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EscapadeS

Restaurant Richer à Paris

21 Mars 2013, 07:17am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

Nouvelle "escale-flash à Paris" (1 soirée), pour des retrouvailles avec un vieux collègue de goulot (et autres vices associés), après "13 ans de rendez-vous ratés"

L'occasion de nous raconter enfin nos vies, autour d'une des nombreuses tables "branchées" qui fleurissent (et fânent) aux frontières des arrondissements toujours "tendances" que sont les IXème et Xème... 

 

N'étant qu'un péquin de l'ouest, je ne suis pas à la nanoseconde "l'actu des restos", comme d'autres suivent le mercato des masseurs de cuisses gauches sur France Football !!

Trouver un resto libre un lundi soir est aussi un autre problème. C'est certes surmontable, mais les choix sont plus restreints qu'à l'accoutumée. Aussi, après avoir tenté de décrocher, en vain, une table à L'Albion, c'est Richer qui nous offre l'asile stomacal.

 

Selon mes 18 secondes de recherche sur le net, c'est un certain Charles Compagnon, sommelier de formation, qui est à l'origine de cet "ex-rade en angle" à la croisée des rues Richer et Faubourg Poissonnière.

Ce même Charles est aussi "l'auteur" du très couru L'Office, logé dans la même rue, quasiment en face de notre table du soir. 

 

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Il est vingt-heures passées, quand nous entrons dans Richer. Déco relativement dépouillée, doublée d'un éclairage au "chauffe-plat version Barry Lyndon discount".

Une prédisposition à la nyctalopie est un plus pour slalomer entre les tables sans se niquer une hanche bousculer les clients. 

Tout absorbés par nos retrouvailles, nous mettons un temps certain pour choisir nos plats. Les serveurs sont souriants, peu intrusifs, patients.

Ils ont juste le défaut d'être quasiment tous des clones physiques de Romain Tischenko, à savoir peser 21 kgs, porter des jeans taille 8 ans, tout en arborant une laborieuse barbe-duvet depuis 4 ou 10 ans...

Pour autant, au-delà de ce casting d'anorexiques pileux, ils nous laissent deviser tranquillement, avant de prendre nos commandes. 

 

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Carpaccio de daurade, noix, moutarde violette et raifort

 

Une entrée vraiment pas mal, visuellement gourmande (que l'éclairage minimaliste ne sert pas), aux bouchées toniques, équilibrées, à la fraîcheur évidente.

Mon collègue F. est plus circonspect sur sa "crème de haricots noirs, oeuf de caille poché, écume vin rouge et lard". Son amie D. avait, de mémoire, opté pour "l'artichaut barrigoule, burrata, olives et parmesan", conforme à ses attentes.

Puis vint un enchaînement digne d'un relais jamaïcain de 4x100 entre l'entrée et le plat : un serveur enlevait nos assiettes des entrées, quand un autre nous déposait les plats dans la foulée !!

 

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Caille rôtie, croustillant de cuisse, purée de céleri et tétragone

 

Là, c'est le cassage de gueule, tout relatif soit-il !! Rien à redire sur la cuisson et le moelleux/croustillant des 2 morceaux proposés. Mais l'ensemble manque de "relief", de "caractère"... c'est relativement neutre, sans personnalité !!

Sans vouloir intellectualiser la chose, ce plat ne me "cause pas". F. enchaîne son deuxième "bide" (même plat). D. avait opté pour un satisfaisant "bar rôti, pommes de terre, poivre, herbes".

 

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Crème prise au citron, financier pistache, perles du Japon, menthe

(désolé pour la photo super pourrie, grâce à cette lumière sûrement très "étudiée")

 

Le baroud d'honneur du repas, avec ce dessert complet, à la crème vraiment bien foutue, aux perles bienvenues, au financier dans le ton. Le point fort de la séquence. 

 

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Un service en douceur (sauf quand les plats sont délivrés en rafale), une carte des vins courte, assez curieuse, forcément jeune (le raccourci explicatif fait par le "sommelier" m'a  fait ricaner sourire*, mais bon, s'il le dit, c'est que c'est vrai, c'est lui le "sommelier" !!), aux tarifs d'appels et coefficients "raisonnables".

