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EscapadeS

Articles avec #un p'tit resto en bzh

La Gourmandière à Vannes

16 Janvier 2012, 17:19pm

Publié par Docadn

Je ne suis pas le 1er fan des déjeuners dominicaux. J'ai l'impression d'avoir 22 25 ans de plus en s'immisçant ainsi, dans le pré carré de mes aînés fièrement endimanchés. Mais voilà, avec beaucoup d'avance, j'observe les travers touchants de cette caste à l'appétit solide et au lever de coude maîtrisé. J'espère avoir encore la même gourmandise qu'eux (et leur pognon) à leur âge...

Voilà près de 8 mois qu'Olivier Samson est revenu "sur ses terres". Ce natif de Loudéac est désormais à la tête de sa propre maison à Vannes, après avoir "tenu" le double macaron de  La Réserve de Beaulieu, ainsi que ceux du prestigieux restaurant du  Parc des Eaux-Vives à Genève.

La Gourmandière est installée en périphérie du centre de Vannes. Un endroit qui se mérite, pas naturellement placé sur la route...


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Les premières critiques croisées font état d'une déco discutable, d'un service hésitant. La déco se prête en effet à la polémique. Le Fooding pourra trouver "trendy" ce carrelage hideux de crêperie, qui jonche la salle du resto "Chez Olivier".

Pour le service, force est de constater que la volonté ne manque pas, mais qu'il y a encore quelques progrès à faire entre l'aisance et la chaleur attendues en ces lieux.


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Olivier Samson et son épouse ont dissocié leur (grand) établissement en deux parties. "Le Bistr'Aurélia", fonctionnant tous les midis en semaine (à la déco moins discutable), "La Table d'Olivier" prenant le relais tous les soirs, ainsi qu'au déjeuner le week-end.

Nous sommes donc côté gastro en ce dimanche de janvier. La carte est réduite au choix entre 2 menus (le second reprenant le premier, complété d'un plat et d'un dessert). Pas de plat à la carte disponible. Autant venir avec un peu d'appétit.

Nous optons pour la "bal(l)ade au fil des saisons" à 45 €, comprenant entrée, 2 plats, et un dessert.

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Chou à la rillettes de maquereau - Sablé à la mousse de fenouil - Acras de crevettes


Des bouchées apéritives réussies, avec une mention pour le "sablé fenouil" intense de goût et de naturel, ainsi que le délicat assaisonnement des acras.


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Brandade de morue citronnée, jus de cresson


Mise en bouche fraîche, belle "extraction" du cresson, efficace préparation des papilles.


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St-Jacques de nos côtes mi-salées au tandoori, fine betterave de gelée acidulée, chair de tourteau relevée au kumquat, crémeux sous écume


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Un intitulé long comme une thèse, qui dévoile des St-Jacques (froides) parfaitement saisies, une chair de tourteau délicieuse, une gelée de betterave à la juste sucrosité (je hais la betterave, c'est dire), accompagnée d'une crème parfumée à la texture aérienne. Une entrée sans reproches.


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Cabillaud des mers du Nord, nacré au parfum iodé, boulghour de chou-fleur/coquillages


Une excellente langue d'oursin en guise de "thalasso du palais". Un couteau prolonge le bain iodé...

J'accède enfin au magnifique morceau de cabillaud qui, dès la première entame à la fourchette, s'effeuille naturellement. Une trop rare teinte nacrée apparaît. Mes pupilles, lassées de voir des filets souvent trop cuits, s'affolent. J'ai l'impression de saisir "le coeur d'une St-Jacques à la cuisson millimétrée".

La première bouchée me laisse pantois !! Mes sens sont totalement désorientés. Comment est-ce possible !? C'est bien du cabillaud !! Je suis face à la perfection absolue de ce qui m'a été donné à déguster en terme de poisson. Une cuisson MAGISTRALE !!

Ce poisson est un centaure mêlant gadus et pectinidae !! Les bouchées suivantes rééditent les sensations gustatives quasi orgasmiques, que même les plus nobles poissons ne m'ont jamais offertes...

Un cabillaud de légende, sublimé par le savoir-faire d'un véritable "Jedi du poisson" (il m'avouera, à la fin du repas, suivre la cuisson à la sonde et être aussi casse-couilles difficile que moi sur la cuisson des spécimens à écailles). Je suis en lévitation face à ce pur monument de la gastronomie...


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Jarret de veau de lait, cuisson douce de 36h00, scorsonères, moelleux de pommes de terre au sel fumé, croquette aux herbes fraîches


Les scorsonères sont en fait des salsifis. N'en mangeant jamais, pas pur dégoût théorique, ces derniers sont délicieux, à la texture et à la cuisson irréprochables. Le jarret de veau est une ode à la tendreté. Le coeur est rosé, on nage en plein "comfort food", le goût en plus. Un jus corsé un peu salé, une croquette un poil grasse, au fourrage végétal délicieux. La purée est puissamment fumée. Un plat de saison, à la cuisson diabolique pour tous les acteurs de la scène...


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Orange/safran de Bretagne® dans l'esprit d'une tarte contemporaine, marmelade d'agrumes et sorbet


Je redoute toujours le moment du dessert après une grande séquence salée. C'est souvent l'atterrissage casse-gueule après le haut vol. Une première bouchée avec la marmelade d'agrumes tend à me rassurer. Le sorbet, très joliment safrané, confirme la première sensation. Le sablé de la tarte, extraordinaire (mais chiant à manger), son fourrage aérien sensationnel, achèvent de me convaincre et m'envoie une fois de plus à 2 mètres au-dessus de ma chaise...


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"Le kouign-amann maison", fait dans les règles de l'art et dévoré dans les règles du morfal, accompagne le café (fort) clôturant ce déjeuner aux accents uniques. Un mot sur la carte des vins : perfectible, évidemment trop jeune, proposant Tour des Gendres ou encore la Cuvée Marie...


