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EscapadeS

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

28 Mars 2014, 06:07am

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes bonjour,

Nous voilà à nouveau réunis en ce dernier vendredi du mois de mars, pour nous épancher sur une thématique aussi large que les branchies d'une sardine du port de Marseille ayant une otite (que les vétos, ORL et autres médecins d'organes parallèles ne viennent pas me gaver le steak devant ce non-sens médical, je suis le Zident, donc j'invente toutes les maladies et les organes que je veux sur la sardine !!).

En tant justement que Zident de cette 64ème édition des Vendredis du vin, j'ai lancé un sujet plutôt casse-gueule, mais prompt à réveiller tous les cocktails saoudiens d'anciens alcooliques anonymes et autres apéros débridés, à la roteuse, de kermesses laïques.

Qu'attendez-vous du vin que l'on vous donnera à boire et à voir demain ?!

Assistez-vous à la dégénérescence de ce "pan de la culture française", ou contrairement à tous les cris "péricolégaciens", voyez-vous de vrais signaux de renaissance de ce dernier ?!

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

Le vin de demain peut-il venir d'ailleurs ?!

Je m'attache à goûter TOUS les "types de vin" passant à proximité de mon gosier.

Pour cela, je n'hésite pas à payer de ma personne, voire dépasser les certitudes (souvent bien franchouillardes) qui occupent les esprits hexagonaux sur la "supériorité des vins français".

Combien d'entre-nous ont plus de 10% de vins étrangers dans leur cave ?!

Je peux lever le doigt en premier, tout en me cachant derrière les prétextes les plus basiques inacceptables pour justifier cette carence !!

J'ai bien quelques breuvages italiens (ramenés d'un périple dans la botte), quelques spécimens allemands, 1 ou 2 pinots américains oubliés, 2-3 cava et tempranillo espagnols, mais rien de "réellement représentatif" d'une pseudo diversité du vin.

La presse se fait régulièrement l'écho d'une énième "revolution-mondialisation" du vin, nous promettant que le vin de demain sera tantôt chilien, tantôt chinois, tantôt argentin, que des vignerons français s'essaient régulièrement à y faire pousser de la vigne.

Le constat est simple : les rayonnages de GMS sont encore bien garnis de ces vins à 2,90 €, quand nos caves sont, pour le moment, loin de suivre ces "paris sur l'avenir".

Aussi, quand je me pose, une seconde fois, la question de "qu'aurais-je envie de boire demain ?"... je sens surtout que je me suis tiré une bonne grosse dum-dum dans le panard avec un tel sujet !!!

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

Alors, dans la panique (je suis aussi de ces imbéciles qui pondent quasi à la dernière minute leurs papelards), je parcours mes carnets de dégustation, pour tenter de retrouver un commentaire enflammé citant "le vin de demain", "le vin en avance sur son temps", "le vin retour vers le futur... tu parles !!

Juste quelques gribouillis signalant de lapidaires "trop jeune", "too much", "à ne pas mettre dans toutes les gueules", "difficile à comprendre", "complexe, trop complexe", "trop trituré, trop travaillé", "encore du cab' franc pas mûr"... un peu comme la cuisine d'un chef qui torture ses plats pendant des années, avant de réaliser que la "simplicité est une évidence tellement compliquée à comprendre et à maîtriser" !!

Aussi, c'est cette "évidence" que je cherche à chaque fois qu'un vin s'offre à mes sens !!

L'évidence de voir mes sens gustatifs comprendre le "message" colporté par cette réaction chimique mise en bouteille.

Je veux que demain le vin soit "sensoriel" et "extatique" !!

Je veux que le vin me révèle ses sens, ses origines, ses racines.

Je veux qu'il livre toute sa complexité naturelle que le sol lui transmet, qu'il ressemble non pas obligatoirement au vigneron, mais au paysage qui l'héberge !!

Mais pour que tout cela soit visible, perceptible, évident, il faut que le vigneron, la vigneronne, le chef de culture, l'ouvrier agricole, le maître de chai, le tonnelier, que toute cette "chaine de vie du vin" comprenne ce que la plante et le fruit dissimulent...

Je veux que le vin de demain soit aujourd'hui en mesure de délivrer son plus bel ADN dans mon verre...

Le Claux 2010 - AOP Côtes-du-Rhône - La Roche Buissière

Le Claux 2010 - AOP Côtes-du-Rhône - La Roche Buissière

Et sinon, par chez nous...

