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EscapadeS

Le bilan carbone et miamglouzique 2010 d'Escapades

29 Décembre 2010, 18:25pm

Publié par Docadn

Déjà l'heure de tirer le bilan 2010 (que les comptables se rassurent, aucune intention de ma part de les culbuter sur le livre des comptes).

Pendant que la  glousphère distribue ses trophées, Escapades mate dans le rétro et octroie ses Escapalmes d'Or®.

 

L'Escapalme d'Or de "la meilleure bulle non élaborée par  Francis Boulard,  Benoit Tarlant ou Janisson-Baradon" est attribuée à :

 

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Larmandier-Bernier Vieille Vigne de Cramant Grand Cru
 

Là j'ai touché à une dimension du champagne que je ne soupçonnais même pas. Oui-Oui au pays des bulles, c'est moi !!****

 

L'Escapalme d'Or de "la cuvée aussi vieille que Jeanne Calment et que j'ai pas en cave"

 

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Les Cailloux - Châteauneuf-du -Pape - Cuvée Centenaire 1990


Un très beau jus, qui confirme le franc penchant que j'ai pour les vins de ce domaine, injustement méconnu mais dont la production me va à ravir côté goût... ***(*)/****

L'Escapalme d'Or du "meilleur Meursault-Poruzots 2002 de chez Jobard goûté cette année"

 

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Meursault Poruzot 2002 1er Cru - François Jobard 

  La classe absolue, folle et délivrant fraîcheur, peps, densité, longueur et suavité dans un squelette "sans défaut". ****

 

L'Escapalme d'Or du "meilleur gamay fait par un mec qui porte un nom de supermarché du canton d'Amboise" 

 

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Grégory Leclerc - Domaine Chahut & Prodiges - La Mule 2008 - Vin de France

Le vin explose de petits fruits rouges et affirme un caractère acidulé.La matière glisse en bouche, sans aucune aspérité, mêlant framboise et chocolat, gourmandise absolue, petit bonheur en bouteille...Le lendemain, le vin s'est complexifié en proposant olive, réglisse et prune au tarin. La mise en gueule est pleine, suave et toujours terriblement gourmande...***(*)
 

L'Escapalme d'Or de "la meilleure solution léthale pour diabétique élaborée par un ex-quincaillier belge d'Anjou" 

 

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Domaine de Juchepie - Coteaux du Layon - Faye - Quintessence 2003

 

La matière développe une ossature tout en finesse, soyeuse, à la fluidité quasi parfaite. Une véritable caresse qui ne plonge pas le palais dans l'ennui, mais l'hypnotise par sa longueur, sa fougue schizophrénique, oscillant entre la maîtrise absolue et le follement débridé. ***(*)/****

 

 

L'Escapalme d'Or du "putain il est chiant ce Ludo, il a toujours la cartouche qui te met par terre et ses étiquettes sont toujours pourries !!"

 

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Château Rayas - Châteauneuf-du-Pape 1989


Ensemble d'une complexité folle et rare. Finesse sublime, fil de rasoir, équilibre et longueur extatiques.****

 

L"Escapalme d'Or du "meilleur Vin de Table bu sur une chaise" 

 

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Côte de la Molière - Vin de Table Français 2009

 

C'est "gros", gourmand à la finale épicée et aux amers très fins. ***/***(*)

 


L'Escapalme d'Or du "meilleur vin blanc rapporté par un pneu Airless de l'est" 

 

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Arbois - Fauquette 2000 - Michel Gahier

 

Elle a une profondeur et une subtilité remarquables, que j'ose résumer par l'expression certes galvaudée mais vraie : la grande classe !!

Vache que c'est bon une Fauquette de 10 piges et c'est increvable... ***(*)/****

 

 L'Escapalme d'Or du "meilleur amuse-bouche qui tue la mort du trépas, que même en passant 3 jours dessus, tu n'arriveras jamais à le faire"

 

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"L'Amuse-Bouche Cuisiné" à L'Amphitryon à Lorient (56)

 

La simplicité et le génie du produit, pour et par lui-même. La perfection d'un poisson (présumé peu noble) dans un amuse-bouche d'anthologie.

 

L'Escapalme d'Or "de la meilleure grosse crevette plantée sur des pâtes"

 

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"Spirale de spaghetti aux langoustines, ris de veau et coco de Paimpol" au Manoir de la Boulaie(44)

 

La cuisson est "la perfection culinaire du crustacé". Un moelleux divin qui me pousse à grignoter la queue (non décortiquée) pour apprécier totalement l'animal...

 

L'Escapalme d'Or du "meilleur fondant au chocolat cramé au poil pubien près de moustique"

 

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"Fondant au chocolat, crème anglaise au basilic" au Bistrot de l'Ecailler à Nevez (29).

 

Un fondant démoniaque...

 

Et pour finir l'Escapalme d'Or  de "la zique qui s'est pas fait remarquer, mais que j'écoute en fait tout le temps depuis 1 an et demi, que j'ai même pas vu le dernier Ep sorti le 06 décembre dernier, le prochain album sortant le 25 janvier 2011, et que le nom est sympa quand même non !?"

 

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Iron & Wine - Around The Well


 

Une année 2010 placée sous le signe des fameux "réseaux sociaux", qui ont permis des relais d'infos et des découvertes de premier ordre.

L'impact indéniable du  train arrière d'ovin de caprin (merci au légionnaire Olif) ou du  piaf bavard, animés par des  acteurs et  actrices sur le pont par tous les temps...

Au plaisir de vous retrouver en 11, de trinquer large et manger bon.

Je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'année...

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Quilles de fête...

25 Décembre 2010, 18:08pm

Publié par Docadn

Une expression qui devrait être de rigueur à chaque ouverture, chaque découverte.

