750 grammes
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EscapadeS

Trois balades drômoises, une ardéchoise...

14 Mai 2011, 09:16am

Publié par Docadn

Le stage de "remise en ventre", en Drôme provençale, m'a permis d'arpenter des itinéraires pédestres pas encore explorés par mes gambettes.


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La découverte a démarré par une mise en jambes autour de Grignan.

En partant de la "cité de la Comtesse", le parcours déroule de jolis points de vue sur la Lance. Une campagne alternant la douce austérité du "maquis à la provençale" et l'opulence des résidences secondaires (toujours restaurées avec goût), encore inoccupées à cette époque.


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Une balade qui emprunte le "chemin de l'Estang", "le Jas", "la Grande Tuilière", des sobriquets typiquement picards. Certains avertissements ravivent des actualités sombres dans le pays de l'or noir...


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Puis le parcours emprunte une partie du "sentier des vignes et des cabanons".


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Des panneaux détaillent les cépages cultivés dans le "Comté de Grignan" et plus généralement dans la région. L'un d'eux rappelle que la marsanne est drômoise dans ses origines. La preuve, on en est tellement fiers que même un village et un pays en portent le nom (pour paraphraser Oscar Wilde). 


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Nous passons devant le domaine de Montine (en plein travaux d'extension) dans un joli hameau puis revenons tranquillement vers le célèbre château.


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Mise en jambes douce et agréable, avec une météo idéale.


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Autre balade du côté de Montbrizon-sur-Lez. Cette localité,  célèbre chez les buveurs patentés, abrite notamment les grenaches magiques (mais aussi un peu de syrah) du domaine le plus emballant du coin : Gramenon

Un parcours qui nous mènera de la mairie à La Viale. Un promontoire dévoilant un sympathique panorama sur le sud de vallée du Rhône.


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Une (belle) erreur d'aiguillage (comme on aimerait en connaître plus souvent) nous mènera au séduisant et paisible village de Le Pegüe. Là encore, une promenade emplie de senteurs... Thym et romarin sauvages se disputent les faveurs de notre odorat, quand le vent, portant le chant des insectes et des oiseaux, berce notre ouïe...


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Dernière sortie drômoise à La-Bégude-de-Mazenc, à la conquête du Serre (487 m).

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Une jolie grimpette à travers les bois et une descente enchantée, en balcon, à travers les buis. Une très jolie balade conclue par un petit saut dans le magnifique village perché du Poët Laval.


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Passons le Rhône, dépassons Bourg-Saint-Andéol, laissons Saint-Remèze, gagnons Ruoms...


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Nous sommes en Ardèche. Destination Labeaume, remarquable village de calcaire, une rivière éponyme (orthographiée La Beaume), des gorges moins célèbres que celles de sa grande voisine Ardèche et véritable "trésor de randonnées".


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Une promenade qui emprunte un chemin filant sur les parois des gorges, avant de nous livrer des "terrasses de pierres" dans les hameaux de Linsolas et Chapias.


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Un balisage aléatoire pour un parcours surprenant, très plaisant, malgré une chaleur printanière très généreuse (pour l'été prévoyez au moins 2 l d'eau par personne).


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Efforts que l'on oublie rapidement, en regagnant le village pour boire un grand sirop artisanal (violette, châtaigne...) sur la salutaire (et charismatique) promenade ombragée, au bord de la rivière.
Une solution alternative (et solide) au Bec Figue, estampillé de la qualitative enseigne "Bistrot de Pays".


Voilà deux "terres de marche" qui renforcent leurs statuts naturels dans mon esprit (et dans mes cuisses). Objectivement, Labeaume fut la plus spectaculaire, la plus plaisante, mais aussi la plus chaude des balades. Ardèche 1, Drôme 0. La revanche l'an prochain !!

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Carnet secret de mes vacances : Le restaurant de Monsieur Mollicone

11 Mai 2011, 15:50pm

Publié par Le petit Docadn

Cher carnet,


Comme tous les ans, je vais voir ma maman qui habite très très loin de là où j'habite maintenant, comme tu le sais...

Et vu que c'est très très loin de là où j'habite maintenant, ben je vais la voir pas trop souvent...

 

Cette année, comme tous les ans où je viens, elle m'a préparé tout plein de trucs que j'adore manger, mais que je sais pas faire, ou trop mal faire.

Elle en fait beaucoup ma maman. En fait, elle en fait toujours trop. Pour dire la vérité, j'arrive "presque maigre" chez ma maman et je repars toujours en "gros patapouf", comme on dit.

Aussi, à chaque fois, je lui demande la permission de pas manger une fois à la maison.

Au début, elle comprenait pas. Elle disait : "quoi, t'aimes pas la cuisine à ta mère ?"

Je lui dis toujours : "de ta mère, on dit maman...".

"Oui, ben c'est pareil, t'aimes pas quand même ou quoi ?".

Alors, je lui dit que je veux qu'elle arrête une fois, de faire trop de trucs que j'arrive pas toujours à  finir... Pas parce que c'est pas bon, mais parce que c'est trop, pour qu'elle se repose un peu.

Maintenant, ca va mieux et elle me laisse manger ailleurs, mais une seule fois, des fois deux, mais là c'est pas trop souvent.

Cette année, je suis allé dans "un grrrand restaurant quatre itoiles" comme elle dit ma maman.

C'est juste derrière mon école où j'allais quand j'étais un peu plus petit.

J'ai mis des tongues, parce qu'il faisait trop chaud pour mettre des chaussures toutes fermées. En plus, j'y suis allé en marchant sous un soleil éblouissant.


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Le "grrrand restaurant quatre itoiles" il s'appelle "Villa Augusta".

Quand j'étais plus petit, c'était une vieille ferme triste avec une grande porte en bois toute pourrie et toujours fermée.


Très longtemps après, ils ont tout cassé, ils ont fait un grand hôtel classe, tout jaune avec plein de grosses voitures qui se garaient devant.

Ils avaient dépensé tout plein de sous pour faire venir des suisses et des allemands tout rouges, mais aussi des cuisiniers jumeaux un peu chauves, qui venaient jamais et qui cuisinent presque aussi bien que ma maman, à ce qu'il paraît.


Les 2 frères sans trop de cheveux, ils ont fait travailler  Julien Gleize puis  Christophe Fluck, mais ça a pas trop bien marché.

Du coup, ils ont été obligés de fermer le grand hôtel tout jaune. Les suisses et les allemands tout rouges avec leurs grosses voitures, ils sont plus venus.


