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EscapadeS

Bio à volonté...

23 Octobre 2009, 15:25pm

Publié par Docadn

C'est au terme d'une épuisante et haletante GTMC (en fait la moitié du parcours total, l'autre moitié étant prévue pour l'an prochain) que notre équipée se retrouva pour un dernier dîner avant le retour dans nos foyers...
Et c'est dans la bourgade au charme limité de Saint-André-de-Sangonis qu'un de nos compagnons avait trouvé par une "googlelisation expresse" cet établissement.


Le Saveurs de l'Escale peut se targuer d'avoir été le 1er restaurant certifié bio de l'Hérault. Et il double cette performance par l'originalité de son offre en ne proposant qu'une formule unique : Le Buffet.
Pourquoi donc un panneau digne des poissonneries de GMS ?? Car le prix du buffet varie comme la météo.
 Ainsi il s'affiche à 14 euros au déjeuner, 17 pour le dîner et 24 le week end pour un buffet dit "festif".
La famille Rebichon a tenu des années durant une crêperie à proximité. Puis des problèmes de santé, une mise en gérance catastrophique et c'est le retour à la case départ...
Puis naquit l'envie de travailler "autrement". Une démarche et un concept osé dans ce bourg loin de tout et à coté de rien...
Et toute la famille s'y est collé et travaille autour de la cuisine du chef Jérôme Rebichon.


Et le résultat tient ses promesses. Contrairement à la majorité des buffets, le chef est derrière le stand et explique chaque proposition si besoin.
Un code couleur figure sur chacune des propositions pour respecter une certaine cohérence dans la composition du repas (Ben oui volonté peut aussi rimer avec équilibre...).
Et la préparation de nombreux produits à la dernière minute est la clé des saveurs proposées. Du coup, pas de sensation de "sec" comme très souvent sur ces formules en self service. Même les grillades sont effectuées quasiment à la demande...

Coté fraîcheur, c'est tout simplement remarquable. Au delà du coté bio des éléments, la proximité géographique de la majorité des producteurs joue forcément dans le croquant des végétaux et légumes...
Et si on lorgne sur la carte des vins, on est pas en reste et on joue la encore la cohérence, à savoir Bio et proximité.
Aussi retrouve t-on par exemple le Domaine de Gabelous qui a agrémenté notre repas avec ses cuvées plaisir et Cazelles.
Nature, saveur et terroir est la devise des Saveurs de l'Escale.
Au delà du concept, une table gourmande et "responsable" qui mérite plus qu'un éclairage à la bougie de ma part...

Les saveurs de l'Escale
16 avenue de Lodève
34725 Saint André de Sangonis
04 67 60 94 26
www.lessaveursdelescale.fr
sevbio@orange.fr

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La Palma à manger...

11 Octobre 2009, 10:55am

Publié par Docadn

Dernier volet sur la Isla Bonita pour faire un court bilan des tables croisées.
Je fus étonné du peu de place que le poisson et les fruits de mer occupent dans les habitudes alimentaires locales.Pas de pêche artisanale apparente, des étals de poissonneries de fin de journée dès le matin...
Peu d'élevage visible sur l'île mais nous avons quand même affaire à un peuple de carnivore.
Et en même temps la forte proportion de touristes allemands à fait fleurir bon nombre de gargottes qui ont adaptées leurs cuisines tambouilles aux attentes de ces derniers.
Aussi les pizzerias et autres "boutiques à gras" ont le quasi monopole de l'appétit des plus nombreux...


