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EscapadeS

Tables estivales... saison 2016 !!

25 Septembre 2016, 13:52pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme les adieux d'Aznavour à la scène, ce blog n'en finit plus de crever entretient une agonie aussi longue et insupportable qu'une primaire politique.

C'est l'automne, votre grosse feignasse de scribe procrastinateur intermittent vous propose un bref résumé des tables fréquentées durant l'été 2016.

Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Direction le Val d'Aoste, à Valnontey, juste au dessus de Cogne.

Le Petit Dahu est un hôtel de poche (9 chambres) au cachet irrésistible. Le genre de cocon dans lequel on se verrait aussi passer l'hiver, blotti au coin du feu à regarder la neige tomber et à lire les 60 livres qu'on s'est promis de dévorer depuis 5 ans !!

Tenu par un couple viscéralement passionné (et francophone), y séjourner est la condition incontournable pour pouvoir goûter à leur cuisine.

Le patron-cuisinier dégaine chaque soir 1 entrée-2 plats-1 dessert pour 18 convives maximum !!

4 dîners plus tard, je crois tenir la meilleure adresse montagnarde de l'année !!

Difficile par contre de "définir" le style culinaire. Sûrement dans la "tradition aostienne", plus montagnard qu'italien, très ancré dans les produits des terroirs environnants !!

Le fromage est souvent roi, les légumes parfaitement cuisinés, les desserts étonnamment plus variés et fins que ceux que j'ai croisés ailleurs dans la botte.

Une copie ci-dessous des 4 menus consécutifs dégustés.

Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

En conclusion, l'hôtel (petites chambres) est idéalement placé au cœur du Parco Nazionale Gran Paradiso, dans un cadre réellement spectaculaire, abritant la meilleure adresse testée (vu le relatif isolement des 5 vallées du massif en question, le choix est très très limité), qui ne rogne pas sur les calories servies, remettant à zéro le compteur de celles perdues lors des magnifiques randos alentours.

Hôtel Petit Dahu
Fraz. Valnontey, 27 Cogne - Valle d'Aosta
Phone: +39 0165 74146
Email: info@hotelpetitdahu.com
Web: www.hotelpetitdahu.com
Tables estivales... saison 2016 !!

PS : à Cogne, ne ratez pas la Pasticceria Perret, véritable institution (depuis 1964), célèbre notamment pour son "mécoulén di Cogne" (sorte de pain au lait), où je me suis déchiré le bide avec une tarte aux framboises d'une justesse à pleurer... vendue au poids, ça peut vite monter au prix d'une mignardise vendue rue du Bac à Paris (7€ dans mon cas, mais ça pouvait lester une nacelle de montgolfière) !!

Pasticceria Perret
Rue Bourgeois, 57
11012 Cogne (AO)
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

La Coccinella est un resto-pizzeria d'une sobre banalité, niché dans une résidence de vacances moche, dans un des hameaux de Névache (Hautes-Alpes) les moins sexys !!

Passée cette introduction qui fait saliver, je n'ai retenu d'un dîner sur place que des pizzas justes honnêtes.

Les proprios sont Italiens, comme quoi, ce ne sont pas les Arabes qui font le meilleur couscous !!

Alors pourquoi en parler ?! Ben, juste pour signaler un tiramisu qui tient vraiment la route !!

Comme quoi, les Indiens savent préparer le lassi quand ils s'appliquent !!

La Coccinella
Hameau du Roubion
05100 Névache
Tél : 04 92 21 20 14
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Direction Gap (pas les fringues, la ville), pour une des adresses phares (au Gros Rouge) de la petite cité élue "ville la plus sportive de France en 2013" (quand on ne sait pas quoi dire, Wiki est ton ami).

La Menthe Poivrée est bien planquée, malgré une adresse équivoque. Si elle n'offre pas la possibilité de se garer à proximité immédiate, elle possède une terrasse fraîche des plus agréables, quand le cagnard arrose sans retenue la ville.

Accueil agréable, service typé "gastro province", diraient les Franciliens, un menu dominical à 30 €.

Un gaspacho d'1/2 litre providentiel, un pavé de merlu quasi parfait, une panna cotta efficace, des présentations has been, mais des portions XXL qui permettraient d'étouffer 4 barbus anorexiques dans le Marais.

Carte des vins passable, café bof, mais rapport qualité/prix indiscutable et très gourmand (le Bib serait amplement mérité mesdames/messieurs les inspecteurs du Gros Rouge qui ne me lisent pas).

