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EscapadeS

Articles avec #anjou

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

6 Février 2016, 18:04pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Au lendemain des Pénitentes, nous tentons aussi une première incursion dans le salon estampillé "rock en bouche" (c'est moi qui le surnomme ainsi).

Les Anonymes se veut un salon dédié aux talents de demain, à ceux qui n'ont pas encore, ou n'auront jamais, les moyens financiers ou médiatiques d'accéder aux grands salons voisins...

Une seule condition : être dans la mouvance nature-bio-biody-permaculture et aimer les shampoings pour castors.

Je m'attendais à un peu plus de "dreads-clopes roulées-anneaux écarteurs", mais nos hipsters des Pénitentes sont encore là !!

Si je me suis taillé une solide réputation dans les choix souvent risqués l'éclectisme des vins que je goûte et achète, mon collègue de goulot est beaucoup moins aventureux dans ce domaine. L'exercice qui va suivre va renforcer cette conviction.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

10h15, c'est déjà la cohue dans les salons Curnonsky !! On annonce près de 300 tickets vendus en 15 minutes !!

Nous errons quelques minutes, tentant de repérer quelques noms familiers, puis de nous arrêter au "bar vigneron".

L’entame se fait avec Sébastien Fleuret et son "Refaire le monde" 14, au fin sr plutôt intégré, à la finesse évidente.

"Léon 14" (semi-carbo) glougloute naturellement, sur fond de raisins bien mûrs et épicés.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Un petit tour chez Lilian Bauchet, qui semble enfin "respirer" avec son nouveau domaine, aux dimensions (3,5 ha) plus adaptées.

"Point d'Orgue" 13 se goûte sec, presque austère en l'état, avec une volatile "limite".

"D'une Rive à l'autre" 14 (habitant d'un côté, ses vignes sont sur la rive opposée de la Saône) offre un léger perlant, associé à une typicité toute "beaujoloise".

Pour finir, "Amor Fat" 14 donne dans la grenadine, le juteux enthousiasmant et une finale aux jolis amers.

4 cuvées normalement dispos, mais la dernière était "sur le flanc" selon son géniteur.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Détour par Péchigo (Sylvain Saux, 1,3 ha en rouge, 1,2 en blanc), avec un carignan 13 perlant, mûr, très souple, un mauzac 09 poivré, puissant aux amers limites, puis pour finir, une cuvée 08 à dominante de chardo, juste imbuvable en l'état, malgré la sympathique finale miellée.

Chez Bouju (absent, sûrement débordé à fermer un carton), une "Violette 14" juteuse, à la fine volatile, alors que "Brutal 14" est bien plus net (syrah/gamay 50/50).

Julie Brosselin (ex-Le Petit Domaine) s'est lancée toute seule, comme une grande !! Son grenache 14 a le nez qui déboite chafouin, une bouche oxy, une finale épicée moins sauvage.

Son cinsault 15 respire la carbo et glougloute sans efforts. Son "Rue d'la peste" 15 (carignan/syrah) offre un généreux jus, à la jolie finale.

"Queue de comète" 15 (mourvèdre/cinsault 50/50) est simple, plein, mûr, là encore joliment juteux.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Grosse série chez Pierre Boyat, avec pour démarrer, "Les Cabanes" 15 (très jeunes vignes) d'une netteté modèle, adossée à une évidente gourmandise !!

"Bois de Lune" 14 a une volatile ravageuse, une matière "rock de chez rock", "Noir de Rouge" 14 offre des tannins rugueux, la version "bois" a une volatile encore plus prononcée.

"Les Rennes" 14 (sur granit) est simple, le St-Véran 14 très épicé et plein, le même sur 13 est plus bordeline, quand le 12 (2 ans de barrique) délivre un voltage à ressusciter Cloclo et le King simultanément, le tout sur un fil"rock barré nature débridé".

Partons dans le Jura, avec une salvatrice découverte postée juste à côté de Lilian Bauchet : Didier Grappe.

Le savagnin ouillé 14 "poire comme un ch'nin", c'est net, très gourmand pour "dé-Lignac-iser" l'expression.

Le "Chant Rouge" 11 (chardonnay) balance un curry puissant au nez, quand la matière file bon train, sur l'amande, entre les badingoinces.

La bulle de "Clash" (vin mousseux de qualité selon l'étiquette) malgré un joli crémeux, laisse une impression brouillonne dans son effervescence peu rectiligne (chardo/savagnin).

Un rouge pour finir, mariage improbable de pinot noir-trousseau-chardonnay et poulsard qui glougloute de plaisir.

Julie Balagny est toute rouge, dynamique et ne manie pas la langue de bois !! Quand c'est barré, elle assume et le reconnaît !!

Son Beaujolais 15 est simple et pas mal, le MAV (moulin-à-vent) 15 très perlant, à la matière nette, "Pestiféré" 14 l'est moins que son nom.

Retour au "bar du vigneron", pour une escale chez Joseph Paillé, qui en a fini avec L'Anjou !! Le voilà désormais Roussillonnais depuis septembre 2015 !!

Le Domaine Benastra proposait un Côtes-du-Roussillon 15 (syrah-grenache et ??, j'écris mal bordel), déjà fort aimable, Benastra 15 (syrah-grenache-mourvèdre, tiens c'est lisible là), au métal jaillissant, au jus expressif, puis pour finir la gamme magenta, un 100% grenache à la finesse palpable, sans lourdeur, malgré le côté très mûr du jus.

Un Benastra blanc 15 pour finir (maccabeu-chardo), juste, fin et frais !!

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Pierre Borel bosse sur un jardin de 2 ha à Bourgueil. Il n'en vit pas encore totalement, pourtant le résultat montre qu'il mérite d'y consacrer tout son temps !!

Son Bourgueil 12 (éraflé) a profité d'1 an d'élevage, se goûte comme une jolie carbo, glissant sans peine jusqu'à la glotte toute heureuse de cette vinothérapie de qualité.

La version 11 montre déjà des signes d'évolution, savant mélange de douceur et de rugosité !! De plus, les prix sont abordables (en direct, comptez moins de 10 €).

Chez L'Escarpolette (Yvo Ferreira), on sert en "chaussettes doigts" sur un piédestal en carton !! Un blanc 15 qui muscate (forcément y'en a), frais, aux sr évidents. Brutal 15 (ils sont plusieurs vignerons à éditer une cuvée Brutal, avec la même étiquette), pète de fruits rouges, tout en restant sec et frais. Escarpolette 14 renifle la "carbo évoluée et sucrée", alors que son cinsault 14 respire la plénitude et la générosité d'un jus. Sur la version 13, des arômes de viande grillée occupe une matière à l'impression, là encore, d'évolution rapide.

