, direction le Far-Est :

 

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Tokaji 1988 - Aszù - Disznoko- Hungary - 5 Puttonyos

 

Acquise à la fin des années 90 en GMS, elle a patienté, sans soins, au gré des multiples déménagements (le domaine Disznoko appartient aujourd'hui au groupe  Axa , ce millésime est antérieur à leur acquisition).

C'est son jour, comme un Black Swan de casier, elle va danser Le ballet de sa courte vie après 23 ans de gestation...

Une très belle robe ambrée sombre, offrant un très joli nez miellé, safrané, sur un air ligérien.

On voyage dans un verger avec l'abricot, sur un derrick avec le pétrole. Quelques fragrances fumées avant de plonger dans le vif du sujet.

L'acidité donne une immédiate hauteur à la structure. C'est vif, dynamique, aérien, mais relativement court. Le fil acide est continu, soutenu, sur le rasoir...

Le nez évolue sur le miel de sapin et le safran toujours plus prégnant. La matière affiche un équilibre et une jeunesse inouïes. Un sucre savoureux, délicat, aux agrumes intenses.***/***(*)

Avec ce(s) chocolat(s), c'est toppissime !!


La littérature nous apprend que les 5 Puttonyos (auges) garantissent un taux de sucres résiduels compris 120 et 150 g.

Au-delà, il existe l'Aszu Ezsencia affichant plus de 180 g, qui correspond à plus de 6 Puttonyos.

Puis "le nectar" nommé Ezsencia, à plus de 250g et pouvant aller jusqu'à 900 g selon la générosité des millésimes.

 

Chocolat & Tokaji, choco-Tok, duo gourmand dangereux!!

 

 Des précisions sur le  site d'Olivier Poussier pour le domaine.

Pour le Chocolat c'est ICI.

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Le Plan B...

18 Février 2011, 11:05am

Publié par Docadn

Suite et fin de l'escapade francilienne. Dernier soir dans la capitale.

Privé de mes sources d'infos habituelles (l'hôtel est le dernier dinosaure ringard à facturer 10 euros l'accès à internet, quand la très très grande majorité des autres établissements l'offre).


Je quitte ma chambre calme (elle s'avèrera bien plus bruyante vers 01h00 du matin quand un couple, que je soupçonne germanique d'après les râles gutturaux émis, décida de partager son coït avec l'ensemble du 4ème étage), à la quête d'une table.


Le quartier de la Gaité semble être une zone relativement sinistrée, en terme de gastronomie.

On ne compte plus les arnaques et autres terminaux de décongélation, prompts à dépouiller le chaland, plaçant pour le coup Montmartre comme un haut lieu de la tradition et du respect du client.


Je quitte cette rue maudite, pour me diriger vers Severo.

En remontant l'Avenue du Maine, j'aperçois, rue Daguerre, un anonyme indien sur la droite.

La perspective de nans et autres Vindaloos, active mes synapses et mes glandes salivaires. Puis, mon oeil droit signale un sigle enfoui dans mon disque dur interne.

Mes jambes, incontrôlables, se dirigent aveuglément vers le bar à vins Le Plan B.


Un accordéon de quartier sonorise la salle. La voix du serveur, pleine de gouaille, accompagne involontairement ce dernier.

"Bonsoir, il est possible de dîner ?"

"Vous avez réservé ?"

"Hé, non !".

"Bon attendez, je vais voir..."

Une remarque qui me replonge dans une récente discussion sur le thème très énervant du "je fais semblant de consulter l'agenda que je connais par coeur et je sais qu'il me reste de la place, mais faut pas croire qu'on peut se pointer tout le temps comme ça, sans avoir réservé..."

 

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(vue de ma table)

 

Et là, chose incroyable, j'hérite de la première table libre devant moi, j'ai vraiment du bol ce soir !!

L'ardoise affiche un menu "Entrée-Plat-Dessert" à 22 € en phase avec mon budget (au Severo, je pouvais compter au moins le double).

