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EscapadeS

L'Amphitryon à Lorient

30 Mai 2010, 11:00am

Publié par Docadn

Encore une petite pause dans les CR des REVEVIN 2010, pour relater le repas de mes 25 printemps et des brouettes...

Un déjeuner surprise qui démarre sur le parking d'un Décathlon pour "la plus belle assiette lorientaise" (sur le papier) à défaut d'un environnement glamour.

Voilà donc le dernier "bastion gastronomique" du coin qui s'offre enfin à moi...

Petite précision sur le titre pour ne pas confondre l'adresse bretonne avec son homonyme toulousain  .

 

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La salle (contrairement à la photo prise en fin de service) affiche complet à l'exception d'une seule table. Elle paraît fermée, mais suffisamment lumineuse (les photos me feront hélas mentir sur cette impression).

Un côté bunker déjà lu ça et là, mais qui ne rebute pas plus que cela.

 

La déco composée d'oeuvres cristallines et pièces de verre me rappelle ( à la couleur près) l'esprit de la Vieille Tour (les "petits" protégés du couple Abadie).

Un service concentré et dextre, qui se précipite pour mettre à ma disposition un petit support pour mon humble appareil photo. Les cartes arrivent. J'ai droit à celle sans les prix...

4 menus sont proposés. Le "spécial déjeuner" (CQFD) qui propose 5 plats. Puis les menus Ici & Ailleurs, Folie et Printemps.

 

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Sans connaître les tarifs, c'est celui "d'Ici & Ailleurs" qui m'intrigue et commence à stimuler mes badigoinces...

Anthony le sommelier, m'a aussi confié le bottin des vins qui s'avère être un festival de références. Somme toute classique, la carte propose des tarifs auxquels "les grandes maisons" devraient s'adonner plus souvent (et des coeff de l'ordre de x 3 à 4 sur les références de ma connaissance).

 

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La dînette de saveurs

 

De gauche à droite (et de très vague mémoire) : de la chair d'araignée à la crème de topinambour, un bigorneau et deux autres mollusques sur une huile parfumée à la tomate, une huître et je ne sais plus quoi dessous.

 

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Une triple mise en bouche bien exécutée mais aux intitulés trop longs pour ma mémoire de poisson rouge. L'ensemble est cohérent, goûtu et signe déjà un acidulé qui sera le fil conducteur de tout le repas dans toutes ses compositions.

 

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L'Amuse-Bouche Cuisiné

 

J'y ai trouvé les initiales ABC et surtout, le choc gustatif de l'année, de la décennie, bref le truc qui vous met la tronche à l'envers et le palais en phase orgasmisque non contrôlable...

Voilà 2 filets de sardine et leur trait de piquillos, agrémentés d'une tapenade (cachée sous la branche de persil) et d'une quenelle de caviar d'aubergine...

Les filets sont d'une douceur extrême, d'un moelleux absolu et assaisonnés au nanogramme. La simplicité et le génie du produit, pour et par lui-même. La perfection d'un poisson (présumé peu noble) dans un amuse-bouche d'anthologie.

Véronique Abadie m'a avoué à la fin du repas, que son mari et lui seul gère l'achat, le choix, la découpe et la préparation de ce mets hors norme. Une baffe de Bud Spencer alors que le repas n'a pas encore débuté...

 

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L'araignée et le navet nouveau

 

Une entrée que j'ai préférée à l'incontournable foie gras, mais avec les mêmes craintes récurrentes sur le navet. Autant ce légume m'avait bluffé à L'Atlantide, autant j'ai remis les compteurs à zéro avec ma passion du crucifère depuis.

La précision de découpe et la finesse des tranches (hélas guère visibles sur le cliché) sont tout simplement hallucinantes.

La rosace alternait tranches crues et cuites. Un croquant et une cuisson parfaits pour le duo. L'araignée m'a laissée un poil sur ma faim. Très bien décortiquée, elle avait ce côté "mouillée, pas suffisamment essorée" qui déçoit pas mal quand on voit le soin du dressage et la justesse des saveurs que ce plat délivre...

 

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Filet de rouget & palourdes au thym et citron

 

Si une sardine te frappe sur la joue droite, tends l'autre pour le rouget...

Et voilà la deuxième mandale (tysonnienne celle çi) du repas !!

Un filet cuit à la perfection et au goût monumental !! Juste relevé d'olives de Nyons dosées là encore au top. L'huile me paraît relevée pour une nyonsaise. Véronique Abadie me confiera à la fin du repas que son mari prépare lui même son huile en y faisant macérer des tanches de Nyons. On retrouve l'acidulé et tout le travail d'équilibre des saveurs dans ce plat.

