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EscapadeS

Articles avec #les bons plans restos

La Table Breizh Café à Cancale

8 Janvier 2017, 20:05pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une mort maintes fois annoncée, mais toujours le soubresaut inattendu, pas même calculé, pour vous rendre témoin d'une agonie éditoriale sans fin.

Le scribouillard de service, à la navigation internautique aussi approximative que celle d'un migrant sur le Vendée Globe, remet une fois de plus le couvert, pour vous conter une aventure d'un soir.

 

La Table Breizh Café à Cancale

Les "grandes tables" sont rares sur cet espace.

Les bistrots/brasseries sont forcément plus nombreux, reflétant des revenus très éloignés de ceux des électorats mécènes d'un Fillon ou d'un Macron.

Comme tous les amateurs de gastronomie, je ne boude pas mon plaisir d'aller vérifier avec mon bide et mon appétit la qualité d'une table honorée et adoubée par la Trinité gastronomique (au nom du Mich', du Gault et du Fooding amène... tes plats).

Nous devons cette "double adresse" à un certain Bertrand Larcher.

"Crêpier-entrepreneur" et passionné par le Japon, ce dernier a ouvert plusieurs crêperies à Tokyo, Nagoya ou Kyoto notamment.

Le Breizh Café est une de ses crêperies, sise au rez-de-chaussée d'une bâtisse face au port de Cancale. Amis Parisiens, vous pouvez aussi profiter de ce "savoir-faire sarrasin" ici.

Mais revenons à Cancale. Au 1er étage, Bertrand Larcher a voulu installer une table gastronomique reflétant le "terroir cancalais" et la cuisine nippone.

Pour cela, il a recruté le chef japonais Raphaël Fumio-Kudaka (ex-Georgian Club à Tokyo, passé par Roellinger, Guérard, Veyrat, élu "jeune talent" par le G&M en 2012).

Une étoile au Gros Rouge est venue rapidement couronner cette atypique cuisine franco-nippone, où vous ne trouverez ni sushis ni yakitoris.

La Table Breizh Café à Cancale

Un noren marque l'entrée de la salle. Une déco épurée, avec sa touche "aquatique" à gauche de l'entrée.

Une cuisine ouverte où œuvrent le chef et pas moins de 3 autres cuisiniers. On nous propose 2 des 10 places disponibles au comptoir.

Il est 20h00, les 2 meilleures places au comptoir sont encore libres (dos à la mer, avec la cuisine ouverte en perspective face à nous).

Une vingtaine de couverts sont délivrés à chaque service. Si vous avez réservé une des trois "vraies tables", pensez à mettre de belles chaussettes sans trous, car le déchaussage pour accéder à ces dernières est obligatoire !!

Poulet jaune / Palourdes de la baie / Champignons du moment (Consommé à la japonaise de poulet jaune et de légumes, palourdes et champignons) - プーレジョンヌの腿肉と野菜の和風コンソメ仕立て、アサリと旬の茸と共に

Poulet jaune / Palourdes de la baie / Champignons du moment (Consommé à la japonaise de poulet jaune et de légumes, palourdes et champignons) - プーレジョンヌの腿肉と野菜の和風コンソメ仕立て、アサリと旬の茸と共に

La Miss (c'est son anniversaire) a choisi le menu "Saveurs de l'Automne" en 5 services (75 €), avec un "plat en plus pour se faire plaisir" (24€) : Tèmpura. Je l'accompagne sur la même formule.

Le chef tire une tronche des plus patibulaires... limite flippante !

Image furtive, dans ma tête, de moi (en moins beau) et du chef (en plus méchant) derrière moi !!

Image furtive, dans ma tête, de moi (en moins beau) et du chef (en plus méchant) derrière moi !!

C'est d'ailleurs lui qui nous sert l'entrée.

Un sourire, qui lui va super bien, s'affiche immédiatement à la délivrance de ce "consommé à la japonaise", au fumet salivant.

Poulet moelleux, bouillon impeccablement assaisonné, champignons parfumés, palourdes recrachant l'iode de leur vie passée, ça démarre tranquillement mais assurément.

 

 

 

Qu'il est bon de recycler ses photos du blog (2013) !!

Qu'il est bon de recycler ses photos du blog (2013) !!

C'est Terroirs, Extra-brut (2012) de chez Agrapart, qui accompagnera nos agapes de la soirée.

Il se révèlera le consensus idéal de la diversité des plats servis.

La carte des vins, aux accents (ménagés) "naturistes-bio-biody" aux coefs allant de "corrects" à "grrr", est animée par un serveur-sommelier (le seul non-Japonais du staff) ultra pro... et amateur vu le casting proposé (Gramenon, Ganevat, Foulards Rouges, Rougeard...).

Homard des Îles Chausey / Carottes / Algues Bretonnes/Quinoa (Lamelles de homard mi-cuit, vinaigrette aux prunes séchées, condiment d’algues au kabosukoshõ, salade de quinoa, carottes marinées, confit et mousse à l’orange) - ショーゼー島産 オマール海老のミ キュイ、梅肉とオレンジのヴィネグレットソース、 レッドビーツのクーリー、 ブルターニュの海藻コンディモンかぼす胡椒風味、 キヌアのサラダ、砂人参のマリネ、コンフィとオレンジ風味のムース

Homard des Îles Chausey / Carottes / Algues Bretonnes/Quinoa (Lamelles de homard mi-cuit, vinaigrette aux prunes séchées, condiment d’algues au kabosukoshõ, salade de quinoa, carottes marinées, confit et mousse à l’orange) - ショーゼー島産 オマール海老のミ キュイ、梅肉とオレンジのヴィネグレットソース、 レッドビーツのクーリー、 ブルターニュの海藻コンディモンかぼす胡椒風味、 キヌアのサラダ、砂人参のマリネ、コンフィとオレンジ風味のムース

Encore un plat aussi long à expliquer qu'à manger !!

C'est complexe et évident, d'une justesse incroyable... et l'occasion de vérifier que le homard de Chausey est effectivement bien au-dessus de ses congénères du continent !!

Mêmes les tenants de "la langoustine c'est meilleur que le homard" seraient de bien mauvaise foi devant une telle évidence !! Il est simplement somptueux !

A peine travaillé (mi-cuit), découpé avec soin. Légumes et algues au diapason (quinoa dispensable pour moi), grosse claque de début de repas.