Soyons honnêtes, si mon collègue de goulot a grimacé quelques fois, j'attendais aussi un pourcentage plus élevé d'effluves inspirés d'écuries normandes !!

Par contre, on ne peut passer sous silence certaines volatiles débridées, voire carrément délirantes, plus ou moins assumées par leurs géniteurs !!

Les Anonymes, un happening moyennement taillé pour les "radicaux-centristes du vin" comme moi, même si de bonnes surprises s'y dissimulent habilement.

Force est de constater que ce salon plaît assurément à un public venu en (grand) nombre, dont une majorité était déjà présente aux Pénitentes !!

Billet écrit sous rhume XXL, pendant que d'autres collègues de goulot me narguaient avec leurs quilles et leurs plats pour la Xème LPViade BzH à Rennes !!

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Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

17 Décembre 2015, 12:52pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin de la balade angevine, avec l'autre étoile montante du paysage viticole local : Thibaud Boudignon.

Cet ex-judoka, membre du Pôle France, a troqué le kimono contre le sécateur et le mustimètre il y a déjà presque une décennie.

Diplômé d’œnologie (il raconte qu'on lui a demandé de se taire et de suivre les cours lors de sa "reconversion"), notre ceinture noire débute au Château Olivier (Pessac-Léognan), avant de tâter du pinot noir chez Charlopin.

Puis ce sera le Domaine de la Soucherie en Anjou, avec un poste de directeur d'exploitation, qu'il occupera jusqu’à la fin de cette année 2015, pour mieux se consacrer à son propre domaine, crée en 2008 (1ère récolte en 09) désormais "mature" !!

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Thibaud nous reçoit dans un chai splendide, résultat de travaux qu'on devine dantesques. Ce trentenaire, au look d'hipster, parle aussi sereinement que Pierre Ménard.

La pipette s'impatiente déjà, au boulot !!

D'emblée, Thibaud nous balance "l'Anjou Domaine 15", élevé en fûts neufs. Un nez puissant, très "bourguignon dans l'esprit", avec cette impression de raisins bien mûrs. Une matière immédiatement précise, nette, à l'acidité très haute, comme déjà en place, comme déjà très grand. ***(*)

Nous enchaînons avec "la fin de presse" Les Gats, toujours en 15. Un nez très réduit, plus "angevin dans l'esprit", à l'attaque vive, aux amers vibrants. **

La version "pleine" Les Gats 15 offre un nez élégant, au fruité de fou... un monstre pour les sens... et la bouche. ***(*)

A Françoise 15 (Anjou) délivre des effluves élégants, précis, une bouche diablement structurée, vive (pas de malo), aux amers, là encore, longs et vibrants. ***(*)

La même cuvée, sur une barrique de 500 l, offre un perlant conséquent, assortie d'une plénitude et d'une dimension monumentale ***(*)/****

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Place aux savennières !!

Les Fougeraies 15 (barrique Gauthier Frères) hume la fraîcheur et une finesse modèles, quand le jus se pare d'une élégance, d'une délicatesse qui confèrent à un silence de recueillement et de contemplation. ***(*)/****

Le Clos de la Hutte* 15 (Stockinger) est olfactivement très réduit, mais le vin est "plein", frais, au "train de sénateur" qui file tranquillou au fond du gosier. ***

La version "4 vins assemblés" du Clos de la Hutte 15 (barrique de 500 l) louche vers Fougeraies 15 au nez, alors que la bouche est d'un équilibre hypnotique, où quand King Kong danse son 1er ballet étoilé !! ****

Nous balayons furtivement 2014, en démarrant par l'Anjou 14, au nez de crème brûlée, rond, "gras et opulent", un poil tendre à mon goût, aux jolis "amers polis". **(*)

Les Fougeraies 14 fait dans "l’archétype local", avec une pointe de consensualité étonnante par rapport au panel goûté. **(*)

A Françoise 14 me fait mentir, par la somptueuse délicatesse, la droiture et son profil "traçant". Finale très salivante. ***(*)

Une dégustation exceptionnelle !!

Des vins d'une rare précision, aux squelettes parfaitement équilibrés, où le bois est au service du vin.

Thibaud Boudignon est un vigneron à la "passion tranquille". Derrière un calme quasi olympien, se cache un vigneron qui n'a pas perdu sa fougue de sportif.

Il plante 1 ha par an, forme et travaille avec un "repenti de la restauration", fourmille d'idées, teste des dizaines de barriques.

De grands projets sont en cours pour son domaine (nouveau chai au milieu des vignes) !! Des ambitions forcément coûteuses, avec une idée fixe sur l'optimisation des flux et des process que son implantation lui oblige à repenser !!

Thibaud Boudignon ne reçoit pas les particuliers. Il a fait une exception pour nous (nous étions nous-mêmes accompagnés d'un vigneron).

Il ne fait pas les salons, avoue détester cet exercice.

En quelques millésimes, Thibaud Boudignon a, pour moi, piqué le cul réveillé l'appellation Savennières sur ses grands secs !!

Si on parle très souvent d'Eric Morgat comme "premier coup de trompette", Thibaud Boudignon sera le cor de chasse qui suit...

Les 15 risquent d'être des monstres qu'il faudra très rapidement récolter piller chez tous les bons dealers.

Les tarifs sont aussi ambitieux que le bonhomme.

Comptez, de mauvaise mémoire, 19 € pour l'Anjou domaine, 27 € pour la cuvée "A Françoise", 36 € pour "Les Fougeraies"...

Thibaud Boudignon
13 chemin de la monnaie
49170 Savennières

* nouvelle cuvée en Savennières, pas d'indication pour le tarif !!

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Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

29 Novembre 2015, 18:05pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Petit week-end dans les vignes angevines, avec un casting de vignerons établi sur un critère simplissime : la curiosité... et la dispo aussi !!

Avec 3 autres collègues de goulot, nous nous retrouvons, pour démarrer le marathon des crachoirs, à Vallet, hameau "collé à Faye d'Anjou".

Depuis quelques mois, la glouglousphère "buzze" bruyamment sur un jeune vigneron, au point d'en avoir fait quasiment le "phénomène angevin de l'année 2015" !!

Des avis dithyrambiques qui n'ont pas manqué d'aiguiser la grande curiosité des mes coreligionnaires.

Moi, je ne suis pas difficile, tant qu'on peut picoler déguster découvrir, je suis partant !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou
Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

C'est sur la propriété de ses parents que Pierre Ménard élabore, à part, ses propres vins depuis le millésime 2013.