 

La Menthe Poivrée
20 rue du Centre
05000 Gap
Tél : 09 52 77 55 73
Page FB
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Retour dans ma "matrice originelle", où la Place du marché reste le spot le plus couru du patelin.

4 dîners à Le Souline en 12 mois, pour souligner la pertinence de ce concept dit de tapas. Si vous êtes un(e) intégriste des tapas espagnoles, passez votre chemin !!

Le Souline propose des "bouchées" ou "petits plats" à partager dans "l'esprit tapas". Avec 3 "bouchées" vous êtes normalement repu. Ces dernières sont servies dans le désordre, tout est posé sur la table au fil du débit de la cuisine.

A 4, cela donne une "auberge espingouine" où tout le monde tape dans tout, donne la becquée à son voisin/sa voisine, c'est assurément la force de ce concept !!

Les seiches à la persillade sont très souvent réussies. C'est aussi cohérent "côté mer" que "côté terre".

Service souriant, carte des vins très locale, convivialité assurée pour ce qui reste la table la plus attrayante de la place... en plus d'être un bar à vin, sans prétention, en dehors du service.

Le Souline, 
11, place du Marché,
26130 Saint-Paul-Trois-Châteaux
www.lesouline.com
Tél : 04 69 26 64 20
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!

Juste à côté, sévit depuis un an Pizza Peppino. Si les portions sont généreuses, la pâte visuellement spectaculaire, les garnitures made in Métro ne déçoivent pas !!

C'est sans goût, avec une pâte qui prend des allures de serpillère dans les 5 minutes suivantes. Sur les 4 pizzas goûtées, 1 seule (la chèvre-miel) était "honnête" et n'était pas détrempée !!

Service distant, carte des vins à chier, pizzaïolo (au look de "Les Ch'tis à LA") se pavanant entre 2 pizzas, ... à éviter !!

Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!

J'avais largement "bitché" sur cette adresse, il y a 3 ans, vu la médiocrité culinaire délivrée.

L'hôtel-restaurant de l'Esplan a été repris depuis environ 2 ans, m'a t-on soufflé.

La terrasse reste la plus belle/agréable de la ville, la formule à 27 € du soir largement plus efficace qu'il y a 3 ans (mon beauf a dû y aller 3 fois en 1 semaine durant cet été).

Les présentations sont aussi modernes qu'à La Menthe Poivrée, les portions là encore généreuses.

Ça dégueule de fraîcheur et d'esprit sudiste dans chaque ardoise/assiette, tout en restant aux antipodes des codes culinaires en vigueur dans le Xème arrondissement parisien !!

"Tiramusi tomates/mozza" juste, "carré d'agneau persillé à l'huile d'olives de Nyons" old school mais délectable. L'hôtel retrouve une cuisine locale fraîche et copieuse, à un tarif cohérent.

Hôtel - Restaurant l'Esplan
15 place de l'Esplan 
26 130 St-Paul-3-Châteaux
www.lesplan.fr
Tél : 04 75 96 64 64
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!
Tables estivales... saison 2016 !!Tables estivales... saison 2016 !!

Le 15 août, les tables tricastines sont bondées... la "table de secours" se situe à 10 minutes en voiture de la cité.

Les Méjeonnes, à Valaurie, propose un ensemble hôtelier à faire bander laisser béat d'admiration n'importe quel Américain/Anglais nourri au(x) roman(s) de Peter Mayle.

Un immense "mas provencal" abrite une grande table (l'intérieur est un poil ring' à mes yeux, mais on joue le jeu avec les anglo-saxons !!) et 2 larges terrasses (1 couverte, l'autre non).

Le soir venu, vous dînez au bord de la piscine dans une cour éligible à "La Maison France 5" !!

Un "Menu du Terroir" (entrée-plat ou plat-dessert à 23,50€, la totale pour 28,50€), un autre nommé "Menu des Saveurs" (entrée-plat ou plat-dessert à 32,50€, la totale pour 39,50€) disponibles le soir...

Loin des calories savamment comptabilisées dans les restos pour tatoués parisiens, ça envoie des doses individuelles pour 3 convives ailleurs !!

J'ai goûté aux 2 menus, c'est parfois riche, toujours frais, bien exécuté, un poil passéiste dans la mise en scène, mais bon !!

Les desserts sont énormes mais oubliables, la carte des vins est largement plus intéressante qu'ailleurs !!