Une très jolie claque mandale d'ours jubilatoire, pour cet établissement très très prometteur. Un cuisinier expliquant (à la fin du service) vouloir offrir tous les jours, au bistrot comme au resto, "le meilleur de la région au rythme des saisons"...


Mon enthousiasme, forcément déraisonnable, va jusqu'à prendre le pari (évidemment stupide) de me baigner dans l'océan au mois de février si cette table n'obtient pas un bib gourmand et un macaron au Gros Rouge (pour l'édition 2013, je suis patient et prudent !!). Le bain hivernal vaudra aussi pour le Gros Jaune s'il ne lui met pas 3 toques sur cette même édition. Je ne manquerai pas de traiter de "gros blaireaux" tous ces prescripteurs une fois dans l'eau !! Quant au Fooding, qu'il laisse Sophie Lecerf dans le 16 ème, c'est pas la crêperie de Me Le Floch, ni assez "feeling" pour lui payer un billet Prem's pour Vannes...


La Gourmandière 

Lieu-dit Poignant (près de l'Echonova)

56000 Vannes

tél : 02 97 47 16 13

www.la-gourmandiere.fr

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Et au milieu... cool Le Mékong !!

14 Janvier 2012, 11:53am

Publié par Docadn

Les petits (comme les grands) "restos chinois" ne sont guère ma tasse de thé ! Quand je rôde (dans une ville inconnue ou pas) à la recherche d'une table, toutes les enseignes arborant des dragons en plastique et autres murailles de théâtre me font assurément fuir.

La conjonction de plusieurs facteurs rédhibitoires me pousse à ignorer, sans forcer, toutes ces tables. La déco kitsch clonée (un Monsieur Meuble asiatique existe, c'est sûr !!), le mélange absolu des cuisines (je me projette toujours au local, imaginant un improbable resto proposant ses spécialités de couscous, flamenkuche et de goulash), le rapport qualité-prix largement discutable (même si les tarifs sont dérisoires), la douce musique du micro-ondes rythmant la majorité des plats amoureusement assemblés après décongélation.

Sans parler de l'ambiance musicale assurée par la Mireille Mathieu continentale, le tout, souvent couronné par un service aussi joyeux qu'un Droopy ayant échappé à sa 8ème tentative de suicide. Pour ne pas inscrire dans le marbre ce cortège de clichés, je me fais parfois "violence" et renouvelle exceptionnellement l'expérience. 

 

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Le Mékong offre tous les critères tant aimés. Une déco qui louche vers le balinais (rare, mais pas moins kitsch), un sous-titre indiquant "spécialités cambodgiennes, thaïlandaises et chinoises", la musique barbeliviennesque d'abord rigolote, puis insupportable. La serveuse doit sûrement être la fille du boss, vu son jeune âge. Elle est sobre, pas plus triste que le "standard croisé"

Le menu à 10,50€ n'est pas disponible en ce samedi midi (salle déserte, complétée par 3 autres clients durant le repas), va pour la carte !


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Une entrée à partager. Une feuille de salade dans laquelle on roule la "crevette entubée", on trempe dans une sauce endémique douce, on se brûle doucement le palais. Frits minute, comestibles jusqu'à la pointe. Rien d'extraordinaire, mais bien.


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Une première visite, convaincante, m'avait fait choisir "une plaque chauffante" (appelée planchette ici) de canard vraiment remarquable. 

La prise de risque n'étant pas de mise, nous optons une fois de plus pour les "spécialités du chef".

En haut, une version carnée de la planchette, au boeuf (13 €)

Juste en-dessous, "La Planchette Maison"(13 €), mêlant crevettes, lotte, St-Jacques, calamars et une sauce au basilic épicé. 

Le première planchette propose une viande bien marinée, rappelant la texture "des larmes du tigre". Légumes croquants, sauce réduite, légèrement sucrée, un plat gustativement abouti.


La version maritime est une pure tuerie !! Pas un seul crustacé ne souffre d'excès de cuisson. La lotte, poisson à la cuisson ô' combien délicate, s'en sort honorablement. Le sommet de cette planchette est incarné par les noix de St-Jacques, à la cuisson inouïe !! Un ensemble de haut niveau, relevé, confirmant l'impression de la première visite. 

Les légumes d'accompagnement sont raccords avec la prestation proposée. Le riz est quelconque. 

Ce déjeuner m'a paru plus standard en terme de fluidité de service. La première expérience montrait des longueurs conséquentes, dues au "service à emporter" qui cartonne le soir. Service effacé, amateur, pas désagréable. Les différentes "agences de notation gastronomique" placent, dans l'ensemble, Le Mékong parmi les meilleurs "chinois" de la ville.

Sur le panel testé, je confirme. Reste à savoir ce que valent les autres spécialités. Je révise pour le coup mon "aversion naturelle et exacerbée" pour ces établissements, tout en observant la progression inquiétante des ces "hangars à bouffe"(sortes de routiers sans chauffeurs) peu à même de redorer le "blason des petits chinois, bons et pas chers"...


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Le Mékong 

13 rue du maréchal Foch

56100 Lorient

02 97 21 59 53

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Le Saison

14 Décembre 2011, 06:29am

Publié par Docadn

Après avoir expérimenté la table bistrot du duo Etcheverry-Flageul, me voici face à la "grande table de Saint-Grégoire" (c'est juste une table pour deux, mais sur le papier c'est "la grosse table du coin").

Auréolé d'une étoile au Gros Rouge Michelin, 3 toques au Gros Jaune Gault & Millau, Le Saison est aussi l'un des chouchous du "Carnet de Route" de  L'Omnivore.


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Comme diraient les turfistes : "favori, petite cote, peu de risques, gain assuré" (j'invente totalement, mais je voulais rendre un petit hommage aux parieurs à casquettes).