Les artichauts sont raccords et les palourdes me mettent KO net. Le thym et le citron jouent la partition absolue sur la chair de palourde. Cette dernière plonge là encore le palais dans une transe chamanique et hypnotique. Je me vois encore lécher les coquilles jusqu'à les faire reluire, avant de réaliser que je ne suis pas chez moi...

 

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Morceaux choisis d'agneau de lait des Pyrénées (jus réduit menthe poivrée)

 

Une jolie composition visuelle pour des morceaux d'orfèvre. Une cuisson indiscutable sur toutes les pièces d'agneau.

Les asperges sont d'un croquant et d'une fraîcheur à faire pleurer. Je note juste un jus réduit un poil trop salé à mon goût.

Peu habitué à l'agneau de lait, le mordu que je suis de cette viande reste sur ma faim en terme de "puissance". Par contre, la tendreté et la douceur de la bête, me rappellent au bon souvenir d'une divine agnelle...

 

Je zappe (à tort) le plateau de fromage. Je parviens malgré tout à goûter des petits morceaux de gruyère, parmesan et de chèvre absolument tous affinés avec maestria. A noter, un joli choix de tommes que je n'ai pas eu le loisir de tester...

 

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Le chocolat et la violette

 

Le moment clé d'un repas se situe pour ma part à ce stade.

J'ai effectué d'excellents repas, qui se sont souvent terminés dans la douleur comme on tombe d'un lit au milieu d'un merveilleux songe...

Et je redoute de plus en plus ce moment, où la grâce s'évapore dans une sucrerie fadasse, ou une pâtisserie aussi lourde que médiocre.

Ce chocolat et cette violette ne laissent planer aucun doute sur leurs bonnes origines dès la première bouchée. Le chocolat se fait caresse et la violette enjôleuse. L'acidulé est apporté par les points rouges et orangés, respectivement fruits rouges et de la passion : un beau mariage !!

 

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Poire, romarin et tamarin

 

Je suis encore sous le charme du chocolat et de la violette quand les fruits arrivent. Le sorbet au tamarin est exquis, la poire juste sucrée et les billes acidulées comme prévu. Le romarin paraît juste un poil entêtant dans la composition.

 

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superflus ??


Je boude souvent ces mignardises de fin de repas. Parfois par manque de personnalité des propositions, souvent par manque d'appétit. Mais là, aucune n'a été épargnée. Que ce soit le faux crumble rose Barbie cachant une merveilleuse compotée de rhubarbe, ou la tartelette au chocolat (dont la pâte m'a laissé les yeux ouverts sans cligner pas loin d'une minute). Rien de superflu pour accompagner le (cher) café de Papouasie Nouvelle-Guinée (5€).

 

03h30 d'un festival gastronomique de haut vol, avec une Véronique Abadie impériale épaulée par une équipe au top. Un sommelier dans l'équilibre, soucieux de ses vins (ils sont presque tous carafés) comme du bien-être de chacun.

C'est Trimbach - Riesling - Cuvée Frédéric Émile 04, un nez pétroleux pour une matière remplie de grâce, de minéralité et de puissance allant crescendo lors de ce périple hors classe.

Et une tite coupe de Roederer Brut rosé pour terminer.


Une belle maison à la hauteur de sa renommée. Le Carnet de Route 2010 annonce du "Breizh Blues" pour le cuisinier moustachu et des tendances bistrotières à venir...

Les enfants y sont déjà plongé avec L'Alto, (le "lounge" du théâtre de la ville) avec une cuisine moyennement convaincante selon les forçats locaux de la table.


Pour ma part, mon "triangle" breton est enfin achevé (il faut que je passe au carré maintenant).  

Olivier Bellin  m'avait ébloui (du temps de son unique mac et malgré la matrone). Patrick Jeffroy  m'avait subjugué (sauf pour l'ambiance de beauf) et c'est l'Amphitryon qui achève cet acutangle et rend hommage à la belle formule de Molière...

 

L'Amphitryon

127 r Colonel Jean Muller 56100 LORIENT
Tél. : 02 97 83 34 04 - Fax : 02 97 37 25 02 

amphi-abadie@orange.fr

www.amphitryon-abadie.com

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Vendredis du Vin # 26: Le Vin des copains

28 Mai 2010, 17:49pm

Publié par Docadn


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Petit intermède dans "le rapport REVEVIN", pour apporter ma modeste contribution à ce "revival bacchique"...

Le vin de copain. Encore faut-il que le copain, il boive du vin...

J'ai 2 grands copains. L'un ne boit que de la bière et du whisky,l'autre heureusement du vin...

Mais y'a aussi la copine. Et ma grande copine elle, elle adore le vin...