Les Mejeonnes
9 chemin de la Mejeonne
26 230 Valaurie
Tél : 04 75 98 60 60 
www.mejeonnes.com

PS : si vous y êtes pour le déjeuner, pensez à "gauler" quelques exemplaires des excellents sirops de la Distillerie d'Eyguebelle voisine.

En résumé, l'été 2016 fut ponctué non pas de "grandes adresses", mais de "bonnes adresses", perpétuant une tradition de "cuisine fraîcheur", quand les innombrables pièges estivaux investissent plus dans les frigos/congélos/micro-ondes que dans les produits de saison !!

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Jacky Blot à Montlouis/Loire

21 Août 2016, 15:21pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Un article commencé mi-juin, terminé ce jour !!

En préambule de notre soirée GQV*, nous avions planifié une séquence d’œnotourisme chez le plus gros étendard du landerneau viticole tourangeau : Jacky Blot.

Nous sommes arrivés à la bourre au rendez-vous, grâce à l'incroyable sens de l'orientation du local de l'étape, sans parler d'une conduite plus proche d'un Henri Paul que d'un Loeb !!

*Grosses Quéquettes dans les Verres
Jacky Blot à Montlouis/Loire

Nous rejoignons donc Jacky Blot au Clos Mosny, pour nous coller (avec 01h00 de retard) à un groupe d'une vingtaine de personnes.

Je découvre un Jacky Blot affable, au discours passionné/passionnant, prenant son temps pour détailler avec minutie tout le travail de la vigne au chai...

Un coup d’œil sur les vignes adjacentes, pour se rendre compte du soin apporté à ces dernières.

Sans être un "pro de la chose", ça sent le boulot de dingue... surtout quand on cultive 50 ha sur 2 domaines (Domaine de la Taille aux Loups et Domaine de la Butte à Bourgueil) !!

Mais Jacky Blot, ce n'est pas que la vigne !!

C'est aussi une casquette d'agent, un "groupement de vignerons" d'achats/vente (Bouquet de Loire, c'est lui), 6 à 7 caves/points de vente, un restaurant, un (splendide) caveau de dégustation... une grosse PME avec 19 employés juste pour les vignobles !!

Jacky Blot à Montlouis/Loire
Jacky Blot à Montlouis/Loire

Retour à Husseau, dans la splendide demeure/showroom du clan Blot.

Verres Riedel pour balayer le panorama des productions des 2 domaines.

Pour entamer une séance, Triple Zéro 14 très "pomme au pif qui vire poire", au gras surprenant, frais, citronné, aux "amers courts", plutôt élégant dans sa constitution globale.

Le Tradition 13 (bulle) montre une mordante acidité, forcément moins de noblesse quand on sait qu'elle est constituée des têtes et queues des jus destinés à la Triple Zéro.

Jacky Blot à Montlouis/Loire

Nous enchaînons avec les "secs 14".

Six cuvées différentes... et c'est Bretonnière 14 - Vouvray* Vin de France (barriques 1/4 neuves, 1/4 un vin, 1/4 deux vins et 1/4 trois vins pendant un an), à l'acidulé tonique évoquant l'ananas, à la droiture modèle, qui retient toute mon attention.

Sur Rémus et Rémus Plus (en 12), avantage à Rémus Plus, plus net, au boisé plus "délicat".

Clos Michet 10 fait dans la mollesse, Bretonnière 09 propose finesse et netteté, alors que le nez annonçait une oxydation pas des plus sexys !!

Jacky Blot dégaine les quilles d'un bac réfrigéré qui semble sans fond.

Dix Arpents 02 brise la "descente des millésimes", présentant une puissance et une astringence pas des plus honteuses non plus, pouvant redonner de l'espoir à ceux qui ont oublié en cave cette cuvée.

Grosse mandale buccale avec Rémus Plus 08, juste splendide, magnifique, fin, élégant...

Dix Arpents 97 se laisse dominer par une pointe d'alcool en finale.

Le Père Blot ne ralentit pas, nous assénant Rémus 95 (1er millésime de cette cuvée), aux effluves d'ananas emballant instantanément les glandes salivaires. Comme Dix Arpents 07, l'alcool domine hélas les débats finaux.

* Cf "l'affaire Blot-Chidaine" pour mémoire -> ICI
Jacky Blot à Montlouis/Loire

Place aux rouges sur 14, avec Pied de la Butte - Haut de la Butte - Perrières - Mi-Pente.