Aussi, c'est avec confiance et des espérances certaines que nous nous attablons chez Christine & David Etcheverry.


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Du vert, du blanc. C'est contemporain jusque dans les dessertes, géométrique, épuré, un peu froid, lumineux, à l'assise confortable. 

Des grignotages mêlant "rillettes de lapin/pistache", "feuilleté de tomates séchées", "sablé mousse de cocos de Paimpol"... C'est juste bon.

J'avale ces bouchées à l'aide d'un verre de Hautes-Côtes-de-Nuits 07 de chez Méo-Camuzet (Clos St-Philibert), boisé et "tendre comme un 06" !!


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Crème de cocos de Paimpol


j'ai oublié l'intitulé exact et les autres composants de la crème ci-dessus. Juste le souvenir "rassurant" d'un mets relativement riche, chaud, crémeux, bien assaisonné.


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Un bouillon d'araignée de mer, radis paysans et poireaux au citron


Une 1ère entrée très parfumée, au bouillon épatant. Une araignée évidente, que l'on retrouve dans une sorte de sushi renfermant entre autre la chair délicate du crustacé. C'est divin !! Le citron donne un côté aérien à l'ensemble. Un croquant végétal addictif. Très belle entrée. Décollage quasi spatial !!


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Épaisses St-Jacques aux châtaignes, corail d'oursin et risotto de panais


Deux St-Jacques à la cuisson parfaite, se déclinant pour l'une sur un acidulé, une vivacité, un cinglant, douce, molle et quasi endormie pour l'autre. Une seconde entrée aux allures de Dr Jekyll & Mister Hyde. Une très jolie mise en scène de "l'acide qui boxe contre le doux-moelleux déstabilisant d'un même produit". Un plat déroutant, où le panais peine à trouver sa juste place et déséquilibre certaines bouchées.


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Ormeaux sauvages rôtis, un lait fumé, ravioles de courges et citron combawa (32 €)


L'entrée de La Miss. De beaux ormeaux, à la juste cuisson, au combawa précis.


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Bar de ligne, chou d'hiver, émulsion coco persil


J'ai l'impression de tester un menu "le coco dans tous ses états". Le vol stationnaire se termine, la chute s'amorce. Le bar souffre d'une sur-cuisson absolue, quand les légumes et les morceaux de cèpes frisent la perfection. Toujours ce "fil acide-signature", qui donne un énergie salvatrice au plat. Il est quand même très frustrant d'observer autant de maîtrise côtoyer cette approximation de cuisson...


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Turbot sauvage en vapeur de foin, chou de Shanghai, cèpe et oreille de cochon grillé (32 €)


Pour La Miss, un poisson à la cuisson largement moins discutable, expressif, à la complétude évidente.


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Kouign-amann et girolle de brebis pour une glace au pain brûlé


Un mariage, à mes yeux improbable, qui fonctionne à merveille !! Kouign-amann miniature excellent, brebis détaillé "comme une Tête de Moine", glace aux saveurs de pain d'épices. Pas mal du tout.


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La mandarine dans tous ses états (15 €)


Le dessert de La Miss. Esthétique fort plaisante, au fruité régressif réjouissant (ça m'a rappelé les Chamonix de Belin).  Goûts et textures justes, équilibrés. 


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Choco-caramel crémeux, poivron confit et feuilles de cacao


Là encore, une esthétique indiscutable. C'est épuré, précis, salivant. "La basquitude" résumée. Très belle alliance entre le puissant chocolat et le doux poivron. Un équilibre, une dissociation des goûts subtils. Sûrement le mets qui aurait presque pu me faire oublier le "ratage du plat"...


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Mignardises


Service de "grande maison" qui ne souffre aucune critique.

Un sommelier plaisant, léger, à la tête d'une carte des vins impressionnante, aux coefficients très variables.

C'est un St-Romain 08 de chez A.Gras, qui a eu la difficile tâche de se plier à cette salve de plats. Un chardonnay que j'attendais tendu, vibrant comme ce millésime sait l'être dans la région. Il s'est avéré rondouillard, au gras pesant, à la gangue de bois massive.


Une impression générale en demi-teinte (alors que seul le poisson était médiocre).

Une cuisine qui transpire d'inventivité, de recherche, qui ne bénéficie pas de la rigueur permanente attendue.

J'ai adoré le fil "haut" de l'expression acidulée des plats. Mais je ne peux m'empêcher de comparer l'expérience avec celle vécue à L'Auberge Grand Maison, 6 mois avant.

Avec le recul, je n'y retrouve pas la même excitation à vous conter les plats.

Le menu "Sur les Rives" dégusté est à 58 €. Les plats de La Miss sont à la carte.


Le Saison

1 impasse du Vieux Bourg

35760 Saint-Grégoire

tél : 02 99 68 79 35

www.le-saison.com

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Tables en Wrac'h !!

9 Décembre 2011, 10:42am

Publié par Docadn

Retour sur un petit week-end dans le nord-Finistère fin octobre dernier, où "l'été indien" jouait les prolongations comme partout en France.

 

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Nous sommes au Pays des Abers. Je n'y avais plus foutu les ongles des pieds depuis l'été 2003 !!En dehors de très jolies randos, je n'y avais pas non plus fait des repas inoubliables.


Ma boîte noire (une vulgaire boîte en carton renfermant mes notes de restos) révèle juste le "Trouz Ar Mor" (encore chroniqué par Pudlo il y a peu, devenu depuis Le Carré).

Le souvenir d'un service "vieille France", de nappes trouées, mais de parfaites langoustines !! Pour cette escapade, j'avais pris le soin de noter quelques adresses, en cas de besoin après quelques balades improvisées.