Sur les 25 ha exploités (en chimie "tradi" pour la coopé) par ses darons, Pierre Ménard a "isolé" quelques ares de vieux chenin (85 ans) planté en coteaux sur argilo-calcaire et schiste. Il soigne désormais 7 rangs sur le lieu-dit "Le Quart des Noëls", avec une approche axée sur les principes de la biodynamie.

En parallèle, il exploite aussi quelques arpents de sauvignon quinquagénaire, sur coteaux de schiste itou, quelques hectomètres plus loin et plus haut (au Clos de la Roche).

A peine 1/2 ha cultivé en tout, quand il compte rapidement en exploiter 4 dès que possible !!

Ingénieur de formation, Pierre Ménard a bourlingué en Nouvelle-Zélande, en Hongrie et dans le Bordelais, avant de revenir sur la "terre de ces ancêtres".

Accueil souriant, voix douce, c'est une version couillue de Fifi Brindacier qui nous emmène directement sur la parcelle de chenin, pour échanger sur les pratiques et l'approche de "sa viticulture" avec le Gros Jull Sorcier du Compte-Marc !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour au chai (en fait, sous la maison des darons, dans le garage), pour passer aux travaux pratiques.

Laïka 2014 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : robe très brillante, élevage de type "fût neuf d'obédience bourguigonne" marqué au nez. L'attaque confirme le boisé, dominant mais pas caricatural, la matière est plutôt "sphérique", très charmante, à l'amertume et à l'équilibre nets. Même étiquette découverte, aucun "marqueur" archétypique du sauvignon. C'est très bien foutu.

Le Quart des Noëls 2013 - Anjou : Là encore, l'élevage domine le nez, même si de sympathiques agrumes se fraient un chemin jusqu'à mes parois nasales. Une attaque "enrobée" (malo partielle, 0,8 gr de sr), compacte, puis salivante en fin de bouche, qui monte crescendo (longueur remarquable). Finale un peu éthérée au fil des gorgées, sur de petites notes de champignons.

Le Quart des Noëls 2014 - Anjou : nez "boisé" plus discret que sur les 2 premiers vins, "plus chenin" dans l'expression olfactive. Matière très finement boisée, plus aérienne que 2013, plus demi-corps aussi, très épicée, portée par une splendide finale, quasiment "chardonnesque dans l'esprit", ciselée, très fine, glissante... qui n'arrive quand même pas à faire fléchir, au global et à ce stade, ma préférence pour 13 !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Pipette à la main, nous entamons le "cycle des barriques".

Laïka 2015 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : poire monstrueuse au nez, matière très flatteuse, en cours d'élevage (20 gr de sr estimé, 11°).

Le Quart des Noëls 2015 - Anjou : nez acidulé, flaveurs de pomme verte, matière nette, à l'acidité savamment salivante, très gros vin en perspective.

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour aux flacons.

Cosmos 2014 - Coteaux du Layon : abricot et safran boxent valsent au-dessus du verre, puis le quatuor "fraîcheur-suavité-digeste-équilibre" tatoue le petit nectar aux 135 gr de sr, à l'acidité un poil consensuelle pour ma pomme qui aime le "tranchant", surtout dans les "sucres".

Et moi qui voulais du "tranchant", je vais être servi avec ce Verjus 2015.

Pour rappel, le verjus est élaboré à partir des jus acides des raisins encore verts.

Dans notre cas, Pierre Ménard exploite les fruits issus de sa "vendange en vert" (cette dernière consiste à couper le "surplus de raisins" pour mieux réguler le rendement des ceps, tout en assurant une maturité potentielle plus favorable pour les raisins restants), en la valorisant sous la forme d'un verjus, usuellement utilisé en cuisine (pour déglacer, notamment).

Nez intense de rhubarbe, à l'acidité haute qui fait presque recroqueviller mes poils de tarin !! En bouche, on doit frôler le pH 0 1 !!

L'acidité est très très haute, énorme même, très plaisante en l'état avouerais-je.

La rhubarbe signe autant la bouche que le nez.

Pierre Ménard commente sobrement chaque vin avec des infos claires, pragmatiques et engagées. Il écoute sans ciller nos remarques de découpeurs de prépuces d'hannetons. Il a une l'humilité de rigueur avec ses 2 premiers millésimes, malgré le "déferlement" de louanges dans la glouglousphère... et il est plutôt sympa en plus !!

Reste des tarifs déjà "ambitieux" (14 et 21 € respectivement pour son sauvignon et son anjou, 8 pour le verjus... 22 pour son sucre).

S'il est vrai que ces vins respirent déjà une pureté, un éclat et un équilibre qui souffrent peu la critique (avec des 15 qui risquent de "casser la cabane"), la grille tarifaire est déjà "mature", surtout pour le chenin !!

A 15 €, j'aurais sauté comme une antilope narguant un vieux lion fatigué pour vanter l'excellence du rapport qualité-prix.

A 21 €, ma préférence pourrait aller, hiérarchiquement, sur d'autres vins... ailleurs !! Il n'en demeure pas moins que la relève est bien là... et qu'elle a pas envie de manger des cailloux !!

Merci encore à Pierre Ménard pour la générosité du temps consacré à 3 amateurs (et un pro) parfois enclins à geindre sur certains prix !!

Domaine Pierre Ménard

Vallet,

49380 Faye d'Anjou

www.facebook.com/domainepierremenard

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LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

22 Mars 2015, 22:02pm

Publié par Docadn

Bonjour,

14 ème rendez-vous des amateurs de la dive bouteille, dans notre QG rennais Un Midi Dans les Vignes.

Notre petit cercle de picolos, toujours assoiffé, s'attaque à la "plus longue aire de jeu du vignoble hexagonal", j'ai nommé La Loire !!

Une exploration que nous ferons par étapes, en remontant le fleuve, même si des satellites un peu excentrés risquent d'être oubliés dans nos scans dégustatifs.

Honneur donc à la Loire Méridionale, pas la plus sexy pour les buveurs d'étiquettes snobs du vin, (dont je me défends d'être, en vouant une SINCERE adoration pour le muscadet), qui va nous réserver des surprises de taille au fil de ces 15 16 candidats.

Tous les vins sont bus à l'aveugle.

Maïté Ligeron nous a concocté un déjeuner qui essaie de coller au plus près aux apports (communiqués un poil tardivement pour imaginer Ze menu raccord).

C'est sur sa demande que nous démarrons par les rouges.

