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EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto ailleurs

Tables estivales... saison 2016 !!

25 Septembre 2016, 13:52pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme les adieux d'Aznavour à la scène, ce blog n'en finit plus de crever entretient une agonie aussi longue et insupportable qu'une primaire politique.

C'est l'automne, votre grosse feignasse de scribe procrastinateur intermittent vous propose un bref résumé des tables fréquentées durant l'été 2016.

Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Direction le Val d'Aoste, à Valnontey, juste au dessus de Cogne.

Le Petit Dahu est un hôtel de poche (9 chambres) au cachet irrésistible. Le genre de cocon dans lequel on se verrait aussi passer l'hiver, blotti au coin du feu à regarder la neige tomber et à lire les 60 livres qu'on s'est promis de dévorer depuis 5 ans !!

Tenu par un couple viscéralement passionné (et francophone), y séjourner est la condition incontournable pour pouvoir goûter à leur cuisine.

Le patron-cuisinier dégaine chaque soir 1 entrée-2 plats-1 dessert pour 18 convives maximum !!

4 dîners plus tard, je crois tenir la meilleure adresse montagnarde de l'année !!

Difficile par contre de "définir" le style culinaire. Sûrement dans la "tradition aostienne", plus montagnard qu'italien, très ancré dans les produits des terroirs environnants !!

Le fromage est souvent roi, les légumes parfaitement cuisinés, les desserts étonnamment plus variés et fins que ceux que j'ai croisés ailleurs dans la botte.

Une copie ci-dessous des 4 menus consécutifs dégustés.

Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

En conclusion, l'hôtel (petites chambres) est idéalement placé au cœur du Parco Nazionale Gran Paradiso, dans un cadre réellement spectaculaire, abritant la meilleure adresse testée (vu le relatif isolement des 5 vallées du massif en question, le choix est très très limité), qui ne rogne pas sur les calories servies, remettant à zéro le compteur de celles perdues lors des magnifiques randos alentours.

Hôtel Petit Dahu
Fraz. Valnontey, 27 Cogne - Valle d'Aosta
Phone: +39 0165 74146
Email: info@hotelpetitdahu.com
Web: www.hotelpetitdahu.com
Tables estivales... saison 2016 !!

PS : à Cogne, ne ratez pas la Pasticceria Perret, véritable institution (depuis 1964), célèbre notamment pour son "mécoulén di Cogne" (sorte de pain au lait), où je me suis déchiré le bide avec une tarte aux framboises d'une justesse à pleurer... vendue au poids, ça peut vite monter au prix d'une mignardise vendue rue du Bac à Paris (7€ dans mon cas, mais ça pouvait lester une nacelle de montgolfière) !!

Pasticceria Perret
Rue Bourgeois, 57
11012 Cogne (AO)
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

La Coccinella est un resto-pizzeria d'une sobre banalité, niché dans une résidence de vacances moche, dans un des hameaux de Névache (Hautes-Alpes) les moins sexys !!

Passée cette introduction qui fait saliver, je n'ai retenu d'un dîner sur place que des pizzas justes honnêtes.

Les proprios sont Italiens, comme quoi, ce ne sont pas les Arabes qui font le meilleur couscous !!

Alors pourquoi en parler ?! Ben, juste pour signaler un tiramisu qui tient vraiment la route !!

Comme quoi, les Indiens savent préparer le lassi quand ils s'appliquent !!

La Coccinella
Hameau du Roubion
05100 Névache
Tél : 04 92 21 20 14
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Direction Gap (pas les fringues, la ville), pour une des adresses phares (au Gros Rouge) de la petite cité élue "ville la plus sportive de France en 2013" (quand on ne sait pas quoi dire, Wiki est ton ami).

La Menthe Poivrée est bien planquée, malgré une adresse équivoque. Si elle n'offre pas la possibilité de se garer à proximité immédiate, elle possède une terrasse fraîche des plus agréables, quand le cagnard arrose sans retenue la ville.

Accueil agréable, service typé "gastro province", diraient les Franciliens, un menu dominical à 30 €.

Un gaspacho d'1/2 litre providentiel, un pavé de merlu quasi parfait, une panna cotta efficace, des présentations has been, mais des portions XXL qui permettraient d'étouffer 4 barbus anorexiques dans le Marais.

Carte des vins passable, café bof, mais rapport qualité/prix indiscutable et très gourmand (le Bib serait amplement mérité mesdames/messieurs les inspecteurs du Gros Rouge qui ne me lisent pas).

 

La Menthe Poivrée
20 rue du Centre
05000 Gap
Tél : 09 52 77 55 73
Page FB
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Retour dans ma "matrice originelle", où la Place du marché reste le spot le plus couru du patelin.

4 dîners à Le Souline en 12 mois, pour souligner la pertinence de ce concept dit de tapas. Si vous êtes un(e) intégriste des tapas espagnoles, passez votre chemin !!

Le Souline propose des "bouchées" ou "petits plats" à partager dans "l'esprit tapas". Avec 3 "bouchées" vous êtes normalement repu. Ces dernières sont servies dans le désordre, tout est posé sur la table au fil du débit de la cuisine.

A 4, cela donne une "auberge espingouine" où tout le monde tape dans tout, donne la becquée à son voisin/sa voisine, c'est assurément la force de ce concept !!

Les seiches à la persillade sont très souvent réussies. C'est aussi cohérent "côté mer" que "côté terre".

Service souriant, carte des vins très locale, convivialité assurée pour ce qui reste la table la plus attrayante de la place... en plus d'être un bar à vin, sans prétention, en dehors du service.

Le Souline, 
11, place du Marché,
26130 Saint-Paul-Trois-Châteaux
www.lesouline.com
Tél : 04 69 26 64 20
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!

Juste à côté, sévit depuis un an Pizza Peppino. Si les portions sont généreuses, la pâte visuellement spectaculaire, les garnitures made in Métro ne déçoivent pas !!

C'est sans goût, avec une pâte qui prend des allures de serpillère dans les 5 minutes suivantes. Sur les 4 pizzas goûtées, 1 seule (la chèvre-miel) était "honnête" et n'était pas détrempée !!

Service distant, carte des vins à chier, pizzaïolo (au look de "Les Ch'tis à LA") se pavanant entre 2 pizzas, ... à éviter !!

Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!

J'avais largement "bitché" sur cette adresse, il y a 3 ans, vu la médiocrité culinaire délivrée.

L'hôtel-restaurant de l'Esplan a été repris depuis environ 2 ans, m'a t-on soufflé.

La terrasse reste la plus belle/agréable de la ville, la formule à 27 € du soir largement plus efficace qu'il y a 3 ans (mon beauf a dû y aller 3 fois en 1 semaine durant cet été).

Les présentations sont aussi modernes qu'à La Menthe Poivrée, les portions là encore généreuses.

Ça dégueule de fraîcheur et d'esprit sudiste dans chaque ardoise/assiette, tout en restant aux antipodes des codes culinaires en vigueur dans le Xème arrondissement parisien !!

"Tiramusi tomates/mozza" juste, "carré d'agneau persillé à l'huile d'olives de Nyons" old school mais délectable. L'hôtel retrouve une cuisine locale fraîche et copieuse, à un tarif cohérent.

Hôtel - Restaurant l'Esplan
15 place de l'Esplan 
26 130 St-Paul-3-Châteaux
www.lesplan.fr
Tél : 04 75 96 64 64
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Le 15 août, les tables tricastines sont bondées... la "table de secours" se situe à 10 minutes en voiture de la cité.

Les Méjeonnes, à Valaurie, propose un ensemble hôtelier à faire bander laisser béat d'admiration n'importe quel Américain/Anglais nourri au(x) roman(s) de Peter Mayle.

Un immense "mas provencal" abrite une grande table (l'intérieur est un poil ring' à mes yeux, mais on joue le jeu avec les anglo-saxons !!) et 2 larges terrasses (1 couverte, l'autre non).

Le soir venu, vous dînez au bord de la piscine dans une cour éligible à "La Maison France 5" !!

Un "Menu du Terroir" (entrée-plat ou plat-dessert à 23,50€, la totale pour 28,50€), un autre nommé "Menu des Saveurs" (entrée-plat ou plat-dessert à 32,50€, la totale pour 39,50€) disponibles le soir...

Loin des calories savamment comptabilisées dans les restos pour tatoués parisiens, ça envoie des doses individuelles pour 3 convives ailleurs !!