Une arrivée tardive nous oblige à nous sustenter sans réfléchir (et surtout sans grand choix) à la Scuderia de Plouguerneau. Un nom à tirer les larmes, une déco à ouvrir le gaz. Petit plongeon dans les années 90, une seule table occupée, le boss lit son Ouest-France, madame glandouille derrière la caisse, ça sent la grosse soirée...


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Plouguernéenne (11,50 €) & végétarienne (9,80 €)


Vous l'aurez deviné, La Scuderia n'est pas un restaurant népalais !! Les photos ci-dessus attestent de l'absence flagrante de  "Dal Bath" dans les suggestions du soir.

Des pizzas à la pâte très fine, à la garniture honnête. Nos sucres lents avalés, nous rentrons vite nous coucher...

 

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Le lendemain midi, ce fut casse-croûte face à "La Baie des Anges". Une délicieuse baguette bio de chez Michel Izard (Ze boulanger of Lannilis), qui fit office de support à la bonne "terrine poulet-poivron", ainsi qu'à la non moins excellente "terrine de joue de boeuf à la bière" de chez Pierre Kerbrat.   


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Toujours chez Izard, une tartelette noix-CBS démoniaque, quand d'autres pâtisseries furent moins convaincantes au fil du séjour (soulignons un kouign-amann au sommet, ainsi qu'un gâteau fruits rouges - rhubarbe, à la garniture moyenne mais à la pâte brisée remarquable). Au global, un excellent boulanger, des "gâteaux de boulanger" recommandables.


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C'est à Lesneven que nous découvrons la cuisine de Yann Kermarrec. Cette maison centenaire offre une déco classique, une belle cuisine tournée vers le client, une femme de cuisinier qui pète un câble en plein service...


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Mousse de chèvre de Prat-Ar-Coum - confit d'oignon


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Petit gâteau de sardines et saumon relevé au curry et céleri


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Colin poché doucement et mousseline de poireau


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Tarte des Demoiselles Tatin


Pour commencer, j'étais content d'apprendre que Prat-Ar-Coum n'est pas qu'un sanctuaire réservé aux légendaires huîtres éponymes, puisque des chèvres y ont "droit de cité". Une mise en bouche pas mal.

Une entrée à la fraîcheur cinglante. Bel équilibre du gâteau entre les poissons.

Un plat dans l'esprit "pot au feu", mais version croquant pour les légumes. Un juste point d'équilibre avec la surprenante et délicieuse pomme de terre bouillie.

Un dessert diablement bien caramélisé, à l'acidulé juste, à la pomme agréable.

Tout cela pour 24 € !!


Une cuisine tout en douceur, juste, dotée d'une carte des vins étudiée où l'on croisera Delechenau, Rapet, Graillot, Morey-Coffinet, Hugel, etc...


L'adresse dissimule au dos de la bâtisse un snack, ouvert uniquement le midi, qui propose de la fraîcheur végétale et animale entre 2 tranches de pain et des salades...


Au Coq en pâte

Yann & Moeata Kermarrec

34 place du château

29260 Lesneven

tél : 02 98 83 02 94


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Dernière soirée dans la péninsule. Un samedi soir hors-saison.

Nous n'imaginions pas une telle affluence dans L'Aber-Wrac'h et ses environs. Après plusieurs rebonds pour cause de "c'est complet", nous atterrissons à "L'Auberge du Pont".


Jolie bâtisse coincée entre Lannilis et Plouguerneau, avec sa déco maritime fatigante, la carte plastifiée des suggestions, ses serveuses au look de saisonniers en prolongation.


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Retour de la marée (14,50 €)


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Poêlée de coquillages des Abers à la crème d'algues (18 €)


"Le genre d'adresse que l'on doit se refiler à l'apéro après la partie de pétanque au camping".

Le service de la poêlée est suffisamment "spectaculaire" pour faire tourner les têtes et déclencher les envies des nouveaux arrivants, encore indécis sur la carte.

Le retour de la marée est à l'attendu. C'est frais, iodé, varié, bien garni.

La poêlée est surprenante de justesse. Pas un coquillage trop cuit, crème d'algues honnête.  


L'Auberge du Pont fait partie d'un trio composé de  "La Crèperie du Pont" (à 800 m environ) et "L'Auberge de Meneham" à Kerlouan, ravissante longère du  célèbre village de pêcheurs.

 

Un week-end qui nous aura aussi permis de découvrir, sur le chemin du retour à la casa,  le marché aux vins de Milizac.

Une petite manifestation rassemblant une dizaine de vignerons, ainsi qu'une poignée d'artisans (fromagers, éleveur d'ormeaux...).

Un vrai salon de poche qui propose des dégustations comparatives, organisées par les vignerons eux-mêmes, des accords avec les produits du terroir.

Un organisateur dynamique qui souhaite déplacer l'évènement plus près de Brest, pour les prochaines éditions.

J'ai ainsi pu apprécier les vins de Claire Naudin, échanger avec cette dernière sur la vendange entière versus l'égrappage sur le pinot. Découverte aussi des puissants 10 du domaine  Saumaize-Michelin, quand La Miss emportait les bulles (consensuelles) de  Chauvet. 

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L'Embarcadère...

12 Octobre 2011, 16:42pm

Publié par Docadn

"Je saute par-dessus la Suisse" (que je vous réserve pour les longues soirées de l'hiver à venir), pour vous conter le tout début des mes vacances (et la fin momentanée de ce "cahier de vacances" fleuve).


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Des "pré-vacances" plus exactement, du côté de Nantua, dans l'Ain.

Ah, Nantua !! Son lac, sa sauce, et ses "étonnantes boutiques aux façades années 50" (je viens de finir la lecture du manga, que l'on dit culte, "Quartier lointain", dont  l'adaptation cinématographique a pris pour cadre Nantua). 