J'interpelle le serveur (répondant au prénom de Nico) pour avoir la carte des vins.

Ce dernier, "rentre-dedans dans la tradition parisienne que l'on perpétue car on aime ça", me balance un "suffit de retourner la carte !!", bien senti et relativement mérité...

Je m'exécute et découvre une carte plutôt "bien foutue ", si on aime "le bon qui ne prend pas la tête et qui fait plaisir".

 

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Mon palpitant s'emballe 4 secondes. Ma rétine a détecté un domaine non épilé dont un jeu de mots, sorti tout droit de mon esprit un peu tordu, nous lie désormais...

Ça y est, je vais pouvoir enfin y goûter et garder "religieusement" mes 2 exemplaires...

Il s'est passé environ 11 secondes entre ma honte publique et ma réponse sur le vin choisi...

"C'est du 10 votre Poquelin ??"

"Attendez je vais voir..." (il aime bien aller voir le Nico).

"Oui, c'est du 10..."

"Je vais en prendre un verre, s'il vous plaît..."

"Ah non, le Poquelin, on le vend qu'à la bouteille"

"Suffit de mieux lire la carte..."

Notre serveur se saisit du feuillet plastifié, puis éructe :

"Merde, il a changé la carte, j'croyais qu'on le faisait qu'à la bouteille..."

Tiens, prend ça dans les prémolaires... 1 partout.


"La rancune" me laisse le temps de choisir parmi les propositions de l'ardoise.

 Le verre de Côte de Poquelin 2010 arrive quelques minutes après :

Une fine réduction, une carbo typique, du métal et une groseille explosive. Matière très fruitée, étonnante réminiscence de chewing-gum, un poil perlante. L'ensemble est plein, joyeux à l'amertume un tantinet prégnante... Je serais un peu de mauvaise foi de ne pas avouer un petit manque d'objectif sur cette cuvée, mais là, sincèrement je ne suis pas déçu !!

Les plats commencent à défiler.

 

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(désolé pour la jaunisse de tous les clichés)

 

Tartelette aux harengs

 

Entrée très salée et copieuse. La pâte de la tartelette  est molle, comme passée aux micro-ondes (là encore, comme au Willi's, servi "trop-très" rapidement après la commande), salade fort assaisonnée.

 

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Onglet de veau au bleu d'Auvergne, grenailles sautées

 

Les grenailles sont plus noyées que sautées par le gras, qui donne cette jolie robe luisante à nos pauvres patates gavées.

La viande est quelconque, la sauce au bleu est bonne. Simple, gras et nourrissant arrosé par un verre de "Vin des Copains 08" du  Domaine des Crès Ricards marqué par l'élevage, la violette, épicé au nez.

La matière se décline sur un improbable gingembre confit. C'est plein, un poil extrait, aux amers pointus, qui rangent l'ensemble dans ma catégorie "bof" des appréciations.


Le meilleur moment du repas viendra avec la tarte aux citrons (non immortalisée, car jaune sur jaune c'est invisible !!) plus que recommandable, voire "bien ++"...


Service à "l'arrache attentif", toujours dans la provoc'.

On aime ou pas, ça marche à partir du moment où la répartie est de mise.

Ce qui fut le cas avec la majorité des tables ce soir là.

Je comprends que cela puisse gêner, mais cela sied à l'esprit du lieu.


Pour les fanas des boissons maltées, Le Plan B propose  aussi une carte non dénuée d'intérêt dans ce domaine (Nico avouant que c'est réfléchi et stratégique dans le quartier, comme la présence de La Molière et d'autres domaines à la carte en terme "d'exclusivité").


Bien vu, j'ai été gratifié d'un verre de "L"Interdit" de Lassagne (présent sur la carte) au moment de l'addition.

Un "viognier surmaturé" étonnant, mis en bouteille dans un format à l'alsacienne.

Ce vigneron atypique propose, dit-on, un Pouilly-Fuissé épatant élaboré selon la bienveillance des millésimes...