Ca a duré 5 mois, puis y'a David Mollicone qui connaît bien les jumeaux un peu chauves qui a dit : "ben moi, je veux bien m'occuper du restaurant et de l'hôtel".

Il a dû trouver tout plein des euros et il a tout recommencé. 


C'est que David Mollicone, il est pas de Saint-Paul-Trois-Châteaux, non !!

Il a fait plein de voyages avant. Surtout vers chez les chinois, ou pas trop loin de chez eux.

Je sais pas si il fait du karaté comme " le petit cuisinier tout lisse de la tête, un peu bouboule qui est très sévère à la télé", mais en attendant, lui, il a ramené une vraie fille de là-bas.

Parce que 8 ans à Singapour, il a dû embrasser trop de filles qui font pas de karaté et maintenant y'en a une, c'est sa femme.

Elle s'appelle Priscilla et elle dit bonjour à tous les gens qui viennent manger chez eux...


Quand je suis rentré dans le restaurant, c'était trop bien et joli comme dans les films avec des riches, qui ont des pulls sur les épaules et qui passent des vacances dans le Lubéron.

Y'a un monsieur très très poli qui nous a amené à notre table. Y'avait

au moins 100 mètres entre l'entrée et la table.

Quand on est arrivé, après une belle promenade, y'avait juste une table avec des gens un peu vieux qui parlaient comme nous.

J'étais un peu déçu, car je voulais voir des allemands tout rouges qui parlent très vite et qui rigolent tout le temps après avoir dit : "ya, ya, ya"...

Ca me fait un peu peur. J'aime bien avoir un peu peur en entendant des allemands qui rigolent...


Là, y'a un autre monsieur, super bien habillé, très très poli aussi, qui nous a dit ce qu'on allait manger. Le midi, David Mollicone il fait un "menu du marché".

Ça tombe super bien, car mardi c'est le marché à Saint-Paul et on était mardi...


On a demandé un jus de raisin frais et blanc et on nous amené un verre de Les Dames Blanches du Sud 10.

Celui-là il était sec mais tout rond dans la bouche. C'était frais mais un peu tout mou. Là, y'a une fille bien habillée qui nous a donné des petits légumes à manger. 


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Bon, moi j'aime pas trop les radis, mais le beurre, ben il était bon quand même.

Puis, on est passé "aux choses sérieuses", comme disait Monsieur Léna qui était mon maître en CP.


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Les Cappelinis liés de légumes en vinaigre, vinaigrette vierge et poissons fumés, mesclun du marché


Quand la fille elle a annoncé tout ce qui y'avait dans l'assiette, j'ai rien compris.

Alors j'ai goûté.

Ben, comment dire, c'est comme un gâteau roulé, mais avec des pâtes, tout plein de légumes dedans et des morceaux de poissons.

C'est vachement bon en fait. Les pâtes, elles sont justes cuites, les légumes ils sont encore tout croquants comme dans Bugs Bunny et sa carotte qui fait tout plein de bruit quand il dit : "quoi de neuf docteur ?".

Les petits bouts de poisson, on a reconnu du hareng mais aussi un autre, mais je me rappelle plus.

C'était acide à cause du vinaigre (c'est comme du vin en pas bon, mais dans la salade c'est bon).

On a attendu un petit peu et la fille gentille, elle nous a débarrassé l'assiette vide et elle est revenue avec une autre assiette pleine.


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Le lieu jaune de ligne, le coeur de filet aux herbes, tomate confite, gnocchis rôtis, asperges fines et beurre de sardine


Là, mes yeux ils ont fait "whaouuu, trop belle l'assiette !!".

J'ai encore rien compris à la récitation de la fille, mais j'ai tout de suite vu le morceau de poisson, vachement moins jaune que les murs de dehors.

C'est le premier truc que j'ai mangé, c'était trop bien cuit pour une fois !! Ah oui, j'en ai tellement marre que tout le monde il cuit trop les filets de Némo !! Là c'était le paradis dans la bouche !!

Les gnocchis, ils étaient presque aussi bien que ceux de la mère de David (tu connais pas les gnocchis de sa mère, je te jure elle est italienne, elle s'appelle Maria la preuve, et c'est pour ça qu'elle sait trop bien les faire), en fait, si ça se trouve, c'est elle qui a dû lui apprendre à les faire.

Les asperges y'en a partout en ce moment ! Y'au qu'au dessert que j'en ai pas eu.

Mais là aussi, faut dire qu'elles étaient trop bien aussi. C'est un plat qui vaut  les "quatres itoiles" de ma mère. 


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La banane rôtie rhum raisin, coulis orange amère et croustillant coco, sorbet aux fruits du moment


C'est là où j'ai eu trop peur, car y'avait tout ce que j'aime pas, même chez ma mère.

J'aime pas les fruits avec de l'alcool qui fait dire n'importe quoi, j'aime pas l'orange amère et j'aime pas la noix de coco, c'est trop trop nul comme fruit !!

Vu que là c'était un peu joli, j'ai goûté en faisant super gaffe.

Ben, c'était bon quand même.

On sentait pas trop le rhum, l'orange amère était trop amère mais ça faisait pas pour de faux et la tuile à la noix de coco, c'était léger.

La banane, elle était vachement bien rôtie, comme un poulet.


Après, j'ai pris un petit café comme les grands et je suis allé faire pipi car j'ai bu trop d'eau qui pique et qui fait roter...

On a refait les 100 mètres jusqu'au comptoir et on a payé 28 € chacun pour le manger.


Franchement, ca vaut le coup et c'est pas trop cher pour un "Quatre itoiles". "Le gros bonhomme tout en pneus qui rigole toujours" devrait presque lui en donner une vraie, comme au ski.

Même "le gros livre tout jaune" pourrait lui donner 3 bonnets de Ratatouille...


Cher carnet, voilà, je voulais te dire tout ça et si quelqu'un te lit, qu'il est à Saint-Paul, qu'il a 28 € dans ses poches, ben qu'il aille s'éclater le bidon dans cette maison trop bien même si elle est trop jaune comme le soleil, car les poissons et les bananes sont meilleurs qu'ailleurs mais ça manque un peu d'allemands qui rigolent et qui font un peu peur...

 

Villa Augusta

14 rue du Serre Blanc
26130 SAINT-PAUL-TROIS-CHATEAUX

Tél : 0475972929  Fax : 0475972927

contact@villaaugusta.fr

www.villaaugusta.fr

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"Autre Sens" à Rennes

8 Mai 2011, 05:23am

Publié par Docadn

En marge du festival Vini Circus, nous sommes partis à la découverte de la cuisine de cet établissement.