C'est Perrières 14, loin devant pour moi, qui illumine ma tronche par son étincelante expression calcaire et son équilibre exemplaire.

Le Moustachu d'Husseau nous achève avec 3 "susucres", dont un "liquoreux 03" splendide, à la fraîcheur inouïe, au nez safrané magique, accusant 200 g de résiduels.

Alors que son déjeuner l'attend depuis 01h30, il nous "refait la bouche" avec un Triple Zéro 08.

05h30 et 25 verres après notre arrivée au Clos Mosny, nous quittons un Jacky Blot increvable !!

Si je commence à avoir de la bouteille en terme de visites de vigneron/domaine, je ne m'attendais pas une seconde à ce niveau d'accueil/chaleur/proximité/disponibilité !!

Le chai de dégustation reçoit une centaine de personnes par jour.

J'avoue que, avant de mettre les pieds au domaine, j'étais pétri de l'image "Jacky Blot = Grosse Machine = Marketing à mort = Pro mais Froid".

Après cette séquence, je regrette chaque pensée-cliché qui m'a habité avant d'y aller.

Jacky Blot est un très grand vigneron que j'ai très largement sous-estimé jusqu'à cette visite.

Son approche viti/vini est une des plus "sérieuses" qui m'ait été donné d'observer dans le coin.

Ces cuvées reflètent parfaitement cette rigueur (même si on peut observer des aléas sur les bulles, mais bon tout le monde sait que sur les bulles...).

L'homme est réellement passionnant, passionné, affable, doux, sans ambiguïté avec ses hôtes.

Je reste encore stupéfait de voir le temps passé avec 3 clampins venus de nulle part (y'a bien le local qui ne sait même pas où est son slip, mais bon).

Si je dois en plus marteler que les vins y sont trèèèès bons... mais pas donnés (>20€) par rapport aux prix moyens pratiqués sur les appellations Montlouis-Vouvray-Bourgueil.

Sachant que nos achats à suivre ont été relativement sobres, les mots nous ont manqué pour remercier Jacky Blot à la hauteur de son dévouement !!

Je souhaite sincèrement à tous les amateurs anonymes, comme moi, d'être reçus ainsi par un vigneron qui fait de beaux vins avec de belles vignes, qui en parle merveilleusement, pour justifier sans relâche de leur passion chevillée au coude corps.

Jacky Blot :

Domaine de la Taille aux Loups
8, rue des Aîtres – Husseau
37 270 Montlouis-sur-Loire
Tél: 02 47 45 11 11 - Fa
x : 02 47 45 11 14

latailleauxloups@jackyblot.fr

Domaine de la Butte
La Butte
37 140 Bourgueil
Tél: 02 47 97 81 30 -
Fax : 02 47 97 99 45

labutte@jackyblot.fr

Sinon, il paraît qu'on y mange bien aussi et c'est à lui :

Le Bistrot des Belles Caves

23 Rue du Commerce

37000 Tours

www.lebistrotdesbellescaves.fr

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Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

12 Juillet 2016, 20:58pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Tardif et court résumé d'un VdV aux allures de bide éditorial.

La "faute à l'Euro de foot" (c'était repos pourtant), trop de Jean-Baptiste occupés à célébrer leur fête, ou la simple conséquence des entretiens de Julien Duvivier, diffusés entre 02h00 et 03h00 du matin dans le cadre des "Nuits de France Culture", programmés pour tuer dans l’œuf ma thématique ?!!

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

Au petit matin, un peu plus tard pour d'autres, 6 courageux passionnés ont décidé de relever le défi des "vins racinaires".

C'est la WINEista qui dégaina la première, avec "son Gypse", toute nouvelle cuvée de Borie de Maurel (un des mes domaines chouchous, lors de mes vrais premiers pas dans le vin).

Un "chardonnay du sud" qui semble fort se plaire sur les contreforts de la Montagne Noire.

Une "expression de gypse" qu'Audrey, la glouglouista, dégusta avec des tagliatelles safranées à la lotte, tomate rose et basilic !!

Source La WINEista

Source La WINEista

André Fuster est d'abord resté muet devant ce thème... mais contrairement à d'autres, il a franchi le pas grâce à une autre contributrice de ces VdV.

Un simple tweet mentionnant Roque Sestière suffira à emballer le clavier des Vitinéraires sur son enfance et sa préadolescence !!