 

Huître Prat-Ar-Coum / Râble de lapereau (Huître creuse de M. Madec panée et frite“kakifurai”, râble de lapereau farci à la mousse de Saint-Jacques, sauce tartare au yuzukoshõ, copeaux de légumes crus) - イヴォン マデックさんのプラタクーム牡蠣をフリットにして、 帆立貝のムースを詰めた仔うさぎの背肉、 柚子胡椒を加えたタルタルソース、生野菜のコポー、大根と胡瓜のマリネと共に

Huître Prat-Ar-Coum / Râble de lapereau (Huître creuse de M. Madec panée et frite“kakifurai”, râble de lapereau farci à la mousse de Saint-Jacques, sauce tartare au yuzukoshõ, copeaux de légumes crus) - イヴォン マデックさんのプラタクーム牡蠣をフリットにして、 帆立貝のムースを詰めた仔うさぎの背肉、 柚子胡椒を加えたタルタルソース、生野菜のコポー、大根と胡瓜のマリネと共に

Tèmpura (beignets à la japonaise, langoustine aux feuilles de shiso, ormeau, kakiage de légumes en primeur, bouillon de bonite séchée, daikon râpé, sel aux algues d’Hiroshima) - 天麩羅 (赤座海老の紫蘇風味、近海で採れた鮑、旬の野菜のかき揚げ)広島産 藻塩を添えて

Tèmpura (beignets à la japonaise, langoustine aux feuilles de shiso, ormeau, kakiage de légumes en primeur, bouillon de bonite séchée, daikon râpé, sel aux algues d’Hiroshima) - 天麩羅 (赤座海老の紫蘇風味、近海で採れた鮑、旬の野菜のかき揚げ)広島産 藻塩を添えて

Canard de Challans de M. Burgaud / Sanshõ / Suzu tõfu (Poitrine de canard rôtie, condiment de sanshõ et de mangue, potimarron, suzu tõfu et salsifis poêlés, pommes de terre violettes, sauce au vin rouge lié au foie gras) - ビュルゴー家の窒息シャラン鴨:胸肉のロティ、山椒とマンゴーのコンディモン、 栗かぼちゃのクーリー、 豆腐と牛蒡のポワレ、紫じゃが芋のチップス、 赤ワインで煮出した鴨のジュにレバーペーストを加えて

Canard de Challans de M. Burgaud / Sanshõ / Suzu tõfu (Poitrine de canard rôtie, condiment de sanshõ et de mangue, potimarron, suzu tõfu et salsifis poêlés, pommes de terre violettes, sauce au vin rouge lié au foie gras) - ビュルゴー家の窒息シャラン鴨:胸肉のロティ、山椒とマンゴーのコンディモン、 栗かぼちゃのクーリー、 豆腐と牛蒡のポワレ、紫じゃが芋のチップス、 赤ワインで煮出した鴨のジュにレバーペーストを加えて

Sarrasin / Pommes fruits / Coing / Bière de blé noir (Feuilleté de sarrasin, compote de pommes-coings, crème mousseline, pommes fruits caramélisées, glace à la bière de blé noir, coulis de cidre aux épices) - そば粉のパイと林檎、花梨のコンポートのミルフィーユ、 フィーヌブルターニュを加えたカスタードクリーム、 林檎のキャラメリゼ、 ブルターニュ産 そばビールのアイスクリーム、 シードルとスパイス風味のクーリー

Sarrasin / Pommes fruits / Coing / Bière de blé noir (Feuilleté de sarrasin, compote de pommes-coings, crème mousseline, pommes fruits caramélisées, glace à la bière de blé noir, coulis de cidre aux épices) - そば粉のパイと林檎、花梨のコンポートのミルフィーユ、 フィーヌブルターニュを加えたカスタードクリーム、 林檎のキャラメリゼ、 ブルターニュ産 そばビールのアイスクリーム、 シードルとスパイス風味のクーリー

Si nous avons trouvé le service un poil rapide au départ, il a ralenti au bon moment.

Nous avons tiqué de voir de la Part-Ar-Coum en lieu et place de la Cancalaise. Sans avoir posé la question, nous avons imaginé que la "Prat" se prêtait sûrement mieux à la double opération "friture-panure" nécessaire au plat que sa cousine cancalaise. Un râble à la cuisson millimétrée, un mariage terre-mer difficile à imaginer sur la papier, fonctionnant à merveille en bouche.

Les Tèmpura sont à inscrire au Nirvana des fritures !! Aucun crustacé ou légume n'a été maltraité durant la cuisson. Plat généreux, addictif, noble (ormeaux, pince de homard, langoustines) d'une rare maîtrise. Mériterait l'intitulé "plat en plus pour se faire grave trop très très plaisir" dans la formule où il en est exclu.

Un canard "rosé comme dans un songe", au juste esprit hivernal par ses légumes, relatant une fois de plus l'incroyable équilibre, sans cesse renouvelé et réussi, des plats de Raphaël Fumio-Kudaka.

Le dessert conclut simplement un grand moment gastronomique. Après l'avalanche de plaisirs, il est celui qui vous remet les pieds et la tronche sur terre.

Simple, très bien exécuté, aérien, avec cette quête de "juste satiété" qui caractérise si bien la cuisine nippone.

Nous terminons cette escapade au pays des "Saveurs de l'automne" avec une joie et une détente des sens qui contrastent forcément avec la rigueur et l'extrême concentration palpables de l'équipe en cuisine.

Service presque "en lévitation", aux gestes doux, susurrant presque chaque plat, d'une fluidité modèle.

 

Vous l'aurez compris, j'ai adoré cette table, dont le niveau culinaire mérite plus d'une étoile aujourd'hui, quand on est témoin, comme moi, de la grande maîtrise des cuissons et du haut niveau d'équilibre obtenu sur chaque plat (au quinoa près).
 

La Table Breizh Café à Cancale

Site internet

PS : chambres confortables et très bien tenues au-dessus du restaurant. La nôtre était mansardée (Rouget de Dol - Family suite), avec vue sur mer/baie de Cancale. Petit-déjeuner recommandable (crêpes incluses).

PS II: désolé pour la piètre qualité des photos !!

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L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

5 Juin 2016, 20:08pm

Publié par Docadn

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Après un moment de répit dans ma chambre "Menez Braz", un petit tour sur la presqu'île de Crozon en se faufilant entre 2 averses, nous voilà de retour pour "Ze dîner".

Il est 20h00 pétantes quand nous pénétrons dans la salle à manger.

La déco (refaite en décembre dernier), aux tons "gris neutre", est d'une rare sobriété, comme taillée pour ne pas détourner les convives de leurs assiettes... tout en s'assurant d'une intemporalité pour les 10 ans à venir (sauf pour les tableaux aux styles déjà discutables il y a 9 ans) !!

D'une capacité de 32 couverts, la salle affiche complet ce soir-là !!

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Trois menus disponibles au dîner (95, 110, 190 €)... c'est celui du milieu (Menu Plaisir) qui me fait le plus saliver !!

Une batterie de mises en bouche déboule au moment opportun pour savourer mon riesling "Les Pierrets" 2010, de Josmeyer.

Ce dernier fait dans "l'alsacien qui me sied", à savoir un acidité nerveuse adossée à la droiture du cépage.

Je n'ai pas retenu un gramme des descriptifs des bouchées proposées, en dehors de la "pomme de terre soufflée à l'émulsion d'huître"... que j'avais goûtée le matin même, lors de "mon stage" !!

Les différentes pièces sont d'une précision diabolique, aux textures allant de doucereuses à craquantes, toutes très délicates... mais à l'assaisonnement un poil haut pour mon palais (je précise ici que j'ai un palais de neptunien, ne supportant guère plus de 2 grammes de NaCl par quintal de nourriture).

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Une "pré-entrée", avec un intitulé long comme un rappel d'Hugues Aufray, que ma mémoire a également refusé d'enregistrer. Une émulsion recouvrant une mousse onctueuse mêlant asperges... et plein d'autres trucs !!

Je nage en pleine "comfort food", le taux de sel est un poil moins élevé, c'est très bon !!

Langoustines Sautées/ Foie Gras Frais « Nature » 	consommé Parmentier

Langoustines Sautées/ Foie Gras Frais « Nature » consommé Parmentier

"L'entrée officielle" arrive enfin !!

Grosse mandale en attaquant le plat !!

Les langoustines sont magistralement cuites !! On touche à la perfection !!