Problème : Les 2 qui boivent du vin sont trop loin... Tant pis, je me sacrifie !!

Et pour le choix du vin alors... Ben le copain, dans sa contrée lointaine et froide, il aime le pinot. Il me rabâche depuis des mois qu'il a trouvé chez lui, un "bon pinot pas trop cher" (et chez lui pas trop cher, c'est un bras d'enfant chez nous). La veille de mon anniversaire, je découvre que la supérette du coin en a !! (Ici ça coûte juste un doigt d'enfant ).

Et voilà comment j'ai choisi mon vin de copain. Il n'est pas là, mais le vin si. Alors, je vais le boire et penser à lui.


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Ladoix 2005 - Domaine Chevalier


Si je l'analyse comme dans mes florilèges, je dirais qu'il pinote, qu'il acidule et qu'il boise au pif. Que l'attaque est douce, boisée, finement sucrée et épicée. C'est plein, avec un fruité qui s'extirpe tant bien que mal de la gangue de bois... Je dirais tout cela, si je le buvais "tout seul". Eh bien non, Il a d'abord le goût de l'amitié.

Ce mélange de douceur et de force, de plaisir et d'épices. Il y a juste cette petite amertume qui me rappelle que la copine n'est pas là. Elle manque, ou du moins elle a manqué l'essentiel... C'est dommage. Et ce vin possède tout cela, le plaisir et la joie et ce petit creux qui gâche un peu l'ensemble...

L'amitié avec ses hauts et ses bas, et Ladoix de la main inséparable...

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REVEVIN 2010 : Étonnante Italie ! ... Luca Roagna

25 Mai 2010, 07:42am

Publié par Docadn

 

Deuxième grand temps fort du week-end vendéen avec la (re)découverte des vins transalpins de Luca Roagna. Comme pour Jean-François Ganevat, c'est à la Dive  que j'avais fait la connaissance de ce piémontais pour le moins allumé.


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Malgré les caprices du cône islandais, Luca a fait le voyage jusqu'à St Jean rien que pour nous. Ça claque ça, non !?

En introduction, Luca nous situe son terrain de jeu : 15 ha dans le Piémont entre Barolo et Barbaresco. Il pratique des macérations longues (jusqu'à 3 mois) mais ne perd jamais de vue sa priorité : le terroir.

Il se qualifie comme un transmetteur de ce patrimoine, comme les 3 générations avant lui...

Il n'est pas certifié. Peu importe, c'est l'esprit et la pratique qui comptent... Les terroirs sableux appellent la finesse dit-il, et il est incapable de vous dire si tel ou tel millésime est grand tant que le vin n'a pas atteint ses 20 printemps...


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Ah !! Désolé, mais un sextuple Nabuchodonosor de cabernet franc sur pattes s'est glissé sur cette photo... Nous démarrons donc la dégustation par 4 Dolcetto d'Alba.


Dolcetto d'Alba 2008 : Nez profond, fruité, féminin et tout en finesse, qui pinote très agréablement. Attaque "pinoteuse", un poil métallique qui se décline en acidulé puis en phase aérienne des plus remarquables. À 7 euros, y'a pas photo. ***/***(*)


Dolcetto d'Alba 2007 : Nez plus concentré que le 08, et des notes de rafle en supplément. L'attaque est plus en retrait et moins structurée. C'est un poil "dilué", finement astringent et en carence de personnalité. **


Dolcetto d'Alba 2006 : Là encore, un nez pinoteur, d'épices et solaire. Matière pleine, mûre, dense et ramassée. Y'a du jus non d'un mildiou !! Ça glisse, ça vole, c'est très bon. ***(*)


Dolcetto d'Alba 1989 : Nez évolué, de noyau et d'épices. Matière évoluée sur les fruits à l'eau de vie, un poil astringent. Il pinote péniblement comme un vieillard abandonné pendant l'été 2003. DLC dépassée pour ma part... *(*)


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Langhe Rosso 2003 : Un assemblage de terroirs plantés de jeunes vignes de nebbiolo. Nez terreux et aux "grains serrés" (Jull cherche toujours cette notion tellement personnelle et qui cause pas à grand monde pour ne pas dire à personne). Quelques notes sanguines et un côté lourd... L'attaque est tout au contraire aérienne, sur le noyau, un poil asséchante pour une finale acidulée et épicée. **

 

Barbaresco Pajé 2003 : Un 100 % nebbiolo issu de vignes de 45 ans en moyenne. Notes boisées, sanguines de noyau et d'évolution. Attaque fraîche, acidulée, déployant un squelette ponctué d'épices, d'un trait de végétal, de pinot et une finale aux amers saillants. **(*)


