Ce coup ci c'est le mien !!
Petite pause dans mes écrits pour fêter mon anniversaire (je suis arrivé le jour de la fête des mères et 40 printemps plus tard c'est le lendemain de la même fête). après une escale sur l'ile de
Batz (que je détaillerai plus tard), je me vois convié à l'une des grandes tables du monde (il a intégré ce prestigieux cercle de 146
adresses cette année) : Patrick Jeffroy. C'est le 28 Mai 2000 que ce dernier à repris "l'hotel de La falaise". Il y a installé 12
chambres avec vue sur l'océan et un restaurant à la vue tout aussi éblouissante.

Un apercu du panorama de notre chambre (l'ile verte). Cette dernière est classique, agréable, confortable et bien équipée.

Prenons donc le chemin de la salle du restaurant pour nous asseoir et assister au spectacle culinaire maritime. Nous ouvrons le bal par un blanc de blanc de chez Gonet savamment dosé tout en explorant le bottin des vins. La sélection est plutôt intéressante et
elle laisse la place aux "dits petits vins" à des prix très intéressants. Je me laisse faire et suis les recommandations du sommelier sur sa proposition face au menu choisi. Ces derniers
portent le nom d'embarcations et s'étalent entre 36 (déjeuner) et 119 euros. J'embarque sur un cormoran (bateau de petite plaisance de 1922) à 87 euros. Et c'est parti pour presque 3h00 de
croisière.

L'éclair à la langoustine est délicieux, la crème au citron et oeufs de saumon est délicate, la tomate cerise en pomme d'amour gouteuse et la chantilly de la verrine avocat-betterave au wasabi
frais est remarquable de puissance et de juste dosage.


Il s'agissait d'une seule entrée "double", la langoustine est cuite au millimètre et les mousserons parfumés et justes fondants. Idem pour le troncon du bleu des océans. Une réserve sur le foie gras parfaitement cuit mais hélas pas dénervé.Les asperges sont croquantes & fondantes.

Le filet de bar est extraordinaire (en même temps c'est mon poisson favori donc pas très objectif) de texture et de finesse. Le beurre d'herbes frâiches m'épate. C'est puissant et doux à la fois (je ne veux même pas savoir la dose de beurre pour réaliser une telle texture). La marmelade est classique. Une très belle interprétation d'un prince de la mer.


Un des meilleurs desserts gouté a ce jour. Le chocolat est divin, les gariguettes au top, et le sorbet cassis acide et sucré comme je l'aime.

Ah j'oubliais et avec tout ça nous avons découvert et aimé :

Un nez comme je les déteste, peu expressif, pas avenant du tout, la litière de chat quoi !!. En bouche c'est d'une complexité folle. C'est gras, complet, pas trop boisé et minéral. Il s'est plié à chacun des plats, sans les écraser ou se faire écraser (comme l'aurait peut être fait un bourgogne destination vers laquelle j'avais fait mon choix au départ).Un bon choix de notre sommelier encore merci.
La soirée parfaite s'il n'y avait pas eu ce mariage (déplacé) dans un tel lieu. La trentaine de convives aux décibels de bal de village de fin de soirée auront gaché ce grand moment gastronomique. La remarque fut faite le lendemain à Me Jeffroy qui pris note de ne plus renouveller cette expérience désagréable pour les autres tables. Patrick Jeffroy était aux manettes (ca nous changent des chefs en "délégation permanente" dans leurs cusines) et avait la lourde charge de ramener tous les plateaux vides de service en cuisine. Si je dois rajouter un petit reproche, c'est peut être la touche un poil trop classique de sa cuisine de haut vol.Les notes de wasabi frais, wakamé et autres algues Nori sont presque trop discrêtes aujourd'hui. Le restau semble être en voie d'agrandissement les travaux sont en cours... La nuit fût très calme et le petit déjeuner en salle avec le soleil enfin de retour fut le final de cette parenthèse enchantée...