Des oiseaux, des coups de 12 (pas des volts, des mm), du rouge, puis comme une révélation, LE blanc des Corbières de Roque Sestière.

Des "putains de vins racinaires"!!!!

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

Puis vint le tour de Catherine, tenancière du blog "Une femme des vins".

Elle me dévoile qu'à 24h00 près, nous aurions pu organiser un jeudi réellement racinaire, lunairement parlant !!

Mais ce vendredi est un jour fleur... et c'est une Marguerite 2012 du Domaine de l'Ecu, qui habillera/habitera le billet de Catherine.

Marguerite est une vraie folle-blanche qui hume l’iode, le varech et le citron vert selon notre contributrice.

Un vin déconcertant, mais pas l'orgasme buccal que j’appelais de tous mes vœux dans mon discours d'investiture...

Source "Une femme des vins"

Source "Une femme des vins"

Place au billet de Nicolas du blog "Le serpent à plumes" (avec Maya), qui nous détaille avec talent la "cause racine" de leur grand saut dans Les Causses !!

La Roque de Fabien Jouves résume l'idéal que nos 2 fous du plateau calcaire vont poursuivre avec bonheur et passion !!

Nous allons "droner" de près l'aventure viticole et humaine de ce duo de reptiles plumés, accros au calcaire et aux vins qui s'y épanouissent.

Source "Le serpent à plumes"

Source "Le serpent à plumes"

En éditant ce billet, j'ai oublié "Ze cream of ze cream liégeoise", "l'ébouriffée du pif et du tweet".

La boulette éditoriale qu'un pays entier peut te faire payer très cher et très longtemps !!

Celle qui n'a pas un gramme d'ADN pifesque de naissance avoue n'aimer que "les vins du moment".

Pas ceux "à la mode", ceux de son moment à elle, de la rencontre humaine ou tire-bouchonnesque !!

Elle croit tout aimer... et elle aime tout, mais pas en même temps !!

Dans son "volet racinaire", il y a du « Clair obscur » ou le rosé de la transition et de l'innovation, quand l'élève perd son maître et continue d'avancer...

En passant, La Miss Sand' va sortir un bouquin, que si tu le sais pas, ben c'est que t'as regardé du foot toute ta vie !!

Ça va s'appeler "Jamais en carafe", c'est même préfacé par un mec qui a un accent presque plus ridicule que celui en vigueur outre-Quiévrain !!

Voilà, pour me faire pardonner de la boulette je lui fais cette pub éhontée qui sera, je l'espère, un peu plus porteuse que ce VdV !!

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

Pour finir, notre Reine du tableur, la Déesse de la mise à jour, l'ambassadrice des VdV à vie, j'ai nommé Very Wine Maïlys Trip !!

Direction la Corse, patrie du vermentino, pour le Patrimonio d'Yves Leccia.

Pour Maïlys, le terroir d'E Croce est le terreau idéal pour ce vin, à la finale saline "racinairement" plus maritime qu'argilo-calcaire !!

Son billet intégral est visible directement en passant votre flèche sur "Very Wine Trip" écrit en gras !!

Source Very Wine Trip

Source Very Wine Trip

Ainsi s'achève ce débrief des VdV #86, à l'épaisseur d'un MMS compressé.

Un bide inversement proportionnel à celui que je cultive depuis quelques mois !!

Merci aux 6 valeureux contributeurs de leur participation pleine d'empathie involontaire.

Place aux vacances, le Zident est crevé, le prochain peut venir choper le sceptre quand il veut...

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Vendredis du Vin #86 : les "vins racinaires"

24 Juin 2016, 07:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

Le Zident de cette 86ème édition des VdV souhaite la bienvenue aux contributeurs/lecteurs de ce grand raout mensuel consacré à notre dive passion.... en ce jour de Brexit !!

Avec un "teaser" aussi clair et explicite qu'un débat sur le sens du prequel de Prometheus, votre Zident par intérim a souhaité vous soumettre une réflexion "racinaire" des vins qui vous habitent ou qui vous hantent par leurs typicités !!

Vendredis du Vin #86 : les "vins racinaires"

Nombreux sont ceux qui ont vécu/grandi dans une région viticole !!

Ces chanceux restent souvent attachés aux vins qui ont construit leur amour balbutiant puis farouche pour le vin.

Un "Bordelais biberonné" reste "Bordeaux" dans l'âme... surtout dans sa cave !!