J'ai goûté aux 2 menus, c'est parfois riche, toujours frais, bien exécuté, un poil passéiste dans la mise en scène, mais bon !!

Les desserts sont énormes mais oubliables, la carte des vins est largement plus intéressante qu'ailleurs !!

Les Mejeonnes
9 chemin de la Mejeonne
26 230 Valaurie
Tél : 04 75 98 60 60 
www.mejeonnes.com

PS : si vous y êtes pour le déjeuner, pensez à "gauler" quelques exemplaires des excellents sirops de la Distillerie d'Eyguebelle voisine.

En résumé, l'été 2016 fut ponctué non pas de "grandes adresses", mais de "bonnes adresses", perpétuant une tradition de "cuisine fraîcheur", quand les innombrables pièges estivaux investissent plus dans les frigos/congélos/micro-ondes que dans les produits de saison !!

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Porto en mangeant...

30 Août 2015, 12:27pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Second et dernier volet des adresses "testées-approuvées en Lusitanie", consacré à Porto.

Si la ville (auréolée d'un classement au patrimoine mondial de l'Unesco) est surtout connue pour ses vins et ses vignobles, elle m'a laissé une impression plus dynamique que son ainée Lisbonne dans le domaine gastronomique.

Trois adresses "testées-validées" (sur les 5 ou 6 fréquentées).

Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...

Une première adresse populaire, sise face au Mercado do Bolhão, assidûment fréquentée par les locaux et les touristes : Confeitaria do Bolhão.

Dans une ambiance d'obédience "Art-déco", un peu froide à mon goût, on peut notamment se bâfrer d'une énorme et goûteuse "costela vitela" (côte de veau), ou se laisser tenter par les fameuses "tripas" (tripes à la mode de Porto) !!

Moins de 19 € le déjeuner pour 2, avec des jus de fruits frais et un café !!

A noter, un petit-déjeuner correct, mais très disputé passé 09h00 !!

Une confeitaria très animée, qui cache une salle de restauration à priori plus calme au sous-sol !!

Confeitaria do Bolhão

Rua Formosa, 339

Porto

Tél : +351 22 339 5220

www.confeitariadobolhao.com
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...

Au détour d'une (très) longue balade jusqu'au bord de mer, notre petit guide de voyage nous signale cette adresse aux aspirations "bistrot-gastro" : Cafeína

Déco soignée, élégante, "cosy" diraient les spécialistes dont je ne suis pas !!

Une formule déjeuner à 20 € (avec un verre de vin moyen) plutôt pas mal, bien au-dessus des standards habituellement croisés.

Jolie purée, cuisson de la pièce de viande respectée, poisson un poil trop gras, par contre on y sert aussi peu de légumes qu'ailleurs !!

Une adresse déjà signalée par Eva lors de son grand "triporto" !!

Quasiment en face, Terra (appartenant au même proprio) se veut plus "guindé" (ce qui sous-entend plus cher), quand Cafeína Wine & tapas se veut plus simple et accessible.

Cafeína

Rua do Padrão 100

Tél : +351 22 610 8059

www.cafeina.pt
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...
Porto en mangeant...

Pour finir, le coup de coeur fourchette de ce séjour chez les "Tripeiros" : Tapabento !!

Planquée sur le côté de la gare de Sao Bentocette discrète enseigne semble être la "cook success" du moment à Porto !!

Découverte par hasard, sans résa, nous obtenons 2 sièges au comptoir.

Jolie salle voutée, 2 niveaux, où 94,36% des clients ont réservé !!

Des entrées plus espagnoles que portugaises, avec notamment cette "tortilha de batata" modèle pour démarrer.

Plat du jour pour La Miss, en l'espèce des "St-Jacques avec une réduction pinardière*" parfaitement saisies, quand j'ai dévoré un "carril de peixe e marisco" (curry de poissons et fruits de mer) relevé avec doigté, aux cuissons là encore maîtrisées !!

Service très aimable, multiliguiste, très "Bennetton", louchant un peu sur "l'esprit Fooding".

La patronne se la joue "copine avec ses clients les plus fidèles", virant poliment les "improvistes" qui veulent une table à tout prix !!

Une vraie "cuisine de marché journalière" aux tarifs plus élevés que la moyenne (de 5 à 17,50 € pour les tapas, comptez 14 à 19 € pour un plat), mais justifiés vu la qualité et les quantités délivrées !!

Résa impérative si vous voulez éviter le comptoir !!

* : je n'ai pas noté l'intitulé exact.

 

Tapabento

Rue Da Madeira, 222

Tél : +351 912 881 272

www.tapabento.com

 

Prochainement... on verra !!

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Lisbonne en mangeant...

23 Août 2015, 08:59am

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme environ 1 Français sur 2, je suis parti (notamment) au Portugal cet été.

Destination plutôt bon marché, pas très loin, aux charmes nombreux, faisant la quasi unanimité des voyageurs...

Ma seconde préoccupation après le tourisme étant la bouffe, j'ai pu poser ma bedaine dans différentes cantines et restaurants.

Ne connaissant que la roborative "cuisine açorienne", je m'attendais à un certain cousinage culinaire.

Aussi, avant d'attaquer un régime "patates-riz" pour la quinzaine, je tente "la meilleure pizza de la ville", à Lisbonne, pour démarrer ce cycle lusitanien.

Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...

Face à la gare de Santa Apolónia, les pieds dans l'eau, la pizzeria Casanova a pour prestigieux voisins "Bica Do Sopato" et "Deli Delux" (épicerie fine), tout 2 détenus par un certain John Malkovich.

Vous entrez côté cuisine-aquarium, pour découvrir une salle aux hauts plafonds, à la déco assez quelconque.

La clientèle tuerait père, mère, frères et serveurs pour une table sur la terrasse, quand je me contente d'une table à l'intérieur, au coude à coude avec d'autres clients.

"La Primavera" (tomates-mozza-basilic, 11,50€), avec tous ses ingrédients crus est effectivement bonne, la pâte très au-dessus des basiques croisés. "La Siciliana" (9€) est en-dessous, la pâte sauve l'ensemble.

Panna cotta moyenne pour finir. Service speed et impersonnel, salle bruyante, faut que ça tourne.

Tarifs plus français que locaux (sauf pour "l'eau gazeuse maison" à 1€)

Pensez à arriver tôt (genre 19h30), pour éviter la file d'attente dès 20h00, ainsi que la grosse 1/ 2 heure d'attente qui va avec.

Pizzeria Casanova

Avenida Infante D. Henrique 

Cais da Pedra, Armazem B, 

Lisboa

Tél : +351 21 887 7532

​Page FB
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...

Une table croisée lors de mes randos urbaines.

Niché dans le musée de la pharmacie, Pharmacia offre une belle et chaude terrasse, ainsi qu'une très charmante salle à manger.

Tous les accessoires et la déco sont centrés sur le thème du "labo de pharma", mais aucune mixture médicale au menu.

Il fait chaud, nous nous contentons de salades.

Salade au quinoa (8,90€) et aux légumes (9,80€) très bien foutues, dégueulant de fraîcheur, quand nous regrettons juste la taille de l'excellente "crème de pois chiches -curry" offerte servie (en fait tu la raques avec tes couverts) en grignotage.

L'endroit est très plaisant, un poil intimidant quand on est sappé en Quechua-Kalenji touriste, mais vaut le détour quand on veut avaler moins des 7000 calories traditionnellement servies à chaque repas.

Service soigné, pas très souriant, toujours trop lent pour le speed que je suis (même si c'est une constante au Portugal).

Restaurante Pharmacia

Rua Marechal Saldanha 2, 

1249-069 Lisboa

Tél : 351 21 346 2146

​Page FB
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...
Lisbonne en mangeant...

Gros coup de coeur gourmand du séjour lisboète pour ce bistrot atypique.

Planqué dans une jolie halle un poil décatie de la place Santa Clara (où se déroule le célèbre "marché des voleurs"), le Restaurante Santa Clara Dos Cogumelos dédie TOUTE sa carte aux champignons !!

De l'entrée (paté aux champignons) au dessert (crème brûlée aux champignons), le chef délivre une savoureuse cuisine forestière et troglodyte !!

Assaisonnée avec précision (sauf sur les ravioles), relevée avec intelligence (le-la poejo* me fait encore saliver sur le clavier), une très jolie cuisine qui flirte souvent avec une certaine finesse gastronomique !!