Ces derniers mois, c'est un vin rhodanien (mes racines), composé à majorité de grenache (une autre évidence liée à mes racines), produit par Pierre, Antoine et Laurence Joly à Uchaux .

En agriculture bio depuis la fin de règne de Giscard et ses diamants, voilà un domaine de 18 ha planté de grenache, syrah, cinsault, mourvèdre qui m'offre, avec cette cuvée, des râles de bonheur en balade dans mon gosier.

Je pourrais vous faire une propagande éhontée du secret de cette alchimie, mettant en avant que le domaine masse aux huiles essentielles le dos de toutes les coccinelles présentes dans les vignes, que le déchaussage mécanique se fait après traitement homéopathique et séances d'acupuncture de la herse dont l'acier a été coulé le 3ème jour d'un cycle de 6 jours de Mistral, sur les heures "racine" du premier quartier de la nouvelle lune rouquemoute rousse blonde vénitienne.

Si pour certains, il est important incontournable impensable inimaginable nécessaire de boire ce vin uniquement parce que les rendements sont inférieurs à 50 hl/ha, que le sulfitage à la mise n'est pas systématique, alors je ne peux m'empêcher de penser à une forme de cloisonnement des sens et des goûts face à une dimension plus profonde, mais néanmoins occultée....

Sur ce Claux 2010, c'est l'olive locale qui surgit et envahit vos cloisons nasales.

Quand le breuvage glisse entre vos badigoinces, délicatesse et suavité se bousculent sans violence dans votre palais.

Une fraîcheur immédiate, salvatrice, anime le flot continue des gorgées étonnamment aériennes.

Alors, les épices douces, l'orange sanguine, tour à tour libèrent leurs effluves.

L'ossature orientale, élancée, la "chair" ultra-gourmande, emplie de finesse, à l'équilibre modèle, met à mal tous les poncifs sur les "vins rouges lourdauds du sud" !!

Ce vin est l'évidence de demain !!

Il transpire dans le verre la complexité de ses racines perchées (300-400 mètres), son caractère puissamment élégant, profond, sa gourmandise naturelle, son ADN terrien talentueusement décrypté par des vignerons clairvoyants ...

Voilà, notamment, à quoi je veux que leS vinS de demain ressemblent...

Quant aux vins Devil(s), ils continueront d'exister, surfant inlassablement sur la méconnaissance (parfois entretenue) et les repères-critères économiques et moraux du "client lambda".... même au pays du vin et de la gastronomie !!

LA ROCHE BUISSIÈRE
Route de Vaison

84110 FAUCON

Tél. : 04 90 46 49 14

www.larochebuissière.fr

C'était le point de vue du Zident des 64ème VdV... au plaisir de lire tous vos billets sur le sujet !!

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Restaurant Le 6 Paul Bert à Paris

18 Mars 2014, 21:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Que n'a-t-on pas lu, ou écrit, sur cette rue et de "l'annexion discrète" des pas-de-portes de cette dernière par Bertrand Auboyneau.

Le 6 Paul Bert est le dernier rejeton de la rue, après "Le Paul Bert" et "Le Bistrot de l'Ecailler".

Une salle tout en longueur, une déco à faire se pâmer le touriste moyen américain, qui pense encore que tous les locaux jouent de l'accordéon, en plus d'avoir l'aisselle droite qui sent la baguette molle baladée toute la journée sous le bras...

Restaurant Le 6 Paul Bert à Paris

Le "bobo-précieux-faussement-argenté" s'y sentira forcément à l'aise.

A croire qu'on a pensé à lui, en concevant cet intérieur, mille fois vu, plutôt agréable, un poil "froid" de "bistrot-se-voulant-chic-mais-pas-trop-gardons-l'esprit-populaire-cliché-bois-ferronnerie-mais-pas-de-ballon-de-rouge-à-1,50€-faut-pas-déconner-par-contre-tu-as-droit-à-la-cuisine-ouverte-tendance-oblige".

C'est aéré sur les espaces circulatoires, bien moins entre les tables.

Par chance, nous avons une table de 6, pour 5, un poil isolée, près du bar-comptoir.

Accueil très souriant, pro, juste.

Une formule unique, le soir, à 44 €, pour une séquence comprenant 4 assiettes (entrée-poisson-viande-dessert), avec 3 choix (minimum) pour chaque étape.

Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves
Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves
Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves

Les entrées : Carpaccio de maigre céleri-rave poutargue # Maquereau mariné au citron, mandarine corse et fenouil # Tartare de cerf, blettes, oignons marinés et betteraves

Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés
Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés
Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés
Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés

Les plats maritimes : St-Jacques saisies, soupe de pomme de terre, poireaux et chou # Lotte rôtie, échalotes confites, héliantis et tarama d'anchois # Endives grillées, brocciu, lardo et trévise # Gnocchi aux praires, consommé aux algues et navets fermentés

Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite
Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite
Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite

Les plats terriens : Carré de veau, betterave, cresson et radis # Échine de porc fermier, poitrine croustillante, pissenlit, navet jaune et miel # Pintade rôtie, salsifis, panais et limette confite

Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais
Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais
Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais

Gâteau aux panais, café, glace au pain brûlé et champignons séchés # Ganache chocolat blanc, poire et glace topinambour # Cannoli au citron de Sicile, sorbet au fromage frais

Boire : De Moor - Bel-Air & Clardy 2012 #  Benoit Courault - La Coulée 2010
Boire : De Moor - Bel-Air & Clardy 2012 #  Benoit Courault - La Coulée 2010

Boire : De Moor - Bel-Air & Clardy 2012 # Benoit Courault - La Coulée 2010

Je pourrais vous tartiner l'écran en commentant chaque bouchée, de chaque plat (oui, on a fait tourner nos assiettes, histoires de partager nos miasmes et autres herpès en sommeil), mais non !!

La prestation générale ne souffre guère la critique*.

Le service est réglo du début à la fin, les plats sont tous bons à très bons dans l'ensemble (mentions pour le maquereau, l'endive, le veau, le salsifis).

Toutes les cuissons sont justes, les desserts fort honorables pour certains d'entre-eux.

Mix a judicieusement noté la, forcément lassante, présence des légumes racines et autres légumes oubliés agrémentant l'intégralité du menu.

Mais l'endive, comme le salsifis, ou encore le panais sont redoutables de personnalité dans l'assiette.

La carte des vins est, comme à l'attendu, dans le ton.

C'est à dire bio, aux accents "natures", avec tous les vignerons "stars" que le Verre Volé vend aussi du microcosme en question.

Les coefficients sont par contre moyennement tendres (3 à 4, sur les quilles bues, par rapport aux tarifs cavistes).

Le rapport qualité-prix est cohérent pour la capitale, le soir, au vu du niveau culinaire élevé délivré.

Une adresse fort recommandable...

* Bon, histoire de faire un peu le chieur que je m'étais promis de ne pas être, faut juste qu'ils se calment sur l'aneth et parfois sur le sel.

Le 6 Paul Bert

6, rue Paul Bert

75011 Paris

Tél : 01 43 79 14 32

M° Faidherbe-Chaligny

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Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

5 Mars 2014, 07:06am

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes, alcooliques, alcooliques, assoiffées, assoiffées, soyez les bienvenus pour cette 64ème cérémonie des VdV, alias les Vendredis du Vins !!

Tout d'abord, je suis très honoré de reprendre le sceptre présidentiel 18 éditions après celle menée sur la syrah.

Heureux aussi de succéder à Maïlys, vaillante Zidente des VdV #63 dédiés à la patience, dont la synthèse est consultable ICI.

Vendredis du Vin#64 : Et le vin devint divin... ou Devil !!

Pour ce 64ème rendez-vous liquide, j'ai dû me replonger dans l'historique (conséquent) de cette (désormais) institution pixelisée.

C'est que les thèmes "rassembleurs" se raréfient forcément avec le temps !!

J'avais bien pensé à vous proposer un sujet "technico-pédagogique" comme la FML*, avec l'idée que chaque participant aille faire chier titiller son caviste pour se faire expliquer le principe, puis choisisse une bouteille concernée par cette "réaction chimique" pour nous en donner son ressenti...

*Fermentation malolactique
Source vendredis.wordpress.com (#62)

Source vendredis.wordpress.com (#62)

Puis, j'ai changé d'avis, me disant que ça serait sûrement aussi "sexy" que de proposer une thématique "sur le vin idéal à boire lors de la 7ème journée d'un championnat de district de L'Orne en hockey sur gazon" !!

Alors, j'ai encore réfléchi... puis me suis mis à miroiter (réfléchir-miroiter, t'as vu comment je peux caser un article de salle de bains à un lectorat égaré sur le bas côté...) sur "l'avenir du vin"...

Source www.blogduchampagne.fr (vous noterez bien le lieu dudit débat et la présence du Pdt de l'ANPAA !!)