Élu "Bistrot de l'année 2009" par le guide Pudlo (version Bretonne), "la joint venture" entre l'étoilé local David Etcheverry (Le Saison à St-Grégoire) et son ex-maître d'hôtel Sébastien Flageul fait face au canal Saint Martin.


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C'est Grégory Pottier qui oeuvre derrière le piano de cet agréable atrium transparent, contemporain dans les tons et la déco. 

Accueil attentif et "Usain boltien" dans la mise à disposition des cartes (menus et vins) et des mises en bouche.


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Bouchées honnêtes (de mémoire), seul le blini aurait mérité un coup de grille-pain (ou de vapeur) pour ne pas laisser transpirer le côté "asséchant" du frigo...

Nous optons pour le "menu découverte" à 27 € (agrémenté d'un supplément de 4 € découvert à l'addition, "oublié" pas entendu lors de "l'animation de la suggestion du jour").


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Poireaux farcis de queue de boeuf, asperges blanches


Ces premières asperges de saison sont "justes croquantes" comme je les aime, les poireaux  fondants, la queue de boeuf trop salée pour ma pomme. Ensemble néanmoins cohérent dans la sympathique "mise en scène" comme dans les saveurs.

Mon collègue de goulot avait opté pour :


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Tomate confite, avocat mozzarella sur une tartine de jambon cru


Nous enchaînons avec la fameuse "suggestion du jour" :


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Filet de Saint-Pierre rôti au piment d'Espelette, asperges vertes


C'est la soirée de l'asperge !! Visuellement, je devine déjà une cuisson "poussée" du filet.

Les premières bouchées et mon collègue me donneront hélas raison.

Je me régale à nouveau des asperges (après les blanches, les vertes) très bien saisies, sans occulter la terrible déception de ce filet qui s'annonçait grand *.


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Gros macaron au caramel au beurre salé


Fin de repas "casse-gueule" avec ce macaron à la texture de meringue collante des 70's et un CBS trop sucré.

Des mignardises "un peu au-dessus" bouclent ce dîner qui laisse une impression de "textures & compositions qui se cherchent encore". 


A ce stade, mon collègue et moi restons dubitatifs et relativement déçus par ce repas.

Sans vouloir modérer l'impression mitigée de l'assiette, je fus épaté par le haut niveau de service de ce bistrot chic. Tout le personnel croisé est bluffant de justesse et de professionnalisme. 


Côté glou, je laisserai le spécialiste limousin détailler plus justement le contenu, les coeffs pratiqués et le "free cash flow" des domaines proposés.

Une vue de la carte révèle une certaine"timidité" dans ses références.

Jadot, Chapoutier, Leflaive, Latour côtoient Coursodon, Ogier ou Les Aurelles.


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Une matière énorme, relativement sphérique pour 08, opulente et complète pour un "sans-culotte" (comprendre un générique).


Autre Sens

Ecluse Canal Saint Martin

11 rue Armand Rebillon

35000 Rennes

tél : 02 99 14 25 14

www.autre-sens.fr


* A l'attention de Mix : eh oui, je sais, encore du poiscaille, mais "l'inévitable" magret de canard, "le sempiternel" faux filet de boeuf et les tendrons de veau caramélisés "tendances" ne me paraissaient pas super excitant !!

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Vini Circus, le Grand Barnum, les nez rouges !!

19 Avril 2011, 16:00pm

Publié par Docadn

Suite et fin de "la grande dégust' nature et bio" sous le grand barnum d'Hédé. Un excellent casse-croûte avant de ré-attaquer par Bouju l'auvergnat.


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"The Blanc 09", opulent chardonnay poivré, à la puissance redoutable, suivi d'un "Lulu 09", gamay qui "cab'franc au nez", aussi généreux en matière et en épices.


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Nous restons à "gamayland" avec du P-U-R Alonzo et son "Amène 09" métalliquement gourmand "au nom du verre, du vice et du vin d'esprit".

Un arrêt qui permet d'apprendre que Cyril produit aussi un Côtes du Rhône Villages sous l'intitulé "Marne Jaune" avec des vignes qui "marcottent".

"Côte de Py 10" et un poil plus astringent et sanguin quand ses "Très Vieilles Vignes 10" caramélisent gentiment le palais.


"Chez Chermette, tout pète"... De fruits, de fraîcheur, tous les "10" sont franchement très aimables et gourmands. 


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Chez le Cha(nudet), le "Morgon 10" (tiré sur cuve) est une énorme bombe en gestation. Le "Morgon 09" est d'une gourmandise absolue, quand le "Fleurie 10" se fait l'écho d'une tenue "carbo, fraîche et gouleyante". Son "Morgon 08" donne un petit aperçu de la grande capacité de ce dernier à être oublié en cave...

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Attention danger, me voilà à "poivronland". "On est su l' sable 10" élaboré par Laurent Lebled (featuring Bernard Pontonnier & Seb Bobinet) est une petite tuerie de cab' franc mûr, sur la framboise, aérien et addictif, on en boirait des piscines !! "Amatéüs Bobi 10" de Bobinet n'est pas en reste avec sa remarquable fraîcheur et son élevage de 12 mois, transparent, bien au-dessus du 06 goûté ici.


Les rouges de Cossard ne me mettent pas la gifle linguale des blancs. Seul le "Vosne-Romanée 08" à la suavité attendue.


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Cap au sud chez Clos Fantine. Remarquable série et explications non moins passionnantes (de Carole ou Corinne, je ne sais pas). "La Lanterne Rouge 10" (faite d'aramon et de cinsault) joue sur la finesse et les épices à zéro soufre, quand le "Tradi 09" (Faugères avec grenache, carignan, mourvèdre) balance la grosse cavalerie gourmande. Le "Tradi 04" est épatant de jeunesse, quand "Courtiol 08" assène un équilibre modèle...


Retour chez Derain, avec Un "St-Aubin 09" austère, un "Gevrey-Chambertin 09" plus ramassé et plus accessible, quand le "Mercurey, La Plante Chassey 09" me donne enfin le beau pinot fruité tant attendu...


Un Jean Delobre "fatigué" nous accueille avec son "Glou Bulles", puis son "St-Joseph 09" toujours droit et fin comme à Renaissance quand "Chemin faisant 09" poivre avec de beaux amers finaux.


Noëlla Morantin revient aussi sur notre parcours avec "Mon Cher 10", très fruité, à la gouleyante matière carbonique, quand "Boudinerie 10" (macération traditionnelle) donne de la droiture et du potentiel. "Cher 09" affiche complet dans la matière malgré l'importante volatile !!