Barolo la Roca e la Pira 2003 : Issu d'un terroir mêlant sable et roche qui délivre là encore un pinot langoureux et une sensualité à faire frétiller des calbuts normands. Matière dotée d'une fraîcheur et d'un peps bienvenus. Là encore, l'acidulé joue son rôle de booster pour laisser ce barolo se suicider au fond du gosier, sur une fine astringence et des amers expressifs et longs. ***


Barolo Vigna Ronda 2005 : Réduction et notes métalliques ouvrent le champ. Une entrée en matière soyeuse mais qui sait rester dynamique. Hormis la pointe asséchante, c'est mûr, plein, à la belle rétro

REVEVIN-0836.JPGtrès épicée. ***


Barbaresco Montefico 2004 : Un terroir calcaire qui décline un nez acidulé, pinoteur, profond et métallique. L'attaque est un poil sucrée et molle. Le fruité relance l'ensemble avec efficacité. C'est plein, sur une finale de noyau et aux amers nobles. ***/***(*)


Barolo la Roca e la Pira Riserva 1996 : Près de 12 ans d'élevage pour ce barolo tiré à seulement 850 quilles. Un nez qui fait son âge, sur un noyau puissant et des notes anisées. L'évolution est bien présente en bouche. "Ça noyaute comme un vieux grenache". Un vin qui éblouit beaucoup de mes voisins, mais pas moi. **


Barbaresco Crichët Pajé 1999 : 2400 exemplaires d'une cuvée "haute couture" qui fleure bon le poivre, le noyau et un peu l'hémoglobine. Attaque pleine et sucrée, où le fruit et les épices se disputent dans le palais. Juste un poil asséchant et pas mal.**(*)


REVEVIN-0838_1.JPGBarbaresco Crichët Pajé 1989 : Ce jeune homme de 20 ans propose un air de vieux Languedoc solaire. La matière révèle tout le contraire : un ado plein de fraîcheur, finement sucré, au jus débordant et à la finale épicée sublime. Il a tout pour lui, et pour moi aussi. ***(*)/ ****


Langhe Soléa 2003 : Un blanc composé de 75% de chardonnay et 25% de nebbiolo qui diffuse des notes anisées et de fruits blancs. Fruits blancs, que je retrouve sous la forme de poire, sur un ensemble doté d'une fraîcheur stimulante et finement accrocheuse. ***


Barolo Chinato : Luca aime terminer ses dégustations par cet ovni issu de macération d'herbes dans un vrai Barolo, dont jaillit un clou de girofle prégnant. On aime ou pas, moi j'aime. ***

 

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Une dégustation de 02h30 ponctuée par de nombreuses et riches explications. Luca (dans un français impeccable puisé dans les livres de sommellerie) nous a enchanté par son érudition, sa sagesse, son humour et ses vins d'une finesse et d'une complexité de haut niveau. Les Dolcetto sont d'un rapport qualité-prix imbattable. Pour les Barolo et Barbaresco, comptez entre 50 et 135 euros selon la cuvée.

Une Italie plus qu'étonnante : une Italie épatante...

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Le Savagnin dans tous ses états Acte II

24 Mai 2010, 16:57pm

Publié par Docadn

 

C'est au tour des jaunes d'entrer dans l'arène :


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Vin Jaune  - En Spois - Arbois 2003 - Stéphane Tissot : Le nez confirme bien que nous sommes chez les jaunes. Ce dernier est finement oxydatif et se confirme en bouche. On y trouve même des notes fumées qui donnent de l'ampleur et un joli milieu de bouche. Finale douce-amère et tranquille. **(*)


Vin Jaune  - Les Bruyères - Arbois 2003 - Stéphane Tissot : Là encore, un pif de "là bas dit", mêlant confiserie et du macis selon mon voisin de verre. Cette cuvée me paraît plus austère que sa cousine, REVEVIN-0747.JPGmais dotée d'une puissance

de feu redoutable. Finale épicée et c'est un poil moins ma tasse de thé. **



REVEVIN-0748.JPGDomaine Macle - Château Chalon 2003 : "Pffff quel pif..." Ai je noté et un autre terme que je n'arrive pas à relire... Matière épicée et très prégnante et une austérité qui traduirait la jeunesse de ce dernier. **


Arbois Vin Jaune 2000 - Michel Gahier :

Nez miellé, noyau et fumé. Un attaque douce, fruitée et d'un bel équilibre. Dès que le nom apparaît (aprèsREVEVIN-0749.JPG ma note), je comprends mieux pourquoi j'aime. ***


 


REVEVIN-0750.JPGArbois vin jaune cuvée 1992, Stéphane Tissot :

Un savagnin qui s'est bien fait remarquer.