Source www.blogduchampagne.fr (vous noterez bien le lieu dudit débat et la présence du Pdt de l'ANPAA !!)

Sujet inépuisable, les bastons frictions ne manquent pas sur la toile et ailleurs !!

  • Presque pas un seul trimestre sans voir le combatif Bon Vivant et le pugnace Olif s'embrasser fraternellement sur la bouche après avoir bu un vin naturel conventionnellement pas déviant mettre sur le "ring des débats" leur(s) dogme(s) leur vision personnelle et assumée du vin et de la viticulture !!
  • Quasiment pas une semaine sans lire des saillies des "anti-tout" contre les "pro-rien" et visse le bouchon, non du liège sinon rien vice et versa... le vin !!!

Doit-on revenir en arrière ?!

Faut-il refuser d'aller de l'avant ?!

Le bio est-il la seule alternative pour "sauver le vin et les vignerons" ?

Faut-il "refuser les progrès, même au nom de la santé publique" ?!

Faut-il "revenir aux fondamentaux de la viticulture, parce que c'est justement une question de santé publique et d'avenir" ?!

Qui a raison ?!

La déviance sera-t-elle le seul goût alternatif de demain ?!

Assiste-t-on à l'avènement d'une standardisation des vins dits naturels ?!

Les prescripteurs sont-ils tous à la solde des lobbies de ces affairistes du raisin industriels du vin, de la presse, ou des généraux nord-coréens puristes du pif naturel ?!

La standardisation du goût du vin existe-t-elle réellement ?!

Quel avenir pour les "bons vignerons" qui ne savent pas vendre leurs vins ?!

Doit-on préférer, par éthique pure sans écouter ses sens, un vin "naturellement barré" à un vin chimique "conventionnellement cohérent" ?!

Une vigne labourée par un Percheron d'1,2 tonne donne-t-elle forcément un meilleur vin que celle qui a vu un tracteur de 25 balais dans ses rangs ?!

Est-ce que l'évolution de nos goûts influence réellement les vignerons dans la conduite de leurs vignes ?!

Les chinois feront-ils des vins notés 110+ vendu à 2,99 € avant 2022 ?!

La vigne a-t-elle un thème astral biodynamiquement parlant ?!

Parker peut-il être autre chose qu'une marque has been de stylos ?!

Bettane et Giboulot sont-ils foncièrement différents ?!

Le Qatar produira t-il un liquoreux halal en août 2029, pour le vendre au gobelet (en cuir siglé Coco Ibra) dans les tribunes climatisées du PSG en septembre de la même année ?!

Le vin est-il clitoridien ou vaginal ?!

Tout bois, tout inox, tout béton ?!

100% fûts neufs ou Argus forestier ?!

Source marketing-chine.com

Source marketing-chine.com

Pour vous, que sera le vin de demain ?!

Derrière ces questions, volontairement provocatrices et réductrices pour certaines, débiles pour quelques-unes, sincères pour d'autres, se cachent de vraies interrogations !!

A quoi le vin de demain devra-t-il "ressembler" pour vous convaincre dans votre passion ?!

Y'a t-il à votre connaissance des vignerons qui font déjà le vin de demain ?!

Va-t-on dans le mur, ou passerons-nous à travers ?!

Et le vin devint divin... ou Devil !!

Tel est le thème des Vendredis du Vins #64, dont nous attendons toutes vos copies, saillies, diatribes, théories du genre, discours, thèses, antithèses et autres essais d'anticipation pour le vendredi 28 mars prochain sur vos blogs respectifs et/ou sur la page FB des Vendredis du Vin.

A vos vins, vos claviers, vos inspirations, vos peines, vos joies, vos (dés)espoirs, vos doutes et vos certitudes...

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Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

2 Mars 2014, 09:34am

Publié par Docadn

Bonjour,

3 ème et ultime étape du marathon angevin bachique des Greniers St-Jean, version 2014.

Nous nous étions quittés avec la maison Nikolaihof, domaine allemand autrichien avec lequel nous avions débutés la matinée dominicale.

Place aux ligériens avec, pour poursuivre, Vincent Carême (absent lors de notre passage).

On nous propose Le Peu Morier 12 et sa jolie mâche, suivi par Le Clos 10, plus tendre, plus fin aussi.

Brut 11 a la bulle tonique, des amers appuyés, quand L'Ancestrale 11 a une bulle plus finement "calibrée".