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Bretesche 1387 - Brut Nature - Jérémie Huchet :

Un "pétillant" en guise de warm up, à la bulle quasi invisible, exhalant fruits jaunes et fin sucre. La bulle est extrêmement fine, nerveuse, à l'amertume un poil marquée, quand la matière donne une sensation de sucrosité semble bien mûre. C'est globalement pas mal fait. **(*)

L'Aunis Etoilé 2013 - Deboubertin (Stéphanie Debout et Vincent Bertin) - Vin de France :

Le nez m'évoque un pinot noir dans un premier temps, avant de rebondir sur une macération carbonique évidente. La matière est fraîche, sur les fruits rouges, un poil crayeuse, avec une finale "pas très droite". Dommage pour cette dernière, car l'ensemble aurait fait un joli pineau d'Aunis très gourmand. Mais comme aurait sûrement dit Pierrot Deboubertin, qui a failli remettre au goût du jour les JO de la picole en 1253 : "l'important, c'est de participer d'en boire"... **(*)

253 Cuvée Surclassée 2011 - Philippe & Françoise Gourdon - Vin de France :

Un très joli nez de fruits rouges, alors que la matière est d'emblée austère. Un fruité dense (fraise) s'extirpe d'un jus définitivement rigide. La gourmandise finit par s'imposer difficilement sur une matière à la souplesse d'un mormon qui enterre sa vie de garçon à Las Vegas. **(*)

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

La Grange aux Belles - La Nina 2010 - Vin de France :

Nez hyper fruité, annonçant une gourmandise à tous les étages. L'ensemble est juteux, très mûr, équilibré, charnu et d'une intense buvabilité. Les pisse-froid analystes trouveront ça "un poil mûr", mais non, c'est juste très bon, sur un domaine qui avait perdu un peu de mon estime sur les derniers millésimes. ***(*)

Château Perray Jouannet - Vignobles Laffourcade 2011 - Anjou :

Nez typé de "cab' franc à l'ancienne", à l'astringence et au végétal de "déchausse-gencive" (si un dentiste peut me donner le nom exact de cet instrument de torture). Un apport de "La Mouthe", seconde caution féminine de notre assemblée et première participation remarquée avec cette daube cet achat à l'aveugle. 0

Domaine Langlois Château - Vieilles Vignes 2003 - Saumur :

Là encore, un nez typé de cab' franc, à l'attaque massive, boisée, "serrée-fermée", qui finit par imposer une consensualité gustative convenue et plutôt flatteuse. L'acidité est plutôt élevée pour un 03, mais vu que c'est Maël qui ne l'a pas amené, mais qu'il me faut un coupable pour reprendre le flambeau de "la bouteille pourrie que tout le monde insulte et qui te vaut une lapidation à la figue molle". *

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Domaine St-Nicolas - Le Poiré 2008 - Fiefs Vendéens :

Nez très expressif, complexe, métallique. Un jus à l'acidité haute, trèèèèès gourmand, au coefficient de torchabilité trèèès élevé. Tout le monde rame pour placer une négrette sur ce joli vin très joueur. ***(*)

Marc Pesnot - Chapeau Melon 2013 - Nature - Vin de France :

Une des 2 bouteilles du Boss, endossant avec joie le rôle du "punk à crête" par ses apports souvent "grunge métalcore d'obédience hair metal". Un pif de champignon (non hallucinogène), qui tourne pleine poire. On sent le "peu protégé", caractère "Crocs en bois de cagette Max Havelaar et sarouel en chanvre traité en préparation 501". Quasi bourguignon en bouche, hyper "rock décadent". Contrat rempli pour cette bouteille. Merci Christophe !! *(*)

Domaine Michel Brégéon - Muscadet 2004 :

Changement de registre avec ce muscadet assez réduit à l'entame, qui poire aussi intensément. L'attaque est délicate, fraîche, à l'acidité modèle, d'une rondeur très élastique. Un mayennais (en mode rougeaud qui a chaud depuis le début des hostilités) est surpris, à la découverte de l'étiquette, qu'un Muscadet puisse lui donner une demi-molle être aussi avenant. ***

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Pithon-Paillet - Clos Pirou 2013 - Savennières :

Joli nez complexe, anisé, qui hurle "melon de Bourgogne", alors que c'est un chenin !! Attaque fraîche, nette, aux amers saillants, simple, bien foutu, mais pas de quoi se relever la nuit... surtout en découvrant son pédigrée !! Forcément trop jeune, mais prometteur. **/**(*)

Domaine Jo Pithon - Les Bonnes Blanches 2004 :

"Le keupon sans moumoute" revient avec un second blanc au caractère olfactif "oxydatif" qui nous emmène presque en Jura !! Un autre mayennais (moins rougeaud que son cousin) y trouve même de la crème brûlée, pas déconnante pour le coup.

La matière est nette, sans caractère déviant, puissante, en mode "oxydatif ménagé" modèle. Pour moi, le "meilleur blanc sec" de la série. ***(*)

Domaine du Closel - Clos du Papillon 2003 - Savennières :

Un nez de Lactalis yaourt, au bouchon évident... mais nous ne sommes que 2 à le ressentir. Ensemble rond, assez tendre, pas mal, mais bouchonné pour ma pomme. NN

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Collection Privée des Frères Couillaud - PM 2004 - Vin de France :

Le traumatisme de "la bouteille foirée" est encore vivace !! Je "joue ma vie" en servant avec une certaine appréhension mon apport.

Pas de bouchon, pas de vin barré, ouf !! Ca pète d'ananas (petit manseng, eh oui, y'en a là-bas aussi) au-dessus du verre, quand la bouche reste "propre" devant l'aérien et le fruit délicat du jus en question. J'y décèle quand même un côté demi-corps qui n'en fait pas le délice absolu attendu. ***/***(*)

Domaine de Montgilet - Les Trois Schistes 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un coing puissant, une figue, une datte, mais un ensemble court et un peu pataud qui déçoit l'assemblée et son donateur. *(*)/**

Domaine de Montgilet - Le Tertereaux 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un liquoreux pour finir, sur le même millésime que son prédécesseur !! L'acidité est plus tranchante, équilibrant bien mieux l'ensemble **(*)... mais mon crayon se fait vagabond, je décroche, avant de plonger une petite cuillère dans un verre contenant un nectar de Didier Chaffardon "titrant" 700g de sr (1° d'alcool de mauvaise mémoire) tout simplement phénoménal ****

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire
LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Ainsi s'achève ce 14ème opus breton qui, derrière des préjugés bien ancrés, doit son succès à l'impeccable logistique assurée par Bernard et Annick, sans parler de l'accueil et la générosité des Ligeron.