Le Côtes-du-Rhône 11 du domaine des Espiers (22 €, quasi coef 3 prix caviste) était à l'attendu : tonique, jeune, à la rafle expressive !!

Des entrées entre 8 et 9 €, des plats s'échelonnant entre 15 et 19 €, desserts au prix unique de 7 €. Ambiance calme, dîner en dents (élimées) de scie. 

Une relative déception pour cette table, aux tarifs corrects, manquant un poil de relief et d'homogéneité. Avis partagé par les locaux, qui m'ont promis d'autres horizons plus prometteurs dans le quartier...

Encore merci F & D pour cette soirée... 

 

Richer

2 rue Richer

75009 Paris

Tél : 01 48 24 44 80

 

* "on a des vins jeunes, c'est normal, il faut aller dans les étoilés pour trouver des vins à maturité...". J'en pouffe encore !!

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Ayla 13/02/2015 00:10

Même expérience au Richer: la seule fulgurance fut bien celle du passage express de l'entrée au plat. Mention spéciale au dessert qui, comme dans leurs deux autres enseignes, était très bon. La carte des vins ne m'a pas déplu avec un Chassagne-Montrachet Morgeot 2006 d’Henri Germain excellent. Mais le sommelier ne nous a pas trop fait rire, il nous a pressé d'écouter ses conseils, chose que ses descriptions aussi expéditives que la carte est dactylographique ne facilitait pas. Outre la lumière pourrie je trouve la déco du Richer et de ses annexes assez chiante.

Gros Mangeur 01/04/2013 23:01

Bonjour, je m'occupe de Libé food. J'aimerais beaucoup vous rencontrer. Vous avez mon mail. A bientôt j'espère,
Jean-Bernard

christian.salaun 21/03/2013 23:07

allant réguliérement à paris , je me base sur les commentaires du blog 716 (remarquable, et jamais décu)
pour lorient , je confirme le poulpe à midi
cordialement
christian

Docadn 22/03/2013 17:01



Bonjour,


Je tenterai ce fameux Poulpe bientôt alors !!



JCfromLivrS 21/03/2013 16:47

Bonjour monsieur the flasher,

Non mais sincèrement, y a k'à Paname que tu trouves des nazes pour croire ces conneries de ressemeleur ?!
Déjà kon a tendance à les boire trop jeunes, tous les pifs !
Et sinon, tu marches quand ?

Le coucou à mr Alain T.

Docadn 21/03/2013 18:35



Hi mister "Lucky Luke du billet pif",


Non, je te rassure, y a les mêmes par chez nous (des 2 côtés de la table !!). Oui, c'est vrai, on les boit souvent trop jeunes, mais là c'est au "cul de la cuve" quasiment !! Sinon je marche le
mardi soir et le samedi matin gars, tu veux viendre ?! Sans ça, je serais comme toi "période d'avant que tu avales ton ténia"  !!


La bise qui pique



AlainT 21/03/2013 07:48

Dans la même veine, tu as aussi les sommeliers (et plus généralement la plupart des restaurateurs "fous de vins") qui t'en font des tonnes sur l'indispensable patience pour apprécier les grands
crus, mais qui te les présentent à leur carte dès la mise ! De temps en temps, pour une raison qui m'échappe, ils croient bon d'ajouter pour tel ou tel millésime, la mention "en vieillissement" !

Docadn 21/03/2013 18:30



Salut Alain,


Oui, le "cérémonial" face à la carte des vins me gave menu... T'es souvent pris "pas mal de haut", genre, "tu comprends rien, laisse-moi t'expliquer la chose" ou bien "un pinard, c'est une
affaire trop importante, pour être confiée seule à un client". Vu que je ne la ramène jamais, juste pour voir le côté pro du gars ou de la fille en face, je suis souvent confronté à des "démos de
salon de la gastronomie" avec tout le discours qui s"y rattache assez pénible... Bon là, j'ai même pas relevé tellement c'était comique... Donc, conseil à tous : si vous voulez boire des vins "un
peu évolués ou à maturité" faut aller dans les macaronnés, parole de sommelier !!