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Tous les vins nous sont présentés par Michel Autran, sympathique vigneron à la tête de 3,5 ha sur Vouvray (plus quelques parcelles "en cours de récupération").

Il en profite pour nous faire déguster Les Enfers Tranquilles 12, à l'acidité et vivacité de bon aloi, quand la version 13 (encore en cuve) est une très belle promesse à venir...

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III
Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Cap à l'est, avec le volubile Stéphane Tissot, dont la Mailloche 11 affirme une immédiate puissance, couronnée de finesse et de caractère poivré.

En Spois 07 affirme une finesse encore plus soutenue, des amers très expressifs, à l'étonnant cumin en finale.

La Vasée 07 est plus retenue, quand Les Bruyères 07 donnent dans le "tourbé écossais" !!

Pour finir, le 1er Château-Chalon du domaine (07), à la finesse d'un En Spois, au caractère déjà affirmé d'un grand Jaune, avec un grand J, comme la Marque Jaune (qui n'en porte pas toujours un, de grand J) !!

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Chez Josmeyer, un Pinot (blanc) 12 relativement frais et gourmand, juste devant un H12 (vieilles vignes d'auxerrois) devant lequel mon carnet est resté muet.

Kottabe 12 (riesling) affirme plénitude et finesse poussées, quand Pierrets 11 fait dans le cliché pétrolier, avec moins de "sr qui traînent"...

Hengst 11 est plus large que long, bon au bout du compte.

Gri-Gris 12 (rassemblant tous les pinots) est un poil myopathe tendre, quand Folastries 12 fait dans le gaz et le litchi (pas anormal pour un gewurztraminer, concernant le dernier cité).

La version Grand Cru Hengst 08 affiche aussi une tendreté peu excitante, alors que pour finir, le Pinot noir 12 s'exprime entre fraîcheur et une finale un poil asséchante.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

Chez Baudry, Chinon 13 balance déjà fruits et matière mûre, très mûre, pour ma pomme.

La cuvée Domaine 12 donne dans la fourrure des "vins natures-bios-au-plus-près-du-terroir", quand la bouche se révèle nette, pleine, au crayeux marqué, aux épices explosives.

Grézeaux 12 est plus souple, toujours crayeux, au caractère "vendange entière" malgré l'égrappage revendiqué....

Clos Guillot 11, malgré sa réduction prononcée, dissimule une très jolie matière.

Pour finir, Croix Boissée 11 donne aussi dans la craie le "stylo pour tableau noir", sur un registre serré et salivant à la fois.

Greniers St-Jean à Angers, édition 2014 volume III

La très "courue" Ferme des 7 lunes (Jean Delobre très patient avec les êtres humains moins poilus que nous autres filles, moins avec d'autres) nous présente tout son casting, avec un St-Joseph 11 très frais, à l'oxydation "ménagée", quand la même version en 08 affiche 10 g de sr, un nez plus "nature", un "caractère oxydatif" plus tranché.

Du côté des rouges, St-Joseph 12 (mise de 3 semaines) verse dans la tapenade, quand la bouche ultra-fruitée laisse de sensationnelles impressions !!

Le "1er quartier" de cette cuvé St-Joseph 12 (n'insistez pas, je ne me souviens absolument pas à quoi correspond cette dénomination) est plus austère, quand Chemin Faisant 12 est un fantastique jus, caressant sûrement mieux les sens qu'un onéreux gadget d'un Dorcel Store.

Une surprenante et très jolie série au domaine Le Mas de mon Père, avec Cause Toujours 12 (grenache-cinsault) gourmand, M comme je Suis 11 cohérent, quand la version 12 (100% merlot) se fait plus suave et finement végétale.

C'est Comme Ca 12 (carignans centenaires) délivre une superbe matière, face à la franche austérité de Partez pour le Rêve 11 (cab' franc/cab' sauvignon), puis Insolite 11 (pur malbec) à l'étonnant crayeux de ce jus issu des grès.

Une bien bien pourrie pour finir !!

Une bien bien pourrie pour finir !!

"Je me termine" en Roussillon, au Domaine Jean-Philippe Padié, où Calice 12 (carignan) expose ses fruits gourmands, Petit Taureau 11 (carignan-syrah) son joli jus épicé, puis pour conclure, un Ciel Liquide 09 remarquable.

Ligne d'arrivée, ouf, on embarque le verre dégueu habillé aviné, une soupe et au lit...

Merci Les Greniers, merci les vignerons, merci Sim et Oxyboldiman !!

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