Il en va de même pour le Bourguignon, L'Alsaco, le Ligérien...

Mais la nostalgie suffit-elle pour légitimer le "sens d'un vin" sur son terroir ?!

Nous finissons tous par aimer/préférer un ou deux cépages, souvent emblématiques d'une région, d'un type de vin !!

Personnellement, je suis grenachophile de quasi naissance. J'aurais pu rester scotché à cette stupide exclusivité, comme d'autres ne jurent que par Margaux, si je n'avais eu l'idée saugrenue d'aller voir ce qui se passe ailleurs !!

Vendredis du Vin #86 : les "vins racinaires"

Lors de cette longue "quête", j'ai rapidement catalogué les vins/cépages qui auront toujours du mal à me plaire avaient intérêt à être irréprochables pour me faire frétiller le palais !!

Rapidement, le "cab' franc" a gagné ses galons de "tronche de kebab Turc" dans la mienne !!

J'ai maintes fois dû recracher des piperades fermentées, des jus caricaturaux au possible, m'acharnant à comprendre pourquoi la Loire cultivait avec ténacité ce cépage de prédilection !!

"Le con de base" aurait arrêté de boire la chose au 5ème essai.

Je suis bien plus con Il m'en faut plus pour m'avouer vaincu par un "breton" !!

C'est Sébastien David suivi par La Grange aux Belles qui, les premiers, m'ont convaincu de la belle expression possible de ce dernier !!

Un Soulainois d'un côté, un Saint-Nicolaisien de l'autre... ma cave s'enrichit au gré des rencontres de trop rares "jus mûrs" de cab' franc !!

Pourquoi n'est-il pas aussi répandu ailleurs... que sur le vignoble bordelais ?!

Armé de cette réputation de "cabernophobe patenté", je cherche malgré tout à saisir/comprendre "la symbiose naturelle entre les terroirs et le cépage".

Source Domaine de la Butte

Source Domaine de la Butte

Récemment, j'ai rendu visite à un vigneron tout simplement incroyable (je développerai très prochainement cette journée exceptionnelle) !!

Jacky Blot nous fait goûter, à un moment d'une immense dégustation, un vin rouge en provenance de son second domaine, à Bourgueil (Domaine de la Butte).

Notre moustachu de Montlouis pouvait planter/replanter du cabernet-sauvignon, cépage autorisé sur l'appellation Bourgueil, mais non !!

Il faut le laisser vous conter l'histoire de cette croupe de "Perrières" !!

Quasi identique à celle de Mi-Pente, Perrières est un terroir de calcaire recouvert d'argile.

Alors oui, il y a de l'éraflage, de l'élevage (comme la malolactique) en cuves bois... rien de bien spectaculaire pour "révéler" le visage racinaire d'un vin !!

Et pourtant, une fois en action dans le palais (c'est plus long que d'écrire "une fois dans le cornet", mais je ne suis pas un Gaspard Proust de la prose picologique, dont la moitié du Mondovino s'esbaudit devant un "La rose fanée, voilà quelque chose qui me rend fou dans un vin…"), Perrières 14, c'est le Hellfest de la "craie" !!

Perrières 14, ça suinte le "terroir" !!

J'entends d'ici les pédologues et autres terroirophobes m'insulter sur cette ineptie, mais je vous emmerde le verre bien haut et les sens aussi raides que des majeurs d'honneur !!

Perrières 14, c'est un velours liquide qui danse dans ta cavité buccale, c'est frais, quasi mentholé, une vraie caresse linguale, une ondulation érotico-vinique !!

Le cab' franc est parfaitement mûr, juste corsé, à l'équilibre royal... tu lèches une boite carrière de craie !!

Un cépage à sa place, bien planté, bien exposé, bien ramassé, bien élevé, qui offre un "nectar de pied de vigne" (0,8 ha en vrai, pour les fans de Devos) magistral !!

Le problème, c'est que la cuvée est épuisée au domaine... et que nous avons raflé les 9 dernières sur les caves tourangelles !!

C'était mon vin racinaire des VdV #86, à vous les studios-chais !!

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Soirée Reynaud.... et autres !!

13 Juin 2016, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Direction le 3-7, pour assister à ce qu'on appelle dans le jargon picolo une SGC, ou plus communément un "Soirée Grosses Cartouches'" !!

Les ingrédients nécessaires pour cette dernière sont primordiaux !!