La chair semble juste avoir été caressée léchée par le feu, le bouillon donne un élan acide salvateur aux bestioles iodées.

La pince a été consciencieusement entrouverte, pour ne pas nous laisser sucer bruyamment la chose... un immense plat que j'aurais sûrement vénéré le restant de ma vie, si le coefficient de salinité de l'ensemble n'avait pas été aussi élevé !!

Homard Cuisiné/ Mitonné de Tripes/ Asperges/ Graisse Salée

Homard Cuisiné/ Mitonné de Tripes/ Asperges/ Graisse Salée

Nous enchaînons avec l'autre grand seigneur de l'océan : le homard !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise du feu, avec ce homard cuit à la nanoseconde près !!

Le matin même, j'avais pu voir le "responsable des crustacés" jouer du "timer", ajustant à 10 secondes près les cuissons de ces derniers !!

Le "mitonné de tripes" donne juste envie d'envahir la cuisine pour spolier faire main basse sur la gamelle dédiée.

Sans oublier de signaler des asperges modèles, au croquant et à la cuisson qui ne souffrent pas la critique !!

Retour de Pêche bordelaise iodée / Légumes Verts « Beurre Demi-sel »

Retour de Pêche bordelaise iodée / Légumes Verts « Beurre Demi-sel »

C'est un turbot à la "cuisson nacrée" à pleurer qui arrive devant ma poitrine. Première fois aussi que je vois un filet de poisson en forme de cœur !!

Des petits pois frais parfaits, une raviole terrible, addictive (ne me demandez pas de quoi elle était fourrée, le nombre d'infos et la rapidité avec lesquelles elles tombaient sur chaque plat me faisait limite griller les synapses !!), un jus acidulé à sa place dans le plat.... et un taux de sel toujours trop important pour moi !!

Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises - Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -
Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -
Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises - Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -

Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de Blé Noir - mignardises -

Nous attaquons la partie sucrée du dîner... d'une remarquable fraîcheur pour l'entame, avec ce pré-dessert !!

Mes souvenirs confus ont retenu une mousse de basilic posée sur une tuile de cacao, cachant une épaisseur de gourmandise chocolatée, un sorbet à la fraise d'une justesse inouïe, en terme de "sucrosité", à ses côtés.

Le "dessert signature" du chef, qui s'est fait connaître en réhabilitant, puis en se faisant copier, le "sarrasin-blé noir". Le pot de yaourt est en céramique.

Un dessert aux allures fermentaires, puissant, forcément régressif si vos parents vous ont mis au monde au pied d'une église lors d'un Tro Breizh !!

"La petite attention qui fait toujours plaisir quand c'est votre anniv', quand on l'a signalé avant le dîner", les gentilles mignardises, dont une qui "explose en bouche" (du type Frizzy Pazzy), enfin les pavés de chocolat "After Eight®" totalement glacés !!

N'en jetez plus !!

Un service "grande maison", drivé avec grand talent par le responsable de la salle, Pierre, en accord avec l’exigence culinaire délivrée dans chaque assiette.

Une sommelière un peu rentre-dedans, qui parviendra à redresser la barre en m'orientant adroitement vers Nuance 14 (Sancerre) de Vincent Pinard.

Le bottin dédié aux dives bouteilles est conséquent, riche, aux coefficients hélas des grands établissements !!

En lisant attentivement (je l'ai parcourue le matin, puis le soir), j'ai repéré 3 ou 4 quilles honnêtes à coef 2-2,5 (tarifs cavistes), comme quoi...

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

En conclusion, une cuisine qui vaut largement ses 2 étoiles, qui atteint l'exceptionnel sur certaines assiettes... mais quid de l'assaisonnement un poil généreux... pour mon palais, donc pour d'autres Neptuniens aussi !!

On reproche le même travers à Jean-François Piège... qui des 2 décrochera sa 3ème étoile en premier ?!

Si cela doit se jouer au milligramme près de fleur de sel, j'ai bien peur que ce (gros) détail fasse hésiter les décideurs du Gros Rouge, malgré d'indiscutables maîtrises techniques et les nombreuses fulgurances gustatives.

Je peux aussi faire fausse route, mettre cela sur le compte d'un seuil de détection de salinité beaucoup trop bas (La Miss a fait le même constat), sans parler d'un palais aussi développé que celui d'un cochon d'Inde sous anesthésie dentaire !!

En attendant, L'Auberge des Glazicks est une sacrée maison, un temple de la cuisson des produits de la mer, un potager croquant et frais, un espace aérien ouaté des desserts, un bel ensemble hôtelier aux services impeccables... mais Olivier Bellin devrait juste saler un peu moins pour toucher au sublime !!

L'Auberge des Glazicks

La Maison des Glazicks

7 rue de la Plage

29550 Plomodiern

Tél : 02 98 81 52 32

www.aubergedesglazick.com

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Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

3 Juin 2016, 17:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Eh oui, moins de 2 mois entre 2 articles, quand je vous disais que ce blog était vivant !!

Retour sur une journée mémorable, vécue à l'occasion de mon anniversaire !!

9 ans après, me voilà de retour au sein d'une adresse qui a énormément changé (attention, l'orthographe faisait saigner des yeux à l'époque, sans parler d'une mise en page des plus déstructurées !!).

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je (re)découvre un établissement méconnaissable.

Une extension hôtelière (comptant 8 chambres) trône désormais aux côtés de la salle à manger !!

Un classement 4*, amplement mérité, couronne cet ensemble luxueux, décoré avec goût, à la literie exemplaire, méritant d'être inculpée pour "enlèvement et séquestration"...

Mais avant de me faire piéger par cette dernière, la journée fut longue... et intense !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Il est 09h30 ce samedi matin, quand je découvre que je suis invité à une "matinée cuisine, dans les coulisses d'un restaurant étoilé" !!

Invité unique, privilégié, qui va saouler accompagner pendant quelques heures Olivier Bellin et son équipe !!

Le chef doublement étoilé au Gros Rouge m'accueille avec la neutralité d'un boss déjà concentré sur le service à venir.

Il me fait goûter, d'emblée, de splendides asperges vertes tout juste sorties de la casserole.

Le principe étant de me balader de poste en poste, pour mieux comprendre l'organisation d'une brigade de cuisine gastronomique.

Et je ne me gêne pas pour faire chier solliciter tout le monde pour le coup !!

Je pèle aussi quelques girolles entre les 2 postes (le sucré et le salé).

Je "brise la glace" tout doucement avec le chef (le plus dispo malgré tout avant le service), pour qu'il me fasse l'article de son job, de ses objectifs et de sa "philo-gastronomie" !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Repéré très tôt dans le milieu, il fait partie des talents de la génération de Jean-François Piège (ce dernier a débuté 1 an avant lui).

Après son apprentissage au Paraclet (Quimper), il rejoint "l'écurie Robuchon" (Quand J.F Piège carbure pour Ducasse).

2 ans plus tard, c'est chez Thorel, alors 2 macarons au Gros Rouge, à la Roche-Bernard qu'il fait une halte, avant de reprendre l'affaire familiale à Plomodiern.

Il métamorphose le "resto ouvrier" de papa-maman en gastronomique, décroche une 1ère étoile en 2005, une seconde en 2010.... et ne pense qu'à la 3ème étoile dont on le "menace" depuis 2 saisons !!