Nez "plongeant "qui exhale des écorces d'agrumes et des notes lactées. Là encore, une attaque tout en douceur, délivrant une finesse et un soyeux de haute couture. Un vin tout en puissance et dotée de la grâce d'une danseuse étoile... J'ai eu l'image d'une pelleteuse qui dépose un oeuf dans une assiette de porcelaine sans casser ni l'un ni l'autre (bon je sais y'a plus poétique comme vision, mais y'avait un spectacle de pelleteuse à St Jean de Monts, désolé)... ***(*)

PS : l'étiquette, elle claque, non ? Sinon plus sérieusement, je vous conseille fortement de lire les infos d'Olif  (le gourou de cette dégust), sur ce "savagnin

mené à la rouge".

 

Place aux sucres


REVEVIN-0751.JPGL'École Buissonnière 2008 - La Maison de Rose (Vin de Table) - Dominique Grand : un joli nez fruité, miellé, fleuri sur des notes d'élevage et qui laisse transpirer un caractère "chardonnesque". La matière propose finesse, miel et épices, pour un caractère aérien avec 80 g de sr annoncés. C'est pas mal du tout.

**(*)/***


Arbois Solstice 2003 - Domaine de la Tournelle - Evelyne et Pascal Clairet : Nez oxy, une pointe de végétal et son contraire en "surmaturation". L'attaque est relevée REVEVIN-0753.JPG(comprendre "épicée" puissance 4 chez les indiens sensibles), mais laisse une bizarre impression de "cul entre deux chaises". Comme pas fini, et c'est le "pas compris" qui l'emporte au final . *(*)

PS : Olif l'a classé chez les "savagnins surmaturés". Étant un élève discipliné, je l'ai classé dans "les sucres" comme indiqué pendant la dégust. J'ai noté aussi les 42 g de sr.




 


Arbois-Pupillin 2007 L'ivresse de Noé - Philippe Bornard :


REVEVIN-0755.JPGDe nouveau le nez typique d'un chardo et un caractère bien lacté. L'attaque est très acidulée, et déclame un beau citron vert que les antillais marieraient volontiers à un rhum endémique... *(*)


Arbois-Pupillin 1998 - Philippe Bornard : Une cuvée estampillée "PMG"

("Pour Ma Gueule" dans le patois vigneron) au nez tradi et de rancio. Un rancio qui s'exprime ouvertement et agréablement du début à la fin de la gorgée. ***




Arbois 2004 - Mélodie - Stéphane Tissot : Un "savagnin de glace" qui REVEVIN-0756.JPGexplose de clou de girofle et de raisin ( quoi de plus normal pour un vin !!). L'attaque confirme le clou du nez et propose douceur, suavité et une figue fraîche sensationnelle. Un ensemble qui tient du magistral pour un des plus jolis équilibres croisés dans le week end. La précision horlogère de Tissot a encore frappé...***(*)/ ****









 

SulQ 2002 - Jean-François Ganevat (Vin de Table) : On part dans les îles avec des parfums de papaye et de mangue. L'attaque est dynamique, avec une belle acidité relayée REVEVIN-0758.JPGpar le miel et une conclusion épicée et gouleyante qui ne laisse pas sulQ, mais qui assoit bien la chose. ***






Les Bulles


 

  Ça va bien - Philippe Bornard : Un vrai bonbec et de la pomme (le côté nature !!) sur les narines. Une attaque un poil REVEVIN-0759.JPGamère, un ensemble un peu court pour des bulles à la croupe trop généreuse pour mon palais de danseuse après cette transjurassienne version "Ironman" (les triathlètes comprendront la chose, les cinéphiles autre chose aussi...).


Moralité (c'est le renard de Bornard qui m'inspire cette facilité) :

Un panorama pertinent, construit avec intelligence avec des "duos - duels"  où la comparaison (si tant est qu'elle pût avoir lieu parfois) avait un véritable sens...

Une aveugle qui ne fait que confirmer mon attachement à Gahier et Tissot. Ma "confirmation" pour Ganevat et ses vins qui m'avaient déjà mis à l'envers à la Dive.

Ce genre "d'épreuve" qui nous fait dire à chaque fois : "Pourquoi j'en ai pas en cave...".

Le traditionnel troc des REVEVIN a exaucé ce voeu....

Merci à Philippe d'avoir osé cette carte blanche et chapeau au roi Olif (il ne pouvait pas rester dauphin toute sa vie !!!).


La traditionnelle (et rare) photo de famille :

 

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Le Savagnin dans tous ses états Acte I !!