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Gros passage à vide et stupéfaction devant le manque de profondeur et de matière chez Foillard et Lapierre. toutes les cuvées nous laissent de marbre par leur transparence. Seule la "Cuvée Marcel Lapierre 09" a de la mâche (mais à 27 €, on n'en demande pas moins) !! Quelques avis contraires le lendemain semblent nous avoir fait mentir pour le coup. On n'en revient toujours pas !


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Déceptions vite oubliées avec les très jolies matières de "Mano à Mano 09", "Bonica Marietta 09" et "Sans Temps 08" (cette dernière est une 100% carignan), du Domaine Matin Calme, proposant de l'altitude, un traitement en grappes entières et en carbo du carignan, donnant une finesse et une buvabilité énormes à ces cuvées réussies.


Retour à "gamayland" chez Descombes avec "Régnié 09", à la densité déstabilisante, "Brouilly 09" plus frais et fruité, quand "Morgon 09" est plus serré du slip.


En Provence, chez Dominique Hauvette, les élevages longs donnent des matières denses comme sur "Roucas 05", un peu plus d'astringence sur "Vieilles Vignes 05". "Améthyste 07" serait top si il n'y avait pas cette petite "lâcheté" en fin de tronche. "Cornaline 06" est un bon compromis quand la version 04 se donne des airs "bordelais"...


Pas de gros oeuvre chez Lemasson. On commence par "Sauvignon 10" qui nous la joue Granny Smith, puis on monte dans la "R10" (gamay, pinot noir, pinot d'aunis, grolleau) après 45 jours de macération pour une corbeille fruitée, quand la cuvée assaisonnée "Poivre & Sel 10" explose de gourmandise et de fraîcheur. Très joli dernier vin.  


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Retour chez notre "Messie déclouté". Son "Brutal 09" (duras majoritaire) fait dans le fruit à noyau, "Aramon 10" donne aussi dans le fruit, mais version aérienne. Le "Corbières 09" signe une fantastique fraîcheur et un sanguin "vampirique" malgré les 15,9° (insoupçonnables !!). 


Back to Ze Jura, chez Clairet et son "Trousseau des Corvées 09" qui pinote agréablement, "UVA 10" ne prend pas le soleil et donne un poulsard très gourmand.


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Un stop chez Potron Minet pour découvrir "Pari Trouillas 10" serré du calbut, "Roulé Boulé 10" tannique, "Berlue 10" plein de fraîcheur et de fraise pour ce 100% grenache.


Chez Foulaquier, "Petit Duc 08" malgré sa jolie fraise, reste tannique, "Orphée 08" est dans le même registre. "Le Rollier 08" (grenache/syrah) lui est très "glou-frais". "Les Calades 07" font dans le sérieux, le mûr et le relevé...


Une jolie étape au Domaine de la Ferme Saint-Martin (à Suzette dans le Vaucluse) avec "La Gérine 10" de toute beauté, "Les Terres Jaunes 10" d'une suavité redoutable et "Clos des Estaillades 10" taillé pour la garde et à la fraîcheur absolue.


Chez La Petite Baigneuse on y trouve "Trinquette 08" aérien, un "Loustic 09" frais mais hélas alcooleux, quand "Grand Large 08" (60% pelut, 40% grenache) conclut la dégust' avec la mention bien. 

Philippe Wies avait la difficile tâche de proposer aussi les vins de son voisin de tablée Fabien Merono (Domaine Le Grain de Raison) décédé l'hiver dernier dans ses vignes. 


Aussi, nous avons bu  ce "Petit Kluk 09" "très carbo, épicé et plein", avec attention. Le "petit kluk", une expression du terroir (catalan) pour décrire "le coup de barre d'avant la sieste".... Fabien ne connaîtra hélas plus ce kluk et nous ne connaîtrons hélas jamais Fabien... 


En conclusion : Un festival très bien organisé (le repas des vignerons du samedi soir affichait complet en assurant 550 couverts), aéré, sans vins "barrés" sentant le cidre ou la pomme blette. Un très beau casting de la viticulture respectueuse et des vigneron(ne)s passionné(e)s et passionnant(e)s.

PS : 130 vins dégustés vraiment sans effort !!

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Vini Circus, le Grand Barnum des Vins, les clowns blancs !!

17 Avril 2011, 15:05pm

Publié par Docadn

Un monsieur Loyal aux "décibels célinedionnesques", des dreadlocks à ressusciter Bob Marley, un chapiteau immense, des toilettes sèches à la Charles Ingalls, bienvenue à Vini Circus à Hédé !!


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8ème édition, la première pour moi, sous un chapiteau réellement impressionnant.

Il est 10h45, c'est très calme, quelques (rares) vignerons ont un léger décalage horaire, auquel la soirée de la veille ne peut être étranger.

J'effectue ce "marathon bacchique" avec une "petite nature limousine", dotée d'un palais très correct mais accusant une résistance physique comparable à celle d'un hérisson sur une autoroute...


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(il a d'ailleurs sacrifié au rituel des "toilettes roots" avec un bonheur difficilement palpable sur ce cliché)


Nous démarrons par Jo Landron et ses "Atmosphères 09" aux bulles vives et à la matière éthérée. "Amphibolite Nature 10", crayeux, sur les agrumes, quand "Hermine 09" est plus "profond", gras et rond.

"Haute Tradition Vieilles Vignes 09" s'avère complet, sur le silex, quand "Melonix 10" (avec ses 3 g de sr) prolonge sa finale sur une poire "traçante".


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Un rapide arrêt chez Lemaire-Fournier (Vouvray) pour découvrir une "Coudraie 04" oxydative et caramélisée.

Chez Augé (Dom. des Maisons Brûlées), "Suavignon 09" aux accents jurassien, quand "Poussière de Lune 09" (VV de 75 ans) donne dans la compote de poire et une belle dynamique malgré ses 5-6 g de sr.


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Nous stationnons toujours en Loire en allant rendre visite à la ravissante Noëlla Morantin, dont les vieilles vignes de sauvignon "Chez Charles 09" et les plus juvéniles composant "Pichiaux 09", sont élégantes de fraîcheur, de fruits et d'épices.


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Petit saut en Bourgogne, pour découvrir le St-Aubin "En Vesvaux" 09 de chez Derain, au nez peu causant, à la grosse matière finissant sur le poivre blanc, qui me laisse un peu sur ma "soif de chardonnay".