Cet objectif le hante jour et nuit... depuis qu'une haute responsable du guide est venue spécialement pour cela... c'était en septembre dernier, l'équipe était fatiguée... ça n'a pas marché !!

Pierre (le responsable de salle et "bras droit") et le chef ont réalisé à ce moment que la frontière qui les séparait du Graal de la gastronomie était très ténue... et depuis, c'est un combat qu'ils jouent à chaque service, sur chaque assiette, chaque cuisson !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Le service démarre, je m'efface pour voir "la machine des rêves à manger" fonctionner sans relâche pendant près de 03h00 !!

Olivier Bellin ne se contente pas de camper au passe en ânonnant les commandes.

Il se défonce comme un commis, mais s'emporte comme un chef qui joue sa vie pour une fleur mal placée ou un filet de bar à la cuisson trop poussée !!

Je reste pantois devant le pur esprit d'équipe qui règne, au-delà des orages du chef, à chaque dressage... n'imaginant pas que 5 personnes pouvaient s'occuper d'une seule assiette !!

Comme une souris-arbitre (de 75 81 kg), je chronomètre les cuissons des (splendides) langoustines, celles des 20 homards décortiqués 01h00 plus tôt... vite un tour chez les pâtissiers... les panières de 10 pains différents se succèdent au fil du service, les montages ardus des assiettes sucrées se multiplient !!

Le "responsable sucré" (passé par Bocuse) compare les 2 activités à l'athlétisme. Le "staff salé" court le marathon, quand le "staff sucré" fait le sprint final... à la vitesse d'un 100 m pur !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je n'ai pas vu passer les 05h30 passées avec toute l'équipe !!

Je me rapproche d'Olivier Bellin après le "coup de feu"... il est fatigué... fatigué de presque 30 ans de métier (il a 45 ans) !!

Il se donne jusqu'à 50 ans pour parvenir à son "olympiade personnelle"... mais il la veut cette 3ème étoile, il la veut vraiment... et il se dit prêt !!

On ne peut s'empêcher de penser au "syndrome Roellinger", qui a décroché la consécration à 52-53 ans, rincé par le métier... trop tard disaient les fans !!

Celui que j'ai vu aux "Goûts Uniques à Nantes" en 2010, m'ayant laissé l'impression d'un excellent technicien à l'égo boursouflé, me semble forcément différent aujourd'hui, après 03h00 de discussion !!

Un poil caractériel, il se dit aussi "en concurrence" avec les plus grands... et Piège en 1er, insolent de talent, sûrement pas moins odieux par moments !!

Il aspire, derrière cette fièvre professionnelle et continue, à un véritable apaisement... que peut- être seule une rencontre intime arrivera à lui donner et à maintenir !!

Je quitte le chef pour me reposer à mon tour... et me préparer à découvrir la scène après les coulisses !!

A suivre..

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Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

7 Février 2016, 11:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

Encore une salve de 3 tables, dont une toute dernière de la toute fin 2015, promis j'ai plus de reliquat ensuite !!

Démarrons d'ailleurs par La table de Marlène, dite "La Rotonde" à Vichy. Un dîner dans le cadre du réveillon de Noël 2015.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Un dîner à extrapoler forcément de la routine quotidienne de l'établissement, mais une expérience intéressante à vivre quand on est Bib Gourmand (maintenu en 2016) et une des "références" de la ville.

Niché au sein d'une rotonde dominant l'Allier, l'établissement propose 2 immenses salles (au moins) au cadre résolument moderne. Ça se veut chic et cosy.

Ce soir, un menu unique en 2 ou 3 plats. Nous embarquons pour la séquence 2 plats (55€).

Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...

Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...

Après de classiques mises en bouche, place au "foie gras des Landes préparé de 2 façons, mi-cuit et bonbon croustillant, à la guimauve citron vert, pomme confite façon tatin sablé breton au beurre salé, petit pain gourmand".

Derrière le plus long intitulé de plat jamais croisé, un très bon foie gras, peu salé, parfaitement préparé, généreux énorme, dont les accompagnements aux touches sucrées auraient dû me faire fuir. Mais non, c'est réussi, "Province", pourraient susurrer les ex-pichous devenus Parigots et amnésiques, là encore que nenni, c'est juste et bon !!

La suite du repas révèlera une cuisine soignée, parfois aventureuse (beignets d'huîtres), au service attentif, au-delà du niveau d'un Bib Gourmand.

Mention spéciale pour le suprême de canard et le dessert qui, sur le papier, me donnait plus envie de me jeter dans l'Allier que de rester à table (griotte et chocolat blanc, 2 phobies récurrentes que j'évite autant que les discours de Nadine Morano).

Carte des vins à la peine, très accessible tarifairement parlant. A revoir, à l'occasion, en dehors de "l'évènement réveillon de Noël" !!

La Rotonde
La Table de Marlène
Bd de Lattre de Tassigny
03200 Vichy
Tél : 04 70 97 85 42
www.restaurantlarontonde-vichy.com

Laurent Le Berrigaud a œuvré 10 ans durant à Pont-Scorff, au Bistrot Saumon (le Moulin des Princes). Il y proposait une très jolie cuisine, dans un incompréhensible anonymat !!

Depuis l'été 2015, il s'est installé face à la mer, à Guidel-Plage. Exit le saumon et sa gastronomie, Laurent Le Berrigaud semble s'être posé là pour "bistroter sérieusement" !!

Un vendredi midi de janvier, en solo, un jour de tempête. Le parking loge déjà quelques bagnoles de footeux monstres de CO2, l'océan est déchaîné, la pluie cinglante.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy
Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Une grande salle lumineuse, discrètement décorée et un immense sourire de bienvenue qui marque plusieurs points sur mon barème de première impression.

On m'installe sur une large table (et non une tablette d'avion comme à Paname) face aux vagues en mode "mute" (pour être précis, y'a un bout du parking, la route, un bout de plage, puis les vagues).

Un rapide coup d’œil à la carte, en sirotant un simple muscadet, puis la décision aussi dextre de redécouvrir la "nouvelle cuisine de LLB" par un "menu complet" de la formule "C'Est comMe çA Le mIDI" (19,90 €) !!!

Un "petit salé aux lentilles revisité" rigolo en guise de mise en bouche, avant d'attaquer le cœur du déjeuner !!

Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon
Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon
Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon

Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon

Un délicieux velouté, une raviole un poil ferme, une pertinente virgule végétale que cette feuille de nombril de Vénus, délivrant à point nommé une providentielle pointe acidulée.

Le plat, au dressage esthétique que la photo ne rend pas du tout, ne souffre pas la critique (allez, la taille du filet peut-être, mais comprendre que mettre du bar dans un menu à moins de 20 balles vous oblige aussi à un minimum de logique économique). Cuisson maîtrisée, mousseline réconfortante, coquillages à l'expression iodée aussi ébouriffante que le spectacle maritime qui bat son plein de l'autre côté de la baie vitrée...

Dessert simple, loin de la saison du fruit mais efficace.

Service rapide, sourire généreux, carte des vins pas très excitante pour les picolos passionnés... et la déception de me voir servir un George Clooney Nespresso en guise de café !!

Au global, La Table d'Eux offre un rapport qualité-prix-plaisir rare et généreux pour moins de 20 balles !! Des produits frais, bien mis en scène, servis avec professionnalisme et envie !!

Le Gros Rouge a récompensé la table, en moins de 6 mois, par un Bib amplement mérité !!

