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EscapadeS

Florilège de dégustations part VI

29 Juin 2008, 18:52pm

Publié par Docadn

Florilège version rouge (pas encore de rosé) des vins goutés ces derniers mois.

Chateau Tanunda - Australie - Shiraz 2005 : Très jolie robe quasi noire. Des notes de café et de boisé enrobé d'un cassis intense puis evanescent. En bouche c'est toute en puissance et en finesse et très légèrement alcooleux. Le boisé se confirme mais reste discret avec une très légère sensation de sucre en fin de bouche. C'est bien bon et ca coute 9,59 chez nos amis belges. ***

Norfollk Rise - Australie - Shiraz 2004
: nez typé de syrah notes de violette,d'épices, sanguin et boisé intense. La matière est concentrée et ronde, équilibrée mais le boisé gache vraiment le tout. 6,69 ca les vaut vraiment mais pourquoi tant de bois !! (**)

Chateau Brown - Pessac Léognan - 2003
: nez discret sur la pierre humide et un coté solaire du millésime. En bouche la matière révèle puissance et fraîcheur. C'est soyeux & rond. Très belle longueur, léger poivron plus qu'acceptable, matière superbement équilibrée, joli amer et épicée en rétro de toute beauté... C'est bizarrement typé grenache sud (je sais je fais une fixette) mais de très haut vol... Bravo quand c'est grand chez Bordeaux c'est bien bon ****

Chateau Fourcas Dupré  - Listrac Médoc 2003 : nez intense de fruits noirs, de vanille, caramel. En bouche l'acidité est vive (et pourtant c'est bien ce qui manque à 2003) limite apre. Malgré une matière au premier abord flatteuse, c'est boisé a l'extrème et la matière est un poil lourde. **

Chateau Fourcas Dupré  - Listrac Médoc 2005 : Ben on va essayer 2 millésimes plus tard. Boisé intense, notes de moka. Le bouche confirme le boisé senti. C'est raide, sans longueur, un vrai cliché de tout ce que je déteste dans les bordeaux. *

Domaine du Garrigon - Cotes du Rhône 2006 : un vin bio élaboré par Couston frère & soeur à Tulette composé de grenache & syrah. Nez typé de grenache sur des notes de sang de boeuf, d'olive, prune, cerise. Le vin présente une matière de densité moyenne mais avec une certaine "mache". Ce n'est pas charmeur avec une amertume bof bof. **

Chateau Rollan de by - Médoc - 2003 : nez solaire, boisé et des notes empyreumatiques (cramé quoi !!). Ca fait espagnol boisé. Le vin est dense, épicé et gras. Bel équilibre avec un joli duo acide amer. Une belle finesse et une fin de bouche un poil sucrailleuse ***

Domaine Charvin - Côtes du Rhône 2004 : nez d'olive, figue, prune, de fruits rouges, pierres chaudes et une pointe de menthol. La bouche est large, pleine, épicée avec une acidité relevée. Le vin joue sur le registre "tutti frutti". C'est assez fin pour une longueur moyenne, mais cela reste gourmand et bon ***

Domaine Richaud - Cairanne 2004
: nez de rafle, d'herbe coupée accompagnés de notes de violette, de camphre et de fruits rouges. La matière est ENORME, pleine ronde et sur les fruits rouges intenses pour un final sur le pruneau et pour une fois l'alcool extravagant que je reproche souvent à Richaud est absent. C'est grand ****

Domaine les Maillols - VDP de Peyrac - 2005 : notes de terre humide,d'orange confite, de rose, santal avec une pointe de menthe. en bouche c'est un jus de cerise explosif. Matière fine et vin plutôt gourmand. C'est bon ***

Big House Red - California - USA 2005 : un vin bu à NYC comprenant pas loin de 10 cépages dont du carignan, du sangiovese, de la grenache, de la syrah...le nez est typé syrah sur des notes de pierres chaudes et d'épices et quelques notes de sucre. En bouche le sucre se confirme, la matière est ronde, assez soyeuse et la finale très épicée et alcooleuse. De structure simpliste mais flatteuse **

Snoqualmie
- Columbia Valley (etat de Washington) syrah 2003 : vin bio s'ouvrant sur les fruits noirs, la prune, les épices et le caramel. La bouche est monumentale, c'est gras a souhait mais alcooleux, puis la finesse pointe son nez. Le vin s'estompe sur des notes de prune. C'est la aussi flatteur mais c'est tout **

Protos - Ribeira del Duero - Espagne 2006
: notes solaires et de réduction accompagnés de son cortège de vanille et de sous bois. En gueule le vin présente une amtière "métallique", alcooleuse sur des notes de réglisse. L'amer est sympa, mais c'est assechant et court *

Pink Grap Bordeaux -présumé 2007 : Un jackass comme j'aime parfois en faire. Une canette de bordeaux acheté en Espagne. C'est chaud, solaire sur des notes de cosmétique. En bouche c'est perlant et chimique (o). J'ai quand même mis le lien si ca vous intéresse...