Sympathique déco décalée, service aimable, souriant, attentionné. Prix plus élevé que les cantoches voisines.

Comptez 50 € pour 2 pour une séquence entrée-plat-dessert, sans les vins !!

Si vous traînez vos guêtres vers le Panthéon, que vous aimez les campinolius, ne ratez pas cette table !!

*menthe pouliot

Restaurante Santa Clara Dos Cogumelos

Campo de Santa Clara

Mercado de Santa Clara 7

Lisboa

Tél : 21 8870661/ 91 3043302

www.santaclaradoscogumelos.com

J'ai écumé d'autres restos-cantines, mais aucun(e) n'a provoqué un frémissement suffisant pour générer un inutile trouble musculo-squelettique supplémentaire sur mon clavier !!

A suivre... un petit tour à Porto !!

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Les Escapalmes d'Or® 2014

27 Décembre 2014, 08:21am

Publié par Docadn

Bonjour,

Une 5ème édition "chamboulée" par un calendrier aussi serré qu'une tenue SM d'une partie fine lilloise.

Les Escapalmes d'Or ayant pour habitude (de vieux) de sortir après les Vindics d'Or, que cette grosse feignasse d'Antonin n'a pas voulu se fader cette année, annulés cette année pour d'obscures raisons éditoriales, votre serviteur a longuement hésité avant de vous livrer ce 5ème palmarès (tout en participant aux prolongations du Calendrier de l'Avin d'Eva).

Et vu que votre gribouilleur n'a pondu que 33 fois cette année, il s'est dit que 34 c'est mieux que le nombre de bougies soufflées par le crucifié le plus célèbre du monde.

La nappe n'a pas changé... une photo que je vous promets en mode sépia l'an prochain si ce blog existe encore...

La nappe n'a pas changé... une photo que je vous promets en mode sépia l'an prochain si ce blog existe encore...

Aussi, sans attendre, voici pour toi lecteur-lectrice qui transpire des mains et d'ailleurs, le verdict le plus attendu de la gloumiamblogosphère qui ne compte pas !!

"L'Escapalme d'Or 2014 de la meilleure dégustation rennaise de pinards de Jura-Savoie en pleine épidémie de gastro qui commence par du Selosse, tout en dévorant la cuisine de Maïté Ligeron" est attribuée conjointement à "Nanard La Rocaille" et "Martin, dit genou de cristal" pour leurs implications permanentes à organiser et faire vivre un cercle ligéro-mayenno-breton de dégustations pour amateurs jamais repus.

Bravo et merci de vous démener ainsi pour réunir des amateurs trop fainéants pour en faire de même !!

Des bouteilles alignées sur une table, dont une couchée...

Des bouteilles alignées sur une table, dont une couchée...

"L'Escapalme d'Or 2014 du meilleur déjeuner dans une ancienne poste du fief de Rachida Dati pour lequel je vais faire trempette dans la Seine s'il ne chope pas un macaron au Gros Rouge en 2015, où la carte des vins peut donner une demi-molle à tous les Jull buveurs d'étiquettes de pinot-chardo" est attribuée au "Restaurant Les Climats" à Paris.

Une assiette blanche avec du poisson orange, des bouts de légumes et du caca de Shrek très bon

Une assiette blanche avec du poisson orange, des bouts de légumes et du caca de Shrek très bon

"L'Escapalme d'Or 2014 du vin que je n'achèterai jamais, mais qui m'espande à chaque fois que je le goûte, que c'est même fait avec du gamay teinturier, que je te défie de placer ce dernier dans un débat sur la bonne gestion des secours et de la logistique dans la lutte contre le virus Ebola" est attribuée à Strawberry Fields 12 de La Ferme du Mont Benault.

Une photo floue d'une étiquette typique d'un vin moyennement traditionnel

Une photo floue d'une étiquette typique d'un vin moyennement traditionnel

"L'Escapalme d'Or 2014 du pif que tu ouvres n'importe quand, qui n'est jamais, mais jamais, en-dessous de "super bon, j'adore, mets-moi en 10 bouteilles, merde il t'en reste que 3, tant pis je prends tout, mais comment je vais faire après, ok, je vais passer au domaine quand je serai dans le coin, mais je suis poli, donc je prends rendez-vous, mais pourquoi il ne me répond pas, tant pis, je passe pas chez les gens sans prévenir, bon t'es sûr il t'en reste pas une en réserve..." est attribuée à Le Claux 2010 - AOP Côtes-du-Rhône - La Roche Buissière

Une autre photo floue, mais avec une étiquette moins rigolote...

Une autre photo floue, mais avec une étiquette moins rigolote...

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto nordique avec ses tables en bois, ses barbus anorexiques, ses plats tous fumés au chêne du Tronçais, ses intitulés télégraphiques, ses légumes qui ne poussent que sur La Terre du Milieu, qui te fait enfin comprendre d'où vient ce putain de cahier des charges à la con d'éligibilité au Fooding qui t'emmerde autant, même si on y parle le danois" est attribuée au Restaurant Radio à Copenhague.

On dirait du russe, alors que c'est juste écrit à l'envers...

On dirait du russe, alors que c'est juste écrit à l'envers...

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto parigot auquel tu crois moyennement vu le buzz anormalement élevé dû soit à un(e) AP efficace, soit à une cuisine qui tient la route, dans lequel tu vas après la bataille sans réserver, dont la déco n'est pas faite de meubles Emmaüs chinés amoureusement montés à l'arrache pour faire comme au Verre Volé, au service qui ne dure pas des plombes, sans pinards qui sentent l'entrejambe de rugbyman après un match" est attribuée à Playtime à Paris.

Tables pas encore occupées

Tables pas encore occupées

"L'Escapalme d'Or 2014 du meilleur vin blanc du sud que tu ne peux pas dénigrer comme tous les autres, même si tu es un Amateur et que tu sais que les blancs du sud c'est de la crotte de coccinelle myopathe, que c'est pour les blaireaux, mais là, tu bois et tu fermes ta gueule... même entre les gorgées" est attribuée à Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Une étiquette d'un vin blanc du sud

Une étiquette d'un vin blanc du sud

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto qui aurait pu être super bien si le gars il avait pas voulu faire 3 plats en un, alors qu'un plat dans une assiette c'est bien aussi, comme son poulpe en solo par exemple, que c'est super dommage, qu'il gagnerait aussi à bouffer 2-3 clowns et un bras valide de Jamel Debbouze tous les matins sourire un peu en passant" est attribuée à Youpi et Voilà à Paris.

Où est Charlie ?!

Où est Charlie ?!

"L'Escapalme d'Or 2014 pas attribuée à un resto parigot, vu que j'y étais toute l'année, que du coup les restos ailleurs ne m'ont pas beaucoup vu, mais qu'on peut quand même 29 mois après découvrir le meilleur bistrot d'un étoilé à la sortie de l'Echonova" est attribuée à Le Bistr'Aurélia à Vannes.

Poisson mort et pas flou

Poisson mort et pas flou

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto où tu n'amèneras JAMAIS une fille pour tenter de la séduire, sous peine de la voir t'ignorer tout le repas à cause de l'énervante supériorité physico-culinaire du chef" est attribuée à Rossi & Co à Paris.

Cuisinier flou... et énervant !!

Cuisinier flou... et énervant !!

"L'Escapalme d'Or 2014 des meilleurs poissons, de la meilleure St-Jacques, des meilleurs tout ce qui sort de la mer préparés par un japonais qui bosse en solo dans un T2 de Hobbit, avec toi dedans, pour te servir des baffes maritimes hallucinantes, que même si tu es une sirène ou un crustacé en phase terminale tu rêverais de finir tes jours sur sa plancha" est attribuée à Akihiro Horikoshi pour "La table d'Aki" à Paris.

Carte des vins floue sur table mal éclairée...

Carte des vins floue sur table mal éclairée...

"L'Escapalme d'Or 2014 du meilleur accueil vigneron de Rablay-sur-Layon, que je ne peux filer à Mélaric vu qu'ils n'y habitent pas, qui parle, fait et boit du vin comme un Pierre Rabhi local, que si tu dis rien, tu peux passer 3 jours dans le chai à dégoupiller des trucs insensés en digressant sur la meilleure façon d'assaisonner un pâté de ragondin stérilisé selon les principes de la cosmoculture, tout en fredonnant une impro de jazz manouche namibien sur une rythmique de fermentation malolactique " est attribuée à Richard Leroy vigneron-vinosophe.