Le tire-bouchonnage se doit d'annoncer une fête, une joie, une ola, un feu d'artifice, une standing ovation de 17 minutes, des bousculades sur un pont cambodgien...

Parfois, c'est un silence pesant qui suit "le pop à l'ouverture".

Le nectar attendu se mue en catastrophe abyssale, en Mister Hyde, en bide, en  navet, en équipe de France de foot, en idée de Sophie Davant...

 Large et vaste débat sur la pertinence ou non des "mauvaises critiques".

On pourrait en échanger des années lumières durant, aucune chance de tomber tous d'accord.

J'ai, personnellement, toujours pris "le risque" de commenter aussi bien les bons et les mauvais vins vins agréables à mon palais que les navets liquides croisés.

Les éloges sont rarement commentés avec  la même énergie que les "critiques négatives".

C'est ainsi, la passion nous rendant parfois épidermique,

très ou trop sensible ...

Pour illustrer en partie les propos chiants ci-dessus (la bauchérite aïgue me guette t-elle ?), un des derniers CR de l'année sur des bouteilles dont on attend forcément un peu, beaucoup, voire "un peu beaucoup trop" pour certaines puisque c'est la fête...

 

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Drappier - Champagne Brut Nature - Pinot noir - Zéro dosage

 

Un nez classique, sur les fruits blancs bien mûrs, un cordon de bulles nerveuses à la taille moyenne.

L'attaque est miellée, douce, signant une immédiate finesse.

Le déroulé est tranquille, presque trop tendre, avec un fin toasté en filigrane.

Les amers donnent un peu d'ampleur à l'ensemble. La poire cuite ferme le tableau gustatif de cette bulle agréable, fine mais un peu terne au final. **/**(*)

 

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Arbois - Fauquette 2000 - Michel Gahier

 

Ravissante robe or aux reflets orangés. Fin boisé, finement oxydatif, épices, ronce et "notes de fraîcheur".

Attaque un poil austère, qui s'ouvre délicatement, pour virer vers la fraîcheur attendue.

C'est plein, sur la noisette et encore finement boisé.

L'ensemble est plein, riche, fin et d'une complexité folle. Finale très épicée sur le gingembre frais.

J'ai goûté quelquefois la Fauquette, mais je n'ai jamais rencontré ce niveau de complexité dans cette dernière !!

Elle a une profondeur et une subtilité remarquables, que j'ose résumer par l'expression certes galvaudée mais vraie : la grande classe !!

Vache que c'est bon une Fauquette de 10 piges... ***(*)/****

 

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Domaine de Ravanes - L'Ille 1998

 

Le domaine produit 2 cuvées à base d'ugni blanc surmaturé : le Chapitre et l'Ille. Cette dernière contient 100% de raisins botrytisés (contre 30 à 50% pour le Chapitre).

Un nez très oriental mêlant datte et miel, avant que le safran n'impose toute sa puissance.

L'attaque, confirmant le safran outrageant, délivre une matière fraîche, indéniablement orientale, avec une acidité remarquable.

L'impression de boire un sec très aromatique, grâce au fil acide élevé, mais pas aberrant.

Je finis par lui reprocher un côté demi-corps dans l'expression, qui me laisse un poil sur ma faim...

Un Objet Viticole Non Identifiable au vu de son pedigree. **/**(*)

 

Voilà, la première teuf de fin d'année est finie. Pas grand chose à recracher ou à dénigrer...Raté !!

On verra ce que voudra bien nous délivrer le tire-bouchon de la fête,

dans une semaine ...


A suivre

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Noël en décembre, Dive en janvier, ski en février, etc...

24 Décembre 2010, 09:08am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

Nous y voilà, le rouleau de Scotch n'était pas sorti depuis la mise sous emballage des cahiers et des livres de septembre.

C'est Noël, avec son cortège de joyeusetés et/ou de morosités.

Personnellement, j'aime assez ce moment où, de manière régressive, j'observe la montagne des cadeaux s'élever jour après jour.

Je tente, discrètement, de deviner ce que dissimulent les imprimés d'ours blancs et de cervidés hilares.

 

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Et, il y a des papiers cadeaux que l'on se réjouit de voir trôner sur le monticule. Encore un peu de patience pour le découvrir...

La quille dénudée à droite, est celle promise au sacrifice sur des samoussas de la bête ci-dessous :

 

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En attendant, Escapades vous souhaite un très joyeux Noël, plein de plaisirs gustatifs et émotionnels et un très joyeux anniversaire à Inge...

 

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Miam-Glurp : le blog d'Estébour le roi du boulghour...

20 Décembre 2010, 05:35am

Publié par Docadn

Bien le bonjour gargouillant les amis & les amibes,

 

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Les agapes de fin d'année sont le prétexte à des évasions gastriques et des échappées ventrales incontrôlées. Tu souffres et te jures à chaque fois qu'on ne t'y reprendra pas !!

Ne t'inquiète pas ami lecteur, le Dr Glurp veille sur toi.

Tu cours toute l'année après ta vie. Une destinée faite de trajets mornes, à la récurrence obsessionnelle, dont la seule perspective d'écraser un hérisson ou un nourisson donnera peut-être un sens et du ressort à ta journée.

Ta mère le répète (et c'est loin d'être une conne ta mère) : même Sisyphe avait une vie plus passionnante que la tienne !!

Hébété par cette mécanique sans âme, tu sors chaque soir ton enfant pour qu'il urine dans le bac à sable et tu couches le teckel à sa place, sous le portrait de Robert Hue jeune.

Tu lui narres inlassablement, "les merveilleuses aventures Zouzou le kangourou eunuque", qui voulait devenir le boss de "l'association des kangourous qui en ont marre de faire du lap dance à chaque essai transformé dans les stades de rugby australiens et qui ne sautent pas car ils ont le vertige", j'vous jure madame Romy ça existe, si, si..."