Pour démarrer et pour des raisons pratiques, le restaurant de l'hôtel "La Palma Romantica".
2 repas en son sein avec une carte volontairement orientée "spécialités locales". Quelques bons à très bons poissons à la cuisson et à la préparation fort maîtrisées mais des tarifs un poil élitistes par rapport à la moyenne.
Et la première rencontre avec le Mojo (rouge ou vert) sauce endémique aux poivrons locaux.
La Palma Romántica
Las llanadas S/N, 38726 Barlovento,
La Palma - Islas Canarias.
Tel +34 922 18 62 21 - Fax +34 922 18 64 00

www.hotellapalmaromantica.com


Autre adresse située juste au dessus des piscines de la Fajana (Cf la balade ICI),
où nous avons dégusté une tuerie de poulpe à la galicienne, ainsi qu'une seiche admirablement préparée.
Le vin maison est à éviter à tout prix.Le mojo est moyen, mais c'est assurément la meilleure adresse croisée en terme de produits de la mer (et la vue est vraiment très belle).

La Gaviota
Piscinas de la Fajana
Barlovento
tél : 922 186 099

Et comme je le disais au début de cet article, qui dit carnivore dit resto grill.
Là bas on dit Parrilla.
Après avoir écumé "presque" tous les restos de Barlovento (y'en a pas 30 non plus !!), nous échouons devant "The resto qui m'a scotché cette année" tellement c'était inattendu.
Et j'avais oublié mon appareil photo sur la certitude de faire un repas oubliable...
Du coup, je vais me la raconter "Fake Simon" (et je m'étais juré de ne jamais le faire !!).

Une grande baraque carrée avec son toit en taule et 3 picks up qui pioncent sur le parking et une fumée qui sort par toutes les ouvertures du resto.
 L'intérieur est typé cantine à la Charles Ingalls avec d'énormes tables en bois et toujours cette fumée dense.

Le patron très moustachu n'apporte même pas le menu. Donc on devine que ce ne sont pas biscottes qu'il fait fumer.
Donc ce sera "2 bisteches y papas fritas".
Comme d'habitude on commande le mojo maison et là premier uppercut au palais.Il a un équilibre qui relègue tous les mojos précédents à de vulgaires sauces industrielles pour spaghettis.
Mojo que l'on déguste avec une énorme assiette du fromage local qui tient lui aussi ses promesses.

Puis arrivent les steaks cuits donc au feu de bois. Deux morceaux d'environ 500 grammes pièce et ses frites blanches (dans l'ensemble ils ne sont pas fanas de frites cuites aux canaries).
La barbaque me met Ko direct. Cuisson au top, goût terrifiant.
L'inimitable cuisson au feu de bois et la maîtrise conséquente de cette technique (et toutes proportions gardées lisez donc l'expérience unique et basque des GoT).

Je dévore littéralement cet énorme bonheur gastronomique dans ce lieu improbable, et ne regrette nullement de repartir fumé de la tête au pied.
Le patron a enfin daigné nous sourire quand il a vu nos assiettes vides et nos mines repues...

Parrilla "La Pradera"
Route LP109 / Barlovento
(c'est sur la droite en sortant de Barlovento)
tél : 922 18 61 23

Et pour finir une expérience largement oubliable à la Taberna Del Puerto (port de Tazacorte) où au delà de l'interminable attente pour une parrillada de poissons, le repas fût d'une qualité détestable.
Les poissons guère frais et asséchés par une cuisson plus qu'approximative...

Ainsi s'achève le récit de la Palma. Retour aux fondamentaux avec à venir un buffet bio loin de chez moi et la suite de ma thérapie chez les crêpiers locaux...

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La Palma à Boire...

9 Octobre 2009, 06:24am

Publié par Docadn

Malgré la suprématie bananière, l'île cultive bon gré mal gré un petit millier d'hectares de vignes.


Mais force est de constater que la vigne a été plantée là où on ne pouvait pas planter de bananiers...


Comme par exemple après l'éruption du volcan Teneguia en 1971 où nombre d'agriculteurs ont exploité ces "nouvelles parcelles" avec de la vigne...