20 Mai 2010, 17:07pm

Publié par Docadn

La saison 7 démarre officiellement en cette matinée du 14 mai 2010. Et c'est le terroiriste le plus fidèle des REVEVIN qui a la lourde mission de nous éclater les papilles et le cortex...

Et il a tout prévu le bougre : tel ce grigri en or massif 24 K à la symbolique bacchusienne * (qu'il caresse sans relâche en invoquant les dieux Arbois et Chalon) censé nous convertir pour toujours au divin cépage...


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Et la complexité du savagnin a poussé notre ambassadeur venu du froid à nous proposer non pas des Ferrero Rochers, ni 10, ni 15 mais 28 flacons de savagnin !!! Autant dire que même la Transjurassienne  à côté de cette dégustation, c'est mémé qu'on promène dans les couloirs de la maison de retraite !!


Et c'est parti :

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Arbois - Traminer 2006 - Stéphane Tissot : Nez minéral, miellé, silex et notes fumées. Attaque ample, fraîche, nette, épicée aux amers bien marqués. Qu'il est difficile d'ouvrir une dégustation surtout quand on est un savagnin ouillé. Ce dernier s'en tire plus que bien pour mon palais à peine éveillé. ***


Arbois - Traminer 2006 - Stéphane Tissot : Un "boisé-toasté" bien marqué et un poil de réduction. Une matière compacte qui finit par s'étirer sur un joli fruit. Mais il manque une troisième dimension à l'ensemble pour le trouver aussi convaincant que le premier... Alors que c'est exactement le même vin ! **(*)


Seul le bouchon diffère. Le 1er avec un bouchon traditionnel, le second avec un bouchon à vis.


Château Chalon (en cours d'élevage) Macle : Qu'il est rare de pouvoir goûter un Château Chalon en cours d'élevage (c'est 6 ans et 3 mois normalement avant la mise !!). C'est ce qui nous est proposé avec ce nouveau duo, avec pour commencer :

CC en cours 2008 : Nez nature, pomme blette, un poil de réduction et une pointe de pharma. L'attaque est en retrait, un poil austère mais immédiatement relayée par un volume et une fraîcheur des plus toniques. Jolie finale épicée et amers vibrants. ***


CC en cours 2005 : Nez prononcé de noix et d'évolution. L'attaque est verdâtre et la finale pas agréable du tout. *(*)


Petit saut chez nos voisins helvètes :


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REVEVIN 0730Heida 2008 - Valais - Collection Chandra Kurt :

cuvée issue des "vignes les plus hautes d'Europe". Superbe nez évoquant un chardonnay exubérant mêlant fleurs et le caillou chaud. La matière est ramassée et sur la poire intense. Toujours cette fraîcheur laissant la place au final à des amers prégnants. J'aime beaucoup. ***(*)


Paien du Valais 2008 - La Cave à Polyte - Jacques Dierner :

nez boisé, solaire et fine réduction. La bouche confirme le réduit du pif. Amer marqué pour un ensemble long et bien épicé. **


Retour en terre Franc-Comtoise :


REVEVIN-0733.JPGArbois - Octavin 2008 :Nez de sucre, fruits à noyau et d'eau de puits. Attaque minérale qui laisse la place à une matière très fruitée. C'est droit, ample finement poivré aux jolis amers prégnants. **(*)

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Arbois - Opus Vinum - Comtesse Almaviva 2008 : nez métallique, eau croupie et de caillou humide. L'attaque est neutre mais linéaire. Il déroule tranquillement son cv, mais cela reste un poil mou et ennuyeux... **


NB : il s'agit du même domaine. Le nom a changé afin de ne pas faire de l'ombre à un prestigieux domaine d'outre atlantique...


 

REVEVIN 0735Côtes du Jura - Novellin - La Maison de Rose 2006 : Nez "mellifère", de fumée et des fragrances de barbapapa. Matière un poil astringente aux amers prononcés, mais d'un équilibre agréable et qui donne envie d'y replonger. ***


Côtes du Jura - Domaine Ganevat - Les Chalasses Marnes bleues 2006 : REVEVIN 0736

Nez profond, dense et épicé. Attaque très fruitée libérant une matière dense, ramassée qui explose en bouche pour laisser filer une lame. C'est net, droit avec "le juste gras", que c'est bon. ***(*)







 

REVEVIN-0738-copie-1.JPGDomaine Labet - Fleur de Savagnin 2001 : Attaque fortement épicée au volume démoniaque. Amer prégnant et finale sur le radis rouge intrigant. Mais c'est too much pour ma pomme. **


Domaine Labet - Savagnin 2001 : Nez "toasté-boisé", pointe de réduction et de REVEVIN 0739fruits blettes. Attaque grasse qui se décline en matière "calme" et longue. Fin végétal et pirouette épicée au final. **(*)