 

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(source oniris)

 

Puis, tu as découvert que ta femme te trompait avec le Dr House !

Tristesse !! Tu n'arrives même pas à lutter contre un handicapé mal rasé qui, entre 2 vannes, diagnostique une maladie disparue avec la dernière MST de Cléopâtre.

Tu as baissé les bras, tu grignotes, tu grossis, tu souffres, ton pantalon souffre, ta ceinture aussi, boucle-là !! (c'est pas moi, c'est la sécurité routière qui le dit).

Il est temps de mettre fin au rôle psychanalytique et calorique de ton frigo.

Le Dr Glurp va t'apprendre la vie, à mieux manger, à reconquérir ta femme, ton fils, ta bataille (ho, ho sans hélico) qui n'en peut plus de montrer sa nouille à tout le quartier, ton teckel qui ne supporte plus l'histoire de "Skippy le non couillu".

Tu vas bientôt remettre ton costard chic et avoir une hygiène de vie qui rime avec plaisir.

 

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(source le Temps)

 

Pour ce faire, ton serviteur t'a concocté la recette qui va péter l'autre jambe du boiteux du PAF et le remettre à sa large place sur le parking d'Auchan- Bessoncourt.

A partir d'aujourd'hui tu vas renoncer aux Granolas trempés dans la confiture de lait, bannir les millefeuilles de chips beurrées au saindoux, dire flûte aux sandwichs à l'Epoisses et aux rillettes !!

 

Voici désormais la clé de ton succès :

 

Le navet, on peut pas faire plus con comme légume, tellement c'est pas bon !!

 

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(source 01 santé)

 

Je te l'accorde, ami lecteur affamé, le mets ci-dessus manque cruellement de charme.

Mais c'est ainsi, autant t'y habituer rapidement.

Sache aussi, courageux gourmet, que tu seras seul face à ce crucifère à l'érotisme digne d'une prise Péritel.

Tu seras toujours seul pour te sustenter de cette infâme brassicacée, pendant que ta famille mangera des légumes bons et cuits.

J'avais oublié ce petit détail, martyr chiite de l'assiette. Pour profiter pleinement des vertus gustatives de cette merveilleuse racine, tu devras la déguster crue.

Les soirs de fête, tu pourras "grave te déchirer le cortex" en l'assaisonnant de sel congolais ou de poivre blanc albanais.

Prends ton plus beau couteau et taille de fines lamelles dans l'immonde. Une belle assiette, une rosace, c'est déjà meilleur, non ?

Tu pourras aussi varier les plaisirs et faire tout plein de progrès en géographie avec le mystérieux "Jaune boule d'or", le phallique "Long noir de Caluire", le demi-phallique "Demi-long de Croissy", le circulaire "Rond de Croissy", l'exotique "Blanc de Milan", le prude "Des vertus marteau", l'immortel "Jaune d'Écosse", le rigolo "Boule de neige", le sexuel "Nancy à collet rouge", le coloré "Rouge plat hâtif à feuilles entières" ou encore l'oriental "Tokyo Cross" ci-dessous.

 

 

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(source mrugala)

 

En suivant scrupuleusement les conseils pointus du Dr Miam-Glurp, tu as l'assurance de résultats tout simplement stupéfiants.

La rage sourde qui t'animera chaque soir, en humant la vraie cuisine réservée à ta moitié et ta progéniture, te poussera à faire un long footing quotidien avec ton teckel cardiaque.

Une optimisation rapide de ton tour de taille viendra récompenser tous ces efforts.

Ton enfant apprendra à uriner "bien au milieu" de la cuvette, ta femme délaissera le Cotorep non conventionné de TF1 pour loucher, à nouveau avec insistance, sur ton physique régénéré.

Ne me remercie pas, je n'y suis pour rien, c'est le navet qui a tout fait...

Et avec ça on boit quoi ?

 

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Badoit Rouge - Saint Galmier 2010

 

Nous nageons toujours dans l'hédonisme dans son expression la plus aboutie, avec cette cuvée d'exception élaborée par la vénérable maison créée en 1778.

Le domaine reconnaît une récolte difficile et délicate pour ce millésime. Mais le résultat est là. Une bulle bien calibrée, un toucher de bouche remarquable et un somptueux mariage avec la racine insipide. La grosse éclate quoi !!

 

La prochaine fois Estébour te proposera une spécialité à base de blé dur : "le boulghour à la Charles Aznavour".

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Calendrier de l'Avin : Ich bin eine deustche Banana mit eiskalte Finger !!

18 Décembre 2010, 05:30am

Publié par Docadn

 

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Youpi, nous sommes enfin le 18 décembre !! Un mois pile que le beaujolais primeur coulait à flots dans tous les rades du monde, sauf chez moi (c'est pas un rade non plus, quoique, y'a des soirs !!).

 

Comme tous les ans, je déguste ce dernier aux environs de Noël.  

Mon dealer (au patronyme douteusement germanique) m'a livré le gamay de l'année. Une (petite) infidélité à la Molière, pour découvrir le buzz blouguesque de cette fin d'année.

 

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Ceci n'est pas une banane - Beaujolais-Villages 2010

 

Franchement vous auriez envie de boire un vin élaboré par un ex-gogo dancer picard (doublure locale et travesti asiatique du danseur cinématographique Djon Tra-Vo-Lta)??

 

J'ai hésité longtemps, très longtemps. Quand j'ai appris au détour de son dossier des RG, trouvé sur un disque dur dérobé chez Rue 89, que ce dernier occupait un poste d'informaticien,  j'ai failli renoncer définitivement.

 

On ne peut s'empêcher de penser à un "trader du clavier", fatigué de l'argent facile, rongé par la culpabilité d'avoir banané des milliers d'utilisateurs de logiciels à la robustesse et à la régularité d'une cuvée "De Battre Mon coeur s'est Arrêté 2008"...