Vigneron flou en plein travail...

Vigneron flou en plein travail...

"L'Escapalme d'Or du caviste qui était toujours fermé quand je voulais y aller, qui s'est rendu compte sur le tard que sa sonnette était hors-service, car le mec tient aussi le resto d'à côté, qui vend et aime le romorantin un peu âgé qui donc à ce titre ne peut être ignoré par la Loire" est attribuée à Eddy Derré de La Cave à vin du Yachman à Lorient.

2 cavistes qui tiennent des bouteilles (source www.leyachtmanlorient.fr)

2 cavistes qui tiennent des bouteilles (source www.leyachtmanlorient.fr)

"L'Escapalme 2014 des meilleures plaques de choco produites par un belge élevé au rang de Stromae du cacao, d'Amélie Nothomb des nouveautés, de Stéphane De Groodt du bean to bar, du Plastic Bertrand du succès (ça plane pour lui tout, ça), mais hélas d'André Lamy de la ganache" est attribuée à Pierre Marcolini.

Tablettes de chocolat belge

Tablettes de chocolat belge

"L'Escapalme d'Or 2014 de la supercherie culinaire qui prend les hipsters et les autres pour des anorexiques patentés en servant des bouchées pseudos ibériques de 24 calories sans même prendre l'accent de Julio Iglesias, alors qu'à ce tarif je veux du Ricky Martin le fion sur la plancha avec des poulpes qui dansent autour" est attribuée à "Le Bat à Paris"

Mobilier anorexique

Mobilier anorexique

"L'Escapalme 2014 de médiathèque qui fait croire qu'on lit autre chose que les faits divers de Grouest-France ou du Télégros de Brest" est attribuée à "Le Diable tout le temps" de Donald Ray Pollock, stupéfiant et haletant roman d'une Amérique perdue dans ses moeurs dégénérées, le tout dépeint avec une écriture à vif !!

Un vrai petit chef-d'oeuvre pour le petit lecteur très irrégulier que je suis...

Un livre qu'il est bien !!

Un livre qu'il est bien !!

Ultime Escapalme d'Or 2014 de ce 5ème palmarès :

"L'Escapalme d'Or 2014 du disque (qui fête ses 3 ans) a la profondeur d'une poitrine de Marina Foïs, mais qui te met une patate matinale unique, que ça sert aussi à ça la zique, pas seulement à spleener des heures durant sur le sens de la vie et de pourquoi plus personne ne fait de crème brûlée maison au resto" est attribuée à The Wombats - Proudly Present, pour son album "This Modern Glitch".

Ainsi s'achève cette 5ème saison des Escapalmes. Les récipiendaires pourront retirer leurs trophées dans l'au-delà en présentant un flash code qu'ils recevront contre un chèque de 432 € à mon ordre.

A l'an prochain, si Paco Rabanne le veut bien...

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Restaurant Almanak à Copenhague

11 Mai 2014, 15:07pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Si la ville de Copenhague m'a laissé un poil sur ma faim par sa configuration-attrait architectural-charme endémique-magie des lieux, il me fallait éclaircir-découvrir-démystifier un des symboles culinaires du pays : le smørrebrød !!

Littéralement traduisible par "pain-beurre", le smørrebrød est le pendant de la "base nourricière" si chère à nos rougeauds de bretons et vendéens fiers habitants de l'Ouest hexagonal, qui absorbent à eux seuls une grande partie de la production beurrière de nos alcoolos dégénérés vaillants producteurs laitiers normands !!

La différence résidant dans sa composition, plus variée que celui que l'on considère, ici, comme le meilleur ami de l'huître après le café !!

Restaurant Almanak à Copenhague

Ce sont nos dernières heures sur place, pas un seul smørrebrød n'a encore croisé notre chemin !!

Heureusement que se dresse "The Standard" juste devant nous !!

Niché dans un grand bâtiment à la jolie façade "art-déco-avec-une-touche-de-Guimard-local-revu-et-corrigé" sur la Havnepromenade, l'Almanak nous attend en ce frais dimanche de mars.

Restaurant Almanak à Copenhague

En fait, la bâtisse abrite aussi un jazzklub (à l'étage) du nom surmontant la façade. L'enseigne de l'Almanak n'est visible qu'une fois sur le côté dudit bâtiment.

"Déco-dépouillée-danoise-pas-froide-un-poil-M6-Déco", esprit "plantes-et-herbes-en-pot-accompagnées-de-gros-luminaires-qui-tombent-dans-l'assiette"vous saluent au loin (entre l'accueil et les premières tables, il y a bien 40 mètres !!)

Un accueil affable, en anglais, expliquant rapidement la carte disponible et la formule dominicale en vigueur, baptisée "The quick lunch"...

Restaurant Almanak à Copenhague
Restaurant Almanak à Copenhague

C'est notre choix du jour, puisqu'elle propose les fameux smørrebrød !!

Ici, c'est le chef qui choisit, selon son "inspiration du moment"(j'ai toujours été intrigué par ce concept, pensant naïvement que le chef faisait à bouffer avec ce qu'il avait acheté le matin sur le marché, mais là non, selon votre heure d'arrivée, le chef concocte des smørrebrød différents pour les tables concernées, on peut presque douter de la gestion des stocks prévisionnels pour te vendre de "l'inspiration" !!).

Le verdict : ben c'est bon, oui !!

Pain-complet-presque-noir-à-graines-un-peu-à-l'allemande, produits frais, juste assaisonnés, végétal dominant, crémeux, complet, un très terrien, l'autre intensément maritime... mais ça reste juste des tartines, toutes bonnes à très bonnes soient-elles... pour plus de 20 € les 2 pièces !!

Alors soit nous sommes tombés chez le "Vivant du smørrebrød", soit Copenhague est vraiment une ville trop chère pour moi qui m'échappera à jamais !!

L'Almanak

Havnegade 44

1058 Kobenhavn

+45 72 14 88 08

thestandardcph.dk

contact@thestandardcph.dk

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Restaurant Radio à Copenhague

20 Avril 2014, 19:02pm

Publié par Docadn

Restaurant Radio à Copenhague

Copenhague, le temps d'un week-end.

Une ville qui occupe souvent l'espace médiatico-culinaire depuis la "chute" d'El Bulli. Il va sans dire que les 3 titres consécutifs de meilleur restaurant du monde (2010-2011-2012) du Noma ont pas mal aidé à cette mise en lumière !!

Un éclairage qui aurait pu s'apparenter à la résistance d'une benzodiazépine à demi-vie longue, sans l'octroi de macarons bibemdumesques agrémentant, depuis, certains établissements de la ville, sans parler du Bocuse d'Or de Rasmus Kofoed en 2011.

Le Danemark, via Copenhague, s'évertue à donner un sens et une dimension à la cuisine nationale, de la faire briller au niveau international, même si les chances de la voir reprise ailleurs sont assez minces !! L'inspiration semble par contre avoir conquis plus d'un cuistot en Europe moins septentrionale !!

En attendant, le goinfre qui sommeille en moi a voulu voir de plus près à quoi cela pouvait bien ressembler !!

Le budget pour le Noma ayant potentiellement pu grever la dette publique étatique d'un quart de point supplémentaire au-delà des critères de Maastrich, je me suis rabattu sur le Noma du pauvre : Radio.

Restaurant Radio à Copenhague

Une réservation indispensable pour cet établissement, situé juste en face du The Royal Danish Academy of Music's Concert Hall, d'où le nom du resto selon la légende !!

Radio semble avoir remplacé un resto italien (Caffé La Sosta, merci Street View).

Ouvert depuis 2012, on lit souvent que ce sont d'anciens cuistots du Noma qui ont ouvert la chose, mais aussi que c'est Claus Meyer (actionnaire notamment du Noma, figure bouffeuse-gastro de la ville) qui est derrière les manettes du Radio.

Je ne sais pas où se situe la stricte vérité, je m'en fous même carrément oserai-je écrire !!

Accueil très chaleureux, par un personnel physiquement très IX-Xème Richer et consorts !!

Je sais désormais d'où vient cette mode de serveurs barbus et anorexiques, qui sévit à Paname depuis quelques années !!

Restaurant Radio à Copenhague

Une salle sobre, parquet en chêne et ferronnerie, quand la lumière très très discrète tamisée distille une ambiance intime très scandinave dans l'esprit vous laisse penser que le kWh local coûte 132 € HT (je sais désormais d'où vient cette mode-déco-éclairage-minimalistes-qui-sévit-à-Paname-dans-tous-les-néo-bistrots !).