En résumé, Le Plan B : Plan Bof pour Bouffer mais Bon Plan Pour Boire...

 

Le Plan B

89 rue Daguerre

75014 Paris

01-43-20-20-09

www.planbresto.com

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Willi's Wine Bar...

13 Février 2011, 17:46pm

Publié par Docadn

Dans le cadre d'un passage éclair dans la capitale, j'ai eu le loisir de dîner dans ce célèbre bar à vins.

Déjà 30 ans d'existence pour "un délire d'anglais", qui s'est mué en référence majeure des bars à vins de la capitale.

Seul un anglais pouvait être assez fou pour croire aux vins du Rhône dans les années 80 !! L'histoire lui a finalement donné raison...

Depuis, Mark Williamson a aussi ouvert, 20 mètres plus loin, le fameux Macéo.

 

Un mercredi soir de février. Le site conseille la réservation. En bon anglo-saxon que je ne suis pas, je m'exécute.

Il est 20h00, le comptoir affiche complet (pas la salle).

La langue de Boy George y est majoritaire face à celle d'Etienne Daho.

 

La salle (assez froide) propose des chaises en plastique et des tables (très cheap) de terrasse des cafés de village. Les murs sont ornés des  Willi's Bootle Art Collection. Un concept largement inspiré de Mouton-Rothschild...


Une carte avec 2 formules : Le Menu Carte comprenant Entrée-Plat-dessert à 35 € (26.50 au déjeuner) et "Le Rapide Willi'" à 32,50 € (20,50 € au déjeuner) pour Entrée-Plat ou Plat-Dessert.

Encore secoué par un "désordre gastrique", j'opte pour Le Rapide.

 

DSC04260.JPG

 

La poêlée de calamars petit risotto à l'encre

 

Une entrée à la présentation basique, très (trop) rapidement sur la table après la prise de commande.

Le riz est "juste collant" bien cuit, bien épicé.

Les anneaux de calamars n'ont pas cette précision, dans la cuisson et la texture. Ils sont majoritairement secs, trop cuits pour certains. L'ensemble est tout de même correct grâce à ce risotto modèle.

 

DSC04263.JPG

 

Un rôti de pavé de cabillaud, pesto citronné aux tomates séchées

 

Un joli morceau, délicatement bien saisi. Les lamelles se détachent naturellement, révélant la belle maîtrise de la cuisson du pavé.

Les légumes justes croquants, pesto à la juste acidité, tomates séchées en filigrane, qui donnent "de la longueur et de la prégnance" à chaque bouchée... Un joli plat de bistrot, soigné, bon, équilibré... Merci à Mr Yon et toute son équipe pour ce joli morceau !!

 

Ces 2 plats furent arrosés par un verre de Silice 09 de Coursodon (6€).

Un St-Joseph blanc frais, aux note miellées, à l'attaque demi-corps, fraîche, un peu molle et étriquée... Pas l'éclate en fait.

Je ne me suis guère attardé sur la fameuse carte des vins riche de près de 250 références.

J'y ai juste aperçu les incontournables grands noms du Rhône, de Bourgogne et d'ailleurs...

Une jolie carte pour buveurs d'étiquettes, mine de rien...

 

Service assuré par 2 apprentis dandys, "sourire commercial teinté de sincérité feinte", gauches mais volontaires.

 

Un dîner fort honnête, pour une cuisine pas suffisamment linéaire, qualitativement parlant, entre les 2 mets.

Le rapport qualité-prix ne me paraît pas démesuré (il faut que je me mette dans la tête d'un francilien qui se doit de participer au loyer exorbitant concurrentiel souvent lourdement facturé sur son addition...), juste bon en soirée.

Un "bon plan déjeuner" en fait...

 

Willi's wine bar

13 rue des petits champs 75001 Paris 
Reservations: 0 142610509

www.williswinebar.com

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Ma Cave Fleury...