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Retour en pays ligérien, chez Mosse, pour des chenins recommandables comme "Magic of Ju-Ju 09"(un hommage à Archie Shepp et son album mythique) à la finesse et au fruité prégnants, ou encore "Les Bonnes Blanches 09" explosif de poire, quand "Initials BB" signe une fraîcheur et des orientations anisées "sudistes" très plaisantes...


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"Grosse claque linguale" avec les blancs du Domaine de Chassornay coaché par Fred Cossard et Laure de Peyerimhoff.

Un très beau Chassagne-Montrachet 09 1er Cru "Abbaye de Morgeot", un Meursault 1er Cru "Les Genevrières" 09 monstrueux d'élégance et de finesse quand le "Puligny-Montrachet 09" ne se laisse pas faire non plus dans la catégorie "danseuse étoile ET 2ème ligne international de rugby". Des tarifs hélas "très bourguignons" pour ces vins stupéfiants, élevés en 100% fûts neufs et affichant zéro soufre !!


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On descend dans le Mâconnais, pour tremper nos badigoinces (à peine échauffées) dans les vins de Philippe Valette. Les vins proposés sont d'une "clarté évidente". "Viré-Clessé 07" finement oxydatif, caramélisé au nez, fait parler son "fumé du terroir" en bouche. "Pouilly-Vinzelles 07" balance un poivre intense, s'étirant plus longuement que le Viré. "Le Pouilly-Fuissé 07" met tout le monde d'accord avec des fragrances magiques, finement oxy, à la matière encore plus tendue. 


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En Alsace, chez Patrick Meyer et des "Pierres Chaudes" 09 (pinot blanc) affichant de la fraîcheur et notes étrangement muscatées pour mon palais. "Dolmen 06" avec ses notes de miel et d'épices transpire le "peu protégé", parfois rédhibitoire. Le "Muscat 09" avec ses petites fleurs au nez, "litchise comme un gewurz" en bouche, quand le "Grittermatte 09" (riesling) est hélas mou, mou, mou. Impression vite effacée par le "Muenchberg GC 08", tout en largeur, qui dynamite le palais par sa craie, ses épices douces et sa longueur extatique...


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Retour en Touraine chez Joël Courtault, qui propose " Péridote 07" (sauvignon sur sable ) très nature, épicé, très volumineux. "Epidote 07" (sauvignon sur argilo-calcaire) offre la même très grosse matière avec une élégance plus marquée et une fraîcheur plus évidente. 

Cap à l'est, au Domaine de la Tournelle. "Terre de Gryphées 08" (Arbois, chardo sur argile) fait dans l'élégance finement boisée, la fraîcheur et de jolis amers. "Savagnin de Voile 06" est un "demi-jaune" de 3,5 ans (au lieu des 6 années et 3 mois nécessaires pour être promu "jaune") très gourmand, quand "Fleur de Savagnin 08" est une autre gourmandise complète. 


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Plein sud chez Antony Tortul (alias "l'oenologue repenti") de La Sorga, précédé par une réputation "parfois tortueuse" de sa production. Agréable surprise en constatant le sérieux et la droiture des matières proposées par ce vigneron au "look de messie déclouté". "La Sorga 10" (80% mauzac vert, 20% chardo) a le gras "juste" et la fraîcheur anisée idoine, quand "French Wine's not dead 10"  fait aussi dans la structure bien équilibrée et la vivacité (surprenante) de cette cuvée composée à 80% de terret-bourret et 20% de viognier. 

 

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Pour finir, les très grands liquoreux de Rousset-Peyraguet, qui délivre des Sauternes & Barsac (sans soufre selon son géniteur), totalement hallucinants de précision et d'équilibre !!

Peu de clowns blancs, tristes et dépressifs à relever...

Les rouges à suivre... Bientôt !!

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La Régalade, c'est pas de la rigolade !!

9 Avril 2011, 09:25am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

 

Un énième séjour francilien, une énième opportunité de dîner aux frontières de la petite ceinture...

Sans conviction, j'avais tenté une résa via La Fourchette 48h00 avant. Tentative gagnante, puisqu'un texto annonça très rapidement qu'un couvert était disponible.

 

En ce mercredi soir, encore chaud, qui a déjà fait trembler tous nos seniors à la perspective d'un été pas très sympa pour eux, j'arrive rue Jean Moulin à 20h00 sonnantes.


Je vous épargne la redite sur ce bistrot très couru, ancien fief de Camdeborde (dépositaire officiel de la bistronomie),  entre les mains de Bruno Doucet (ex-Barrier à Tours, ex-Gagnaire) depuis 2004.


Casque ou trottinette à la main, des clones de Beigbeder entrent en même temps que le piéton, sapé comme une gravure de La Redoute, que je suis.


Je découvre un vieux rade à la déco fatiguée, soigneusement négligée et entretenue par des décennies de nicotine incrustée jusque dans les joints du carrelage.

Accueil tout sourire et densité des tables semblable à un pack de rugby. 


Découverte de la carte, composée d'une formule à 32 €, avec 6 entrées, 5 plats et 7 desserts, plus une ardoise de "suggestions du jour" à insérer dans le menu avec suppléments ( ce soir là, entre 3 et 10 €). 

La célèbre terrine arrive rapidement sur la table. Elle est goûtue, "fraîche" et consensuelle.


Je parcours la carte des vins. Cette dernière fait le "grand écart idéal". De Dom Pérignon à Gramenon, De Rayas à Darnaud en passant par Ostertag, Lapierre, Uroulat et Breton...

Éclectisme malin, branchée à mort, bling-bling assumé.

Chinon et Bourgueil (C & P.Breton pour ce dernier), seules références disponibles en demi-bouteilles, je passe .

La serveuse sort de sa manche un verre de Marsannay 09 d'Olivier Guyot.


Un élevage soutenu, un petit air de fraîcheur, de rafle et un trait d'acidité au nez. Un boisé confirmé en bouche, une matière ramassée, un poil extraite, finement perlante et pas si mal au global.

 

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Mi-cru mi-cuit de thon rouge, juste rôti à la plancha, ail et thym frais, caviar d'aubergines à l'huile d'olive

 

C'est juste pour faire chier le blanchisseur prince Albert (qui ferait mieux de s'occuper de l'éradication des requins financiers de son rocher) que j'ai choisi ce plat écologiquement et politiquement incorrects.

Un caviar dense, onctueux, idéalement relevé.

Le thon, très délicat, parfaitement saisi, fondant et doux dans l'expression. La coriandre est généreuse (en quantité), "le pesto de fond d'assiette" est délicieux (l'huile d'olive, une petite tuerie). Une excellente entrée !!