Le resto n'est qu'à moitié plein à cette heure-là (20h00), le niveau sonore déjà quasi insupportable !!

Restaurant Radio à Copenhague

Un verre de riesling autrichien correct pour accompagner des crakers champignons-moutarde pas mal.

Un beurre lardé, bien foutu, nous est proposé pour tartiner un délicieux pain, à la mie hautement acidulée !!

Le soir, 2 formules au choix : 3 ou 5 plats, pour 300 ou 400 DKK (soit au cours du 20/04/14, 40 ou 50 € selon la formule choisie).

Un option mets-vins est dispo pour chacun des 2 menus pour 200 à 250 DKK supplémentaires (27 à 35 €).

Une alternative sans alcool, pour 120 à 200 DKK supplémentaires (16 à 27 €), peut accompagner ces 2 menus !!

Nous partons pour la séquence 3 plats + eau gazeuse.

Cod/Potato/Onion

Cod/Potato/Onion

Le crémeux visuel de cette entrée se confirme en bouche. Un poisson bien planqué, dans un plat aux accents fumés très prononcés. L'oignon est justement grillé.

Assez bien équilibré, malgré la générosité conjuguée de la crème et de l'assaisonnement .

Au global, c'est quand même bon.

Squid/Leeks/Dried beef

Squid/Leeks/Dried beef

Des poireaux brûlés-croquants, là encore d'une justesse irréprochable, quand le boeuf séché paraît neutre sous la langue.

Le calamar est tendre, bien cuit. L'ensemble est toujours trop salé pour mon palais. La première expression dominante d'agrume asiatique fait son apparition. Pas mal aussi !!

Lumpfish roe/Grain/Cheese

Lumpfish roe/Grain/Cheese

Des oeufs de lompes croquants, pour un plat totalement croquant aussi. Un peu l'esprit ceviche-perle-du-Japon, quand la citronnelle (forcément asiatique) s'invite à nouveau, me fatigant déjà les sens... mais c'est encore bien fait !!

Chicken/Parsley/Aronia berries

Chicken/Parsley/Aronia berries

Poulet extra-moelleux, fumé, pas sec, à l'ail très bien dosé. Un bouillon toujours trop assaisonné et cette impression continue de goûter un plat d'obédience nordique préparé par un chef chinois !!

Apple/Milk/Caramel

Apple/Milk/Caramel

Loin d'être le plat le plus inintéressant, cette conclusion se retrouve même avec le statut de très bonne surprise de la séquence !!

Une glace au lait cohérente, un caramel surpuissant sur une pomme judicieusement exploitée, où même les épluchures sont redoutablement mises en valeur !! Coup de chapeau pour ce dessert (trop rare au resto pour que je le passe sous silence !!).

Un service toujours souriant, très barbu mal rasé, mais plus costaud qu'au Richer !!

Une carte des vins très branchée France-bio-nature, aux tarifs locaux (soit pas donné pour le péquin français moyen !!).

En conclusion, un resto dont je ne sais quoi penser... en mal comme en bien !! C'est pas mal à bon, un poil trop centré Asie-citron-acidulé-nordique-revisité.

Une cuisine assez bien exécutée, mais peu causante-excitante à mes sens d'enculeur de mouches qui voit du sel et de la citronnelle partout...

La salle reste jusqu'au bout vraiment trop bruyante !!

Radio

Julius Thomsens Gade 12

1632 København

(+45) 2510 2733

info@restaurantradio.dk

restaurantradio.dk

fermé le lundi

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Où manger à Kyoto...

23 Septembre 2013, 21:08pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Voici un titre aussi fin et précis mytho et prétentieux que d'annoncer, sans trembler :

  • "où manger à Paris sans marcher dans croiser une merde de chien déjection canine entre votre hôtel et le restaurant ?"
  • "comment avoir l'air d'une "Léa Seydoux", tout droit sortie d'un magazine, quand on vient de se cogner 15 heures d'avion dans la bétaillère en classe éco ?"
  • "où boire un bon vin sans Oxyboldine le 3ème jeudi de Novembre en Mayenne ?"

Tentons de répondre à toutes ces questions, dont les blaireaux ignorants saturent les call center plateaux téléphoniques, en ce qui concerne cette modeste bourgade japonaise !!

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Tout d'abord, il faut savoir que dans tous les Shinkanzen (et autres trains moins rapides), vous pouvez vous restaurer correctement, sans vous faire braquer le porte-monnaie, comme dans les "chères" voitures-bars de notre SNCF chérie !!

Une vendeuse arpente toutes les voitures avec son chariot, chargé de boissons et des fameux "Eki-uri-bento" alias ekiben (signifiant grosso-merdo "bento vendu en gare", mais du coup, aussi dans les trains).

Pour 800 à 1000 yens (6 à 7,50 €, valeur du yen été 2013), vous avez un "plateau-repas" frais, très copieux, assez bien présenté, complet et plus que correct.

N'hésitez pas à les tester (dites juste "ekiben" ou "ekibento" à la vendeuse, elle va vous sortir toutes les variétés encore disponibles), la photo (assez fidèle) sur l'emballage peut vous guider rapidement dans vos choix...

Où manger à Kyoto...

A Kyoto donc, nous avons suivi (première fois que cela m'arrive) les conseils de Tour Club, sympathique "hôtel pour backpackers middle class", dans lequel nous séjournions.

Comme conseillé dans l'article précédent, il vaut mieux photographier les idéogrammes, pour ne pas se tromper de resto (1% de ces derniers affichent des caractères en latin), une fois sur place.

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

L'okonomiyaki est LA spécialité caractéristique de Kyoto (mais aussi à Ôsaka, ou encore Hiroshima).

Signifiant littéralement (toujours grosso-merdo) "ce que vous aimez" ou "ce que vous voulez", l'okonomiayki est souvent comparé à la pizza ou à la crêpe, alors que pour moi, c'est plus près de la crique (origines méridionales forcément vivaces) !!

A base de chou, on y ajoute tout ce que l'on a sous la main, ou dans le frigo (viande, poisson, crevettes, poulpe, tout le monde a ça dans le frigo, non ?!), on recouvre le tout d'une sauce "okonomi" (souvent composée de vinaigre de saké, miel et purée de légume), plus un oeuf pour finir !!

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Le cuistot du Chabana m'a fait pensé à Darry Cowl, c'est à dire aussi incompréhensible, mais physiquement aussi drôle, grâce à la barrière de la langue !!

Devant son teppanyaki chauffé à blanc, il nous a délivré un "gyu-vasai itame" (lamelles de boeuf et légumes), suivi d'un "ebi-yasai-itame" (même chose, version crevettes), délicieux, frais, digestes, peu salés, aux antipodes des pseudos "plaques japonaises" croisées en France !!

le "chabanagonomi" (okonomiyaki à la cuisson très longue) reste lui aussi assez digeste, malgré la généreuse couverture de sauce "okonomi", ainsi que les 400 000 calories des autres ingrédients.

Un vrai plan populaire, pas trop cher (3800 yens à deux, avec 3 bières, soit 14-15 € par tête tarif du yen en 2013).

Tellement conquis qu'on y est retourné à la fin du séjour kyotoïte !!

L'adresse exacte m'est forcément inconnue, sachant qu'il n'y a pas de n° sur les maisons et immeubles japonais, sans parler du fait que c'est souvent l'ancienneté du bâtiment qui régit la numérotation !!

Cela conduit souvent à un Sudoku pour aveugle, un bordel sans nom pour nous, pour eux aussi apparemment !!

On peut tout de même remercier Google Street, sans qui, je n'aurais jamais pu vous communiquer le cliché correspondant à la façade dudit restaurant.

Chabana

113 (à confirmer) Schichijo-dori

Tél : 075 (361) 7138

Kyoto

PS : pour vous repérer, il y a un "Kyo-Chabana" quasiment en face du vrai (où rien n'est écrit en anglais sur la façade), appartenant à une chaine dont les implantations essaiment Kyoto et Osaka, spécialisé aussi dans l'okonyomaki et la cuisine au teppaniaky.

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

A proximité, toujours sur la Schichijo-dori, Onishi propose des yakitori (littéralement "oiseau grillé"), soit "le barbecue à la japonaise" pour raccourcir le propos !!

Intérieur tout en bois, accueil forcément souriant (là-bas, l'accueil "je te fais la tronche en guise de bonjour" "cliché-français" n'existe pas !!).