12 Février 2011, 10:46am

Publié par Docadn

Paris n'est pas la ville de tous les excès, la preuve...

Vous cherchez  un endroit sympa, vivant où boire une coupe de champagne de qualité à moins de 6 €...

Vous en rêviez, Morgane Fleury le fait depuis mars 2009.

J'ai découvert les bulles de la maison mère à Renaissance.

Une escale à Paris m'a permis de revoir l'ex-comédienne, devenue caviste, dans son ambassade au 177 de la rue Saint-Denis à Paname.

 

Fleury.jpg

(source blog Ma Cave Fleury, mon appareil-bis n'était vraiment pas en  forme !!)

 

La sommelière, diplômée de Suze-La-Rousse, offre dans sa cave Fleury, un voyage au pays de la biodynamie et du bon boire.

Elle dispose d'une belle cave voûtée, qui lui permet de proposer d'autres vignerons, aux méthodes de culture semblables.

Pêle-mêle, on y trouve notamment, Deiss & Frick pour l'Alsace, De Villaine et Giboulot (pour ce dernier, je vous renvoie au passionnant entretien fleuve, brillamment mené par Isabelle Pjij, lisible sur le Journal d'un passionné de la Rive Droite) pour la Bourgogne.

Vous voulez de la Loire (Michon, Villemade, Giraud, Breton...) ? Du Languedoc (Les Enfants Sauvages) ? Du Rhône (Richaud, Reynaud..) ? Une larme de Jura (La Pinte) ? Un soupçon de Provence (De Villeuneuve) ? Elle a du beau monde en cave...

 

macavefleury-photo-de-face1.jpg

(source blog Ma Cave Fleury)

 

Elle s'attache aussi à promouvoir le "bien manger", en proposant aussi du café solidaire du Chiapas, le foie gras d'Alain Grezes, de la tomme de vache bio de la Ferme Madon à Muzillac (pas loin de chez moi), toujours dans l'esprit "éco-logique" qu'elle revendique.

Si vous avez faim, pas de soucis, Morgane assure aussi le couvert aux heures des repas et des grignotages le reste du temps ...

 

Pour l'ambiance, Morgane s'attache à faire vivre son lieu, en musique live, certaines soirées...

D'ailleurs, ce soir, elle fête ses 2 ans d'ouverture... Vite, ça a déjà commencé...

 

Alors bon anniversaire à la Cave Fleury, champagne et longue vie aux faiseurs de bon...

 

Ma Cave Fleury 

177 rue Saint-Denis

75002 PARIS

contact@macavefleury.fr

http://macavefleury.wordpress.com/

Horaires d’ouverture

du mardi au samedi, de 12 h 00 à  20 h 00 et sur rendez-vous

Métro : Etienne Marcel ou Réaumur

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"Autour d'un Cep"... Gourmand à Angers

6 Février 2011, 15:41pm

Publié par Docadn

"Restaurant à vin, cuisine du marché", en sous-titre de cette table angevine.

C'est en marge du salon Renaissance, que nous partons à la découverte de l'établissement.

Déjà la troisième saison pour cette association née d'une amitié de lycée.


Antoine Landron est "le fils à Jo" du même nom. Une trajectoire qui semble évidente... Et pourtant.

Jérémie Baron lui, a promené sa mallette dans 4 des 6 coins de l'hexagone, notamment en Bretagne chez les Hennaf à la Roseraie de Bel-Air (Pluguffan, près de Quimper).

Ce dernier a des bouffées d'indépendance. Il veut sa cuisine, ses chaises, son ardoise et son expert-comptable.

La légende raconte qu'il a visité l'emplacement, il a flashé, il a composé le 06 de son pote, lui à dit : "Yo man, j'ai le plan d'enfer pour notre burlingue, lâche ton sécateur et ton réfracto, ramène ton calbut et les pifs de l'ancêtre, on démarre...".

En Octobre 2008 "Autour d'unCep" a ouvert ses portes.