L'appellation "La Palma" est composée de 3 entités géographiques :
  • Hoyo De Mazo (à l'est)
  • Fuencaliente (sud et sud ouest de l'île )
  • Norte Vinos (essentiellement au nord et ouest de l'île)
On compte 16 coopératives actives (donnant lieu à une cinquantaine de cuvées) et quelques rares indépendants.
On y produit toutes les couleurs :

Vin blanc : titrant généralement entre 11 et 14,5% et essentiellement composé de Malvasia,Listan Blanco, Bujarieco, Albillo et quelques autres cépages minoritaires.

Vin doux naturel : Obtenu sans aucune chaptalisation et titrant autour de 22%, c'est la star locale alias Malvasia mais aussi le Sabro, le Grual, le Verdello et le Bastardo (nommés au local Viduenos) qui entrent dans la composition de ce VDN.

Vin Rosé : composé majoritairement de Négramol, d'Almuneco et de Listan et titrant entre 11 et 13%

Vin rouge: vinifié à partir de Négramol et d'Almuneco et titrant comme le rosé.

Tea : principalement produit sur Vinos Norte, ce vin composé de Négramol et d'Albillo est vieilli en fût de pin des Canaries.
Communément appelé Tea de part sa couleur après passage dans le fût, il se caractérise par ses arômes intenses de résine qui ne serait pas sans rappeler la retzina (d'après les spécialistes dont je ne fais pas parti). Il titre entre 11 et 13%.

Sont aussi utilisés les cépages  Forestera, Tintilla, Castellano et encore Prieto.

Historiquement c'est un des rares vignobles à avoir échappé au Phylloxera du 19ème siècle...

Passons au travaux pratiques :


Teneguia - Rosado Seco 2008 - La Palma - Fuencaliente

nez discret, fruits rouges "dilués", groseille et confiserie. Attaque grasse, sucrailleuse, épicée. Un léger amer et un perlant ne suffisent pas à le rendre plus expressif. Ca fait un poil rosé de provence "billette"... Teneguia est la plus grosse Winery de l'île et porte le nom du dernier volcan né... *(*)


Vina Traviesa - Blanco 2008 - Coopérative Virgen Del Pino - Puntagorda

nez de fleurs, pétrolé à tendance "muscat d'Alsace". En bouche la matière se révèle perlante et toujours pétrolée puis laisse place à une jolie fraîcheur. Ca part sur le bonbon anglais plein pot pour une finale muscatée sympa. Mais les gorgées se succédant, le vin valse entre Bordeaux et Alsace. C'est très hétérogène dommage. Mais il a fait la belle affaire sur un excellent chèvre local... **


Vega Norte - Tinto 2007 - Bodegas de la Palma - Tijarafe

Nez rhodanien, acidulé, café, chocolat, camphre et très épicé.Le vin continue sur sa lancée pour délivrer des notes végétales et des fragances de "syrah boisée"...L'attaque est typé bordeaux. L'acidité dérangeante portée par une matière éthérée aux accents végétaux et boisés ainsi qu'à l'amer terribles. Finale épicée et alcooleuse. *

Vega Norte - Rosado 2008 - Bodegas de la Palma - Tijarafe

Nez sur la fraise évanescente. Attaque sur les fruits rouges et amer très prononcé. C'est perlant grossier à la longueur très limitée. Fade et au "pouvoir de rafraîchissement" limité. *(*)


Talgalguen - Tinto 2008 - Juan Jesus Perez y Adrian - Villa de Garafia

réduction au premier coup de narine, puis épices, bois et cosmétique. Attaque acidulée, un poil végétal puis la douceur s'installe.Matière dynamique avec un petit coup de mou en milieu de gueule. L'ensemble est aérien, au bel acidulé et à la trame gourmande.j'aime bien ***
je complète la fiche pour signaler que c'est le vin le plus cher acheté (environ 7 euros) que c'est un producteur indépendant et que c'est aussi le seul vin bio gouté lors de mon séjour et de loin le meilleur...