Nous avons dégusté 15 brochettes différentes, dont des parties trop peu "valorisées" du poulet, comme le foie, l'estomac, cartilage... mais aussi plus classiquement, aile, cuisse, etc...

D'autres yakitori à la queue de boeuf, oignons, champignons japonais, le tout cuisiné au charbon !!

Nous avons goûté, par la même occasion, le tofu.

C'est une véritable révélation, pour nous autres occidentaux, qui ne connaissons (très souvent) que les ersatz fabriqués par chez nous !!

La texture d'un flan, enfin du goût et des saveurs identifiables !!

En bref, une adresse sympa, assez peu onéreuse (2660 yens, soit moins de 20 € à deux, valeur du yen été 2013), qui souffre juste de l'odeur tenace du traitement du bois du mobilier (genre traverses de rails) !!

Onishi

234 Shichijio-dori

Daikoku-cho

Kyoto

+81 75-371-257

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Qui dit Japon, dit (presque) forcément ramen et udon (ou soba)...

Ces plats de pâtes (ou nouilles) sont très consommés au Japon. A chaque échoppe son secret de fabrication... du bouillon !!

Kubota est la petite pépite des ramen, cachée dans une rue non loin de notre hôtel-ryokan (n'hésitez pas à la limite à passer les voir, pour choper les adresses en question).

Une gargotte de moins de 20 places, 2 cuistots, un à la cuisson des "pâtes", l'autre à l'élaboration du bouillon (qu'il goûte très souvent, tout en surveillant les "bouillons" successifs).

Une machine délivre le ticket de la "soupe" choisie (encore un exemple "hygiénique" que bien des vendeurs de kébabs devraient suivre : on ne touche pas l'argent ET la bouffe !!).

Ramen froides pour mézigue, avec un bouillon chaud d'anthologie, qui m'a renvoyé à l'immense nostalgie des soupes du ramadan...

Service non-stop, gars cools et sérieux, le "boui-boui premium" ne désemplit pas !!

Là encore, comptez 700 à 900 yens (entre 5 et 7 euros, valeur yen été 2013) selon la taille et la composition du plat.

Aucune certitude pour l'adresse exacte, comme trop souvent là-bas, où je n'ai parfois jamais trouvé l'adresse (si j'y retourne, je prendrai toutes les positions GPS des restos).

Kubota Ramen

563 Nishiatsuya-cho

Shimogyo-ku,

Kyoto

Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...
Où manger à Kyoto...

Autre adresse encore plus "confidentielle" : Minoko.

Une superbe maison de 1912, comptant une dizaine de salles privatives, aménagée dans le style dit "sukya-zukuri".

Souvent présentée comme "une porte d'entrée exemplaire" de la "cuisine cha-kaiseki" (version simplifiée de la "cuisine kaseiki", équivalent de la haute gastronomie kyotoïte), Minoko est une très belle expérience pour les curieux et les contemplateurs...

C'est à l'heure du déjeuner qu'est servie la version "bento-box" de la cuisine du Minoko (un repas en version "kaseiki" peut durer 3 à 4 heures !!).

Une grande et jolie salle traditionnelle rien que pour nous, une vue sur un splendide jardin, avec tortues et bassins.

Des serveuses en tenue traditionnelle, un protocole très codifié, du thé chaud, du froid, un bento sur 3 niveaux.

Une finesse de présentation assez bluffante, une obsession du détail, des saveurs nettes, des cuissons maîtrisées... comme un tableau à manger sur 3 niveaux, avec des genoux en béton !!

Un service époustouflant, un raffinement de tous les instants, un havre de silence et de paix tout près du grouillant quartier de Pagoda Yasaka...

7694 yens pour 2 (58 €, valeur yen été 2013) justifiés !!

Adresse assez bien "géolocalisée".

Minoko

Higashiyama-ku

Kyoto

+81 75-561-0328

Minoko.co.jp

Où manger à Kyoto...

Fautes de place à l'horizontal, beaucoup de restos au Japon se trouvent dans les étages d'immeubles !!

Une tentative au 3ème étage d'un immeuble sur Schichijio-dori (ci-dessus) s'est avérée intéressante (barbecue), mais un peu décevante par le fait de nous avoir "imposé" un menu "in english" à 2000 yens (15 €) par tête !!

Kyoto est une ville splendide, à la cuisine assez excitante, mêlant talentueux mets populaires et culture du raffinement gastronomique...

Trouver une adresse demande beaucoup de chance, vu les indications sur les frontons des restos. Pas de caractères en latin, aucun numéro, pas de plaques non plus pour les rues...

Comme conseillé plus haut, pensez à photographier les idéogrammes des noms des restaurants, montrez-les aux passants, vous aurez peut-être un peu de chance dans votre quête...

A suivre... Tokyo

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Morocco Tour

7 Juin 2013, 11:21am

Publié par Docadn

Bonjour,

8 ans que je n'avais pas remis les orteils au Maroc !! En 2005, j'avais surtout "vadrouillé" dans le sud, sur un triangle Marrakech-Essaouira-Taroudant.

Cette année, j'ai décidé "d'explorer" le nord du bled, dont je n'ai vu aperçu, gamin, que le port de Tanger ou de Ceuta, puis les courses effrénées des RME* pour s'extraire au plus vite du piège continu, à faire passer n'importe quel bouchon estival de Quiberon à Auray pour un simple ralentissement !!

Morocco Tour

Tanger était pour moi synonyme d'enfer auditif !! C'était la première ville traversée, ce côté "welcome au pays", grouillante, hurlante, un carrefour de tous les petits trafics !!

La ville a vu son activité de ferry se déplacer vers le port de Tanger Med depuis 2010. Une marina (en chantier lors de mon séjour) devrait voir le jour tout prochainement en lieu et place du port ferry !!

Il n'est pas mal de commencer la journée par un petit thé dans le joli (et très 50's) Café de Paris (face au consulat de France, près de la place du Grand Socco), ou sur la terrasse ensoleillée du Café Central (place du Petit Socco) avant de se "perdre volontairement" dans le dédale des ruelles de la médina...

Morocco Tour
Morocco Tour

Une errance qui s'avère très agréable (en cette saison). Quasiment pas de sollicitations, des ruelles désertes, un calme appréciable... très appréciable.

Morocco Tour

Quand la faim survient, un en-cas à la Giralda (avenue Pasteur, tél : 212 5393-70407), café-glacier situé juste en face de la place des feignasses du "mur des fainéants", célèbre belvédère dominant la vieille ville.

Morocco Tour
Morocco Tour

L'entrée se fait par le côté gauche. On y découvre, à l'étage, une grande et belle pièce à la "déco rococo" plaisante, à la vue agréable.

Le "Croque la Giralda" n'est pas gégé, mais très nourrissant (20 dirhams).

Les "jus" (plus précisément des milk-shakes) amandes ou avocat sont bons (18 dhs), un poil sucrés comme partout au bled !!

Morocco Tour

A l'heure du goûter, j'ai tenté une des (esthétiques) pâtisseries de la Gelateria (sur la corniche). Seule la noix de macadamia était plaisante. Là encore le sucre massacre tout sur son passage. Le lieu est très bruyant, assez froid... et fumeur !! Pas testé les glaces...

Morocco Tour

A une centaine de mètres de notre hôtel (excellent spot, dont les tarifs sont négociables sur place), nous testons le soir venu El Tangerino (186 bd Mohamed VI).

Déco très "resto breton pour tribu ciré Guy Cotten Quechua - bottes Aigle Tribord", rigolote pour le coin. La salle est vide (ben oui, y a match de Champions League, tout le pays est scotché aux Samsung des cafés). 3 serveurs, 1 gars à l'encaissement... 2 cuistots, puis un seul quand le resto se remplit !! L'organisation "à la marocaine" m'étonnera toujours.

Le patron (Hicham) débarquera plus tard pour discuter avec une tablée. Dans un anglais au TOEIC de 12, il parle comme un "jet-setter Rayanair", se pavanant comme un Kamel Ouali au bulbe capillaire aussi fatigué que celui d'une vieille loutre sortant de l'eau !!

Crevettes à l'ail (90 dhs)

Crevettes à l'ail (90 dhs)

Un entrée "chiche" pour le local (8 crevettes), chère, bien relevée, bien meilleure en l'agrémentant de citron !!