 

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Château des Bachelards

 

Encore un urbain nostalgique qui pleurait des larmes de Temesta, au souvenir du regard poignant de cette vache croisée pendant ses vacances d'été 2002, 2004, 2005 et 2006 (en 2003, le séjour avait été annulé suite au décès de Popeye, le vieux caniche abricot) au camping de la Cascade de Blangy.

Cette dernière lui a susurré, inlassablement, après chaque rail de coke rural  :

" Tu vas changer de vie, partir à la campagne, au plus près de la nature, manger de l'herbe, boire de l'eau de source et ne pas oublier ton ultra-levure, car ton corps ne va pas aimer et ton calbut non plus..."

Et là, Lilian peut dire merci à la drogue (mais surtout à la vache), puisqu'il a lâché son job, son costume de crooner de boule à facettes du Millénium, pour se lancer dans la grande aventure à Fleurie.

 

Depuis ce dernier fait du vin et en parle. Il conte, avec un  talent certain, ses galères et des anecdotes, souvent drôlatiques, qui ponctuent  cette nouvelle vie.

De ses visiteurs Allemands aux phalanges des vignes version Picard (les magasins, pas les alcoolos-rougeauds-pervers & exhibitionnistes), il nous régale le cortex et les zygomatiques.

 

Un plaisir de lecture, trop rare. Aussi, en recevant son beaujo version 10.0, j'avais le vague espoir de pouvoir briser cette stupide addiction de lecture.

Je me léchais les doigts, bien au chaud  eux, à la perspective de tancer un énième et vulgaire gamay fabriqué par un ex-bobo ayant investi ses indemnités de départ dans un domaine certainement voué à l'arrachage, ou à un pigeon de passage...

 

On démarre dans un sous-bois tapissé de fraises et de groseilles. Un rayon de soleil, une touche de fourrure, de rafle, une goutte de sang, une pointe de métal.

Une attaque acidulée, ponctuée là encore, de petites touches métalliques. Un ensemble déjà onctueux, finement épicé avec cette petite touche sucrée au final. Et alors, me direz-vous ?

Cette banane possède LA CHOSE qui m'a fait revenir vers le gamay en général et le beaujolais en particulier. Il y a cette touche de rusticité, cette "juste rugosité", de plus en plus rare, dans la longue liste lisse des gamays patineurs...

C'est cette rusticité qui donne de l'ampleur, de la mâche et du caractère à ce faux climactérique des vignes.

Et merde, en plus c'est bon !!

 

Une banane allemande aux doigts gelés. Un titre pondu juste pour savoir si Iris parle encore un peu le Goethe et si je n'ai pas commis de faute (j'ai fait espagnol en deuxième langue et beef renforcé en 4ème !!).

 

En attendant d'en boire, délectez-vous du blog de Lilian Bauchet :

http://bachelards.blogspot.com/

Le site :

www.bachelards.com


Famille Bauchet
Les Bachelards
69820 Fleurie - France  

Téléphone : 04 74 69 83 34
Portable : 06 08 49 75 88
Email : lbauchet@bachelards.com

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L'Hédoniste à Paris...

15 Décembre 2010, 21:45pm

Publié par Docadn

Pendant que certains assument leur branchitude, Escapades part à la découverte de la nouvelle table du quartier de Montorgueil.

Je vous invite vivement à lire (ou relire) le diagnostic complet du docteur Chrisos, qui fut un des tous premiers sur les lieux, ayant patiemment attendu la fin des travaux avant d'en faire l'éloge...

 

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L'occasion de le remercier à nouveau, pour avoir organisé ce déjeuner partagé avec Mr Lung , Mix et Fabien.

J'arrive en retard à la table imaginée par Arthur Petillault.

 

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Il a consacré un lourd budget à la transformation de cette ancienne couscousserie en bistrot chic et tendance. Une cuisine flambant neuve, bois et pierres apparentes pour la jolie salle lumineuse, de l'espace. Une denrée rare et chère dans cette artère de la rue Montorgueil.

Un petit tour dans la cave (sous la salle) pour découvrir les orientations de cette dernière et les coups de coeur du taulier.

 

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Là encore, Arthur n'a pas lésiné sur les moyens. Ils sont financièrement moins pesants, mais toujours passionnés dans ce domaine (quoique).

Il a pris le temps de se déplacer, goûter, rencontrer, écouter, regoûter, apprécier, critiquer, hésiter pour enfin approuver et commander auprès de ceux qui figureraient sur sa carte.

La cave est naturellement idéale, son contenu ne peut laisser insensible.

On y trouve tout d'abord, au verre, quelques bulles de C&P Breton, Richaud, Puzelat, Descombes.

Côté "grand contenant", on croise, Pithon-Paillé, Métras, Riffault, Tissot, Plageoles, Da Ros, Magnon, Bizeul, Ostertag, Frick, Palacios, Ogier, O. Pithon et tous plein d'autres...

 

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Les amateurs de fin de repas pourront, au choix, s'anesthésier ou se réveiller le palais avec le (déjà mythique) 12 ans de Yamazaki.

Parlons enfin de la table et de son faiseur, Sébastien Dubrulle. De Darroze aux Pourcel en passant par la Cantina Mundo ou le Père Agile, ce dernier propose ici, une cuisine bistrotière-chic emplie de fraîcheur.

 

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Maigre, artichaut et racines

 

Des racines de persil, de l'artichaut et un poisson qui affiche un bel oxymore par sa taille. Cuisson maîtrisée, présentation soignée , à la hauteur de l'attente.


Mes traumatismes de l'enfance ressurgissent, avec la teneur en sel un poil élevée. Devenu trop sensible dans ce domaine, j'en fait sincèrement part à la fin du repas, conscient de ne plus être une référence sur cet aspect.