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La Table d'Anjou à Tiercé

12 Février 2015, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du week-end angevin, avec une nouvelle table au tableau de chasse de votre baffreur serviteur.

Cathy et Thierry Michelet sont les heureux propriétaires de La Table d'Anjou, qui a ouvert ses portes en juin 2012.

Deux ligériens de "souche", aux parcours de globe-trotters de la fourchette et du verre à pied.

Honneur à Cathy, qui après des débuts en Allemagne et en Angleterre, a vu sa carrière "décoller" au Bristol, puis au Camélia à Paris (en tant que sommelière), avant de devenir chef-sommelière à "L'Atelier Joël 50 nuances de Robuchon".

La Table d'Anjou à Tiercé

Pour Thierry Michelet, un parcours pas moins "honteux". Apprenti chez Didier Vidus (Au Val-de-Loire à Les Rosiers/Loire), il enchaîne chez Jean Criton (Fontevrault l'Abbaye), avant de "monter à la capitale".

Taillevent, La Présidence de la République, Le Meurice, Le Georges V, Camélia (Bougival), Le Négresco, chef-adjoint à l'Espadon (Le restaurant de Ritz)... que des petites maisons anonymes en fait !!

Un petit tour à Biarritz (Grand Hôtel Loréamar), un autre "coup de main" à La Ribaudière (Bourg-Charente, étoilé Gros Rouge), avant de poser son sac à Tiercé, comme un retour aux sources nécessaire après des années à "bourlinguer".

La salle est déserte à notre arrivée. Elle est d'une blancheur presque trop clinique à mes yeux !! Cathy Michelet est au service, épaulée d'un serveur un poil timide.

Grignotages

Grignotages

Elle nous propose un "menu composé à partir de son marché", soit une séquence entrée-plat-dessert à 39€ (avec 2 plats et 3 desserts au choix) pour ce samedi soir de janvier.

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Une séquence de très bon niveau, avec son foie gras juste rosé, ses St-Jacques sur le fil et son bouillon délicieux.

Une réserve sur le cookie, pas gégé, qui gâche la bonne idée du dessert.

Une attente un poil longuette entre l'entrée et le plat. service souriant, pro et discret.

La carte des vins montre tout l'intérêt porté aux crus locaux et voisins, avec une préférence pour les "bios"(on a l'impression d'être aux Greniers St-Jean, mais assis), malgré quelques coefficients assez discutables.

La Table d'Anjou à Tiercé

C'est donc un "Entre Deux Voyes" 2011 du P'tit Domaine de Richard Desouche (un peu moins de 40 balles sur table) qui a remporté l'appel d'offres de la soirée.

Si je me suis déjà extasié devant le rouge du domaine, je ne peux que faire l'éloge de ce chenin à la très bonne tenue gastronomique... mais à la distribution hélas trop ténue pour en remplir sa cave !!

En conclusion, une jolie table (que les parigots qualifieront de "cuisine provinciale") excentrée, où un couple aux cv de cadors s'applique à distiller une cuisine inspirée, sans tomber dans les travers d'une branchitude ennuyeuse et pleine de non-sens.

La Table d'Anjou

Cathie et Thierry Michelet

16 rue d'Anjou

49125 Tiercé

Tél : 02 41 87 99 63

www.latabledanjou.com

restaurant@latabledanjou.com

EDIT décembre 2015 :

établissement signalé fermé fin 2015 !!

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Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

21 Novembre 2014, 18:35pm

Publié par Docadn

Suite et fin de la balade ligérienne.

Après Richard Leroy à Rablay sur Layon, nous remontons le cours de la rivière pour une "révision" au Domaine Mélaric sis à Les Verchers sur Layon.

J'avais rendu visite à Aymeric Hillaire et Mélanie Cunin l'année précédente, pour une jolie séance "terrain-cave" brillamment animée par Aymeric.

A la fin, ce dernier nous avait invité à revenir dans son "futur chai", histoire de "décrypter les jus fermentés en gestation dans la typicité des parcelles exploitées", soit grosso-vino "une dégustation sur fûts et goûtage des parcellaires" !!

Toujours privés de notre "Jamel limousin" (qui avait rencontré l'amour au détour d'une galerie marchande, lors de notre périple précédent chez les Mélaric, ndlr), nous retrouvons avec un peu de mal notre petite barrique de Rochecorbon, paumée avec sa roumaine de charrette dans la campagne angevino-saumuroise...

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Nous avons déjà démarré les hostilités, quand notre hipster à gilet albanais arrive enfin...

Nous démarrons par les blancs, tous encore en fûts.

Fontenelles 13 : représentant 90 ares, cette parcelle voit son jus élevé en barriques. Une puissante acidité jaillit d'emblée, adossée à un jus pas moins tonitruant. Très fruité, aux accents "Granny Smith" marqués. A ne pas mettre dans toutes les cavités buccales. ***

Le Fossé 2013 (surnommé localement "le Poyeux D'Argentré", d'une surface de 1,4 ha) offre un jus exotique, immédiatement gourmand, aux amers puissants, à la longueur splendide, extatique. ***(*)

Saumur - Billes de Roche 13 (fond de quille tirée du fût, sol limon-argile) : nez de compote de poire, bouche hyper fruitée, un poil serrée, s'ouvrant à l'aération (étonnant pour un fond de quille diront les trolls plus suspicieux), prenant une rondeur (non Jull, pas toi, le vin) moins excitante. **/**(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (issu de la parcelle dite "les fruitiers", composée de vignes de 45 ans) : jus "souple", à la matière très mûre, à l'acidité quasi mordante, rééquilibrant justement l'ensemble. **(*)/***

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (parcelle dite des "13 rangs") : un jus marqué par un sucré et des amers soutenus. Pas trop ma came en l'état. **

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Et vlà ti pas que notre Vedel nous dégaine son Compte Marc 13 - Vouvray (mise du 21/06/14, soit quelques heures auparavant, si mon stylo n'a pas fourché !!) : nez un poil fermé, dont la matière, aux allures glycérinées, se fait gifler en chemin par une salvatrice acidité aux aguets... **(*)/***

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Aymeric poursuit le pipetage au gré des barriques et des cuvées...