Croquettes aux fruits de mer (40 dhs)

Croquettes aux fruits de mer (40 dhs)

Généreuse autre entrée, aux croquettes pas mal, trop "régulières" pour être vraies "home made"...

Fritures variées (170 dhs pour 2)

Fritures variées (170 dhs pour 2)

Excellentes fritures maritimes, dont toutes les cuissons ne souffrent le moindre reproche !! Un plat au très bon rapport qualité-prix, que deux bons mangeurs auront du mal à terminer. En conclusion, ne prenez pas d'entrée, tapez directement dans le plat !!

Il est clair que ce sont des tarifs pour "touristes" !! Rien ne vous empêche d'aller goûter les plats à 20 dhs de la souriante gargotte sénégalaise de la médina (en haut des escaliers, juste avant Bab Dar Dbagh).

Morocco Tour
Morocco Tour

Tétouan, autre médina (inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco), sous les feux de la rampe depuis 99, année où M6 (je parle du monarque, pas de la chaine de tv) a décidé de faire de la ville sa résidence estivale !!

Une médina aux dimensions conséquentes, la plus tortueuse de toutes celles visitées... Un statut qui entraîne bien plus de sollicitations (ben oui, même le "local physique" que je suis, se fait rapidement repérer grâce à sa vraie casquette et ses vraies lunettes pour ne pas porter la fausse coiffe D&G) qu'à Tanger.

Là encore, on peut, une fois débarrassé des gêneurs, délicieusement se perdre dans de jolies ruelles désertes, calmes, en humant les flaveurs des fours à pain séculaires, encore en activité...

Morocco Tour

Le soir venu, c'est à La Restinga (21 avenue Mohamed V) que nous nous sustentons. Là encore, c'est "soirée foot" dans la ville. Tous les cafés sont blindés de moustachus hypnotisés par des dalles coréennes diffusant de la pelouse verte Cetelem, sur laquelle des mecs en short suent comme au hammam !!

Morocco Tour
Morocco Tour

A La Restinga, c'est plus calme. La terrasse est fraîche, les anneaux de calamars pas mal, quand La Miss se bâfre déguste un tagine (peu relevé) de keftas. Service speed, le resto fermant tôt à très tôt (passé 21h00, ne tentez même pas le coup, les tables sont déjà rangées !!).

Nuit à l'hôtel Atenas, très très pratique de part sa situation idéale, son parking privé et couvert (rare dans le quartier), un peu light côté insonorisation (le Maroc, c'est 1000 décibels même quand personne n'est dans la rue !!).

Morocco Tour
Morocco Tour

Ultime visite de médina, située au nord de Tanger : Assilah. Petite cité fortifiée (d'origine portugaise) magnifiquement restaurée, devenue depuis, lieu de villégiature chouchou de la beurgeoisie casablancaise !! Le maire de la bourgade (un ex-ministre du tourisme) a compris tout ce que le "touristus en shortus" cherche...

Un (vieux) festival des arts anime régulièrement la petite cité (cherchant à devenir la "petite Essaouira du nord" à mes yeux) et les murs de certaines maisons !!

Par contre côté restos, comme dans le reste du pays, tout le monde fait des "pizzas-chawarmas-paninis-hUmburgers" (dernière plaie du paysage culinaire marocain), concept dont j'avais naïvement pensé qu'il ne toucherait le Maroc (je parle des classes très populaires) que dans 10 ou 15 balais !!

Morocco Tour

Dernière table, au caractère presque régressif, puisque ce fut mon dernier repas lors de mon séjour de 2005.

"La Nature", le resto la cantine préférée d'un de mes cousins, située au nord de Casablanca, sur la route côtière de Kénitra (désolé pas d'adresse précise)

Un concept simple : bouchers et marchands de fruits et légumes tiennent boutiques tout autour du resto. Vous faites vos courses, le resto s'occupe de tout préparer dans d'immenses cheminées. Vous commandez vos 3 litres de thé et humez les alléchantes odeurs de grillades sur la terrasse ombragée, en attendant les vôtres !! Vêtements imprégnés garantis !!

Morocco Tour

Ultime adresse, version sucrée, située dans un quartier pas du tout glamour de la capitale économique : la boulangerie-pâtisserie El Hamd (44 bd Ali Yaata, Casablanca).

C'est sûrement la meilleure alternative actuelle, face au célébrissime Bennis des Habous. Il y a une justesse de sucrosité assez rare, sans parler de la fraîcheur, des textures, de l'équilibre de chacune des pâtisseries proposées (je parle des "traditionnelles", je n'ai pas testé les "occidentales").

Quand Bennis vous déleste de près de 130 dhs le kg de gâteries, El Hamd vous cogne le larf pour à peine 90 dhs le kg (pour les gâteaux contenant des amandes, soit les plus chers).

C'est avec 4 kgs supplémentaires que j'ai terminé ce "Bled Tour", sur une saison (le printemps) plus propice que l'été pour apprécier pleinement la cuisine marocaine.

Une cuisine dont j'ai découvert les influences un poil "hispaniques" dans cette partie du pays, inexistantes dans le reste du pays...

Il ne reste plus qu'à les perdre (je parle des kgs, pas des influences), puis à y retourner !!

*RME : Résidants Marocains à l'Etranger

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Cantines norvégiennes...

20 Août 2012, 10:35am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Si la question du couchage fut réglée avant le départ, il restait une inconnue : où manger ?!

La encore, nous fûmes rapidement fixés sur nos capacités financières à découvrir la "gastronomie norvégienne" : ce sera pour une autre fois !

Nous nous sommes donc rapidement familiarisés avec les supérettes et les supermarchés du pays. Contrairement à l'idée reçue et aux traditions nordiques, beaucoup de magasins sont ouverts après 16h00 le samedi (22h00 même pour certains).

Vous pourrez même acheter de quoi vous nourrir le dimanche dans pas mal de Bunnpris, mais pas étancher votre soif, si vous cherchez à acquérir quelques degrés d'alcool ce jour-là (Cf le point 20 de l'article ).

C'est grâce au tout premier dîner chaud que nous avons compris notre "douleur".

 

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C'est à Øvre-Eidfjord que nous avons découvert un résumé de la "cuisine norvégienne". Cette bourgade peu rieuse abrite un superbe "Hardangervidda naturesenter",

 

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complété d'une immense et très récente cafétéria (dont le toit enherbé est savamment entretenu par deux chèvres), en bois blond et (très) grosses pierres.


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C'est grâce à cette cafet' que nous forgerons notre opinion (forcément raccourcie) relativement objective de la "vraie" cuisine norvégienne.

 

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Elg steik (175 Nok soit environ 24 €)

 

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Kjøttkaker (155 Nok soit environ 21 €)

 

Deux plats que l'on nous a présentés comme "emblématique" de la cuisine norvégienne. Nous les  recroiserons souvent, à l'ardoise ou à la carte, dans d'autres établissements. Le Kjøttkaker est le plus commun.

2 plats très consistants, aux excellentes pommes de terre (il y a de la patate avec tout, en fait), aux légumes parfaitement cuits. Globalement, c'est du niveau d'une bonne cafet', mais aux tarifs d'un bistrot chic !!

 

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La "fracture du myocarde" nous frôla, quand nous consultâmes la carte des boissons. Un "obscur" Chablis de Jean Deligny était vendu 56 €, quand un sauvignon de Touraine (Sables Blonds) se dégoupillait pour à peine 45 €.

Nous voulions goûter au cidre local (Hardanger cider), mais les 47 € demandés nous ont fait aussi reculer...


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Un (bon) jus de pommes local à 9,50€ les 50 cl fit presque notre bonheur !! 

Aussi, après cette coûteuse expérience (54 € pour 2 plats et 1 jus de pommes), nous avons renoncé à aider la restauration norvégienne jusqu'à notre séjour dans la capitale.

Pas tout à fait, car il nous restait à découvrir la partie sucrée de la gastronomie norvégienne. 

 

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Le norvégien se nourrit de bolle (ou boller) en terme de viennoiserie (1ère photo à gauche). Avec ou sans crème, ils sont tous (très) parfumés à la cardamome. C'est souvent un peu sec, bien bourratif, on en trouve aussi bien dans les stations-services que dans les boulangeries (à des prix très variables). 

Notons un très bon "nøttekake" (petit gâteau aux noisettes sur la photo en haut à droite), parfois disponible dans les boulangeries bios Godt Brød, ainsi qu'un bon "jacob" dans la chic bakeri og konditori  W.B Samson.  A part cela, pas de grande extase sucrée...