 

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Croustillant chocolat, condiment ananas et passion

 

Un agréable chaud-froid et acidulé ponctuent cette petite gourmandise. L'esprit aérien est à l'image de ce qu'Arthur souhaite pour ce moment du repas.

 

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Mes camarades ayant opté pour des plats carnés, je me suis plié à leur choix pour la couleur du vin en redégustant le Crozes-Hermitage 08 de Dard & Ribo. Un vin que j'avais qualifié de "Beaujolais du sud" une quinzaine de jours avant, en le dégustant aux Remparts.

 

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Mais à 5, cette syrah très gourmande, plus rhodannienne que beaujolaise pour le coup, a vite disparu.

L'olive noire, un caractère joyeux et facile anime ce joli Crozes dans un millésime pas facile, dont je ne suis pas le premier fan.

Aussi, avons-nous enchaîné avec « Les Cocalières » 07 de S. Fadat.

Une syrah-grenache-mourvèdre plus "terroiriste" et plus profonde que le Crozes (merci le millésime). Grandeur et mystère du basalte !!

Je quitte à regret cette table pimpante et recommande à tous, dans ce désert gastronomique que représente Montorgueil (selon les locaux), cette assiette dynamique animée par Kathleen, Arthur, Sébastien et son équipe...


L'Hédoniste

14, rue Léopold Bellan 

Paris, France, 75002

www.lhenodiste.com

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Le Grand Gouting 2010

12 Décembre 2010, 18:36pm

Publié par Docadn

5éme édition du grand raout parisien imaginé par Bettane & Desseauve (ainsi que les moins médiatiques Sylvie Douce & François Jeantet).

Première incursion personnelle dans ce Carrousel en mode bacchique.

 

La longue queue permet de croiser un bon nombre de "passionnés-pratiquants" des forums et de la glousphère.

Je salue les infatigables Oliv (l'AFP bénévole du site LPV), Pipetteman (cornaquant la ravissante et longiligne "prêtresse de Noël" victime, quelques heures plus tard, d'une "attaque bactériologique" foudroyante).

Il est 10h30, j'ai retrouvé par un très heureux hasard 2 piliers de LPV Haute-Normandie, ainsi que Stéphanie (ministre déléguée aux transports en l'absence de la titulaire Marie).

Après le vestiaire, avoir troqué 5 euros contre un Riedel "Le Dégustateur", nous démarrons notre périple par les bulles du Domaine Janisson-Baradon.

 

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Cyril nous fait découvrir successivement :

Toulette (39€) respirant fraîcheur et  vivacité, pour des bulles au diamètre moins enthousiasmant.

Le Non Dosé (23€) est marqué par un fin bois, structure ample, crémeuse, à la bulle fine et agréable.

L'Extra Brut ( 20 €) marqué par le sucre et la pomme au nez, explose sur l'ananas en bouche pour un ensemble moyennement long et aux fins amers.

 

A ce moment là, mon verre décida de se suicider en se jetant de la table, se fracassant au sol en 275 morceaux.

 

5 nouveaux euros plus tard, son remplaçant découvre Tue Boeuf 05 (35€), un 100% pinot, au nez mentholé, à la structure ample mêlant vivacité et soyeux indéniables. Finesse remarquable.

Le Grand Cru 05 (sans malo) au nez de chenin et de berlingot, affiche une jolie tension et une fraîcheur là encore prégnantes.

 

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Nous nous transportons de quelques mètres chez Jacquesson.

Une Cuvée n°734 (34 €) servie trop froide, exhalant une jolie fraise écrasée pour un ensemble brut peu flatteur.

Le Champagne Millésimé 02 (60 €) dégage de jolies notes de miel et de sureau. La matière est ample, fraîche sur de jolis amers finaux.

L'Avize Grand Cru Dégorgement Tardif 95 (140 €) propose une magnifique texture en filigrane, teintée de notes miellées puissantes et longues.

 

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Notre guide Francky tient à nous faire partager sa passion pour le Domaine Olivier Guyot.

Le Bourgogne générique 08 (10€) propose un "boisé-grillé" poussif à mon humble goût, une densité demi-corps pas très sensuelle.

Le Marsannay 08 (17 €) évoque une belle crème de cassis et un petit côté solaire. C'est joliment fruité, un poil limité par un bois, là encore dominant.

Le Gevrey-Chambertin 1er Cru "Les Champeaux" 08 (36 €) propose aussi un boisé généreux au nez. La matière se révèle très élégante, juste fruitée, sur la griotte, qui apporte une acidité remarquable.

Le Chambolle 1er Cru "Les Charmes" 08 (40 €) affiche un "trait de rafle" qui me pousse à la question de la vendange entière sur cette cuvée. Olivier Guyot avoue en avoir intégré en partie dans cette dernière. Le vin affiche une structure déjà aimable, un potentiel terrible, une élégance folle qui poussent à l'addiction. Un de mes plus jolis pinots de la journée.

Le Morey-Saint-Denis Grand Cru Clos de la Roche 08 (71 €) explose de menthol, offrant finesse, densité et de jolis amers en retrait.

 

Nous restons en Bourgogne, avec le Domaine Jacques Prieur.

Un Meursault blanc "Clos de Mazeray" 07 (30 €) aux arômes "fumés-toastés", un poil chablisien, à la matière volumineuse et à jolie l'expression de poire.

Moulin à Vent "Grande Cuvée" 08 (7,5 €) au nez tradi de "gamay carbo", classique.

Un Beaune 1er Cru "Champs Pimont" 07 au nez de poivre blanc, puissant et troublant. Très beau déroulé de bouche mêlant poire et chèvrefeuille. Bel équilibre et magnifique texture.

 

Un seul vin dégusté chez William Fèvre avec son sauvignon en Saint-Bris 08 (8 €). Un nez de Champagne et de berlingot. Attaque sur la poire cuite, fraîche et simple.