Saumur - Billes de Roche 12 : bouche compacte, nerveuse, pour ce lot suspecté de flaveurs de "goût de souris" dont les vignerons traquent les origines et redoutent la présence plus ou moins temporaire (plutôt moins que plus !!). Seuls les palais (très) habitués semblent déceler rapidement ce défaut... NN

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (en 3 services barriques) : nez droit, net, frais, un poil rondouillard, mais fort bon. ***

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (barrique Taransaud) : boisé marqué, matière d'abord caressante, puis rapidement vive, très salivante, aux amers précis. ***/***(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 11 : nez de terre humide, matière complète, un poil rondouillarde, surtout derrière le dernier Cerisaie 12 étonnamment tendu. **(*)

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Au tour des rouges !!

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 13 (parcelle de 40 ares, malo non faite) : un jus frais, à la framboise extravagante, asséchant en finale, mais qui "gloute" déjà fort bien. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 13 : matière joliment poivrée, qui "gamayte" par moments. Là encore, ça "gloute" bon, ça glisse terriblement. ***/***(*)

Aymeric commente chaque lot par le travail effectué à la vigne. Il a coeur de projeter au mieux, en cave, tout le travail et toutes les observations faites sur le terrain.

Il avoue avoir vraiment "senti" le changement dû au "travail des sols" depuis 2012...

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 12 (parcelle dite de "La Goutte") : nez et bouche archétypiques du cab' franc. Déjà pas mal en place, même si je ne cours pas après cette typicité. **/**(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 12 : matière très fruitée, mais déjà plus austère, au potentiel tout de même assez prometteur. **(*)/***

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 : un poil "tendre-molasson", crayeux, qui gloute encore aisément. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 11 (2 ans et demi de barrique) : attaque plus élégante que BDR 11, crayeux encore plus appuyé, au poivre noir final puissant, équilibré, très beau. ***/***(*)

Nous quittons les fûts pour les bouteilles.

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 (presse - barrique du Clos Rougeard) : net, serré, très salivant. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 10 : d'une finesse immédiate, à la généreuse gourmandise. ***/***(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Cerisaie 09 : matière très mûre, à l'amertume pointue. Pas super sexy en l'état. **

Pour finir, Aymeric nous propose son premier et dernier "non sec".

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 13 : fine acidité, à la fluidité modèle. ***

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 11 : nez flétri, au rancio prononcé, un délice sans limites, à la finale de figue et de café interminable. ***(*)/****

Saison après saison, vendanges et millésimes se succédant, Mélaric assimile la richesse et la diversité de ses terroirs et les vins qui y naissent, avant de s'épanouir.

Le travail des sols, l'observation des "résurrections végétales" qui en découlent, le tout drivé avec un pragmatisme d'une intelligence rare, dénué de dogmes et autres dérives gustatives, que l'on observe hélas parfois, issus d'un "non-interventionnisme appliqué", même quand "la nature" est malveillante avec la vigne.

C'est les lèvres bien hydratées que nous quittons les lieux, non sans avoir fait quelques courses pour soi et un caviste lui aussi "accroc" du domaine...

PS : il est toujours amusant de lire les impressions comparées, avec certaines cuvées déjà goûtées l'an dernier, lisibles ICI.
Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Domaine Mélaric

25 rue du Château

49 700 Les Verchers sur Layon

Tél : 02 41 50 70 96 - 06 64 81 23 27

www.vins-melaric.com

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Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

9 Novembre 2014, 17:19pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Il est des rencontres, des moments, qui même 5 mois après, restent "vivaces comme si c'était hier"...

Un week-end entre Rablay-sur-Layon et Les Verchers sur la même rivière, pour voir ou revoir 2 vignerons ligériens passionnés et passionnants.

Nous sommes en juin dernier.

Le vieux nous fait une crise de goutte routard des chais est resté cloué en Limousin à cause d'une jamelisation d'une immobilisation spontanée de son bras, nous laissant le motard dégarni et aveugle Ifif et moi seuls rescapés pour rendre visite à Richard Leroy.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon
Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Ce dernier est encore sur "Les Noëls de Montbenault" quand nous arrivons.

Nous y retournons, pour "essayer de comprendre" les caractéristiques et la force de ce "mamelon" dominant Rablay/Layon, considéré historiquement comme la meilleure "parcelle" locale.

C'est d'ailleurs sur les conseils des "anciens" que Richard Leroy avait acquis cette dernière, lors de son installation en 1996.

Il est devenu, depuis, une des références absolues des chenins angevins, en plus d'avoir été "croqué" par Davodeau et filmé par Bodin !!

Mais foin de digressions, Richard nous explique brillamment pourquoi il travaille en biodynamie, vulgarisant pour les ignorants que nous sommes, ce que cette dernière a apporté à ses vignes et ses raisins.

Sans le couper, nous serions encore aujourd'hui à décrypter la 11 657 ème feuille de vigne (morte depuis), le 114 879 ème morceau de rhyolite, ou la 134 683 ème motte de terre de la parcelle.

Richard Leroy exploite près de 3 ha sur Les Noëls de Montbenault (2 ha) et Les Rouliers (1 ha) en bas du coteau.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Nous retournons au "chai-garage" pour les travaux pratiques.

Tous les vins de Richard Leroy sont élevés en barriques.

L'ayant rencontré en 2005 (dernière année où il produisit des liquoreux), il se posait beaucoup (trop ?!) de questions sur ces dernières.

Il en a testé une palanquée, avant de s'arrêter sur certains modèles dont la chauffe et la structure lui convenaient enfin !!

Et comme il n'y a pas de hasard, son fils vient de démarrer une formation de tonnelier.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Tous les vins de Richard Leroy sont produits en "vin de France" depuis 2008.

Quelques notes prises à la volée, dont la précision reste proportionnelle à mon stylo parkinsonien et à ma mémoire très souvent défaillante.

Les Rouliers 2013 (Barrique Damy) : net, droit, à la poire extravagante, aux amers splendides. Ca démarre fort. ***/***(*)

Les Rouliers 2013 (Barrique Chassin) : plus souple que son prédécesseur, à l'acidité plus marquée, à la malo "en cours" très marquée, à la réduction peu flatteuse. **/**(*)

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 1) : volumineux, au peps puissant, long, large, non dénué d'une étonnante souplesse au vu de sa puissance. **(*)

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 2) : attaque et amers puissants, finale très salivante. ***

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 3) : réduction notable, ensemble fruité, délicat, salivant, à l'acidité tonique, aux amers sans fin. ***

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique neuve) : plus fermé, moins volumineux que les 3 cousins précédents. **

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Richard Leroy commente non pas son vin, mais le monde du vin et ses paradoxes.

Il pose quelques bonnes questions. Notamment sur le nombre de vignerons qui "aiment" le vin.