Quelques randos de mise en jambes, quelques bulles de Cerdon et de Bugey (cet hiver aussi pour les CR, si j'ai le courage), nous voilà déjà sur le départ pour Interlaken... La veille, nous tentons "la table de la ville".


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Une grande rotonde, lumineuse, qui m'a fait penser à l'établissement de Richard Coutanceau à la Rochelle. Des travaux sont en cours.  L'hôtel est en expansion.

"Accueil vieille France", comme pourrait l'abhorrer le dandy-mangeur-masqué 

Clientèle majoritairement détentrice d'une convention obsèques, au milieu de laquelle surnage quelques suisses-allemands en "chaussettes-sandales" et un gars en gougounes (votre humble scribouilleur). C'est le début des vacances, on y va mollo sur le budget, menu à 22,60 €.


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Mousse d'avocat - poivron - crevette


Une mise en bouche très "beurre & crème fraîche", bien citronnée, à la crevette juste saisie. Un bon guacamole qui, malgré la crème dominante, sait rester frais.


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Crème d'asperges blanches, émulsion de saumon fumé


Une entrée froide très bonne, bien crémeuse, aux délicieuses pousses d'asperges. La crème de saumon est "goûtue". Ensemble pas très sophistiqué, mais là encore, un plat "lacté" qui respire la fraîcheur...


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Omble chevalier de La Voûte au jus d'écrevisse


La peau brille des "mille feux de la matière grasse à peine épongée", pour des filets aux limites acceptables de la cuisson (selon mon échelle, aux dimensions d'un escabeau pour hamster).

Les légumes sont top de fraîcheur, de cuisson et de goût. Le jus d'écrevisse est un "génocide dexterien" !!


La Miss a attendu patiemment (les 30 minutes de rigueur) son unique plat, pioché dans la carte :


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Quenelle de brochet, sauce Nantua (17,60 €)


Très bonne selon la bénéficiaire. La sauce endémique est en effet délicieuse.


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Clafoutis aux abricots, glace amande


Excellent clafoutis aux accents "bretons louchant sur le kouign amman" (un beurre aussi généreux que les crèmes précédentes).

Là encore, la performance vient du côté "sans gras perceptible" de l'ensemble. Abricots frais, mousse exotique bonne, glace amaretto très... amaretto (j'aime pas l'amaretto !!).


Au global, la cuisine de Jean-Charles Guyot fleure bon "le piano à l'ancienne" par ses côtés beurre & crèmes. La prouesse résidant dans le caractère digeste et relativement aérien de la majorité des plats, tout en préservant les goûts et les textures.

Une fausse note de cuisson sur le poisson, des justesses pour le reste. Une carte des vins relativement sage (qui  propose tout de même quelques cuvées de Jean-François Ganevat). 


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L'Etoile 07 - Domaine de Montbourgeau


Un chardo (avec un tout petit peu de savagnin) qui fleure le curry, le silex et la pierre humide. Une attaque fraîche, fruitée. C'est sec, net, très très tradi. **(*)


Un service très inégal où se croisent "le rigolo de service sympa & pro", deux "apprenties blondes hiltoniennes", qui soufflent à chaque passage et s'engueulent assez peu discrètement au milieu de la salle.

Des erreurs sur la note finale, qui se terminent par un appréciable "apéritifs offerts".

Une table à la cuisine plaisante, aux accents rétros, équipé d'un panorama aquatique qui "claque".


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Hôtel-Restaurant L'Embarcadère

Avenue du Lac

01130 Nantua

tél : 04 74 75 22 88

www.hotelembarcadere.com

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La Carotte...

8 Juillet 2011, 12:21pm

Publié par Docadn

Discrète petite adresse que ce snack, bien planqué dans la cité historique de Vannes.

Dans un coin sombre de la place Valencia (aux dimensions de placette), La Carotte n'attire franchement pas le regard.

 

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C'est le panneau ci-dessus qui a retenu notre attention : "des bagels à Vannes !!".

 New-York étant un peu loin à cette heure de la journée pour déjeuner, La Carotte a aiguisé, pour le coup, notre curiosité...

 

Un snack qui fait office de bar à jus, dans l'esprit "presque veggie" (le croque au jambon fera sûrement fuir les puristes !!).

 

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Nous commandons, pour commencer, un jus "concombre-pomme-céleri" pour ma poire, "orange-carotte" pour La Miss, pas rousse pour un rond.

 

"Pressés minute" (bruyamment dans notre dos), les 2 jus sont à la hauteur attendue.

Le "concombre-pomme-céleri" est top. Un concombre qui marque toute la fraîcheur de l'ensemble. Le céleri "poivre" justement, quand la pomme apporte l'acidulé et la douceur.

"L'orange-carotte" est un poil dominé par cette dernière, mais c'est très bon aussi. 

 

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Un "bagel-salade" et un bagel "truite-salade" avec la verdure de rigueur.

Les 2 pains n'ont pas la même texture. L'un est hélas plus sec que l'autre. La garniture sonne toujours la fraîcheur, le croquant,  sans atteindre la gourmandise générale de ses alter ego d'Outre-Atlantique.

 

A 3,90 € à emporter (ou 5 € sur place, avec la salade), c'est pas si mal.

La placette est fraîche, agréable, quand le cagnard tape comme un Little Richard sur son clavier. Service speedé, un poil lent, car en solo pour assurer devant et derrière le piano...

Wi-fi gratuit pour les geeks à l'éthique alimentaire étudiée, soucieux des calories engrangées.

 

En conclusion, un snack aux jus de fruits délicieux, aux sandwichs "fait-main-minute" bien meilleurs que "les stands à graillon" autour de La Porte Saint-Vincent ...

 

La Carotte

15 place Valencia

56000 Vannes

tél : 02 97 67 53 88

www.la-carotte.com (en construction)

 

EDIT 2014 : établissement fermé en 2013

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Salons de thé...