 

Franck a encore un peu de nostalgie pour le bordelais. Direction Margaux, au Château Palmer.

"Alter Ego" 07 (35-40 €) : nez sanguin, ensemble fluet, très fluet...

Château Palmer 06 (200 €) : attaque suave, sur les fruits noirs, fin boisé, élégant, why not...

Château Palmer 96 (180 €) : Très joli bouquet de cèdre, tabac blond et de menthol. Attaque tout en finesse, profonde, dévoilant une très grosse structure (imaginez deux secondes Usain Bolt en danseur étoile). Petit trait vert final qui gâche un peu la belle harmonie de l'ensemble.

 

Une pause pour découvrir à quelques stations de métro un tout nouveau restaurant : " L'Hédoniste" (CR à venir).

 

Il est déjà 16H00, lorsque je replonge dans le Carrousel.

 

Je retrouve mon trio et reprends le train en marche. C'est Seb & Stéphanie qui nous entraînent chez Gonet-Medeville en Champagne.

Le Blanc de Noirs 1er Cru (21 €) est frais mais à la bulle mal taillée. Le Rosé 1er Cru (23 €) est traditionnel, à la bulle mieux taillée, mais encore trop grosse pour ma pomme.

Le Théophile Grand Cru (60 €) a enfin le calibre espéré. Jolie trame citronnée et complexité destinée pour la table.

 

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Retour chez Hervé Bizeul (je parle de retour, car Francky alias "ouïe de chauve-souris" avait entendu la cloche du Clos des fées annonçant l'ouverture de la Petite Sibérie 06 en matinée, nous y avions fait un rapide saut pour y goûter, un passage plus conséquent étant prévu l'après-midi).

 

Côtes du Roussillon - Villages "La Petite Sibérie" 06 (200 €) : Nez peu causant (là je suis très déçu, car ce vin reste un de mes nirvanas olfactifs sur la cuvée 03). Matière très fine, classieuse et hélas encore bien boisée. L'impression d'une extraction un poil poussée. Encore bien jeune pour l'apprécier pleinement.

Côtes du Roussillon - Villages "La Petite Sibérie" 08 (200 €) : On retrouve un nez un poil plus causant, mais là encore, pas très expressif. La jolie finesse marque à nouveau la trame, la puissance est quasi outrageante, dans un esprit "démonstratif"... C'est "physiquement très bordelais" . Une impression de vin de garage élaboré pour les concours de calbuts renforcés...

Les autres cuvées (souvent réduites, pour ne pas écrire "sentant le cul") m'ont laissé un peu inerte, sauf le cabernet franc (45 €) atypique, mais là encore "bâti comme un produit".

En attendant, le père Bizeul semble sympathique, très généreux, plus accessible que certains de ses vins.

 

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Ma montre s'emballe !! Comme le lapin d'Alice, je cours, je cours. Un dernier arrêt en Bandol, chez Pibarnon. Le blanc 10 (20 €) et le rosé 09 (19 €) ne sont pas justifiés en terme de rapport qualité-prix.

Marie Laroze nous propose de faire une petite verticale avec la cuvée du Château en rouge.

Bandol - Château Pibarnon 09 : Structure épicée, construite et dotée d'un soyeux charmeur.

Bandol -Château Pibarnon 08 : Demi-corps, sur l'écorce d'orange, fins amers, pas géant, ni gégé. J'avais promis à Marie d'en dire un peu du mal, c'est fait.

Bandol -Château Pibarnon 07 (25 €) : Grande finesse, fine astringence, gros potentiel !!

Bandol - Château Pibarnon 06 : Superbement épicé, sensuel, prêt à être dégoupillé.

Bandol - Château Pibarnon 05 : Fine sucrosité, typique de pas mal de 05. Finesse et grandeur du mourvèdre. Une très belle quille qui fera beaucoup d'ombre aux 06 & 07 dans quelques années.

Bandol - Château Pibarnon 04 (27 €) : On revient sur les fondamentaux. Classique, bien fait, mais pas le grand frisson.

Bandol - Château Pibarnon 01 : Une certaine plénitude !! C'est plein, toujours épicé, d'une richesse débordante.

 

C'est sur ce divin nectar, que je clôture ma mini-session de Grand Gouting (03H30 au total).

 

Moins de monde que lors des éditions précédentes selon les dires des habitués (merci la neige !!). C'est agréable, espacé et on n'y meure pas de froid.

 

Deux regrets. Le premier est de n'avoir pû faire la connaissance de Laurent Maynadier du Château Champ-des-Soeurs. L'autre et de n'avoir pu voyager à l'étranger...

 

Un salon avec, comme le dit Olif, son côté "culs serrés" palpable près des grosses étiquettes. En dehors de ces zones de boucliers fiscaux, c'est détendu et pas pompeux pour un rond.

Personnellement, je resignerai volontiers pour un autre vendredi comme celui-là...

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Le Manoir de la Boulaie

7 Décembre 2010, 19:00pm

Publié par Docadn

Un anniversaire, un prétexte de plus pour découvrir "une grande table" au milieu de la tempête de neige nationale.

Nous gagnons Haute-Goulaine, par son effrayante zone commerciale, poétiquement baptisée du glacial sobriquet  "Pôle Sud". Une halte dans notre dortoir planté à l'entrée (ou à la sortie) de cette dernière.

 

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Méfions nous des apparences. Cet  établissement au look (très) incertain, cache en fait quelques jolies chambres "Prestige" (une quinzaine), dans une annexe récente (Mai 2010), équipée d'un sauna, hamman et d'une piscine intérieure. Nous sommes seuls, nous privatisons sans forcer l'ensemble des installations.

La table se trouve à seulement 3 kms. La nuit est déjà tombée. On devine les ombres fugaces des premières vignes du Muscadet sur notre chemin.