 

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Dorade grise sauvage de Bretagne, pochée dans un bouillon à la citronnelle et à la coriandre, légumes de printemps

 

Les premières bouchées révèlent une chair très bien cuite. En gagnant le coeur du filet, la cuisson est bien moins maîtrisée, dommage.

Les légumes représentent un nouveau défi pour mon palais "chiant du végétal".

Encore le chou-fleur tant redouté, accompagné par son cousin le romanesco. Des individus moins louches comme les petits pois, les tagliatelles de courgettes, oignons grelots, olives noires.


C'est pour le coup, la partie la plus intéressante de l'assiette. Les légumes surfent entre croquant et fondant. Cette alternance et cet équilibre de texture sont superbes et me font une fois de plus oublier tous les traumatismes liés à certains d'entre-eux.  

Les olives font dans le "consensuel agréable" côté puissance et goût.

 

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Nage de pamplemousses roses et ananas à la menthe, sorbet maison

 

Une énorme tuile masque le montage "approximatif" du sorbet (neutre) et des fruits.

Ensemble rafraîchissant, pamplemousses (dont je ne suis pas fan de la première heure) très bons.

Ananas un peu "vert" (croquant). Une bonne nage, désaltérante et bienvenue en cette fin de repas.

 

En conclusion, un bon dîner alternant le très bon (l'entrée), le bon (moyenne du plat) et le pas mal (le dessert). Pas de fulgurances notables. Un service intelligent qui ne se la raconte pas (maladie chronique des "places to be" avec la "melonite aiguë" qui va trop souvent avec), des claquements de mains remplacent les ordres criés en cuisine.

Un bon rapport qualité prix pour la ville, un succès largement mérité sur des plats sérieusement bâtis !!

 

La Régalade

49, Avenue Jean Moulin
75014 Paris

tél : 0145456858

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Le Pré Verre

6 Avril 2011, 05:55am

Publié par Docadn

Philippe et Marc Delacourcelle sont frangins.

Le premier a commencé par la fin (les desserts) chez "Fauchon", avant de remonter le fil du repas chez "Bernard Loiseau" et "Le Comte de Gascogne". Pas encore convaincu, il part en Asie (Malaisie, Japon) pendant 6 ans et revient, plus déterminé que jamais, à faire découvrir des alliances d'ici et de là-bas.

 

Quant à Marc, c'est en salle qu'il fait ses armes. A Londres (Le Ritz) puis à Maison-Laffitte à "La Vieille Fontaine" . Il constate que la sommellerie est plus conviviale que le service seul. Il part se former et s'informer directement à la source : chez les vignerons.


Les frangins s'associent pour ouvrir leur premier restaurant, "Le Clos Morillons", tenant "gastronomiquement" la barre 17 ans durant.

En 2003, ils craquent à leur tour pour la très porteuse et ludique "bistronomie", en ouvrant Le Pré Verre.

4 ans plus tard une version tokyoite ouvre ses portes.

C'est sûrement le 171 ème billet lisible sur ce bistrot, toujours très couru 8 ans après ses débuts.


Quelques articles signalaient qu'il fallait arriver tôt si on voulait caresser l'espoir d'y dîner sans réserver. J'ai suivi ce judicieux conseil pour me pointer, sans prévenir, rue Thénard quelques minutes avant 20H00.

Accueil dynamique, souriant et sans manière. On me propose immédiatement une table au sous-sol. Ce dernier, quasi désert, abrite juste 3 anglophones terminant leurs desserts. 


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Une carte aux intitulés bistrot et un menu entrée, plat, dessert à 29,50 €.


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Marinière de haddock & chou-fleur 


Un plat "jackass" pour mon palais avec l'ennemi de toujours : le chou-fleur. Une opportunité de plus d'affronter et vaincre, enfin, la hantise de la "Brassica oleracea".

Une entrée très croquante, très fraîche, "orientalement épicée", plus une pointe asiatique avec ce qui me semble être de la citronnelle.

Le chou-fleur est relativement peu expressif (en fait il me semble à peine cuit, voire cru) et ça me va parfaitement ainsi. Une entrée "sensitive" par son croquant et le grand plaisir végétal qu'elle procure... 


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Onglet de boeuf, sauce wasabi, purée de pois chiches


Présentation basique, cuisson telle que demandée (saignante). L'onglet (morceau souvent boudé par les "spécialistes de la barbaque") possède le "bon fibreux", un moelleux addictif, "une mâche" enthousiasmante.

Très belle maîtrise du dosage du wasabi dans la sauce. Une purée douce, un petit morceau d'artichaut raccord, un excellent plat de bistrot.


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Tiramisu d'endives au café


Je ne pouvais choisir autre chose, ne serait-ce que pour son intitulé, mais aussi pour oublier rapidement la "vive morsure" du ratage de la veille.


Hormis la feuille de menthe ringarde, ce dessert est une tuerie hors classe !! Le café a le goût d'un bon café, la crème a enfin le goût du mascarpone. L'endive est encore un hymne au croquant.

Un coulis de citron, cinglant, donne une niaque jouissive à l'ensemble. Remarquable dessert que j'ai totalement fait voler en éclats, en 5 cuillerées, tellement c'était bon.

Là encore un plaisir gustatif doublé du croquant absolu du légume.

 

Une cuisine qui se fait totalement évidente sur ce point final. Une cuisine qui met en relief  "le toucher de palais", presque au-dessus du goût...


Parlons quand même d'une partie du succès de l'établissement : la carte des vins.

Il serait inopportun de dire qu'elle est "juste bien construite".

C'est carrément une des plus éclectiques, croisée ces dernières semaines dans la capitale : Michon, Delescheneau, Tissot, Giboulot, Da Ros, Ostertag, Foucault, V.Paris, M. Cosse, etc...

Tous disponibles en 75 cl, parfois en 45 cl, plus rarement au verre.

C'est peut-être sur ce dernier point, qu'il y aurait des pistes d' amélioration.  

Cela conduit surtout à l'évidence d'aller au Pré Verre à 3 ou 4, pour partager une ou 2 jolies quilles (coeffs locaux).

Aussi, je me suis contenté d'un verre de "La Chaussée Rouge" 09 de Marc Houtin & J. Bresteau (4€) très très moyen et un autre de Fronton 09 de Château Plaisance (4 €) guère supérieur. 