Italovine - Dolcetto d'Alba - Italie 2005
: Typé sud et notes de réductions. C'est solaire et plein de sous bois. Le vin à du être fait sous un cerisier et un figuier. Une matière moyenne, assez courte et une buvabilité limitée par une lourdeur hélas sans équivoque **

Peregrine - Central Otagio - Nouvelle Zélande - pinot 2003 : une grosse winery à la californienne. Nez pinoteur, solaire, sur la cerise et vanillé.Léger boisé en bouche, un peu d'alcool. Attaque douce, soyeuse, fruitée sur la cerise. Fines épices en milieu de bouche. c'est droit, net et fin. Superbement bien gaulé si j'ose dire ****

JJ. Confuron
- Les chaboeufs - Nuits St Georges 1er cru 1999 : Nez sur la fraise et les épices accompagnés de notes de sous bois et de réglisse intense. La mise en bouche est délicate puis vive. Le squelette apparait immédiatement. la trame est nette, c'est (oui j'ose beaucoup de choses ce soir) minéral comme pas permis. Les épices sont parfaites, toute la puissance du vin revient en rétro comme un rappel de concert. Vibrant, et longueur incroyable. Pourquoi j'ai pas que des vins comme ca dans ma cave. GRANDIOSE ****

Bon j'en avais quelques autres mais je vous ai assez assommé avec mes redites de "nez" "en bouche" et "finale"...
Si vous êtes arrivé jusqu'à ces lignes chapeau... J'ai glissé quelques liens à cliquer sur le nom des domaines pour info...
A bientôt pour un résumé des dernières balades. Ben oui
 si je march
e pas après tout ce liquide, c'est foutu...

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Florilège de dégustations part V

26 Juin 2008, 19:21pm

Publié par Docadn

Avant la trève estivale un petit (moyen ou très grand selon les soifs de chacun) résumé des quilles sacrifiées ces derniers mois :

Champagne Luc Bétouzet Cuvée tradition
: robe jaune appuyée. En bouche le dosage l'est aussi (appuyé style demi sec), joli cordon, pas très dynamique, finale sur le pamplemousse. (*)

Lion's Land 2007-Afrique du Sud : une cuvée 100% chenin dont une part des recettes contribue à la protection du léopard du Cap.Nez boisé de sauvignon et des notes de carton mouillé.Bouche courte et perlante, amer dérangeant. Typé sauvignon de Loire, finale un poil épicée et sur la noix. *(*)

Limestone 2007 - chardonnay - Afrique du Sud : nez beurré et très sympa sur les fleurs blanches et la violette. Je lui trouve un caractère très Chablis.en bouche une minéralité de bon aloi, très belle acidité, la matière est dense et ramassée, jolie retro épicée (avec un très léger perlant) et un amer magnifique. Finale citronnée. (***)

Domaine du Colombier  (Meffre)- Beaume de Venise 2003 : Très jolie robe vieil or. Nez intense de miel de cire & d'abricot.Bouche compacte puis fluette, leger acide, amer basique et alcooleux. C'est plat, sans rebond et la finale sur les fruits à l'eau de vie brulante (*)

Gain de Maligné - Anjou 2005 : nez oxydatif sur la pomme intense (t'énerve pas Olif !!). En bouche c'est le miel qui domine et toujours ce caractère oxydatif des coteaux du Jura (aïe pas la tête) sur la noix en fin de gueule. Très jolie structure, c'est gras, dynamique et d'une belle longueur. C'est achement bon (***)

Marestel Altesse - Dupasquier - Rousette de Savoie 2004
: légères notes de fruits blancs et fleurs de même teinte complétées de notes de miel. En bouche, une matière imposante et un amer marqué.Las cela reste "mou". Les fruits blancs sont encore présents et l'amer final sur l'amande est lui plus sympa que l'entrée de bouche (**). J'en attendais plus et encore merci à Phil de m'avoir convoyé cette quille.