 

 

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Arbois Pupillin 2003 - Maison Pierre Overnoy :

Nez "boisé-grillé". Attaque réduite, fine, droite et qui danse sympathiquement sur la langue... Dommage pour le côté un poil court de l'ensemble. **(*)


Côte du Jura - Domaine Ganevat - Savagnin 99 :

Poire jaillissante et dense. Longueur et sapidité pour une REVEVIN-0742.JPGexpression tout en largeur. Un vin lumineux et antidépresseur. ***(*)


 

 

REVEVIN-0744.JPGCôte du Jura - Clos des Grives 2007 : Joli nez endémique et soupçon de noix. Attaque typique des juglandacées, mais pas très expressive (en retrait). Les amers sont trop appuyés au final. **


 

 

Arbois - Savagnin - Soliste 2004 : Nez intense de caramel au lait et de noix. Là encore l'attaque me semble austère et la finale calquée au REVEVIN-0745.JPGprécédent. **




A peine 16 quilles découvertes... Olif annonce alors les jaunes, avant les sucres et la bulle....


Et le gourou, ben il se marre bien....


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* Bon la vérité, c'est juste pour montrer que le symbole bacchusien en fait, c'est Flipper le dauphin... Je sais pas s'il y a beaucoup de dauphins dans le Jura, mais ça interpelle terrible !!!


A SUIVRE.....

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REVEVIN 2010 : Jérémie Mourat & le Warm Up

17 Mai 2010, 19:57pm

Publié par Docadn

Amis buveurs, mangeurs, marcheurs et lecteurs, heureux de vous retrouver...


Après le périple du grand ouest américain (à venir), Escapades fait comme Passionvinloire , une "reprise en douceur" (allez Lolo reprends donc le clavier).

Cette reprise des activités s'est faite par l'intensif & incontournable week end ascensionniste des REVEVIN  à St Jean de Monts.

Comme (presque) tous les ans, je me rends a cette grande messe bacchique. Et j'affectionne tout particulièrement la pré-soirée du programme officiel où les plus mordus d'entre nous, entamons notamment les festivités sur la carte blanche offerte par les 2 Phil à un jeune talent du coin.


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Pour ce cru 2010, c'est Jérémie Mourat qui a les honneurs de l'ouverture de la 7ème édtion des REVEVIN.

Mourat : une marque et un nom omniprésents en Vendée et dont Jérémie assume totalement l'héritage. Mais ce dernier est venu nous parler de l'aventure du Clos Saint André : Son propre domaine.

Le Clos Saint André, un terroir très réputé (le meilleur dit-on dans le bourg) abandonné pendant près de 40 ans et qui faisait rêver le jeune Jérémie. Il parvient enfin à mettre la main sur cette ancienne propriété de la famille Taittinger en 2006. Imaginez la joie de se voir confier un terroir vierge de tout traitement depuis 4 décennies. Le millésime 2009 est le 1er issu de ce nouveau domaine en démarche naturellement bio.


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Clos Saint André 2009 : Un chenin au nez fleuri, de bonbec et d'eau de piscine (cherchez pas, moi non plus je sais pas à quoi ça correspond, mais ça me fait penser à ça !!). Matière à l'acidité vivace, mais au fruité très expressif. Un poil de sucre et des notes anisées pour une finale poivrée et un ensemble un poil mou. **


Les Terres Quarts 2009 : 2 tries pour ce chenin au nez semblable au Clos mais un poil moins expressif. L'attaque est moins vive. Là encore sur un fil fruité mêlant poire et poivre blanc et qui se termine par des amers puissants et à la longueur conséquente. **(*)


Grenouillère 2009 : Des vieilles vignes de pinot ragoûtant (le surnom local de la négrette) qui livrent un nez fumé, de la crème de fruits noirs, une pointe de graphite et un soupçon de rafle. L'attaque est là encore joliment fruitée, finement asséchante, mais garde un duo crémeux et épicé agréable. ***


Ne manquait que le pinot noir à l'appel. La Grenouillère plut beaucoup au sieur Olif, qui en vida quelques godets tout en grignotant les gourmandises salées de rigueur.