En conclusion, une adresse vraiment recommandable avec son menu à moins de 30 € juste et bon, un service débridé et sérieux. Une carte des vins salivante, aux antipodes de "l'ayatholisme" dénoncé par quelques apprentis hommes d'affaires. Un resto à faire en "petite bande assoiffée et affamée".

Un grand merci à Mix pour cet excellent tuyau !! 

D'autres avis lisibles  ici et  , plus une archive de la décennie précédente ici.


Le Pré Verre 

8, rue Thénard 

75005 Paris France 

Tél : 01 43 54 59 47 

www.lepreverre.com

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Millésime 62

4 Avril 2011, 05:10am

Publié par Docadn

Je passe un temps conséquent à Paris ces derniers temps. Aussi, je butine les (petites) tables comme une abeille urbaine, concoctant son "miel-béton" sur les toits de l'opéra Garnier.


J'avais prévu d'aller dîner chez Tellus dans le 2ème. Il est 19h45, le resto est vide et éclairé. Le menu "collé sur la vitrine" précise un début de service à 20h00.

Je fais un petit tour dans le quartier et reviens à 20h00 pétantes. Je découvre le même établissement plongé dans le noir. Intrigué, je pousse instinctivement la porte et découvre un gars et une fille dans l'obscurité (se cachant quasiment) accoudés sur le comptoir...

"heu, bonsoir, vous êtes fermés ? Parce que y'a 10 minutes, c'était encore allumé !!".

La fille bredouille (visiblement ce doit être Gaëlle, la cuisinière, très emmerdée de s'être faite "griller" ainsi) : "heu, désolé, on a du fermer, on a eu un problème ...". 

Je repars sur ce malentendu, surfant entre ridicule et incompréhension, vers mon "plan B2" pour le coup.


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David Ditte, nancéen d'origine, a l'âme baladeuse. 

Après une formation à La Moselle et au Bistroquet, il a fait son baluchon pour faire notamment étape au "Buddha's Bar", au "Bar Fly", "Le Pavillon", "Le Domaine de Bélesbat", sans compter les démarrages des "MK2" et "Jules Jim", avant de rejoindre Millésime 62 coaché par Sandrine et Stéphane Savorgnan (ce dernier est né en 62).


J'arrive sans réservation. L'établissement affiche quasiment complet. On me place très rapidement à l'une des 2 dernières tables disponibles.

Déco "brasserie-bibliothèque" avec une thématique bacchique un poil maladroite. Ambiance bruyante. Service "à la parisienne", speedé, peu attentif, mais suffisamment délicat pour ne pas effrayer la clientèle parfois précieuse du Concorde d'en face (pas l'avion-barbecue, l'hôtel !!).


Rapidement, j'opte pour le menu à 29 € (celui du jour est à 23 €). Mon entrée sort du frigo pour atterrir sur ma table.


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L'avocat crevettes à la façon du Chef

 

j'avais, notamment, le choix entre une "Royale de Saint-Jacques et petits légumes, coulis de langoustines" ou une "Poêlée d'encornets et poivrons confits", ou encore une "Tarte tatin aux aubergines, émulsion au basilic" et bien d'autres choses. Mais je voulais voir ce que pouvait être "la façon du chef" de ce basique ménager.

Présentation en effet plus flatteuse que la normale, l'ensemble est bien citronné, onctueux, parsemé de bons morceaux fondants d'avocat.

Les petites crevettes sont justes aussi (un peu rares), et le petit coulis (émulsion selon le chef) de "soja-huile de sésame" tout à fait en phase avec cette jolie entrée.

 

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Suprême de dorade Royale, courgettes confites et basilic


Présentation relativement agréable, qui va être très rapidement entachée par le caractère gustatif bien moins plaisant.

Le suprême baigne encore dans la matière grasse de cuisson. C'est limite écoeurant. Il est, de plus, bien trop saisi. 

L'hétérogénéité de la cuisson permet de saisir de très fines parties, parfaites, qui révèlent le très beau potentiel du morceau proposé, totalement gâché par cette approximation.

Les courgettes ne sont pas confites, très croquantes, tout justes cuites en fait.

Quant au basilic, il est quasi insoupçonnable. La branche de fenouil (ou de je ne sais quoi) commence à me gonfler sérieusement, comme ayant sauté de l'entrée au plat. Vous remarquerez sur l'extrémité gauche du cliché, une noisette... 


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Tiramisu à la crème de marron


J'avoue, j'adore la crème de marron. C'est le Nutella de mon "enfance de pauvre, quand on chouravait des bouteilles consignées à des clodos endormis pour s'acheter une grosse conserve de Clément Faugier".

On se coupait les phalanges avec les bords de cette dernière, en prélevant directement avec les doigts, la meilleure crème du monde.

On s'en foutait, on était heureux comme certains gosses sur les photos de Doisneau (mais en couleur)....


Ce tiramisu est d'une neutralité affligeante. On ne sent même pas la crème de marron, le café surfe avec la puissance d'un déca, et le mascarpone est fade comme une présentatrice de M6...


Deux mots sur la carte des vins, dont on attend de légitimes fulgurances avec un pareil nom sur la devanture.

C'est "tiède" comme une tisane oubliée. Chapoutier,  Jadot, Taittinger, Roux, Delas, La Chablissienne, ponctuée par quelques Burgaud, Lignier, Tessier (orthographié Tissier), Pichard, Tours des Gendres, Sigonneau (dont j'ai croisé aussi des bouteilles au Porte-pot dans le 5 ème, rue Boutebrie, repris en octobre 2010 et moins axé nature) le tout à des coefficients qui frôlent parfois celui d'un verre de Coca-Cola en boîte de nuit.


J'ai dîné en compagnie d'un verre de chenin  (cuvée JBL ou JLB, je ne sais plus) du Château de Fesles 08 (7 €).

Un nez relativement réduit de carton mouillé, vernis et de fruits blancs bien mûrs. Fines notes miellées et d'hydrocarbures.

Attaque très acidulée, sur la poire, finement boisée. C'est élégant, très fruité, à la belle et persistante trame acide. ***


En conclusion, une entrée prometteuse pour une suite "trop maladroite pour être vraie".

Une telle hétérogénéité me laisse coi... Pudlo (ou l'un des ses assistants) a évidemment aimé, John Whitting en a dressé un portrait plus sévère et plus juste au regard de ma propre expérience.

Je ne sais pas si 62 fut un grand millésime, mais celui-là ne risque pas de rester dans les annales...

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Ô' Château...