Mon collègue de goulot avait réservé la table (haute et pas très équilibrée) une petite quinzaine avant notre venue, à la perspective de la cohue prévisible, à Angers ce week-end.

Et il a eu doublement raison le bougre, les perdants se comptant au godet de tractopelle...

 

Restos-0155.JPG

 

Une déco "bistrot sur base tuffeau" agréable, un peu dépouillée, juste maquillée par les ardoises omniprésentes.

Formule unique du soir à 28 € pour entrée-plat-fromages ou dessert.

Serveur un peu gauche, dans l'animation de l'ardoise, mais volontaire.

Un pigeonneau très tentant, un supplément de 10 € dissuasif.

Seul notre dessert sera commun. En avant...

 

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Saumon mariné maison - huître chaude - petit salé chou rouge

 

Sympathiques mises en bouche soignées et goûteuses. Mon alter-gastro, peu fan d'huître, trouve cette dernière "consensuelle voire bonne".

 

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Son côté neutre (un  peu comme un sabayon), plaira certainement aux allergiques de la première heure.

Personnellement, je trouve dommage que le côté iodé soit totalement "blanchi" par la préparation à la feuille d'épinard.

C'est souvent le sort de la cuisson de l'huître, ça nous change aussi un peu...

Le saumon est juste, la bouchée du petit salé très bien épicée, limite orientale. Elle me renvoie au travail de Laurent Saudeau et sa raviole de boeuf à la coriandre...

 

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Burger de chevreuil

 

Entrée aux dimensions d'un menu dégustation. C'est celle de mon collègue. Il détaille, après les 3 bouchées, une viande savoureuse, fondante, bien cuite, bien épicée mais petite.

 

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Anguille de Loire

 

Là aussi, la taille est dans l'esprit dégustation. Belle cuisson des tronçons, toujours trop peu nombreux quand ils sont délicieux. C'est juste un quart de poil trop assaisonné pour moi.

Mention pour le "beurre d'herbes fraîches" (oseille ou autre chose, allez savoir) qui flirte avec la richesse et l'équilibre de celui de Patrick Jeffroy.

 

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Lotte poêlée, Boulghour et endives caramélisées

 

Toujours le choix de mon collègue de goulot. Taille du plat un peu plus conséquente, mais toujours optimisée.

La lotte est tout juste cuite. Je confirme la chose en prélevant un morceau juste saisi. Le boulghour s'intègre bien au plat. Il me ramène à une semoule "bio", unique, très rarement récoltée au Maroc.

 

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Tête et joue de veau, légumes fondants

 

Encore dans l'esprit "portion à déguster", un plat qui transpire le mijotage et la précision.

Pas de décalage  de cuisson entre les légumes et les viandes.

La (petite) tête n'est quasiment pas gélatineuse, très bien cuite. La joue est une petite tuerie fondante, juste confite, comme les légumes.

 

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Feuillantine noisette-chocolat

 

Pour clôturer le repas, net, efficace, craquant, un poil sucré pour ma pomme, enfin à la juste taille pour finir...

 

Coté liquide, on pouvait s'attendre à un bottin en phase avec le nom de l'établissement.

N'ayant pas entièrement parcouru la liste (que je me suis empressé de transmettre à mon co-mangeur,), je laisse la place au spécialiste du domaine, dont voici un extrait de la synthèse, rédigée dans la voiture à la sortie de l'établissement :

En Alsace, je me souviens m'être fait la réflexion qu'il n'y avait que du "grand" : presque sûr pour Deiss, un peu moins pour Zind.

En Bourgogne, honte à moi, pas beaucoup d'autres souvenirs, si ce n'est un Raveneau je crois.