2 Grenouillère plus tard, les soiffards râlent déjà. Et c'est Laurent qui dégaine le premier :


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L'Hurluberlu 09 - Saint Nicolas de Bourgueil - Sébastien David


Un nez de cabernet bien mûr (c'est un oxymore dans ma bouche) et concentré. La bouche confirme le nez. Une grosse matière, moins joueuse et joyeuse que le 08 que j'avais adoré l'an dernier. C'est presque trop sérieux pour un vin de soif (la faute à la carbo un poil poussée ?!), mais bon. ***


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Poulsard Vieilles Vignes 2009 - Arbois - Stéphane Tissot


Là encore, un nez bien mûr et des notes de noyau. Fin sucre à l'attaque et acidulé bienvenu pour relancer la matière. Cela s'avère fort gourmand, avec une fine rafle et de jolis amers finaux. J'aime beaucoup ce véritable vin de grande soif. ***(*)


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Vin de France - Nature - Marc Pesnot - Melon de Bourgogne


Un petit côté cétone, puis poire et fleurs. Le perlant est bien manifeste et laisse un caractère ""pomme et nature" s'exhiber dans le palais. Un amer final au laser. **(*)


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Pinot Gris - Neufchâtel 2008 - La Clavenière - Christophe Landry


Des notes de gingembre et d'anis au nez. L'attaque est perlante, molle, anisée et finement sucrée. Une grosse matière déboule lentement avec son cortège de perlant. À nouveau de bien jolis amers au final. **(*)


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Marceau - Le Blanc 2008 - Vin de Pays des Côtes Catalanes


Un poil de réduction et le duo "boisé-toasté" des cuvées élevées (alors qu'il n'y en a peut-être pas sur cette dernière). La matière est fraîche, marquée par le bois et un poil austère. Mais le caractère complet et la belle rétro épicée en font un joli blanc. **(*)/***


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Henri Milan - Sans Soufre Ajouté


Un petit cadeau de JC  à la communauté. Un nez très prononcé de fruits à noyau et d'épices. Attaque dense et extrèmement fruitée. Un petit côté terreux et la sensation d'une grenache bien mûre (il y en a, ainsi que du cabernet sauvignon et de la syrah). C'est très bon et fort digeste. ***/ ***(*)


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Vin de Table français - Sabonite - Marie-Claude & Pierre Bernard


Joli nez féminin (et un poil maquillé). Matière fraîche et très finement astringente. Bien fait. **(*)


Olif annonce alors la spéciale dédicace au Doc... Je suis tout touché par tant d'attention. Le matin même, j'écrivais sur son blog en me moquant de sa passion du Biolay et lui demandait au passage de ramener un bon gamay.. Ni une, ni huit et me voilà avec :


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Domaine Chahut & Prodiges - Vin de France - La Mule 2008


Des fragrances de prune, de figue et de noyau. L'attaque se fait d'emblée sur la fraîcheur et une amplitude remarquable. Ça "rafle" joliment et c'est d'une gourmandise absolue... J'adore toujours et avec Madame "n'importe quoi" (c'est le second nom de Madame Olif) on liquide la quille. ***(*)


Et seconde dédicace d'Olif pour ma pomme, décidément je suis gâté, c'est mon anniversaire avant l'heure :


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Domaine Chahut & Prodiges - Vin de France - Coup de Canon 2008


Nez profond, rafle, épices orientales et menthol. Là encore une matière totalement gourmande avec juste un caractère plus épicé que la Mule. Voilà l'autre cuvée de Grégory Leclerc que je ne connaissais pas encore. C'est fait.

***/ ***(*)


Et encore merci Olif !!! Promis, je ne dirai plus de mal de Biolay, juste de ses chansons...


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Patapon - Domaine Brisseau - Coteaux du Loir


Un pineau d'aunis au nez "nature", solaire et de rafle. La bouche affiche une jolie fraîcheur et un acidulé hélas gaché par l'acidité extravertie. **


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La Souteronne 2009 - Hervé Souhaut


Tabac et fruits rouges ouvrent le bal. Puis une facette végétale et profonde. L'attaque est finement sucrée, plutôt austère et marquée par un amer qui domine hélas le joli côté "plein" de la chose. **(*)


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Cairanne 2009 - Domaine Alary


Caramel et rafle pour une matière à l'amer très très désagréable. C'est plus que bof. o


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Pinot Gris passerillé - Neufchâtel 2006 - La Clavenière - Christophe Landry


nez de sirop de miel et typé "sud-ouest". L'attaque est suave et l'acidité remarquable équilibre un ensemble fort plaisant. ***


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Richard Leroy - Coteaux du Layon - Les Noëls de Montbenault 2001


Nez ligérien et marocain. J'ai en effet le pif dans un pot de safran de Taliouine. C'est extrêmement prégnant et agréable. Attaque suave, relayée par les épices. C'est juste un poil court et le safran salue une dernière fois le palais avant de disparaître au fond du gosier. ***


C'est sur cette note très orientale que la soirée s'achève (bon il est déjà 01h00 du mat !!) et le lendemain nous avons cours avec le Pr Olif pour une leçon de savagnin...


A SUIVRE...

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