Il ne parle pas de ceux qui "aiment faire du vin"... et qui ne boivent jamais celui des autres. Un peu comme un horloger qui fabrique ou répare des montres mais n'en porte jamais, ou qui ne s'intéresse pas au travail des autres (interprétation personnelle)...

Combien de vignerons fréquentent les cavistes ?!!

Peu, trop peu, selon ses "sondages" auprès des dealers fréquentés !!

Aussi, il échange plus volontiers avec des vignerons "amateurs de vin" au sens noble du terme !!

Voilà effectivement un détail qui ne m'a jamais effleuré le cortex !!

Nous poursuivons les TP.

Les Rouliers 2012 (mise en bouteille le 23/04/13- noeud lunaire) : d'une "tendreté" immédiate, un poil dissocié, à l'acidité tranchante au départ, pour retomber dans un "train de sénateur" subitement assoupi... **/**(*)

Les Noëls de Montbenault 2012 : monolithique, un poil fermé, aux amers marqués, sur le fil. **

Les Noëls de Montbenault 2011 : nez classique, bouche immédiatement suave, salivante, assez rondouillard... qui s'élance tout à coup, gagnant au fil des gorgées une certaine élégance (pas assez "ouvert"?!).**(*)

Les Noëls de Montbenault 2010 : nez de vernis, acétate, presque "jurassique" par moments. Attaque "mûre" mais tendue, puissante, aux amers nobles et vibrants. ***

Les Noëls de Montbenault 2005 : nez "local", bouche souple, ample, fluide, sans aspérités, finement poivrée, aux arômes tertiaires délicats, toujours debout (youpi, il m'en reste). ***/***(*)

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon
Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Mais notre vigneron est un insatiable "goûteur'.

Un vigneron qui aime le vin, les vins, tous les vins...

Si un certain Thomas Foubert (de passage au caveau ce jour) nous a offert un très joli Clos de la Carizière 12 (melon de Bourgogne) droit, net, fruité, pétri d'une élégance folle ***, Richard Leroy nous a aussi offert :

Saumur 2010 - Domaine du Collier : nez d'une finesse immédiate, miellé, délicat, matière à l'acidité poussée, équilibrée, tranchante, terriblement bien foutue. ***(*)

Nous concluons ce "marathon des caves" en 03H00 et des brouettes, écourtant, à regrets, cette passionnante séance pour cause d'un autre rendez-vous.

Oui, sachez-le, une rencontre avec Richard Leroy démarre à l'heure... mais se termine selon ses envies... rarement ténues !!

Si j'avais déjà passé une soirée (à table) avec le bonhomme, j'ai découvert, ce jour-là, un vigneron encore plus passionnant que ses vins.

C'est l'approche "vinosophique" et les réflexions permanentes animant notre barbu (à mi-temps) qui m'ont enchanté.

Des strates d'idées, d'expérimentations, d'observations dont on retrouve quelques fulgurances au détour d'une gorgée, d'une bouteille ou d'une discussion...

Encore merci MONSIEUR Leroy !!

Richard Leroy

52 Grande Rue, 

49750 Rablay-sur-Layon

02 41 78 51 84

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Domaine Mélaric Les Verchers sur Layon

27 Mai 2013, 17:44pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Nous sommes à la bourre pour notre rendez-vous de l'après-midi. Un rapide casse-croûte dans une galerie commerciale de rêve (et une vendeuse avec laquelle Alain aurait bien "changé de vie"), puis 50 minutes de trajet jusqu'au château de Beaugé, actuel "siège social" du Domaine Mélaric.

Domaine Mélaric Les Verchers sur Layon

Un groupe d'amateurs est déjà présent. Nous nous greffons à ce dernier, prenons la direction des vignes (avec une voiture taillée pour la chose), pour un décryptage très instructif des terroirs exploités par Aymeric Hillaire et Mélanie Cunin.

Issus d'une formation d'ingénieur en agronomie, ils ont démarré en 2006 en se faisant notamment la main au travers d'une petite activité de négoce, avant de créer en 2008 un groupement foncier agricole (GFA) exploitant directement des parcelles sur ce qui deviendra 1 an plus tard la nouvelle appellation Saumur Puy-Notre-Dame !!

Domaine Mélaric Les Verchers sur Layon

A la tête de 4 ha, le travail des sols semble être le prochain grand défi du Domaine Mélaric (contraction des prénoms Mélanie & Aymeric).

Mélanie doit suivre prochainement une formation très conséquente sur les labours et la conduite d'attelage d'équidés (schématiquement, elle devra savoir dire "hue dada" a un bourrin aveugle, vieux et sourd qui devra tirer une charrue sans niquer les ceps, car juste avec un BSR, c'est pas gagné !!).

Après cette explication des terroirs, nous visionnons désormais mieux les parcelles dont sont issues "Billes de Roche" et "Clos de la Cerisaie", les deux principales cuvées du domaine.

Domaine Mélaric Les Verchers sur Layon

C'est l'heure des travaux pratiques, avec pour démarrer, Globules Roses 11 aux bulles brouillonnes, aux sr bien évidents, à la fine amertume.

Billes de Roche 11 a la plénitude et le gras attendus. Fins amers, ample mais à la tension un peu en-dessous de l'espéré. Il offre une finale agréablement salivante.

Billes de Roche 10 a un nez de vernis très prononcé, que les fruits remplacent rapidement. L'acidulé porte une matière équilibrée, digeste, tendue comme un maillot de bain trop serré avant l'été.

Place au Clos de la Cerisaie 10, au nez idoine de vernis, au fin sr (alors qu'il n'y en a même pas 1,5 gr), à l'acidité de diable, offrant une belle matière élancée, sur le fil, au crayeux dynamique.

Cerisaie 09 (après un dégazage en règle), pète de fruits au pif, quand l'ensemble est juteux, au sr expressif, à l'amertume fine, un poil chaleureux au global.

Place aux rouges, avec Tandem 12 (grolleau/cab' franc 60/40) tiré sur fût (malo* non faite) plaisant, crayeux là encore, au fond de verre très "nature".

Tandem 12 (version 100% grolleau) est crémeux, avec des faux airs de syrah, donnant un jus hyper gourmand qui finira dans mon coffre !!

Billes de Roche 10 a le plus joli "toucher de bouche" de la série, superbe d'élégance !!

Cerisaie 10 annonce un jus très mûr de cab' franc, dont le boisé actuel dominant et le petit côté asséchant gomment la très belle finesse sous-jacente.

Billes de Roche 09 fait "ouch" dans ma bouche !! C'est frais, bon, avec l'élégance et l'austérité d'un banquier flamand étudiant un business plan dans un bar de Pattaya à 01h00 du mat' !!