Il me semble aussi qu'il y avait des domaines présents à Renaissance, genre Giboulot. Pas ma bite aux rougets de roche !
En Rhône, je chie à nouveau la honte...sauf pour UN domaine : Mas Théo * ! Souviens-toi de ma réflexion : "putain, regarde un peu ça : "que des grands noms en Rhône, et Mas Théo" ...
Sinon, en vrac, je me rappelle de Barral, Olivier Pithon, Pithon-Paillé, Richard Leroy, Tour Grise (Saumur), Thierry Michon, Eric Nicolas et la Coulée (pas sûr pour ces 2 derniers).
Au niveau des coeffs, on se situait en moyenne autour de 3 (disons de 2,5 à 3,2). Notre Clef de Sol à 30 €, alors que ça coûte 12 € au domaine, c'est du 2,5, Chalasses (Ganevat) à 54 €, on est à 3,2.

Un autre prix me revient, celui du Chambertin 01 de Trapet : 130 €, le prix auquel était vendu le 2008 au domaine (noté 19/20 dans le Guide vert, oui Monsieur !).

* Domaine (d'un appellation trop souvent dénigrée) que l'on retrouve sur certaines tables étoilées ou à la carte des restos curieux et de bon goût...

 

Auxquels il faut, bien évidemment, rajouter les vins du padre Jo Landron...

 

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Domaine de la Grange Tiphaine - Clef de Sol 2008 - Montlouis

 

Un beau chenin, vif et gras,  tendu comme un arc, à la puissance et à l'acidité élevées. A l'esprit encore plus "naturel" que mes autres rencontres avec cette cuvée. Pas mal d'évolution depuis ma première rencontre, avec ce domaine et cette cuvée, sur le millésime 02...

 

Un point réellement gênant fut l'attente entre l'entrée et le plat.

Pas loin de 45 minutes ! Soit, il y avait du monde, et puis !! Dommage que la fluidité du service (et donc du rythme en cuisine) n'ait pas mieux servi le réel et bon travail du piano (toutes les assiettes étaient chaudes, donc servies en temps et en heure).

 

En résumé, une jolie cuisine de bistrot, soignée, sincère et pas maniérée. Les portions sont effectivement un poil chiches pour ce type de table.

La tendance à une "bistronomie un peu précieuse" serait le piège a éviter...

  

En attendant, le gros rouge vient de laisser fuir ses premières récompenses pour l'année 2011, pas plus tard qu'hier... Et le Cep se retrouve garni d'un bib mérité (en plus d'une toque déjà acquise sur le G&M)...

"Avec tout ça, Cep à demain qu'il y aura un siège de libre, n'est ce pas Aurélia" ?!

 

Autour d'un Cep

9 rue Baudrière

49100 Angers

02 41 42 61 00

fermé le samedi midi, dimanche et lundi.

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Renaissance aux Greniers St Jean Acte III, épilogue...

3 Février 2011, 18:16pm

Publié par Docadn

Dernier volet de l'édition 2011 et dernière matinée pour ma part, en ce lieu vraiment sympa.

Il est 10h00 pétantes, tous les vignerons ne sont pas aussi ponctuels que la veille. Le dîner semble avoir joué les prolongations pour certains...


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Début des hostilités avec le domaine Mélaric (Saumur).

Une mise en gueule avec Globules Roses 10 (un cab' franc de pressurage) à la jolie bulle et aux amers bien intégrés.

Billes de Roche 09 propose une belle densité, une acidité remarquable, quand le Clos de la Cerisaie 09 apparaît plus tendre, mais toujours honorable.

Billes de Roche 08 balance un superbe nez, une matière souple, bourrée de finesse qui s'exprime crescendo, un coup de coeur.  

Cerisaie 08 pour finir, là encore avec un nez extraordinaire, mais une bouche demi-corps quand la finesse répond encore présent.

Une belle découverte, un domaine jeune, un couple dynamique (installés depuis 3-4 ans de mémoire), fort prometteur.


Petit saut chez Chaffardon pour goûter son unique blanc disponible. Un Anjou 08 au nez top, ensemble gras, très épicé, mais impression finale d'un vin "en dedans".


Un autre saut chez Olivier Pithon, pour tremper nos badigoinces dans une D18 2009 (parcellaire de grenache gris & blancs) à la trame serrée, grasse et finement sucrée.