Les pépinières - Jo Pithon - Anjou 2005 : nez de pharmacie qui se confirme en bouche. C'est éthéré et boisé. L'amer est puissant en fin de bouche et un poil de sucre résiduel pour une finale épicée. La aussi un peu décu (**)

Champagne - tête de Cuvée - Vranken : nez mélant le bois et les fruits blancs. Les bulles sont de tailles moyennes et nerveuses. Bouche vive, crémeuse. La aussi je trouve le dosage appuyé mais cela reste homogène en terme de matière avec une pointe "chardonnesque" en fin de bouche (**)

Les serpentines - Pouilly fumé 2004
: legere urine féline et de carton mouillé voire des notes de réductions accompagnés de flaveurs "sucrées". En bouche c'est une litanie ennuyeuse d'agrumes (citron + pamplemousse) avec un perlant marqué. La bouche est volumineuse mais dissociée et alcooleuse (0)

Vieilles vignes la Roche vineuse - Merlin - Macon 2004
:  nez de silex. En bouche le vin se dévoile vif, épicé et ethéré. La longueur est moyenne mais la matière est toute en puissance et minérale dans son expression. Très joli vin (***)

Amphibolyte nature - Jo Landron - muscadet Sèvre & Maine 2006
: nez de pomme + poire légèrement oxydatif.Bouche perlante à souhait. Expression que j'ai noté "marrante & très spéciale". Fin de bouche sur le cidre. (**)

Baron de Rivero - Cosacha - Sierras de Malaga 2006 (Espagne)
: Nez oxydatif, parfums de zeste d'orange, la violette (viognier !!) et le melon. Bouche volumineuse, avec pas mal de gras, dynamique, typé Anjou. finale épicée. Plus que pas mal (***)

Bel Ouvrage - Clos Frémur - Savennières 2005
: accident de parcours pour cette bouteille oubliée au freezer. Après décongélation : nez sur les fleurs blanches. Matière énorme extrèmement fruitée, tout en largeur. Belle acidité, amer crescendo, finale épicée puis florale. C'est vif, linéaire et le coup de froid ne l'a certainement pas aidé. (***)

Russian River Ranches (Sonoma Cutrer) - Californie - Chardonnay 2006
: Gouté presque sur place mais coté Est. nez citronné, toasté entétant, et silex. Bouche minérale, ample, pleine et finale corsée sur le pamplemousse (***)

Loastal (Beaulieu Vineyard) - Californie - Chardonnay 2006
: nez boisé, fumé. Typé loire. Bouche fade,matière  molle & flasque. (*)

St Hurban Hof - Allemagne- Riesling 2006
: nez fleuri (muscat). Matière large et volumineuse sur la pomme verte et le bonbon anglais. Une certaine minéralité un poil gaché par un amer final basique (**)

Domaine Roulot - Les Luchets - Mersault 2005 : nez discret, minéral et délicat sur des notes de miel, de carton trempé et de bois. Vin dense, long, épicé légèrement oxydatif et un amer de toute beauté (***)

Et les 3 derniers vins issus de la dégustation organisée par Apéro Bordeaux. J'ai donc fait partie du "jury blanc". C'était pas gagné vu mon peu de penchant pour cette couleur dans ce coin. Je me suis donc prêté (lentement) au jeu et c'est ainsi que j'ai gouté :

Chateau Ballan Larquette- Bordeaux 2007
:nez "sauvignonesque" sur les fruits blancs et le carton humide avec un boisé léger et le micellium. Attaque sur la poire, assez courte, léger amer. C'est sec et la matière s'avère fluette (*)

Chateau Bonhoste - Blanc sec - Bordeaux 2007
: nez  peu expressif de pomme verte et de végétal.L'attaque est fruitée sur la poire. Peu de volume et court en bouche. La matière présente un certain gras et un poil de perlant. (*)

Chateau Thieuley - Bordeaux 2007
: assemblage de sauvignon et semillion à part égale. Un nez typique de sauvignon sur les fruits blancs. C'est gras & fruité en bouche. Matière plutôt dynamique avec toujours un leger perlant. Las la lourdeur limite la buvabilité d'un vin qui aurait pu être au dessus de la moyenne *(*)

Voili pour les blancs suite avec les rouges & rosés dans le prochain billet...

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Q'nelles, Georges et le Musée

20 Juin 2008, 09:06am

Publié par Docadn

Voilà près de 10 ans que je n'avais pas remis les pieds dans la capitale des Gaules. J'en avais gardé un souvenir acre et sombre. Et à l'instar de Bordeaux, Lyon s'est refait une beauté et quelle beauté. J'y ai redécouvert une ville très agréable et pleine de charme.