3 Juillet 2011, 13:36pm

Publié par Docadn

Une thématique peu abordée sur ce carnet. Un oubli guère légitime, un outing déguisé, car Escapades s'arrête volontiers dans ces lieux, à la fin d'une rando urbaine ou rurale, pour se sustenter d'une sucrerie bienfaitrice et d'une boisson chaude soignée.

Le tout, sans lever l'auriculaire ni se projeter dans "une ambiance à la Agatha Christie avant l'inévitable meurtre de rigueur"...


La première adresse, déjà évoquée lors d'une randonnée quiberonnaise, propose sûrement le meilleur "chocolat à l'ancienne" de l'ouest.

"Le Gulf Stream" accueille tout le "gotha urbain" les grands week-ends et pendant l'été.

Difficile d'y trouver un siège libre durant ces périodes.

L'accueil est sobre, l'adresse très connue, les pâtisseries honnêtes. Le ticket moyen peut vite grimper...

Jolie sélection de thés, le chocolat chaud (quasi mythique), au succès indiscutable, est souvent en "rupture" passé 17h00.

Attendez-vous à une attente conséquente, pour vous en régaler un dimanche en fin d'après-midi...


Salon de thé "Le Gulf Stream"

17 Bd Chanard

56170 Quiberon

02 97 30 43 30

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Nous partons dans le Centre, à Bourges plus exactement. C'est une instructive balade historique à travers l'ex-capitale du Berry, qui nous a permis de découvrir ce salon de thé "so british".


 Le Chapeau Melon est en fait un bistrot, qui se mue en salon de thé entre 15 et 18h00 du mardi au samedi. 


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Le carrot cake et le scone dégustés étaient très bons. Mentions spéciales pour la crème fouettée et la confiture maison servies avec ce dernier.

Ce ne sont pas John Steed & Emma Peel reconvertis, mais Chris et Helen Smith qui animent ce lieu, avec un sens aigu de l'accueil, qui doit être pour le coup pas moins recommandable pour le déjeuner !!


Bistrot Le Chapeau Melon

9 rue Bourbonoux

18 000 Bourges

02 48 24 03 78

www.bistrochapeaumelon.fr


Dernière adresse "caloriquement incorrecte" à La Trinité-sur-Mer.

Une adresse signalée sur la devanture de "L'Epicerie du Port" (à la sélection bacchique discutable mais relativement fournie pour ce type de boutique), qui nous mène sur la fade place du Voulien (où se tient le marché) une centaine mètres plus loin.


La patronne de l'épicerie ci-dessus, a ouvert il y a tout juste un an cet établissement à la déco, une fois de plus, "damidoesque".

Elle a démarré en confectionnant des tartes salées et en distribuant les pâtisseries de  "Au Petit Prince" (Etel).

Puis, elle s'est essayé avec ses propres pâtisseries et le succès fut au rendez-vous.

Vaisselle fine, théière de 0,8 l, jolie sélection de crus.


Le cheesecake citron est "une tuerie ménagère sans nom", le carré aux citrons, sur une base de crumble, est épatant de croustillant et de goût.

Une vraie "pâtisserie comme à la maison, mais en mieux", qui offre la possibilité de "commander & emporter".

Elle concocte aussi des soupes, toujours des tartes salées, pour pouvoir notamment déjeuner et se reposer les sens en saison, en marge de la cohue incessante du port et de ses commerces... 

Accueil sympa, vitrine réfrigérée avec parfois des gâteaux au kitch salivant, tarifs un peu élevés pour ces derniers, très corrects pour les thés...


Le Salon

Place du Voulien

56470 La Trinité-sur-Mer

02 97 59 58 40

mcdenais@hotmail.com

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"Bioteacook" à Saint-Malo : le bio version Valérie Damidot !!

26 Juin 2011, 08:50am

Publié par Docadn

Si on m'avait dit un jour, qu'un de mes titres rendrait hommage à la prêtresse du marouflage en salopette, j'aurais pouffé des heures durant devant cette très haute improbabilité... Ah le con !!


Toujours en marge du festival Étonnants Voyageurs, La Miss, lassée par mon carnet  (fourni) d'adresses, se rebelle,  impose son choix, improvise sous la pluie.

La veille, elle avait repéré une boutique à la vitrine criarde et tendance. C'était samedi. Le dimanche, ladite boutique est close, mais pas le restaurant attenant (Cook).

C'est trempés comme des caniches abricots, que nous pénétrons dans l'établissement, en demi sous-sol, rue des Cordiers.

Et là, l'horreur visuelle. Le cauchemar télévisuel incarné sous mes yeux. Je n'ai pas même osé le prendre en photo, tellement c'était... discutable.

Imaginez une compilation des décors pondus par la blonde bricoleuse et ses "dizaïlleneuzes", réunis dans une salle, à la jolie luminosité recréée, mais aux couleurs que l'on ne peut plus saquer depuis les tenues de Véronique & Davina !!


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(source Music-Story)


Des murs mauves,  à déprimer une vache Milka, des banquettes demi-lune en velours rose-fuschia, à faire passer Barbie pour une gothique.

Il ne manque plus que les tapis en poils de Demis Roussos, agrémentés par des gros caractères collés aux murs comme

"C U I S I N E", ou encore "H O M E".

Un cheminée crépite dans un silence de four électrique, tout le kitsch de la téloche dans 100 M2.


Je vous épargne les menus recouverts de "tapis de jeux poilus pour enfants, pour pas dire moquette" fuschia, les ronds de serviettes en "tapis de jeux poilus pour enfants, pour pas dire moquette" fuschia, la panière à pain en quoi ? Allez, je vous laisse réfléchir 2 secondes... Gagné ! En "tapis de jeux poilus pour enfants, pour pas dire moquette" fuschia aussi (vu l'épaisseur, ça irait aussi bien en tapis de bagnole).