Et pour comparer le comparable j'ai quand même goûté à 2 vins des "voisins" :


El Grifo - Malvasia Seco 2007 - Lanzarote

Fleurs, agrumes, amandes pour le nez. Bouche compacte et fraîche me rappelant la dégustation du Roussillon lors des dernières REVEVIN. L'ensemble est fruité (sur la poire), très perlant au bel équilibre amer-acide. Dommage qu'il soit un peu court, mais c'est pas mal. **(*)


El Alto - Malvasia Seco 2005 - Fincas las Quemadas - Lanzarote

Nez miellé, agréable, citronné presque ligérien. Attaque grasse (glycérine) toujours sur le miel, moyennement expressive. Un poil de sr et un peu de poire. Je me retrouve là encore dans le Roussillon. Finale un peu épicée. Peu complexe mais sans plus. **

En conclusion, des vins qui m'ont peu convaincu hormis le Talgalguen réussi et atypique de part son mode de production.
Les 2 blancs de Lanzarote sont plus précis et meilleurs que leur homologues de la Palma (2 autres goutés pendant le séjour mais pas de CR de par leur tranparence).
J'attendais une expression plus conséquente du terroir volcanique comme j'ai pu parfois l'entrevoir avec les vins des Açores mais ce ne fut pas le cas...
A suivre la Palma à manger..
.

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La Palma pour dormir...

6 Octobre 2009, 05:00am

Publié par Docadn

Comparativement aux autres îles de l'archipel, la Palma est un poil à la bourre dans ce domaine. Et du coup elle fait la course...


Les travaux (très conséquents) dont bénéficie actuellement l'aéroport affichent la réelle politique de développement touristique.
Bénéficiant déjà de vols directs d'Allemagne, l'île a pour objectif de "rattraper" ses cousines voir de les dépasser.

Les revenus de l'île proviennent actuellement à près de 80% de la culture de la banane !!
La prise de conscience (tardive) de cette fragilité économique de l'île fait que le BTP et les travaux de génie civil se portent plutôt pas mal ces derniers temps...

L'essentiel des infrastructures touristiques sont concentrées au sud ouest de l'île, rare secteur bénéficiant de plages...


C'est sur Los Llanos de Aridane et Tazacorte que l'on trouvera les plus gros complexes hôteliers et le tourisme de "masse" (même si là bas le terme n'est pas encore d'actualité, mais la philosophie déjà bien vivante) qui va avec...
Bref rien de neuf à l'ouest, les mêmes recettes que partout ailleurs...
Et la possibilité de se désolidariser de cet environnement fatiguant en s'isolant comme nous dans le nord de l'île dans la bourgade de Barlovento :


A la sortie du village se trouve l'hôtel de la Palma Romantica.
Style "colonial portugais", bien équipé avec piscine intérieure, extérieure,sauna, hammam, une petite salle de musculation, massages, et court de tennis.
Les chambres sont grandes (au rez de chaussée) et un poil désuètes coté salle de bains.

Quasi désert (de part son isolement, comptez 45 bonnes minutes de route un poil sinueuse de l'aéroport ) lors de notre passage, on s'est délecté d'un calme rare avec des équipements disponibles en permanence (pas de réservation pour se faire court bouillonner dans le jacuzzi, ou encore de se battre pour un transat...).

Le soir, les nuages viennent parfois se coucher juste en face de l'hôtel, donnant l'impression d'être encore dans l'avion au milieu d'un paysage cotonneux...

Hoteles La Palma Romántica***
Las llanadas S/N, 38726 Barlovento,
La Palma - Islas Canarias.
Tel +34 922 18 62 21 - Fax +34 922 18 64 00

www.hotellapalmaromantica.com

L'autre partie du séjour se déroula dans une "casa rurale".


un label "turismo rural" regroupe tous les propriétaires de maisons traditionnelles et dont l'adhésion se fait à travers un cahier des charges strict sur le plan architectural et sur les matériaux utilisés.
Ces maisons sont très souvent situées dans des hameaux, et de part leurs anciennetés bénéficient d'emplacements uniques...