Laïs 08 (maccabeu-grenache gris fifty-fifty) me paraît aussi serré, pommadé, aux amers appuyés. Pas le frisson chez Pithon !!


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Sur les conseils du  J-C : "Va voir Rateau, j'ai vachement bien goûté à Millésime Bio...". On est allé voir le sympathique moustachu.

Une Grande Châtelaine 09 simple, finement sucrée et épicée.

Les Couchérias 08 sont très largement supérieurs. C'est ciselé, gras et aérien (un peu schizo quoi).

Les rouges sont par contre vraiment très décevants. Merci J-C, j'aurais mieux fait d'écouter Scénic'man...


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Un long arrêt chez Zélige-Caravent. Une belle entrée en la matière avec Résidence d'Eté 09, joli cinsault de soif.

Zazou à Zanzibar 08 (carignan-grenache 50/50) s'avère très gourmand.

Velvet 08 (syrah-grenache-carignan) m'hypnotise les narines avant de dévoiler sa matière aérienne ravageuse.

Fleuve Amour 06 (grenache-syrah 80/20) dégage un visage solaire, sauvage, sur un squelette solide et agréable.

La Nuit d'Encre 08 (100% alicante) nous perd, quand la version 07 affiche une vivifiante fraîcheur.

Un domaine découvert pendant le festival Véronique Courjault La Dive 2010. Enfin goûté dans des conditions normales, un domaine très recommandable (sur les rouges du moins, les blancs m'ont fait moins d'impression).


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Une visite chez l'Hurluberlu de St-Poivron Nicolas de Bourgueil : Sébastien David.

La version 10 de l'Hurlu explose de groseille et de cassis sur une structure solide, aux arômes finement viandés.  

Endémique 08 (la lettre E de PATRIMOINE SD) est droite, nette, encore un poil serrée mais déjà très prometteuse.

Kézako 10 (la nouveauté-test avant la reprise des terres familiales) est une petite tuerie soyeuse et terriblement gourmande.  

Le Vin d'une Oreille 08 est encore dans sa gangue de bois mais transpire déjà la petite dentelle liquide... V'là du vrai bon Cab' franc !!


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Un pas sur le cô té, pour apprécier le perlant Au suivant 10 et les Joues Rouges 10 de la Coulée d'Ambrosia.

Les blancs me laissent indifférent, quand le Pedro Rabernet 05 (avec lequel Jeff Chené m'avait tanné l'an dernier aux Anges vins à Nantes), avec ses 300g de sr et ses 8°, est enfin à  la portée de mes lèvres. Verdict : un homicide presque parfait.


Nous restons dans les sucres en revenant chez Juchepie avec une Passion 06 (150 g de sr) à la fraîcheur et à l'équilibre immenses.

Chez P. Delesvaux le SGN 08 (200 g de sr), au nez grandiose, est ferrique et l'acidité inouïe.


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Déjà l'heure des jaunes. Olif me (re)guide chez l'horloger des vignes : Tissot.

En Spois 04, Arbois 04, Les Bruyères 04 défilent délicatement sur mon palais.

Je suis épaté par leurs finesses déjà accomplies (c'est très jeune pour des jaunes !!). Rien d'oxydatif, rien d'anesthésiant (je fais même pas de la lèche, j'étais le premier surpris), souvent fruité, parfois malté.

Le W a été élevé dans un fût de whisky en provenance du célèbre (et très controversé) Couvreur.

Pas encore de nom pour cette cuvée. Olif & mézigue susurrons un "Jaune i Walker" car le "Jaune i Couvreur" imposera certainement des royalties (le premier aussi pour le coup)...


L'Arbois 03 de chez Pignier n'est pas en reste côté amabilité. Nous finirons par le frais Arbois 02 du Domaine de La Pinte.


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Les papilles à peine marquées par ce voyage dans l'est, nous terminons par La Ferme des Sept Lunes avec Jean Delobre.  