Acariens clandestins, si vous cherchez un pays d'accueil, le "Cook" est votre paradis de demain !!


Il est 14h00, nous optons pour un plat à la carte, pour ne pas perdre trop de temps... Une riche idée qui nous fera déjeuner dans le temps record de 01h30 pour un plat et un café !!


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Mise en bouche


Une sorte de gaspacho poivron-concombre, agrémenté de germes de radis (beaucoup de précautions prises par le serveur sur ce dernier détail, face à la psychose actuelle sur les germes de toutes sortes).

Le concombre est transparent, le poivron "sucre" l'ensemble. C'est en effet typé gaspacho, le végétal en moins !!


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Filets de bar au beurre rouge, galette de quinoa aux petits légumes et tomates confites (20 €)


Présentation flatteuse (pas très évidente sur le cliché médiocre ci-dessus), construction acrobatique de la galette, les germes de radis "font le rappel" !! La cuisson des filets est très hétérogène. Ces derniers transpirent encore la matière grasse. La galette est très végétale, croquante et bonne. Sauce au beurre rouge pas fascinante.


En face, la miss avait aussi opté pour un plat maritime :


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Filet de truite à la crème de vanille et chips de chorizo, Méli-Mélo de spaghetti Terre-Mer (15 €)


La truite respecte la hiérarchie en terme de finesse, se plaçant un cran en-dessous du bar dans ce domaine. La cuisson est par contre moins approximative. C'est moins gras, très vanillé,  juste plus sec, hélas.


Service jeune, branché comme le décor, prisonnier de la réactivité en cuisine. Un verre de Vouvray "Silexus 09" en guise d'apéro, très miellé, aux accents de tuffeau et de bergamote au nez. Ligérien, sur le berlingot et la poire, rond comme un 09.


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Comme on est au pays de "tout le manger il est sain, le boire aussi", la carte des vins, basique, me fait choisir une eau minérale. C'est le groupe Lauretana, donc l'Italie, qui nous désaltère avec la version gazeuse de "l'eau la plus légère d'Europe" (en termes de sels minéraux, pas en prix !!). 


Moralité : On peut afficher fièrement sa bio-attitude, être fana de M6 et de ses bons goûts d'intérieur. La boutique et le salon de thé doivent être plus intéressants que cette table armée de bonnes intentions, mais maladroite, lente, un poil prétentieuse sur ses tarifs par rapport au niveau de sa cuisine.

 

Bioteacook

8 Rue des Cordiers
35400 Saint-Malo

contact@restaurant-st-malo-bioteacook.com

Tél : 02 99 20 08 36

www.restaurant-st-malo-bioteacook.com

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Les Buveurs de Lune à Saint-Malo

20 Juin 2011, 05:20am

Publié par Docadn

 

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En marge du désormais très (trop) imposant festival Étonnants Voyageurs, je tente une adresse "anonyme" piquée sur Mmmm.

En ce samedi soir, les tables sont "chères" en terme de disponibilité. La petite rue des Orbettes est suffisamment discrète pour ne pas être envahie par "les corsaires du week-end prolongé".

Ouvert il y a un an, ce bistrot affiche (sur une ardoise) sa "philosophie", mêlant des références comme Slow-Food,  Pierre Rabhi, L'Omnivore, le  Professeur Joyeux...

 

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La déco est boisée (limite cérusée), les épitaphes bacchiques, les étagères squattées par des "trophées" engloutis, le portrait de Benoit Courault mangeant un sécateur trône sous ces derniers... On ne va pas se faire une soirée du GJE !!

 

Je me fais confirmer l'identité du vigneron par le serveur. Erreur fatale !! Ce dernier demande à Karine Garnier (la sommelière et patronne des lieux semble-t-il) de garder un oeil sur notre table. 

 

Une formule à 22 € et chose rare, un prix unique pour tous les vins au verre (4 €). Je demande à boire "à l'aveugle" et laisse carte blanche à la sommelière.

 

Le premier verre propose des notes pharma, calcaires et de berlingot. La matière est sphérique, un poil molle au centre.

Je vois la Loire, du chenin, côté Saumur, en 09 (je lance même un improbable "Mélaric 09", que Karine ne connaît pas encore, la rencontre devant avoir lieu très prochainement).

En plein dans le mille, avec ce sauvignon 08 de Touraine d'Alex Mathur !!

 

En face, un pétillant naturel (pet nat' en langage d'alcoolo) Eglantine 10 de B. Courault. Un rosé simple, plaisant, à la jolie bulle.

 

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En haut : Tartare de poissons - Au premier plan : Tartelette tomates, poivrons et confit d'oignons

 

Une trilogie de tartare aussi agréable à l'oeil qu'au palais. un radis noir consensuel, une huile "miellée", c'est frais et bon.

Ma tartelette est "juste tiède", le poivron est bon, le pesto aussi, le balsamique un peu envahissant.

 

Mon verre voit défiler un chenin sauvignon-menu pineau gras, frais, très fruité, encore bien boisé. Jolie surprise que ce Cheverny, Argilo 05 de chez Michel Quenioux (que j'ai mis en Anjou, en chenin, encore en plein dedans !!).

 

La dynamique Karine ne laisse pas de répit à nos verres. Voilà que débarque un autre chenin caractéristique, très "caillou humide en bouche", à la jolie acidité, sous les traits de la cuvée "Les Lumens 07", toujours chez Mathur.

 

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En haut : Dos de cabillaud et crème d'algues - Au premier plan : Pavé de boeuf, sauce aux champignons.

 

Le cabillaud est justement cuit, excellent boulghour d'accompagnement, un cumin omniprésent dans chaque bouchée, limite "too much".

 

Le pavé est parfaitement saisi, les frites mollassonnes, la sauce douce, je retrouve encore, comme sur le tartare, une base "miellée" rehaussée d'épices agréables.