Les places, les rues piétonnes et ses boutiques luxueuses, mais aussi le quartier St Jean, le vélov, les traboules, les pentes de fourvière & ses nuits.Le visiteur pourra allègrement roder ses chaussures de rando dans cette cité magnifique.
Mais il pourra aussi mettre son systéme digestif à l'épreuve d'une cuisine ô combien célèbre et en adéquation avec sa réputation. Disons le tout de suite, on ne va pas à Lyon pour perdre quelques grammes superflus. Le bon est célébré richement par les tabliers de sapeur et autres q'nelles savament préparés. Aussi la ville regorge de bonnes adresses et des fameux bouchons.
En dehors des "4 restos cardinaux",hélas souvent complets, j'ai découvert une des plus grande institution lyonnaise : La brasserie Georges. Une salle immense pour un établissement plus que centenaire pour gouter à la "bonne bière et bonne chère depuis 1836". Un décor digne de "Garcon" ou Montand nous faisait vivre l'ambiance d'une grande brasserie à la française. Le serveurs y sont impeccables, rapides et courtois.Quant à la nourriture elle est impressionnante de qualité quand on sait que pas moins de 450 couverts sont servis au quotidien.L'ambiance y est exceptionnelle et elle varie au rythme des omelettes norvégiennes scintillantes qui traversent la salle. La lumière baisse, et un orgue de barbarie joue l'air de "joyeux anniversaire". La lumière revient et l'heureux souffleur de bougie se voit gratifier d'un tonnerre d'applaudissements de la part de tous les clients...



A l'opposé , de par la taille mais avec une ambiance pas moins envoutante,nous avons diné au musée (rue des forces derrière le musée de l'imprimerie). Une déco dans son jus et un couple installé depuis 4 ans dans cet authentique bouchon lyonnais. Luc & Sylvie Minaire animent leur "bar restaurant" avec un talent indéniable. Et la cuisine y est d'un niveau a faire palir bon nombre de restos "dits gastro". Pas de carte. C'est le marché qui fait la carte et Luc l'anime oralement au gré de son panier. Pas moins de 7 entrées proposées ce soir et 5 à 6 plats. C'est frais, gouteux et sans chichis. Le pain est fait maison (Luc est un ancien boulanger) et le lapin aux olives servi dans sa cocotte m'a fait littéralement fondre.Puis il vous propose la visite de Sa Traboule. Il est intarissable et connait l'histoire de sa maison par coeur. On y découvre une magnifique traboule historique abritant une ex maison close, la très ancienne mairie de Lyon et la facade arrière du musée de l'imprimerie.


Et l'on quitte très tard cette maison le coeur léger et le ventre plein... Les Minaire sont des passionnés et Luc avoue lui même "ca ne sert à rien de faire ce métier si on est pas passionné. Dès que je ne serai plus passionné, j'arrête, beaucoup me parle de concept (resto+traboule), mais c'est pas un concept, c'est comme ça que je vois les choses...". L'établissement ouvre ses portes dès 7h00 pour le machon, le traditionnel petit déj lyonnais à base de tablier de sapeur, tête de veau et pot lyonnais de beaujolais. Je n'ai pas eu le temps de découvrir le mythique Bernachon, mais c'est sur j'y reviendrai pour completer mon parcours gustatif et me pencher un peu plus sur les "vins du coin"...Et certainement visiter une 2ème fois ce musée gourmand...

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L & Lui à Saint-Paul-Trois-Châteaux

6 Juin 2008, 12:11pm

Publié par Docadn

L c'est Cathy. Elle s'occupe du potager. Lui c'est Cédric il s'occupe de la cuisine. Cédric cuisine Cathy jardine. Cédric Denaux, un des fer de lance de génération C s'est lancé dans sa propre aventure en Mars 2007. Après avoir réveillé et révélé la cuisine des herbes et des fleurs au restaurant de l'Esplan, il a posé ses couteaux et ses gamelles à quelques centaines de mètres de son ancienne cuisine.

L'an dernier je jouais mon pseudo Simon en rendant visite à la Chapelle. Cet article m'avait valu un petit commentaire de Cédric Denaux précisant qu'il avait quitté l'Esplan fin 2006. Mon escapade annuelle dans ma Drôme natale passa donc cette année par son établissement. Ma première surprise fût de constater que Les Denaux avaient jeté leur dévolu sur une maison qui ne m'était pas étrangère. Et pour cause, elle fut témoin des 36 premiers mois de mon existence !! Tout heureux de redécouvrir près de 444 mois plus tard ce qu'était devenu le lieu de mes 1eres cicatrices et chutes dans les différents recoins de cette maison.