L'entrée du domaine est impressionnante. Vous parcourez près de 500 mètres autour d'un étang, avant d'arriver devant le très beau manoir familial.

Accueil de châtelain, vestiaire et proposition de prendre l'apéritif au salon, à l'étage.

 

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Un style qui tranche avec le reste de la maison. C'est très moderne, assez agréable, sauf les quelques tabourets spartiates au look très seventies.

Une (très onéreuse) coupe de champagne pour démarrer la soirée, les "mises en appétit" arrivent pendant la lecture de la carte des menus.

 

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Raviole de boeuf à la coriandre - Maki de Thon rouge & mangue - Perle d'huître vinaigre, échalote, beurre aux algues - Beignet de Boudin & pomme émulsion de pomme verte.

 

Les intitulés très approximatifs sont le fruit de ma mémoire défaillante.

La raviole m'emmène directement au Maroc un soir de Ramadan. Extrêmement bien dosé, la coriandre est juste, les épices aussi. Le boeuf est une caresse. Une claque pour commencer !!

Le thon rouge est délicat, la mangue propose son acidulé très "fruit de la passion frais".

La perle d'huître est étonnante. Iodée comme prévue, très pure, malgré le vinaigre et l'échalote très discrets pour le coup.

Le boudin est en dessous des réalisations englouties. L'émulsion est sur un fil juste de pomme verte acide.

Au global, des entrées en la matière plus que convaincantes.

 

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Nous passons à table. 3 salles sobres au charme discret de la bourgeoisie. Une configuration qui "sectorise" intelligemment les couples et les tablées plus nombreuses.

Nous avons opté pour le menu "Parfums & Saveurs" (75 €).

 

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Brioche cuite "vapeur" aux cèpes, Condiments et bouillon

 

Un bouillon de cèpes puissant. Une brioche, là encore aux accents orientaux, dont le goût et la cuisson me transportent vers les fameuses crêpes mille trous du Maghreb. Dans la cuillère, des morceaux de cèpes agrémentés d'huile de truffe. Un assaisonnement optimum dans chacune des bouchées.

 

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Spirale de spaghetti aux langoustines, ris de veau et coco de Paimpol

 

Un stupéfiant montage. Un plat référence de la cuisine de Laurent Saudeau. La langoustine est saisie au tandoori. Nous sommes passés en Asie (côté Indien) avec ce met. Je déguste la langoustine la plus fabuleuse jamais rencontrée.

La cuisson est la perfection culinaire du crustacé. Un moelleux divin qui me pousse à grignoter la queue (non décortiquée) pour apprécier totalement l'animal. Le jus est divinement épicé. Le ris sans reproche, les cocos parfaits. Un très grand plat qui provoque en moi une immédiate jalousie envers mes voisins fortunés chanceux, qui dégustent ce plat "à la carte" 3 fois mieux garni.

 

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Bar aux coquillages, ail noir d’Aomori et patchoy Jus au galanga

 

Le plat le plus déstabilisant du repas. Une succession de saveurs qui m'ont largement perdu. Toujours cette grande maîtrise des épices et cet étonnant ail noir d'Aomori.

Ce dernier (d'origine japonaise) est confit dans l'eau de mer pendant près d'un mois. Il apporte au plat des notes fumées marquées, une texture que j'ai trouvée comparable à la betterave. Le bar est juste cuit. Le galanga est là encore très bien dosé.

 

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Pigeon de Mesquer rôti à la cacahuète Chou rave à la ventrèche de lard

 

L'intitulé "à la cacahuète" m'avait largement inquiété sur le papier. Il n'en est rien à la dégustation. Un très grand plat proposant un pigeon saisi au millimètre, une cacahuète nature, un chou rave végétal au sens noble du terme. La bille dissimule un "mélange définitif" de la cuisse décortiquée du volatile et de foie gras. C'est grandiose du début à la fin et une fois de plus beaucoup trop petit..

 

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Fromages

 

J'ai zappé le plateau. J'ai juste goûté quelques petits morceaux très bien affinés dans l'assiette de la miss. Peu d'originalité mais bien garni.

 

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Sushi d'ananas au lait de coco, Pina Colada glacé

 

Oscillant entre pendule et moléculaire côté présentation, il se révélera plus naturel que le visuel le laisse penser. Le beignet renferme un morceau d'ananas cuit que l'on pique de la pipette de rhum. Peu fan de noix de coco, je suis moyennement convaincu par la réalisation. C'est bien fait, juste pas à mon goût.

 

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Les Grands Crus de Valrhona & Caramel au beurre salé

 

Un grand dessert au chocolat. Bille de choco démente, feuilleté bluffant, harmonie unique des saveurs. Grand caramel au beurre salé.

 

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Pousse-pousse

 

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Mignardises

 

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Café sucré

 

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Cour-Cheverny - Les Rosiers 07 - O. Lemasson

 

Parlons un peu de la cave. Brillamment animée par un sommelier (présent aux derniers Anges Vins) à la pointe de la production ligérienne , elle propose aussi les inévitables standards à des tarifs parfois très conséquents. 


Ce 100% romorantin fut extrait de la (petite) page "vins de pays". Carafé et servi à une température idéale, il s'est ouvert lentement pour exploser au milieu du repas. Volumineux mais pas démonstratif.  Zéro soufre, zéro filtration. Un bon nature !!

 

Un grand dîner !!


La visite des cuisines nous donne l'occasion de rencontrer et d'échanger avec Laurent Saudeau.

Un parcours semé d'établissements de prestige. Passages chez Rostang, Negresco, Lucas Carton, Bories à Gordes avant de s'établir dans la maison familiale en 2000.

Il construit depuis, son rêve professionnel. Une réussite ponctuée par l'obtention d'une première étoile en 2002, puis d'une seconde en 2005.