La notre se situait à El Jésus près de Tijarafe (côte Ouest) et se nommait la Capellana.
Elle est labélisée "Biosphere House" et "tourisme responsable".
Ces labels n'empêchent point une option très rare pour ce type de logement :


Et vue les températures vécues, nous fûmes très heureux de pouvoir nous baigner à toutes heures dans une eau "fraîche" comparé aux 43°C ambiants le jour et les quasi 35°C en nocturne...

La maison disposait d'un espace barbecue couvert et tout équipé, et de tous les appareils électroménagers de rigueur...
Seul petit bémol : la vue partielle sur des réservoirs d'eau (dont un juste à coté de la maison) nécessaires aux incontournables bananiers...
La maison est entourée d'avocatiers et de Goyaviers (goyave poire).
Et c'était la saison, et on s'est régalé face à quelques jolis couchers de soleil...


Les prix sont un poil plus élevés que les locations classiques mais tout à fait justifiés...
Toutes les casas rurales sur : www.ecoturismocanarias.com

A Suivre la Palma à boire et à manger (tiens ça me rappelle quelqu'un...).

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La Palma pour marcher...

2 Octobre 2009, 17:09pm

Publié par Docadn

C'est donc sur l'île la plus escarpée au monde que je suis allé user mes semelles il y a quelques semaines...
Surnommée la Isla Bonita, la plus verte des îles canariennes est dotée de l'impressionnante Caldera de Taburiente
(culminant à 2426 mètres),
et abrite en son sein le parc national du même nom...


Et c'est un véritable paradis du marcheur que cette île propose à travers ses 800 kms de sentiers pédestres remarquablement balisés et se déclinant en GR, PR et SL.
Le GR 130 alias "El Camino real de la Costa" avec ses 200 kms serpente le long des côtes de l'île quand le GR 131 (alias "El baston") long de 100 kms longe la caldera avant de plonger du nord au sud sur "la dorsale" de l'île et la mythique "Ruta de Los Volcanes".


Et c'est par la forêt de Los Tilos ou Tiles (classée en réserve biosphère) située au bout de la LP 105 (les routes portent les initiales LP pour La Palma suivi d'un numéro) au nord de l'île (à quelques kms des communes San Andrés Y Sauces) que nous avons entrepris notre remise en jambes.


Au bout de la route un centre d'interprétation de la réserve est le point de départ de quelques balades dont celle menant au "Mirador de la Baranda".
Une montée comptant 200 m de dénivelé et près de 750 marches !! Comptez une grosse 1/2 heure (3/4 d'heure à 1h00 selon les topos) pour découvrir une providentielle aire de pique nique ombragée et une superbe vue sur la Barranco Del Agua et les sommets environnants...


Retour rapide pour découvrir à quelques hectomètres, la très populaire "Monte El Canal y Los Tiles".


J'y découvre une spectaculaire et endémique forêt de lauriers et une végétation aux dimensions à vous faire passer pour un playmobil® sur la place Tienanmen:


Balade facile ou il faut juste donner un petit coup de reins sur les 300 derniers mètres et accéder à un petit promontoire très étroit et admirer la vertigineuse et verte vallée.
nous n'avons pas manqué de grimper sur le site un poil lunaire d'El Observatorio Astrofisico ( où se côtoient une quinzaine de lunettes astronomiques),


et faire quelques pas sur le GR 131 jusqu'au Pico de la Cruz (y'a même un petit "dolmen naturel" pour pique niquer à l'ombre sur le GR) et et longer la Caldera. Puis se promener sur le Roque de los Muchachos, point culminant officiel de l'ile...


Coté SL (senderos locales) nous avons parcouru le "SL BL 41" alias Barlovento-La Fajana. une promenade qui commence par une fontaine joliement réhabilitée (Fuente Del Llano)


qui traverse les paysages les plus répandus (et déprimants) de l'île, à savoir des hectares de bananiers squattant tous les mètres carrés cultivables...