La Table d'Eux - Laurent Le Berrigaud
152 route côtière - La Falaise
56520 Guidel-Plage
Tél : 02 97 32 42 07
www.laurentleberrigaud.com

Dernière (re)découverte : Henri & Joseph !!

Je n'avais plus mis les pieds depuis 10 ans dans ce discret et solide établissement !!

C'était juste avant qu'il n'obtienne l'étoile, déjà méritée au moment où j'avais découvert le lieu.

Philippe Le Lay a ouvert sa table en 2004, après un parcours ponctué de sacrées adresses (Le Goyen à Audierne, La Ferme du Letty à Benodet, chez Gérard Boyer aux Crayères, au Louis XV-Ducasse).

Nous sommes toujours en janvier 2016, je pousse la porte d'Henri et Joseph (dont je suis un client très irrégulier de l'épicerie fine attenante) pour un déjeuner forcément décidé en passant devant !!

Intérieur sobre, faiblement éclairé, louchant sur le "chic épuré". Je suis accueilli par Philippe Le Lay himself, qui semble avoir confié la table à un talentueux second, vu le temps passé au service.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Le Boss revient rapidement m'animer, brillamment, le très joli potentiel du menu à 55 € !!

Mais je reste sobre (en appétit, comme financièrement parlant) en optant pour la formule "Midi Pile" du déjeuner (29 €).

Un rapide coup d’œil à la carte des vins, plutôt dispendieuse et au casting honnête, me pousse à questionner le patron (apparemment passionné de vins) sur les éventuels vins au verre de Michel Redde.

Il n'hésite pas à m'ouvrir une bouteille de Silex 11 pour m'en proposer un verre (alors qu'il n'est normalement pas dispo au verre)... un joli geste de restaurateur que je ne manque pas de souligner !!

Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné

Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné

Une entrée de saison, très soignée, délicate, au délicieux jus, à la crème juste fumée.

Pour le risotto, on a envie de ne plus bouger de l'endroit !! Un summum de la "comfort food"!!

Riz à la cuisson haute couture, liant fromager extra, saumon sauvage fondant (et qui ne pue pas comme tous les autres ersatz de l'espèce surexploitée), le tout relevé/dynamisé avec une juste pointe de citron vert-combawa... un petit Mont-Ventoux de suavité !!

Le dessert me renvoie instantanément à celui de Patrick Jeffroy (attention, l'orthographe piquait les yeux à l'époque) !!

Un cacao malgache d'une complexité folle, une tuile au gingembre que j'aurais dû renier, une texture et des saveurs divines... grand dessert chocolaté !!

Clientèle d'affaires majoritaire sur ce déjeuner, service feutré, agréable.

A travers ce "menu entrée de gamme" Philippe Le Lay offre une très belle vitrine de sa cuisine étoilée de haut niveau.

A 29€, à l'instar d'un Marriottat, on se sustente de l'excellence à des tarifs angéliques !!

Comme un doux piège pour aller "taster" les menus suivants...

Henri & Joseph
4 rue Léo le Bourgo
56100 Lorient
Tél : 02 97 84 72 12
henretijoseph.fr

fermé lundi et mardi

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Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

20 Novembre 2015, 09:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

Épilogue gastro d'un désormais lointain week-end parisien, en passant au scan (à la précision d'une douchette infrarouge de supermarché) 2 petites tables.

A peine le pied posé sur le quai de la gare, que j'ancre les coudes (je sais, c'est très mal élevé) sur la table d'un "bistrot de bout de quai". Le Petit Sommelier est un établissement que je boude depuis longtemps, après 2-3 essais infructueux.

Le couple Vila Paleja a confié les rênes à leur fils Pierre (ex-Crillon, Lasserre) depuis une presque une demi-décennie, pour réveiller le potentiel naturel de ce bistrot-resto aux allures de carte postale pour touristes ricains.

Si l'adresse a toujours plus brillé par sa très belle carte des vins que pour sa cuisine, le fiston s'attache à combler l'écart, tout en continuant à enrichir une volumineuse et attractive cave (on annonce plus de 400 références).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Au menu, "le bœuf bourguignon grande tradition" (mariné au vin rouge 24h00, oignons, lard), alors que La Miss scelle le sort du "tartare de bœuf Charolais au couteau".

Le bourguignon est très généreux, quasi confit, un tantinet salé mais bien exécuté, quand le tartare (dont je ne raffole pas) a les qualités d'un "vrai débité au knife" selon ma walking eating dead de compagne. Le dessert (Dôme chocolat 78%, mousse, poire pochée aux épices, caramel au beurre salé) ne m'a guère ému (trop sucré et lourd).

Côté liquides, l'établissement tient son rang. L'Arbois 2012 désigné ne manque pas d'interpeller le directeur-sommelier (la vérité, c'est que son assistant a préféré appeler son boss pour ne pas faire de boulette). Très poliment, il nous met "en garde" contre ce vin et ne manque pas de nous en faire l'article, avec précision et humilité.

Je lui confie mes petites connaissances des vins du Jura et de ceux de Puffeney en particulier. Nous échangeons assez longuement sur les jus du "sorcier de Montigny-lès-Arsures".

Un vrai pro-passionné, à la politique tarifaire plutôt "décente" pour la Capitale, à l’éclectisme rare, proposant de nombreux millésimes anciens prêts à boire.

Au final, un "bistrot sympa qui vaut le détour quand il s'agit de se faire plaisir dans les verres avant tout", faisant quasiment oublier la médiocrité du passé.

On pourra juste être un peu perturbé par ce concept "carte bistrot - carte resto", entre deux eaux, difficile à cerner.

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Seconde adresse scannée, un samedi midi, en compagnie de Oanèse, Chrisos et Mr Lung : Baffo.

Cette petite trattoria d'à peine 20 couverts a ouvert il y a tout juste 2 ans, avec aux commandes, un certain Fabien Zannier (ex-Eat me).

Pas de buzz monstrueux à noter, si ce n'est le "trollage énamouré" de Fabrice Ivara (Coup de Fourchette, avec qui je ne suis pas très souvent d'accord) pour cette adresse.

Ce jour-là, un seul client porte la "baffo" (moustache) et la salle est vide !!

Déco sobre, carrelage (d'un joli vert) de métro au mur... et éclairage pourri de bar à hôtesses au-dessus des tables (il faut bien que je justifie mes photos de merde).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Accueil sobre, poli... avec l'impression d'avoir privatisé la salle (3 autres clients une quarantaine de minutes plus tard).

Nous démarrons par un "antipasto terra della marremma" à partager (20€), où seul l'art du tranchage peut être considéré comme "valeur ajoutée" à cette généreuse assiette.

C'est gustativement correct, mais on veut savoir de quel bois se chauffe notre moustachu de cuistot !!

Pour moi, ce sera "Piccata lemone + dragoncello" (filet mignon de veau de Laguiole, crème de citron, estragon, tagliolini aux épinards, 28€).

Ce plat est une réussite absolue !!!!

Tout y est !! Le fondant extraordinaire d'une filet mignon terrible de goût, juste rosé, la parfaite acidité générale qui donne cette "niaque salivante" au plat.

La version "Piccata chef" (avec des cèpes, 34€), bien que très soignée, est moins convaincante.

Une "Riccotina" honnête pour finir (riccotina di buffala, pignons de pin, poudre de biscuit, miel bio, 8€).