Nos échanges permettent d'apprendre qu'il élabore tous ses mélanges d'épices et qu'il puise ses inspirations dans toutes les cuisines du monde.

Si Roellinger fut consacré en son temps roi des épices, Laurent Saudeau en est à coup sûr l'empereur  !!


Un équilibre et une maîtrise rares. Une plénitude et un aboutissement dans chaque exécution. Un bémol sur les quantités, parfois chiches, proposées pour chaque plat du menu.

Un grand cuisinier, une belle maison, un joyau du pays nantais.

 

Le Manoir de la Boulaie

33 Rue Chapelle St Martin 

44115 HAUTE GOULAINE 

Tel. : - Fax : 02 40 54 56 83 -

reservation@manoir-de-la-boulaie.fr 

http://www.manoir-de-la-boulaie.fr

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Calendrier de l'Avin

3 Décembre 2010, 19:35pm

Publié par Docadn

Oenos a encore frappé !! Non contente de son bruyant VdV consacré au rock'n wine, elle double les heures en organisant le 1er calendrier de l'Avin.

 

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Un benchmark festif et plus rigolo que l'ennuyeux et  traditionnel calendrier de l'Avent, avec des bons vins en lieu et place des chocolats pas bons.

C'est donc Le guide Vindicateur qui a inauguré la première chaussette. La  prêtresse de la cérémonie lui a emboîté le pas le lendemain. Aujourd'hui c'est Olif qui s'y est collé.

 Le calendrier  a affiché complet en 48h00.

Aussi, nous pourrons nous délecter d'une quille par jour jusqu'à Noël.

Voici la liste des heureux élus à venir :


- 4 décembre :  Jacques Berthomeau (un physique de Père Noël ou de patron de bar au choix)
- 5 décembre : Antoine Gruner (toujours un verre à la main)
- 6 décembre : Amaury, Ethiquettes (qui ne sait même pas écrire étiquettes !!)
- 7 décembre : Véro, Mas Coris (Alors il monte toujours ce petit domaine ??)
- 8 décembre : Daniel Sériot (Bon Dany, faudrait passer un peu sur la rive gauche là, non !?)
- 9 décembre : Bicéphale Buveur (alias les "zizis d'écureuils de la glousphère")
- 10 décembre : François et Aurélien, Bourgogne Live (Contrairement à Taponier et Ghesquière eux, ils sont là !!)
- 11 décembre : Daniel, Croque-Chou (même bio, le chou c'est pas bon !!)
- 12 décembre : L'équipe d'"On boit quoi ce soir? " (et bientôt "on vomit quoi ce matin ?")
- 13 décembre : Christian, Littinéraires Viniques ( le bois bandé des mots et des verbes)

- 14 décembre : Iris, domaine Lisson ( la Brigitte Bardot des sangliers)
- 15 décembre : Gildas Planchon (alias l'homme qui écrit ses articles plus vite que la comète de Halley, livraison assurée pour le 15 décembre 2061)
- 16 décembre : Pauline Boët (& Sorbée, désolé)
- 17 décembre : Vignerons Indépendants du Tarn (ils sont trop nombreux, je m'y risque pas...)
- 18 décembre : Doc Adn (rien à dire sur le gus !!)
- 19 décembre : Elise Lemoine (une ex-dijonnaise néo-savoyarde, bonjour les influences)
- 20 décembre : Christophe, Musique et Vins (ça va, on a déjà donné côté zique !!)
- 21 décembre : Philippe, La Pipette aux Quatre Vins (l'espoir du ski de fond vendéen)
- 22 décembre : Isabelle Perraud (une revendeuse de soufre sous le manteau !!)
- 23 décembre : Marylin Johnson (un fake maladroit de Manson !!)
- 24 décembre : Anne Georget (elle s'est dévouée pour le réveillon, donc no comment).


Mais Eva ne sait pas dire non. Elle promulgue la prolongation des festivités au-delà de la Sainte Adèle, avec au menu :

 

- 25 décembre : Jean-Marc Imberdis, alias le barbu bio auvergnat, qui ne manquera pas de nous proposer, la meilleure source Vichyssoise de l'eau qui fait roter, en ce lendemain de cuite sous le sapin...
- 26 décembre : Michel Vandeneuker de chez  Vinodis qui à coup sûr tentera de nous refiler l'envie d'acquérir une autre roteuse mais belge et du Hainault. Du vin Belge !! Pourquoi pas de la bière tant qu'on y est !!

- 27 décembre : Marie Mascré, So Wine. Une fille qui parle le vin en 5 langues. Elle aussi, était dans la roteuse avant de consulter plein de gens qui veulent vendre plein de trucs qui pique le nez (Jean-Luc Delarue fut un de ses meilleurs clients)...
- 28 décembre : Benoit Calvez, Vineolia. Encore un truc qui appartient à Veolia, mais qu'on a pas le droit de dire. Il est tellement tordu qu'il sait même quoi boire avec une raclette. Un mec capable d'accorder un ustensile pour pare-brise avec du pif, on a vraiment du lourd pour finir l'année...

- 29 décembre : Mélanie et Benoît, Champagne Tarlant. Décidément, ça schlingue le lobbying du mousseux à plein nez, quand on voit le profil des derniers postulants. Tarlant, heureusement qu'il y a un R, cela me dispense d'être désagréable...

- 30 décembre : Franck, Tweetawine : une autre feignasse qui va piocher dans les  CR régulièrement chopés chez des bitecéphales ou La prêtresse ...
- 31 décembre : Pierre-Yves, InVinCom : Même Goggle nie son existence, ou du moins sa crédibilité, à moins que ce ne soit vraiment un Moldave...


Les articles seront lisibles sur le blog d'Eva et/ou sur les blogs respectifs.

Noël s'annonce "chaud cette" année...

Je vous retrouve personnellement donc le 18...

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