 

 

La cuisine étrangère, considérée comme la seule "accessible" pour le voyageur lambda, semble quasiment inexistante en dehors de Bergen et d'Oslo (je ne me suis pas arrêté à Lillehammer). C'est donc à Oslo que nous avons enfin pu manger autre chose que des sandwichs saumon-fromage (j'ai cru que mes doigts sentiraient les gants morts de gynéco toute leur vie !!).


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Oslo regroupe la très grande majorité des immigrés du pays. Il se dit que près de 20 000 pakistanais vivent à Oslo (250 000 habitants), mais aussi des éthiopiens, des érythréens, des péruviens et leur putain de flûte de pan, etc... 

A leur arrivée, chaque communauté a ouvert des restaurants. Cela a très rapidement permis de diviser par 2 le prix moyen d'un repas dans la capitale.

Des populations et leurs échoppes que l'on retrouve principalement dans le quartier morne et très peu valorisé défavorisé de Grønland, qui inquiétera comme d'habitude, les xénophobes refoulés allergiques aux quartiers cosmopolites.

 

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Une des cantines pakistanaises les plus connues de la ville. Le patron ("the man with the hat") est sikh, pose partout en photo, mais n'était pas là ce soir-là.

 

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Une véritable cantine, où tout le monde fait la queue pour passer sa commande, se sert directement dans le frigo pour boire, puis s'installe en attendant que l'homme-orchestre (au top le gars pour gérer 30 clients en même temps, le take-away, plus la caisse !!) vous fasse signe pour récupérer votre commande.

1 Samosa + 1 pakora + 1 lam i curry (agneau) + 1 killing i curry (poulet) + 1 Taj Mahal (67 cl) = 270 Nok, soit 37 € environ.

Tous les plats sont servis avec du riz et un nan. C'est pas si mal, copieux, mais on sent l'adaptation aux palais européens (peu épicé, impression de sauce "allongée-diluée").

 

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La bière à 10 boules, toute fraîche soit-elle, est par contre nulle.

Les pakoras et samosas sont passés au micro-ondes, ça nourrit, ça ressemble à une adresse du "guide du Routard", c'est chaud, pas mal fréquenté par les africains du quartier.

Dans un tout autre registre le Mama Africa (logé dans une déprimante galerie commerciale au-dessus de la gare routière) semblait plus calme, plus "appliqué", mais plus élitiste aussi en terme de tarifs. Pas testé.  

Punjab Tandoori

Grønland 24

Oslo, 

22 17 20 86


Le lendemain, j'ai eu envie de découvrir la cuisine érythréenne. L'adresse visée, s'avère aussi accueillante qu'un tripot clandestin. Pas un regard, pas de menu affiché, pas une odeur de cuisine, pas un seul client qui mange.  

On a l'impression d'entrer dans un rade, où il faut prononcer une phrase mystérieuse du genre  :"j'ai des pistaches décortiquées dans mon soutien-gorge en canne à sucre et j'aime le tapioca sur des canapés en cuir de tapir travailliste", pour qu'une mama vous ouvre une porte dérobée derrière laquelle des érythréens repiquent du riz à la Kalachnikov. 

 

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Aussi, sur le chemin j'avais jeté un coup d'oeil sur une "pizzeria turque", servant des galettes d'un diamètre à faire pâlir des monteurs de pneus.

 

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C'est une "mix shawarma" de près de 17 pouces (43-44 cm de Ø) qui a comblé notre appétit. Le tout arrosé d'un "epel cider" industriel, que j'ai préféré aux 1,5 l de Coca compris dans la formule à 149 Nok (20 €) !!

Bonne pâte, pour une garniture un poil grasse. Mais nous sommes toujours dans le registre du "solide qui tient au bide", pouvant facilement contenter 3 adultes, dont un inquiet pour sa ligne. L'établissement ne sert pas d'alcool. 

 

Aker Pizza

Storgata 39

41 28 11 43

 

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Dernière cantine du séjour. Nous comptons nos derniers Nok. Nous devons dîner pour moins de 220 Nok (30 €) !!

Nous tentons l'expérience dans le "meilleur lahoree de la ville" (c'est ce qu'indique la banderolle en front de boutique). Nous sommes donc encore dans une cantine pakistanaise, normalement spécialisée dans la cuisine du Penjab...

 

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2 lassis, un nature et un mangue, pas mal pour commencer. Un kylling malaï tikka grill (à droite), un tandoori grill convenables, au service maladroit pour un total de 208 Nok (28 €). Ouf, le budget est respecté !! 

 

Lahoree Dera Tandoori

Norbygata 56

Oslo

22 67 15 15

 

Comme le titre l'indique, ce sont toutes des cantines. Elles permettent de consacrer un budget plus important aux activités annexes de la ville, toutes payantes (musées, traversées du fjord, bus, etc). 

J'ai bien évidemment le regret de ne pas avoir effleuré "la rare grande cuisine norvégienne", qui semble être aux antipodes des basiques médiocres préparés puis ingurgités au quotidien par la population. 

La Norvège, comme le reste de la Scandinavie, produit depuis une grosse décennie quelques pointures du piano, s'illustrant dans des compétitions références.

Le  dernier Bocuse d'Or d'Europe est d'ailleurs norvégien (suivi par un suédois et un danois pour les accessits d'argent et de bronze!!). 

 Ørjan Johannessen, 26 ans, qui officie dans l'insulaire restaurant  Bekkjarvik Gjestgiveri, se mesurera à l'élite mondiale lors de la finale lyonnaise en 2013.

Une finale déjà remportée 3 fois par la Norvège (1999, 2003, 2009), soit autant que pour le concours Eurovision, c'est dire !!

En attendant de faire partie de ce jury (celui du Bocuse, pas du concours Eurovision) en 2078 pour la 17 ème victoire norvégienne (je sais, c'est moche la drogue !!), je ne peux (hélas) que vous conseiller de vous tourner vers les cantines étrangères en Norvège, à la cuisine plus élaborée, plus légère, plus complexe, moins chère que celle goûtée, aperçue et trop souvent délivrée par les cafet' et restaurants du cru.

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Urtau, Tapas & Pinchos

5 Mai 2012, 08:20am

Publié par Docadn

Partis chercher des morilles chez nos voisins ibériques, nous sommes à Arties, non loin de Vielha, dans le Val d'Aran. Revenus presque bredouilles (16 morilles à 11 chasseurs !!), nous suivons "le guide local" pour découvrir sa cantine.

 

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Le bar Urtau est une bodega sise sur la place du même nom. Nous arrivons à "l'heure espagnole" (13h30) pour déjeuner.

 

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Une dizaine de grignotages disponibles sur le comptoir du bar, abritant aussi un restaurant au fond de la salle. Service, pour les apéros et desserts, speed et très souriant.

 

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Le réassort est aléatoire, alors que les assauts sont continus pour le déjeuner. N'étant pas un spécialiste mondial des tapas, j'y ai trouvé de la fraîcheur, du soin et du goût.

 

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Mention spéciale pour le "spaghetti-crevette", petite tuerie maritime dont j'aurais vidé la cuisine, puis l'océan !! Le vieil adage rural et français édictant que "c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses", est transposable au fonctionnement des "bars à tapas". L'addition est calculée en comptant toutes les piques dénudées dans les assiettes. 3 tailles de piques (1,45 € pour la plus courte, 1,70 € la moyenne, 2,40 € pour la plus grande dite "brocheta").

 

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Tiramisu de la casa

 

Sur une base de massepain, un peu sec, une mousse aérienne, au juste sucré, au café délicat, épatante.

 

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D'autres convives tentent le "yogurt de Irissa". J'en "taxe" 2 cuillerées.Un yaourt dense, riche, complet, au goût puissant. Très grand produit laitier que cette production de la  Hormatgeria dera Irissa !!

 

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Un verre de "tinto Crianza Superior" très moyen, une eau gazeuse à la jolie bulle, au patronyme qui peut prêter à sourire.

En conclusion, si vous partez skier sur la prestigieuse (et royale) station de  Baqueira-Beret, faite un stop dans cette bodega, où pour moins de 20 € vous goûterez des bouchées encore épargnées par une industrie agro-alimentaire souvent dominante dans les assiettes...

 

Bar Urtau Tapas & Pinchos

Plaça Urtau, 12

Arties

Tél : 973 64 09 26

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