Glou 08 me scotche littéralement. Il y a du Romaneaux-Destezet (Hervé Souhaut) dans cette cuvée de syrah.

Le VDP 09, le St-Joseph 09 et la version sans soufre ne me feront pas redescendre du nuage. Gros coup de coeur (oui, je sais Bébert, tu en vends, t'as bien raison, c'est vraiment très bon).


Fin de la session. Le Limousin a préféré reprendre la route plus tôt pour ménager sa monture capricieuse. Olif est juste chaud pour attaquer (sans chiens ni traîneau) la banquise souterraine de La Dive.

Quant à moué, je boucle ce tour de France viticole de qualité, avec le seul regret de ne pas avoir regardé les mains (paraît-il démentes) de Michel Guignier...

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Renaissance aux Greniers St Jean Acte II

2 Février 2011, 06:13am

Publié par Docadn

Une tartine (sommaire) "aux rillettes de la mer" à la table de la plus célèbre vidéaste québécoise, Aurélia Filion. Elle me confond avec Stéphane Planche, avec qui je partage un désordre capillaire très étudié.

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La reprise est assez difficile avec les blancs de Joan Ramón Escoda. Le Maccabeu 09 à l'étonnant goût de cacahuète ou la version 10 très "space". Les rouges sont plus aimables à mon palais. Le "Roig" Classic 10 (cabernet sauvignon & Carignan) qui, dans un verre noir, passerait facilement pour un blanc. La Carbonica Sunday (grenache) est fraîche, quand la Finca Espartal "Roig" 10, aux accents de garrigue, me plaît pas mal.

 

Un nouveau détour par la Bourgogne, chez Trapet, avec un Marsannay 09 très bof, un Gevrey 08 un poil sucrailleux mais pas mal, puis un Chambertin 08 totalement indigne (la matière et le prix).

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Baptême du feu pour le tout premier domaine beaujolais invité à la manifestation : Michel Guignier.

Ce dernier n'avait pas réussi à me rendre guilleret sur son Nouveau 10. Il a amené l'armada. Un MAV 07 un poil sucrailleux, une Bonne Pioche 09 "Top fruitée", un Fleurie 09 entier, une version 07 construite et dense, un MAV 09 sanguin aux accents de syrah.

 

Retour chez Barral pour les vins en "mode magenta". Un Faugères 08 encore sur l'élevage, très marqué par les agrumes. Le Jadis 08 "syrahte" sympathiquement mais paraît "fermé".  

 

Valinières 08 (80% mourvèdre et 20% syrah) assoit un potentiel prometteur.

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Retour aussi au Clot de L'Oum, avec une Compagnie des Papillons 08 (carignan-grenache) avenant et frais, un St Barth 09 riche et dense, un St Barth 08 Vieilles Vignes (carignan/syrah/grenache à parts égales) là encore frais, droit, juste un poil boisé.

Le Novo 09 (carignan) fait dans la soie et l'aérien, quand le Numéro Uno 07 (90 syrah/ 10 carignan) et le Clot 09 affichent un côté sanguin et complet.

 

La journée se termine à l'est, chez Zusslin, avec un Bollenberg 08 aromatique, gras & pétrolé, un Pfingstberg 08 riche, qui "berlingote" et traîne un peu de sr, quand le 07 paraît dissocié et plus tendre.

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Chez Zind Humbrecht, l'accueil est remarquable et simple, comme le Zind 08. Heimbourg 08 propose une belle trame acide, sur un fil de poire très prégnant. Le Clos Saint Urbain "Rangen de Thann" 08 écrase par sa classe olfactive, sa pureté et sa droiture (et par son tarif à plus de 60 €). Le Clos Windsbuhl 04 affiche un équilibre monumental et les 100g de résiduel sont aériens comme un cirrostratus d'été...

 

Presque 18h00, fin de cette première journée...

 

PS : Je remercie désormais Google Chrome, pour sa perf' face à Mozilla, dans la prise en charge des clichés...

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