En conclusion, un très grand plat, tandis que l'entrée et le dessert sont communément réalisés/réalisables sur d'autres tables... mais pour une fois, je ne suis pas en total désaccord avec toi Fabrice !!

Pas de grande soif ce jour-là, juste un blanc correct (Ansonica, Costa Dell' Argentario 2014), dont j'aurais préféré la fraîcheur plus évidente d'un catarrato bianco...

Baffo 
12, rue Pecquay 
75004 Paris
Tél : 01 44 59 86 72
www.baffo.fr
(ouvert du mardi au samedi)

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Restaurant Les Saisons, Paris 9ème

11 Novembre 2015, 11:35am

Publié par Docadn

Suite de l'escapade parigote, avec les versions salées des tables picorées.

Nous démarrons dans le IXème arrondissement de la ville, avec Les Saisons.

C'est Jonathan Lutz (ex-Crillon, L’Alcazar et Glou, ce qui n'est pas pour me rassurer pour cette dernière mention) qui drive le piano d'une adresse polymorphe qui a dû coûter plus cher en changement d'enseignes qu'en ravalement de façade (on compte pas moins de 4 noms différents dans l'histoire récente de cette adresse) !!

Accueil souriant par Reiko Lutz, la moitié japonaise du patron-cuisinier, nous découvrons un "resto de poche" sur 2 niveaux, qui n'est pas sans rappeler l'intérieur/l'ambiance d'une crêperie malouine dans la ville close.

Déjeuner à l'étage, à l'escalier casse-gueule, où l’habileté des serveurs semble indispensable pour ne pas ébouillanter les clients avec les plats.

On retrouve tous les "codes du Fooding" : du pain très correct "typé Poilâne", des assiettes plus grandes que les tables (les 60 cm maxi de rigueur), le serveur d'1m82 et 31 kg.

La soupe de panais (9€) est un petit modèle du genre !! C'est la "comfort food" type que j'affectionne en automne.

Même si je tance régulièrement les "légumes anciens à Paris", fatigué de les voir envahir chaque cm2 de nos assiettes, il y a dans ce plat toute la "gra(s)titude attendue" !! La "pointe sucrée", la richesse voluptueuse d'une crème très expressive, à l'écume de cèpes puissante.

La salade César (17€) à suivre (avec un temps d'attente un poil longuet) est des plus basiques. Les gambas sont nombreuses, bien saisies, mais le plat ne fait pas décoller le séant.

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Soupe crémeuse de panais et marrons, écume de cèpes

Une adresse pratique pour le déjeuner, à partir du moment où on accepte une certaine exiguïté, un niveau sonore élevé, ainsi que l'éventuelle diarrhée verbale de 2 connasses-clientes, qui commentent comme de puantes prescriptrices la prestation du moment.

Ayant même cru à un sketch, j'ai cherché partout la caméra d'un avatar de "Connasse", mais non, c'était des vraies, des bios, sans OGM !!

Mais comme dans tous les duos, il y a une surdouée !!

L'entendre parler sans manières au serveur, l'interpeller sans-gêne (alors qu'il sert des desserts sur une autre table) pour lui demander de lui garder un morceau de tarte, s'indigner de constater qu'on ne peut pas changer de plat dans la "formule cheap" (alors qu'avant c'était, paraît-il, possible !!) et de pérorer "je vais le dire sur les réseaux sociaux"...

Aussi, toi la (jeune et très prometteuse) super connasse qui fait tout ce cirque pour laisser moins de 20 € sur la table, qui ne peut avaler plus de 436 calories sinon tes petits doigts boudinés ne pourront plus twitter à la vitesse de la lumière, continue de troller à l'infini sur la toile et n'emmerde plus les serveurs et les clients avec tes caprices de branleuse-anorexique-radine-fauchée et très mal élevée !!

Service et accueil dans le ton pour les pros de la salle, dont je salue la patience et le professionnalisme face à ces vilaines et tenaces bactéries !!

Les Saisons
52 rue Lamartine
75009 Paris
Tél : 01 48 78 15 18
 www.restaurant-les-saisons.com



NB : offres régulièrement disponibles 
sur le site La Fourchette proposant, 
au déjeuner, entre -20 et -30% sur les plats de la carte.

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Porto en mangeant...

30 Août 2015, 12:27pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Second et dernier volet des adresses "testées-approuvées en Lusitanie", consacré à Porto.

Si la ville (auréolée d'un classement au patrimoine mondial de l'Unesco) est surtout connue pour ses vins et ses vignobles, elle m'a laissé une impression plus dynamique que son ainée Lisbonne dans le domaine gastronomique.

Trois adresses "testées-validées" (sur les 5 ou 6 fréquentées).

Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...

Une première adresse populaire, sise face au Mercado do Bolhão, assidûment fréquentée par les locaux et les touristes : Confeitaria do Bolhão.

Dans une ambiance d'obédience "Art-déco", un peu froide à mon goût, on peut notamment se bâfrer d'une énorme et goûteuse "costela vitela" (côte de veau), ou se laisser tenter par les fameuses "tripas" (tripes à la mode de Porto) !!

Moins de 19 € le déjeuner pour 2, avec des jus de fruits frais et un café !!

A noter, un petit-déjeuner correct, mais très disputé passé 09h00 !!

Une confeitaria très animée, qui cache une salle de restauration à priori plus calme au sous-sol !!

Confeitaria do Bolhão

Rua Formosa, 339

Porto

Tél : +351 22 339 5220

www.confeitariadobolhao.com
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...

Au détour d'une (très) longue balade jusqu'au bord de mer, notre petit guide de voyage nous signale cette adresse aux aspirations "bistrot-gastro" : Cafeína

Déco soignée, élégante, "cosy" diraient les spécialistes dont je ne suis pas !!

Une formule déjeuner à 20 € (avec un verre de vin moyen) plutôt pas mal, bien au-dessus des standards habituellement croisés.

Jolie purée, cuisson de la pièce de viande respectée, poisson un poil trop gras, par contre on y sert aussi peu de légumes qu'ailleurs !!

Une adresse déjà signalée par Eva lors de son grand "triporto" !!

Quasiment en face, Terra (appartenant au même proprio) se veut plus "guindé" (ce qui sous-entend plus cher), quand Cafeína Wine & tapas se veut plus simple et accessible.

Cafeína

Rua do Padrão 100

Tél : +351 22 610 8059

www.cafeina.pt
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...

Pour finir, le coup de coeur fourchette de ce séjour chez les "Tripeiros" : Tapabento !!

Planquée sur le côté de la gare de Sao Bentocette discrète enseigne semble être la "cook success" du moment à Porto !!

Découverte par hasard, sans résa, nous obtenons 2 sièges au comptoir.

Jolie salle voutée, 2 niveaux, où 94,36% des clients ont réservé !!

Des entrées plus espagnoles que portugaises, avec notamment cette "tortilha de batata" modèle pour démarrer.

Plat du jour pour La Miss, en l'espèce des "St-Jacques avec une réduction pinardière*" parfaitement saisies, quand j'ai dévoré un "carril de peixe e marisco" (curry de poissons et fruits de mer) relevé avec doigté, aux cuissons là encore maîtrisées !!

Service très aimable, multiliguiste, très "Bennetton", louchant un peu sur "l'esprit Fooding".

La patronne se la joue "copine avec ses clients les plus fidèles", virant poliment les "improvistes" qui veulent une table à tout prix !!

