Partager l'article ! Renaissance aux Greniers St Jean Acte III, épilogue...: Dernier volet de l'édition 2011 et dernière matinée pour ma part, en ce lieu vraiment ...
Dernier volet de l'édition 2011 et dernière matinée pour ma part, en ce lieu vraiment sympa.
Il est 10h00 pétantes, tous les vignerons ne sont pas aussi ponctuels que la veille. Le dîner semble avoir joué les prolongations pour certains...
Début des hostilités avec le domaine Mélaric (Saumur).
Une mise en gueule avec Globules Roses 10 (un cab' franc de pressurage) à la jolie bulle et aux amers bien intégrés.
Billes de Roche 09 propose une belle densité, une acidité remarquable, quand le Clos de la Cerisaie 09 apparaît plus tendre, mais toujours honorable.
Billes de Roche 08 balance un superbe nez, une matière souple, bourrée de finesse qui s'exprime crescendo, un coup de coeur.
Cerisaie 08 pour finir, là encore avec un nez extraordinaire, mais une bouche demi-corps quand la finesse répond encore présent.
Une belle découverte, un domaine jeune, un couple dynamique (installés depuis 3-4 ans de mémoire), fort prometteur.
Petit saut chez Chaffardon pour goûter son unique blanc disponible. Un Anjou 08 au nez top, ensemble gras, très épicé, mais impression finale d'un vin "en dedans".
Un autre saut chez Olivier Pithon, pour tremper nos badigoinces dans une D18 2009 (parcellaire de grenache gris & blancs) à la trame serrée, grasse et finement sucrée.
Laïs 08 (maccabeu-grenache gris fifty-fifty) me paraît aussi serré, pommadé, aux amers appuyés. Pas le frisson chez Pithon !!
Sur les conseils du J-C : "Va voir Rateau, j'ai vachement bien goûté à Millésime Bio...". On est allé voir le sympathique moustachu.
Une Grande Châtelaine 09 simple, finement sucrée et épicée.
Les Couchérias 08 sont très largement supérieurs. C'est ciselé, gras et aérien (un peu schizo quoi).
Les rouges sont par contre vraiment très décevants. Merci J-C, j'aurais mieux fait d'écouter Scénic'man...
Un long arrêt chez Zélige-Caravent. Une belle entrée en la matière avec Résidence d'Eté 09, joli cinsault de soif.
Zazou à Zanzibar 08 (carignan-grenache 50/50) s'avère très gourmand.
Velvet 08 (syrah-grenache-carignan) m'hypnotise les narines avant de dévoiler sa matière aérienne ravageuse.
Fleuve Amour 06 (grenache-syrah 80/20) dégage un visage solaire, sauvage, sur un squelette solide et agréable.
La Nuit d'Encre 08 (100% alicante) nous perd, quand la version 07 affiche une vivifiante fraîcheur.
Un domaine découvert pendant le festival Véronique Courjault La Dive 2010. Enfin goûté dans des conditions normales, un domaine très recommandable (sur les rouges du moins, les blancs m'ont fait moins d'impression).
Une visite chez l'Hurluberlu de St-Poivron Nicolas de Bourgueil : Sébastien David.
La version 10 de l'Hurlu explose de groseille et de cassis sur une structure solide, aux arômes finement viandés.
Endémique 08 (la lettre E de PATRIMOINE SD) est droite, nette, encore un poil serrée mais déjà très prometteuse.
Kézako 10 (la nouveauté-test avant la reprise des terres familiales) est une petite tuerie soyeuse et terriblement gourmande.
Le Vin d'une Oreille 08 est encore dans sa gangue de bois mais transpire déjà la petite dentelle liquide... V'là du
vrai bon Cab' franc !!
Un pas sur le cô té, pour apprécier le perlant Au suivant 10 et les Joues Rouges 10 de la Coulée d'Ambrosia.
Les blancs me laissent indifférent, quand le Pedro Rabernet 05 (avec lequel Jeff Chené m'avait tanné l'an dernier aux Anges vins à Nantes), avec ses 300g de sr et ses 8°, est enfin à la portée de mes lèvres. Verdict : un homicide presque parfait.
Nous restons dans les sucres en revenant chez Juchepie avec une Passion 06 (150 g de sr) à la fraîcheur et à l'équilibre immenses.
Chez P. Delesvaux le SGN 08 (200 g de sr), au nez grandiose, est ferrique et l'acidité inouïe.
Déjà l'heure des jaunes. Olif me (re)guide chez l'horloger des vignes : Tissot.
En Spois 04, Arbois 04, Les Bruyères 04 défilent délicatement sur mon palais.
Je suis épaté par leurs finesses déjà accomplies (c'est très jeune pour des jaunes !!). Rien d'oxydatif, rien d'anesthésiant (je fais même pas de la lèche, j'étais le premier surpris), souvent fruité, parfois malté.
Le W a été élevé dans un fût de whisky en provenance du célèbre (et très controversé) Couvreur.
Pas encore de nom pour cette cuvée. Olif & mézigue susurrons un "Jaune i Walker" car le "Jaune i Couvreur" imposera certainement des royalties (le premier aussi pour le coup)...
L'Arbois 03 de chez Pignier n'est pas en reste côté amabilité. Nous finirons par le frais Arbois 02 du Domaine de La Pinte.
Les papilles à peine marquées par ce voyage dans l'est, nous terminons par La Ferme des Sept Lunes avec Jean Delobre.
Glou 08 me scotche littéralement. Il y a du Romaneaux-Destezet (Hervé Souhaut) dans cette cuvée de syrah.
Le VDP 09, le St-Joseph 09 et la version sans soufre ne me feront pas redescendre du nuage. Gros coup de coeur (oui, je sais Bébert, tu en vends, t'as bien raison, c'est vraiment très bon).
Fin de la session. Le Limousin a préféré reprendre la route plus tôt pour ménager sa monture capricieuse. Olif est juste chaud pour attaquer (sans chiens ni traîneau) la banquise souterraine de La Dive.
Quant à moué, je boucle ce tour de France viticole de qualité, avec le seul regret de ne pas avoir regardé les mains (paraît-il démentes) de Michel Guignier...
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