Je m'installe donc dans la ravissante cour ombragée de l'établissement et prend connaissance de la carte proposée par Cathy. Elle me demande si j'ai des " à priori ou allergies" sur certains ingrédients. Délicate attention que l'on devrait retrouver plus souvent dans les restos.


5 menus étaient proposés pour des budgets s'étalant entre 22 & 52 euros. Nous sommes au mois de Mai, le mois des fleurs. Les menus varient autours de ce thème. Les plantes c'est pour l'été et c'est alternativement sur ces 2 thèmes que Cédric Denaux élabore et concentre sa cuisine. Je choisi "3 plats autour de 3 fleurs" pour 27 euros. Cathy me demande si je préfère une version viande ou poisson de ce menu, je choisi la version aquatique du menu.
La carte des vins est volontairement courte et bio. On y retrouve notamment Richaud, le Mas de Cazalas et Catherine Le Goeuil.

Mise en bouche



un kefir de lait accompagné de 3 fleurs (dont j'ai évidemment oublié le nom) et d'une étonnante feuille de stévia (que je connaissais bien évidemment pas) au gout très sucré et dont Cathy m'apprendra qu'elle fait souvent partie du régime alimentaire des personnes diabétiques.Un entrée en matière qui laisse présager beaucoup de bonnes surprises au palais et aux sens...

Entrée



Un foie gras maison, ferme gouteux et agréablement peu salé et épicé (c'est souvent l'assaisonnement qui flingue les foies gras). Là encore Cathy m'apprend que Cédric n'aime pas le poivre en général,le remplacant par des graines de nigelle.

Plat



De la truite (saumonée !! je ne sais plus) bio fondante et peu grasse accompagnée d'un délicieux et détonnant sorbet au viognier et à la carotte rouge. L'ensemble fonctionne très bien et je m'étonne d'apprécier de plus en plus "la contradiction sucré salé" dont je suis peu fan. Force est de constater que c'est remarquable. J'ai oublié l'accompagnement végétal, mais pas le pain aux graines de sésame et céleri.

Dessert



Là aussi un joli travail sur la fraise et un sorbet délicat (dans mes souvenirs car j'ai là aussi oublié sa composition) et frais (tous les sorbets sont réalisés avec l'onéreux et révolutionnaire Paco, c'est à dire qu'il sont fait à la demande).

En somme une cuisine très inspirée et délicate. Un très joli travail d'équilibre entre les fleurs et les autres ingrédients. Chacuns d'entre eux "n'écrasant" pas les autres.Une cuisine plutôt aérienne pour l'organisme (mais largement suffisante) ou chaque plat bouscule nos papilles un poil formatées. Un 1er hiver pas des plus confortable d'un point de vue économique pour cet établissement, mais la récente reconnaissance sur l'édition 2008 du guide du pneu a eu un effet bénéfique sur sa fréquentation.

Et coté vins vont me dire certains. Il est midi et je me suis contenté de 2 verres de Cairanne blanc 2006 de chez Richaud.Nez  "bio" sur la pomme & le cidre , la bouche et ample un poil alcooleuse mais malgré tout assez aérienne mais avec une fin de bouche un peu "dure". Le vin va évoluer durant le repas vers des notes pierreuses et faire ressortir un amer sympa avec un rétro épicée. Etonnament "ligérien" vers la fin du repas.

Bref je fut tellement conquis par cette sympathique expérience que j'y suis retourné le lendemain en compagnie de 2 amis pour y déguster la version viande du même menu. Là encore, Cedric Denaux & Cathy ont frappé fort et ont prouvé qu"on pouvait se renouveller tous les jours sans lasser. Une vrai cuisine de marché (et bio le plus souvent).

Coté vin, j'ai découvert la cuvée "Coup de pied à la lune 2006" d'Isabelle & Jérôme Hue du Mas de Casalas :
une cuvée 50% grenache,35%carignan et 15%cinsault qui a eu du mal a s'ouvrir mais nous à laissé découvrir un très joli vin plein et équilibré après 30 minutes de respiration.
Cathy me confiant lors de cette 2ème visite qu'ils allaient étoffer leur carte des vins et  y faire figurer Laurent Bès, voisin du potager de cette dernière...

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