Cerisaie 09 pour (presque) finir, au nez de pruneau, mêlant finesse, épices et jus très mûr !!

Domaine Mélaric Les Verchers sur Layon

Une dernière bouteille, servie à l'aveugle, trompe (presque) la vigilance de tout le monde. La majorité y ont vu un cab' franc bien mûr, quand c'est la syrah (95%) qui offre une petite tuerie de "gloumandise". Très belle découverte (pour moins de 10 €) mise en avant par Aymeric !!

Mélaric, un domaine que je "côtoie" depuis le millésime 08, dont j'ai eu un réel plaisir de découvrir le "travail en vrai". Un couple profondément passionné, doutant à juste titre pour mieux appréhender les mystères des terroirs et du vin.

On devine un pragmatisme suffisamment fort pour ne pas laisser les déviances de toutes sortes gâcher pourrir hanter inutilement leurs vins, dont certaines cuvées oubliées au fond des caves devraient se révéler très grandes...

* malo, pour "fermentation malolactique"

Domaine Mélaric

25 rue du Château

49 700 Les Verchers sur Layon

Tél : 02 41 50 70 96 - 06 64 81 23 27

www.vins-melaric.com

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Domaine Philippe et Catherine Delesvaux à Saint-Aubin-de-Luigné

20 Mai 2013, 17:06pm

Publié par Docadn

Domaine Philippe et Catherine Delesvaux à Saint-Aubin-de-Luigné

Un week-end dans les vignes !! Voilà une contrainte à laquelle j'aimerais être confronté plus souvent !! Le "futur beau-frère capillaire de Sim" nous avait concocté un sympathique programme sur ses terres angevines et les voisines.

Direction St-Aubin-de-Luigné chez Philippe & Catherine Delesvaux !! Un couple de vignerons que j'ai côtoyé pour la première fois en 2008, lors d'une très belle dégustation d'anthologie de "liquoreux" !!

Depuis, je les croise dans les rares salons où je traîne encore ma salive. Lors des derniers "Greniers", ils nous avaient proposé de passer au domaine, histoire de parler, déguster, échanger plus tranquillement que lors des salons, peu propices aux "bavardages-dégustages"...

Pour la petite histoire, c'est à la fin des années 70 (78) que Philippe, parisien et savoyard d'origine (personne n'est parfait), se lance dans la vigne. Il part de zéro.

Mais dépêchons-nous de conjuger cette saga au pluriel, car ils sont bien deux !! Catherine, institutrice de métier (à l'école du Diable dans le public, cela a son importance dans le microcosme local) est l'autre pilier du domaine. Elle quittera d'ailleurs ses fonctions en 97, pour se consacrer pleinement au domaine.

Aussi, ce couple courageux, "pièce rapportée à vie" du paysage vinicole local, a bâti sans faiblir un domaine (10 ha, dont 7,5 de chenin) désormais référence mondiale des liquoreux, depuis qu'un certain Bob P. leur a collé un 99+/100 !!

Face à un tel succès, les coups bas et les trahisons ne manquent (toujours) pas. Cela n'empêche pas les Delesvaux d'encaisser les coups avec une certaine philosophie, quand ce n'est pas avec un humour vif, voire corrosif.

Domaine Philippe et Catherine Delesvaux à Saint-Aubin-de-Luigné

Leur statut enviable aurait entraîné bon nombre d'autres égos boursouflés vers une suffisance permanente.

Avec eux, rien de tout cela. Il suffit de les voir se gausser du "cirque du wine-business" pour comprendre qu'ils n'iront jamais flirter avec cette posture.

Ils font du vin, les meilleurs qu'ils puissent faire, le reste n'est que théâtre et mise en scène.... Ils croient en l'humain, pas aux travers de l'humanité...

Nous démarrons la dégust' par L'Epine 11. Très peu fan des rouges angevins, je découvre un cabernet sauvignon au joli nez frais, à la texture idoine, marqué par une fine astringence. Je suis tellement peu convaincu par ce dernier, que je repars avec quelques bouteilles !!

Nous voilà avec Feuille d'Or 11 (10-15 g de sr), au nez quasi de moelleux, aérien, qui synthétise tension ET richesse. Le secret des Delesvaux déjà présent dans le "plus sec" de leurs blancs !!

Je retrouve avec Authentique 10, la belle trame acide des Greniers, qui porte la belle expression d'ananas. Le Coteaux-du-Layon 11 (passerillé, 80 g de sr), évoque aussi l'ananas et les fruits jaunes du verger, dont la fraîcheur et la belle amertume siéent à mon palais !!

Clos 11 (mi-passerillage, mi-botrytis, 130 g de sr) évoque la mangue et l'abricot au nez, quand le squelette de l'acidité équilibre encore parfaitement cette "huile de raisins".

Place à Clos 10, au gras et à la tension modèles !! Superbes amers, super bon surtout !! Philippe nous emmène à "l'étage des Grains Nobles"...

Domaine Philippe et Catherine Delesvaux à Saint-Aubin-de-Luigné

Grains Nobles 10 a la suavité d'un fruit juste mûr, quand la rétro(-olfaction) offre des dattes et du safran sur une longueur hypnotique.

Anthologie 10 "champignonne" au pif, quand la matière "épice", puis "vibre" longuement sur un abricot splendide !! Grand vin !!

Un très beau cadeau des Delesvaux que la dégustation suivante, composée de la "fameuse" trilogie 95-96-97 Grains Nobles. Un stupéfiant exercice de luxe où l'expression du vin (à 200 g de sr) offre la palette du talent de la lecture et de l'expression unique des terroirs en fonction des millésimes.

C'est évidemment 97 (212g de sr) qui a mes faveurs, avec son arsenal de finesse, de complexité, de puissance et de pureté...

Le coup de grâce vint avec Anthologie 97 (450 g de sr), où les 10 089 mots de la langue française que j'ai la prétention de maîtriser, ne suffisent pas pour décrire la "lévitation épicurorgasmique" que seul Carbonifera 97 avait jusqu'ici été un des rares à provoquer dans mon cortex et mon bec...

Presque 03h00 à s'émouvoir des vins, à rire avec les esprits (très) joueurs des Delesvaux !! De belles personnes à la hauteur de leurs vins, des nectars cajolés qui maintiennent les mamelons angevins dans la stratosphère des miracles de la nature...

Domaine Philippe & Catherine Delesvaux

Les Essarts - La Haie Longue

49190 Saint-Aubin-de-Luigné

tél : 02 41 78 18 71

domaine.delesvaux@hotmail.fr

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