Une vraie "cuisine de marché journalière" aux tarifs plus élevés que la moyenne (de 5 à 17,50 € pour les tapas, comptez 14 à 19 € pour un plat), mais justifiés vu la qualité et les quantités délivrées !!

Résa impérative si vous voulez éviter le comptoir !!

* : je n'ai pas noté l'intitulé exact.

 

Tapabento

Rue Da Madeira, 222

Tél : +351 912 881 272

www.tapabento.com

 

Prochainement... on verra !!

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Lisbonne en mangeant...

23 Août 2015, 08:59am

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme environ 1 Français sur 2, je suis parti (notamment) au Portugal cet été.

Destination plutôt bon marché, pas très loin, aux charmes nombreux, faisant la quasi unanimité des voyageurs...

Ma seconde préoccupation après le tourisme étant la bouffe, j'ai pu poser ma bedaine dans différentes cantines et restaurants.

Ne connaissant que la roborative "cuisine açorienne", je m'attendais à un certain cousinage culinaire.

Aussi, avant d'attaquer un régime "patates-riz" pour la quinzaine, je tente "la meilleure pizza de la ville", à Lisbonne, pour démarrer ce cycle lusitanien.

Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...

Face à la gare de Santa Apolónia, les pieds dans l'eau, la pizzeria Casanova a pour prestigieux voisins "Bica Do Sopato" et "Deli Delux" (épicerie fine), tout 2 détenus par un certain John Malkovich.

Vous entrez côté cuisine-aquarium, pour découvrir une salle aux hauts plafonds, à la déco assez quelconque.

La clientèle tuerait père, mère, frères et serveurs pour une table sur la terrasse, quand je me contente d'une table à l'intérieur, au coude à coude avec d'autres clients.

"La Primavera" (tomates-mozza-basilic, 11,50€), avec tous ses ingrédients crus est effectivement bonne, la pâte très au-dessus des basiques croisés. "La Siciliana" (9€) est en-dessous, la pâte sauve l'ensemble.

Panna cotta moyenne pour finir. Service speed et impersonnel, salle bruyante, faut que ça tourne.

Tarifs plus français que locaux (sauf pour "l'eau gazeuse maison" à 1€)

Pensez à arriver tôt (genre 19h30), pour éviter la file d'attente dès 20h00, ainsi que la grosse 1/ 2 heure d'attente qui va avec.

Pizzeria Casanova

Avenida Infante D. Henrique 

Cais da Pedra, Armazem B, 

Lisboa

Tél : +351 21 887 7532

​Page FB
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...

Une table croisée lors de mes randos urbaines.

Niché dans le musée de la pharmacie, Pharmacia offre une belle et chaude terrasse, ainsi qu'une très charmante salle à manger.

Tous les accessoires et la déco sont centrés sur le thème du "labo de pharma", mais aucune mixture médicale au menu.

Il fait chaud, nous nous contentons de salades.

Salade au quinoa (8,90€) et aux légumes (9,80€) très bien foutues, dégueulant de fraîcheur, quand nous regrettons juste la taille de l'excellente "crème de pois chiches -curry" offerte servie (en fait tu la raques avec tes couverts) en grignotage.

L'endroit est très plaisant, un poil intimidant quand on est sappé en Quechua-Kalenji touriste, mais vaut le détour quand on veut avaler moins des 7000 calories traditionnellement servies à chaque repas.

Service soigné, pas très souriant, toujours trop lent pour le speed que je suis (même si c'est une constante au Portugal).

Restaurante Pharmacia

Rua Marechal Saldanha 2, 

1249-069 Lisboa

Tél : 351 21 346 2146

​Page FB
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...

Gros coup de coeur gourmand du séjour lisboète pour ce bistrot atypique.

Planqué dans une jolie halle un poil décatie de la place Santa Clara (où se déroule le célèbre "marché des voleurs"), le Restaurante Santa Clara Dos Cogumelos dédie TOUTE sa carte aux champignons !!

De l'entrée (paté aux champignons) au dessert (crème brûlée aux champignons), le chef délivre une savoureuse cuisine forestière et troglodyte !!

Assaisonnée avec précision (sauf sur les ravioles), relevée avec intelligence (le-la poejo* me fait encore saliver sur le clavier), une très jolie cuisine qui flirte souvent avec une certaine finesse gastronomique !!

Sympathique déco décalée, service aimable, souriant, attentionné. Prix plus élevé que les cantoches voisines.

Comptez 50 € pour 2 pour une séquence entrée-plat-dessert, sans les vins !!

Si vous traînez vos guêtres vers le Panthéon, que vous aimez les campinolius, ne ratez pas cette table !!

*menthe pouliot

Restaurante Santa Clara Dos Cogumelos

Campo de Santa Clara

Mercado de Santa Clara 7

Lisboa

Tél : 21 8870661/ 91 3043302

www.santaclaradoscogumelos.com

J'ai écumé d'autres restos-cantines, mais aucun(e) n'a provoqué un frémissement suffisant pour générer un inutile trouble musculo-squelettique supplémentaire sur mon clavier !!

A suivre... un petit tour à Porto !!

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Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

1 Juillet 2015, 21:33pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Le traitement individuel des tables fréquentées m'aurait fait tenir jusqu'à décembre 2016 vu mon rythme d'écriture.

Le recours à ce subterfuge me permet de faire "un solde de tout compte" de quelques tables survolées pendant mes longues et méritées salvatrices vacances printanières.

Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

"L'Ecole de Nice" est un bistrot né de la collaboration entre le chef japonais (et étoilé) Keisuke Matsushima et un DJ franco-japonais Marc Panthe.

Nice est, depuis quelques temps, aussi touché par la mode des cuistots japonais. Les pianos dudit bistrot ont été confiés à Yoshinobu Seki (qui secondait Matsushima dans son resto éponyme).

Un vendredi de "Victoire 1945" au déjeuner, toujours avec ma grande amie, pour découvrir une déco de bistrot mille fois repompées, archétypique d'une table éligible au Fooding (une pièce en cuivre qu'il y sera en novembre prochain !!). On se croirait à Paname aux tableaux près, ornant les murs, rappelant l'origine du nom du lieu.

Formule à 27 balles en 3 plats, 35 € en 4. Nous partons pour le classique entrée-plat-dessert.

Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

En mai, nous frisons forcément l'overdose d'asperges, mais globalement la séquence se tient !! C'est soigné, "enlevé" diraient les blogueurs qui, comme moi, ne savent pas quoi écrire d'autre !!

Bref ça tient son rang de "bistrot-branché-avé-la-touche-locale-mais-on-sait-faire-comme-à-la-capitale". Service cool-sérieux, petite carte des vins pas trop mal foutue, où l'on pourra aiguiser sa curiosité vinique.

Une bonne alternative aux pièges à gogos du Cour Saleya !!

L'Ecole de Nice

16 rue de la Buffa

06000 Nice

Tél : 04 93 81 39 30

info@lecoledenice.com

www.lecoledenice.com
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

Direction Cairanne (Vaucluse), au Tourne au Verre, QG local "du bon boire et du bon manger" selon les picolos de la France entière !!

Une adresse un poil à l'ombre des fameux Côteaux et Fourchettes voisins, dont j'avais envie de tâter les assiettes depuis un moment !!

Jolie terrasse, personnel accueillant, pour partir immédiatement sur la formule 3 plats à 16,50 € !!