 

Ma minute de gloire arrive enfin après mon "grand chelem d'aveugles ratées". Un rouge m'est servi. C'est très "élevé", épicé, y'a de la syrah là-dedans ?! Du grenache aussi ? Karine acquiesce. Encore 2 autres à trouver. Je lance carignan, puis cinsault ou mourvèdre. J'ai tout bon, elle me laisse chercher l'appellation. Je rame sévère, puis balance "Pic-Saint-Loup en 06-07".

C'est un Coteaux du Languedoc 04 (quasiment Faugères !!), élaboré par un ex-photographe, disciple de Barral : "Mas Lumen". Un domaine déjà rencontré sous la forme d'une très appréciable "Sylve 02", lors de ma première Lpviades (actuelles REVEVIN) en 2005.

 

Karine fait aussi découvrir ce domaine aux néo-vignerons du domaine " Les Pierres Sèches", dînant sur la table à côté.

 

Pour ma "curiosité", je me vois gratifier du "Mas Lumen 05", très animal, métallique au nez, à la fraîcheur et au caractère sanguin bien trempés. Matière très poivrée, nette, droite à la rafle prononcée qui relance la fraîcheur...

 

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En haut : Café gourmand - Au premier plan : Fondant au chocolat

 

Un fondant bien foutu, avec des morceaux de noix, juste un poil sec (encore une sortie précipitée d'un frigo à la ventilation ravageuse !!).

Le fondant du café gourmand est plus cuit, mais souffre, lui aussi, du syndrome frigorifique.

 

En résumé, une sommelière pointue, vulgarisant intelligemment les vins proposés.

Un collègue au service dynamique, à la gouaille juste, une nourriture peu sophistiquée, mais honnête et sans fioritures.

Karine Garnier assure en parallèle des sessions de dégustations et la vente de vin en ligne d'une cave virtuelle aux accents naturels...

 

Bistrot - Cave - Les Buveurs de Lune

3 rue des Orbettes (Intra-Muros)

35400 Saint-Malo

tél : 02 99 40 82 33 ou 06 33 64 10 81

www.bistrot-cave-lesbuveursdelune.com

 

EDIT 2013 :

Petit mot de la patronne et nouvelle adresse :

Mangerie et Buverie de qualité des Buveurs de Lune 

8 av du révérend Père Umbricht

35400 St-Malo

02 99 40 82 33 - 06 13 30 56 35

(à côté de la boutique Bordier, à proximité du Carrouf Market)

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"Le Cours des Lices" à Rennes

7 Juin 2011, 17:42pm

Publié par Docadn

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Anne & Jacques Faby ont tenu 12 ans durant Le Four à Ban, rue Sainte-Mélaine.

Une belle maison du XVII ème, restaurée avec patience et goût. Un  coup de tonnerre, en septembre 2008, les oblige à fermer définitivement cette belle adresse.

Les Faby sont désemparés. Jacques frôle la dépression. Le couple réfléchit à 3 solutions :

  • Devenir salariés 
  • Partir à Dubaï (où Jacques Faby a des contacts et de la famille)
  • Rebondir

"Les épreuves nous grandissent".

C'est par ces mots qu'Anne Faby nous a conté leur aventure, à la fin d'un déjeuner au "hasard étudié".


Place des Lices. C'est ici que les Faby ont décidé de "rebondir". Arrivés en juin 2009, 4 mois de travaux plus tard, ils ouvrent "Le Cours des Lices".


Une cuisine "au gré du marché", à laquelle Jacques Faby est très attaché. Le marché, il ne peut pas composer sans. 


Un menu du marché en ce vendredi midi. Déco automatiquement récente, claire (ça nous change des tons taupe et chocolat), pas "super sexy", mais lumineuse.


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Tempura de sardine, concassée de tomates, tapenade & pistou basilic


Sympathique entrée, orientale dans les saveurs (la concassée de tomates est très bien épicée). Tempura à la consistance attendue, tapenade et pistou dans le ton.

 

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Parmentier de boeuf, réduction de vin rouge


Très joli plat de marché. Typiquement ce que j'attends d'une formule "bistrot soigné, c'est frais, net, ça ne se discute pas". Fraîcheur évidente des petits pois gourmands, sauce au vin puissante, moelleux d'un Parmentier qui évite l'écueil de la sécheresse.


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Clafoutis aux cerises


Une pâte riche comme un kouign-amman, délicieuse, parfaitement cuite, un sorbet dispensable. Pour arroser le tout, nous avons opté pour la nouveauté du moment :

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Une carte des vins aux "prix contenus" qui fait presque du bien à lire (les coefficients doivent être dans la normalité, mais la lecture fait moins peur qu'ailleurs).


Cette dernière est malignement découpée en deux.

D'un côté les "petits plaisirs" avec Coursodon, Montvac, Clos Marie, Tessier, L. Roumier, Potel, G.Robin, A.Gras...

De l'autre, les "grands plaisirs" avec pléthore de Bordeaux grands et petits crus, Gérin, Trapet, Gros, Romanée-Conti (Grands-Echezeaux à 365 €), Filhot...


Service "gauche-débutante", musique nulle mais à un niveau sonore acceptable.

Les baffreurs "gourmands dotés d'un bel appétit" regretteront certainement le "format dégustation" de la formule entrée, plat, dessert à 19 €.

Franchement pour un déjeuner, c'est plus que pas mal, aussi bien en quantité qu'en qualité.


Un très "bon plan à moins de 20 € pour le déjeuner", que peu de gargottes environnantes seront capables de fournir en terme de plaisir...


Le Cours des Lices

18 place des Lices

35000 Rennes

02 99 30 25 25

www.lecoursdeslices.fr

M° : Sainte-Anne

(eh oui, là-bas aussi, il y a un métro)

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