Et pour y découvrir une fajana de toute beauté et aux vagues hypnotisantes...


Une balade en ligne au retour musclé pour les cuisses avec quelques pentes avoisinants les 30%...
Coté PR c'est sur le "parque Cultural de la Zarza" que nous avons découvert une courte randonnée menant à la Ermida San Antonio (PR LP 9.3 et 9).


très belle rando avec l'exceptionnelle "Barranco de la Zarza" et ses 3 vallées en cascade dont l'impressionnante "Caboco La catedral".Un tout petit dénivelé et pour une fois un balisage limite, voir instinctif, réalisé parfois par les randonneurs eux mêmes sur des panneaux étonnamment vierges. Les randonneurs sont encore et toujours rares même sur l'esplanade de l'Ermida (ou on trouvera à l'arrière de la Ermida une aire de pique nique ombragée, géante et déserte)...


Puis vint l'heure de s'attaquer aux choses sérieuses avec un des must de l'île : de Los Brecitos à Barranco de Las Angustias.
L'accès au départ se fait obligatoirement par taxi (52 euros pour 4, tarif été 2009) depuis le parking situé à l'entrée de la "vallée des angoisses" (environ 5 km de Lllanos).
Après 1/2 heure de taxi on accède à Los Brecitos à 1030 m d'altitude et c'est parti pour une descente à travers la Caldera.


Le parcours est sensé être ponctué de cascades. Au mois d'août et même sans les conditions exceptionnelles (plus de 42°c ce jour et vague de chaleur durant près de 8 jours), difficile d'apercevoir le moindre filet d'eau...
En à peine 1h00 (-290 m de dénivelé) vous rejoignez la plage de Taburiente :


Une incontestable et providentielle rivière fraîche nous accueille. C'est l'emplacement du camping de la Caldera et de l'une des 2 maisons du parque national (faisant office de centre de secours et lien avec la civilisation).


Ce camping et le centre n'ont aucun autre accès que ce chemin pedestre (ravitaillement assuré par hélico). Nous poursuivons donc la descente pour retrouver notre point de départ.


Comptez 3 grosses heures pour rejoindre le point de départ. Cette partie s'effectuant en grande partie dans le lit d'une rivière (au débit très bas). Un panneau funèbre témoigne de la mort d'une jeune randonneuse sur la fin de ce parcours...
Cette partie n'est pas techniquement difficile mais longue et un poil ennuyeuse. Le balisage nous fait traverser plusieurs fois le lit, et je n'imagine même pas les galères engendrées par les montées des eaux...


Le caractère exceptionnellement chaud de la journée marqua une gestion de l'eau délicate. Les 2 litres par personne ont disparu avant l'arrivée au camping et je peux du coup témoigner de la buvabilité de l'eau de la rivière (sans traitement pastilles) sur la 1ere partie du parcours.
Je déconseille  par contre vivement de se désaltérer après le point des Dos Aguas (lieu où les 2 rivières se rejoignent).
Puis j'avais inscris sur mes tablettes la fameuse Ruta de Los Volcanes, mais la stupidité de quelques villageois à provoquée un incendie géant ( 3000 ha brulés, 4000 personnes déplacées et une cinquantaine d'habitations détruites) à ravagé l'ile durant 4 jours...


En conclusion, voilà une ile richement dotée en terme de chemins de toutes dimensions. Plutôt bien balisés, suffisamment variés mais dont la banalité de beaucoup de paysages (j'entends hors Caldera et le sud volcanique de l'ile) m'a laissé un peu sur ma faim...
Coté randobook c'est l'incontournable Rother Walking guide de la Palma et ses 63 parcours qui nous a guidé sur toutes ses balades, acheté sur place pour 12,90 euros et dispo uniquement dans les langues de Margaret Thatcher, de Tokio Hotel, ou de Enrique Iglésias...
A suivre la Palma pour manger et dormir et la Palma à boire....

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