2 Avril 2011, 08:32am

Publié par Docadn

"La capitale est nulle en terme de bar à vins, qui sont tenus par les ayatollahs du sans soufre, des vins oxydés et des verres INAO, catastrophiques pour la dégustation. Je veux être l'antithèse de tout ça ! "


C'est par cette déclaration (un tantinet provocatrice et réfléchie) qu'Olivier Magny, fondateur de la société Ô Château, a annoncé l'ouverture mi-février dernier, de son bar à vin rue J.J Rousseau dans le 1er arrondissement de Paname.


Il n'a pas fait une com' qui donne dans l'humilité.

Les superlatifs ne manquent pas sur le lieu et les produits proposés : "ovni" (le lieu), Pétrus, Yquem, Romanée-Conti, Dom Pé, Latour, Margaux, Haut-Brion, Lafite (pas Jacques, Rothschild), Mouton (pas Michèle, Rothschild encore), "cuisine de qualité" (exécutée par une petite acnéique recalée de Top-chef, ça c'est moi qui le rajoute).

Bref, en lisant entre les lignes, nous devons comprendre : " Vous n'êtes qu'une bande de blaireaux si vous n'avez pas encore foulé ce lieu, avec vos Méphisto de diacre!!"

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(source Causse-Marines.com)


Et comme je refuse le statut de "blaireau désigné", j'ai fait une discrète et rapide (presque honteuse) descente dans "Un vrai bar à vins, avec de grands verres, des fauteuils confortables, la possibilité de goûter au verre les plus grands vins au monde, une cuisine de qualité, un accueil convivial et une ambiance chaleureuse et festive".


Il est 18H30, c'est évidemment quasi désert. Les employés (et la cuisinière pianotant sur son netbook) tournent en rond.

Un couple hésite longuement sur la carte. Je la saisis et manque, en effet, de faire un arrêt cardiaque, doublé d'un AVC de "blaireau pauvre".


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La carte comportait ce jour-là, 14 blancs et 18 rouges dans 3 formats différents : 3 cl, 10 cl et 18 cl (en lieu et place des 3, 6, 12 cl en vigueur à l'ouverture).

Des prix variant (de mémoire) entre 3,60 € et près de 240 € le godet...


N'ayant pas le coeur à achever une dent creuse et cariée à coup d' Yquem à 18,90 € les 3cl, ni assez soif pour boire 10 cl de Pétrus à 159 €, je me suis contenté de 2 gorgées d'Alsace Grand Cru Hengst 05 de chez Josmeyer (4,60 € les 3 cl).

Un riesling pétrolant et peu complexe au nez. Je retrouve quelques réminiscences d'hydrocarbures et un très joli sr bien intégré. Une très belle acidité, c'est long, élégant, aérien, à la finale immense. ***/***(*)


J'ai enchaîné avec La Grolla -Allegrini 98 (5,50 les 3 cl), au nez de bûcheron, noyau de cerise et évolué.

L'attaque est suave, finement sucrée, puis volumineuse, éthérée, "kirschée", à la finale très épicée.

La matière me paraît "un poil aérée" (j'ai la même sensation chez moi quand je bois des vins, ouverts depuis 3 jours, juste rebouchés). Quid sur l'efficacité du système d'azote jusqu'au fond des bouteilles ?! **


Au global, 10,10 € pour l'équivalent d'un demi-verre. Soit, je ne croiserai pas du Josmeyer au détail tous les jours, mais Ô Château n'est pas le pionnier dans le genre.

Glou propose depuis son ouverture quelques grands crus à des tarifs similaires (sur des doses plus conséquentes, mais sur une sélection bien moins étoffée).


En conclusion, si on n'est pas un "buveur d'étiquettes", aucun intérêt majeur à courir en "Méphisto de sport" vers ce lieu.

Si par contre, les grands noms vous font saliver, que les barbus qui fument des roulées vous répugnent, que les vignerons en tongues vous donnent des boutons, que votre Platinum est renforcée, que vous portez des chaussures pointues et des lunettes à écailles Zadig & Voltaire, ce lieu ovniesque est fait pour vous... Donc pas pour moi. Ca y est, je suis un blaireau, damned !!


A lire ou à relire sur notdrinkingpoison.blogspot.com, un "débat animé" sur la vision de l'auteur et celle d'Olivier Magny...


Ô Château

68, rue Jean-Jacques Rousseau

75001 Paris

tél : 01-44-73-97-80

www.o-chateau.com

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Xavier m'a hypnotiseR...

31 Mars 2011, 19:30pm

Publié par Docadn

Un peu de liquide dans ce monde du "solide" :


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Le Rocher Des Violettes - Cuvée Touche-Mitaine 08 - Montlouis/Loire


Xavier Weisskopf est à la tête de son domaine "Le Rocher Des Violettes" depuis 2005.

Ce néo-trentenaire exploite 13 ha (dont 9 sur Montlouis).

Il entretient avec soin, des vignes septuagénaires, parfois centenaires... Touche-Mitaine est la parcelle abritant les "vignes ados" du domaine (aussi âgées que lui). Elles bénéficient d'un sol argilo-silicieux.


J'avais "oublié" cette bouteille dans un carton. En faisant le ménage (le carton est la première source de déchets chez le buveur patenté), je retombe sur cette orpheline. 

C'est l'heure de l'apéro, elle est à 12 degrés, prête à boire.

 

Un nez très très bourguignon, beurré, toasté, noisette.

Un boisé "juste", noble et une belle note de fumé qui me ramène à Chassagne-Montrachet (fûts !!).

L'attaque est citronnée, très finement lactée, pure, nette, délicate, racée. C'est ciselé, toujours bourguignon, "chardonnay dans l'âme".

Les amers finaux sont sublimes, l'élevage un poil saillant, mais l'ensemble est d'une précision et d'une finesse hypnotiques...

C'est salivant comme de l'eau de roche, aux effluves fumés à la finale interminable.


Le lendemain, le chenin est enfin là, avec ses notes de cire, de poire cuite, de craie. Le vin s'est délicatement "ligérisé".

L'acidité est toujours dynamique, le bois en retrait. L'ensemble est gras, toujours racé, net, équilibré toujours hypnotique.

Ben voilà, comment dire autrement que j'ai pris une "baffe Chabalesque qui fait même pas mal tellement j'étais scotché" avec cette très très belle bouteille...

Elle a tout : de la race, un versatile bluffant et une finesse magistrale !!!

***(*)/****

 

Xavier Weisskopf

Domaine Le Rocher des Violettes

38, rue du rocher des violettes

37400 AMBOISE

xavier.weisskopf@hotmail.com

http://lerocherdesviolettes.com/

 

PS : Y'en a plus au domaine !!!!

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