Conclusion : ça ne souffre pas une seconde d'un quelconque mauvais rapport qualité/prix vu les tarifs pratiqués !!

Nous avons englouti une "cuisine bistrotière" fraîche, de saison, soignée, à un tarif presque "délirant" vu la qualité délivrée.

Sans parler de la carte des vins... et de la majorité des coefficients modèles, dont certains devraient largement s'inspirer !! Le Domaine des Tours 11 (serré dans son slip) a été facturé une vingtaine d'euros sur table !!!!

Une adresse où on peut même croiser des vignerons venus casser la graine le midi (Richaud himself lors de mon passage).

Service plutôt rapide, clientèle mêlant locaux et touristes ricains en plein "wine tour" !!

Le Tourne au Verre

5 route de Carpentras

84290 Cairanne

Tél : 04 90 30 72 18 

www.letourneauverre.com
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

Et à Bordeaux alors ?! Encore une escale bistrotière estampillée "Le Fooding". Le Bô Bar est planqué au fond de la jolie place St-Pierre !!

Serveur un peu rentre-dedans, qui impose d'emblée la dégust' (des vins) à l'aveugle comme un dogme à prendre ou à laisser se barrer !!

La sélection des liquides est très "nature vins peu protégés", quand la bectance est simple et pas chichiteuse pour un rond !!

Si le bouclard (tenu depuis 10 ans par un certain Benoît Veyret-Logerias) est étroit, la terrasse (un poil en pente mais sympa) multiplie par (au moins) 3 la surface totale disponible !!

Pêle-mêle, quelques (bonnes) huîtres de Bruno Gass (La Cabane Buissonnière), la jacquère de Giachino, un godet de R14 de Lemasson, un axoa juste correct (préparé par une ferme basque, juste réchauffé sur place).... et la possibilité de boire juste un coup avec un grignotage (obligatoire) à 1 €, car pas de statut de bar pour le Bô Bar !!

Restaurant Le Bô Bar

8, place Saint-Pierre

33000 Bordeaux

Tél : 05 56 79 38 20
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

Fin du vrac, avec le dernier "vrai plaisir primaire d'être à table" vécu à Paris : L'Ordonnance !!

La veille, j'avais mangé à A Noste (version La Table).

Des mois après, je n'ai toujours pas envie d'écrire et décrire cette expérience un peu "neutre émotionnellement parlant", assez semblable à celle (aussi bizarre) vécue chez Youpi & Voilà !!

Revenons à notre bistrot qui ne joue pas à faire semblant !! Paumé au fin fond du 14ème, voilà un vrai bistrot, pas un truc reconstitué genre "néo-bistrot avec du carrelage noir et blanc et des nappes à carreaux"... composant aussi la "déco de cinoche", tant recherchée par les touristes, de L'Ordonnance !!

Un vrai cahier des charges tenu avec une rigueur peu médicale !! Le patron gouailleur, les "grands classiques" gravés dans la carte, l'ardoise, le plat du jour... il ne manque que l'accordéon pour faire bander décoller de bonheur des Ricains et des Japonais !!

Pour le coup, à moi la "salade de pieds de veau à la lyonnaise, remoulade de céleri", le "carré d'agneau des Pyrénées grillé, risotto aux asperges", la "verrine de chocolat Valrhona, chantilly de mascarpone et canelé bordelais" ...

Brut et raffiné, frais et distinct, une cuisine juste, généreuse, servie avec gentillesse et envie !!

Le genre d'Ordonnance nocturne qui vous soigne largement mieux qu'un générique inefficace comme il s'en ouvre tous les mois là-bas !!

Petite carte des vins avec quelques tarifs accessibles !!

L'Ordonnance

51 Rue Hallé,

 75014 Paris

tél : 01 43 27 55 85

Fin des émissions pour "la saison 2014-2015" !! Votre scribe (trop) gourmand va laisser le clavier refroidir et espère vous compter encore parmi ses 12 lecteurs quotidien à la rentrée !!

Bel été, grand(s) appétit(s) et large(s) soif(s) à tous !!!!

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Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

17 Juin 2015, 10:15am

Publié par Docadn

Bonjour,

Le long résumé gastro printanier se poursuit, avec une "figure" incontournable du paysage culinaire sudiste !!

Alain Llorca fut la star de Mougins et de la PACA entre 2004 et 2009 ("Le Moulin de Mougins" 2 macarons au Gros Rouge), avant de tenter l'aventure de la "bistronomie" sous un concept nommé "Café Llorca" (Vallauris, Monaco).

Un parcours bizarre, atypique, qui l'a mené jusqu'à reprendre, le temps d'une saison, les fourneaux de l’hôtel Belles Rives à Juan-les-Pins.

A la tête d'un "piano à son nom" depuis 2009 à la Colle-sur-Loup, il est titulaire d'une étoile Michelin depuis 2012.

Il gère aussi en parallèle un "Carré Llorca" à Nice, au succès notable selon les locaux et les fans.

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

Un dimanche midi de mai, j'emmène ma grande amie déjeuner dans le "vaisseau amiral" de la flottille Llorca.

Service de voiturier, accueil grande maison, pour nous retrouver rapidement sur la charmante (et immense) terrasse, avec une vue splendide sur la campagne et le trop fameux village de boulistes bling-bling St-Paul-de-Vence.

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

Une formule déjeuner à 58 € "sponsorisée" par le Gros Rouge (en fait on vous offre une coupe de champagne en sus de la formule "boissons comprises").

Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan
Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan

Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan

Paella cuisinée aux artichauts / filet de rouget et calamars du Pays / aïoli

Paella cuisinée aux artichauts / filet de rouget et calamars du Pays / aïoli

Pâtisserie

Pâtisserie

Si on s'attend, à quasi coup sûr, à de la "cuisine pour notaires" (poke Mix) sur le papier, vu la clientèle visée, la réalité est heureusement un poil divergente.

Llorca offre une cuisine plutôt classique mais pas emmerdante pour un sou !!

Ses "raviolis de poitrine de veau" sont le bon résumé d'un numéro d'équilibriste nécessaire pour attirer les touristes anglais en mode "Peter Mayle Tour", mais aussi garder les boulistes en plastique vacanciers/autochtones friqués financièrement à l'aise du village voisin...

La présentation "sommaire" de la paella est due au service directement à table, pour le coup très 70's !!

Service précis, attentif, presque précieux par moment.

Une fois de plus, je déplore une "partie sommellerie" assez déconnectée du niveau attendu (en plus d'être old school).

Les vins servis sont très moyens, qualitativement parlant, respirant plus l'optimisation financière qu'une réelle réflexion "accord mets et vins".

Les desserts sont, comme chez Pic, la bonne surprise de cette séquence !! Des classiques de très bonne tenue, généreux, quasi éligibles aux Relais Desserts.

En conclusion, Alain Llorca semble avoir retrouvé une vraie place dans la sphère gastro sudiste. Sa cuisine mérite le macaron, mais on ne peut s'empêcher d'y renifler des "non mises en danger" "filets de sécurité" prompts à rassurer les Anglais et les notaires (voire le cuisinier lui-même), tout heureux de flirter avec une certaine originalité des plats, le tout porté par un service rigoureux orné d'un snobisme étudié.

Restaurant Alain Llorca

350 Route de Saint-Paul, 

06480 La Colle-sur-Loup

Tél : 04 93 32 02 93

www.alainllorca.com

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