Vous prenez un domaine/vigneron/région trèèèèès réputé(e), une obole pour les frais de participation un poil élitiste, un cadre et des hôtes charmants, des amateurs (éclairés ou non) passionnés, vous touillez le tout pour obtenir la soirée qui déforme les calbuts excite les microcosmes bacchiques !!

Emmanuel Reynaud, ça ne cause pas à grand monde quand on s'intéresse au vin uniquement pendant les foires aux vins.

Par contre pour les amateurs, les buveurs d'étiquettes et les fans des vins du Rhône, c'est un nom qui fait tilt sonne comme "Rayas", "Pignan", "Pialade", "Fonsalette" et consorts !!

Crédit Mireille

Crédit Mireille

Une assemblée composée de nombreux membres des "Joyeux Turons", horde ligérienne sévissant régulièrement entre Tours et Amboise !!

Une soirée qui commence par un hommage imprévu, quasi surréaliste vu sa soudaineté, à l'un de ses membres.

Jean-François nous a quittés subitement l'avant-veille !!

Je lui dois d'avoir pu côtoyer pour la 1ère fois quelques passionnés du 3-7 et d'ailleurs, qui sont devenus depuis de sacrés collègues de goulot !! Ciao Jeff, alias Chicoman pour moi, tu manqueras franchement à pas mal d'entre nous !!

Soirée Reynaud.... et autres !!

J'avale, sans notes, un Chablis de Droin (Montmains 13 me souffle t-on dans l'oreillette) plutôt agréable, que j'ai placé en chenin dans un 1er temps, avant d'arbitrer un match entre 2 bulles ligériennes du même millésime.

Si le 1er se détache par sa délicatesse et sa juste nervosité, le second brille par une fort jolie bulle très bien calibrée et sa fraîcheur.

C'est L'Extra Brut 2002 de Jacky Blot qui remporte, pour moi, le match face au Vouvray Brut Réserve 2002 de Foreau (une "RD", pour récemment dégorgé, en 2015).

Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!

Toujours en guise "d'échauffements", nous enchaînons avec un nez de "grillé chardo", fort élevé, à l'attaque ample, au boisé "poussé", un poil demi-corps qui dissimule un Bourgogne 13 d'Arnaud Ente correct.

Le vin suivant s'ouvre au fil des rotations du verre, il pétrole discrètement, offrant un équilibre splendide en bouche, entre acidité maîtrisée et finesse superlative. Petit moment de magie alsacienne que ce Clos Häuserer - Riesling 2008 de chez Zind-Humbrecht situé au pied du Grand Cru Hengst !!

Mais il est l'heure d’entamer notre cycle Reynaud !!

MC'Nico (Master of Carafage) a tout ouvert le matin, a goûté, puis il a attendu patiemment 20h00 pour enfin délivrer les jus dans nos verres !!

  • TOUS LES VINS SONT BUS A L'AVEUGLE !!!!
Soirée Reynaud.... et autres !!

Le bal s'ouvre avec un nez louchant sur la syrah, un fin "trait vert", une bouche qui "fraise à mort", à la matière concentrée, à la finale un peu banale, épicée, voire un poil "tortillante" (comprendre pas super droite). Nico nous a demandé de noter les vins sur 20. Ce sera 13/20 pour cette Pialade - Côtes-du-Rhône 2008.

Le second vin offre une robe plus dense exhalant la fleur d'oranger. L'attaque est fraîche, sur la fraise, avec beaucoup de "mâche", très épicée. La puissance monte au fil des gorgées... jusqu'à devenir "too much" pour ma pomme. Plaisir limité pour ce Domaine des Tours - Vin de Pays de Vaucluse 2010, noté 08/20.

3ème échantillon à la robe évoluée, versant sur la cerise et l'acétate au nez. Attaque très épicée, quasi confiturée, typé "vin du Roussillon mal fait", à la sucrosité écœurante. Je crois y voir le pirate prévu, alors que c'est le Château des Tours - Côtes-du-Rhône 2010 qui se cache derrière cette affligeante nullité cuvée, qui héritera d'un 06/20 pour l'occasion.

Dernier vin de cette première tétralogie, offrant une robe jeune, un "trait vert" déjà présent sur la Pialade. L'ensemble s'avère frais, puissant, classieux, juste mûr, aux amers finaux sur le fil. Un très joli vin, au bel équilibre. Je ne reconnais pas la Pialade - Côtes-du-Rhône 2010, dégustée la veille, que je note ce jour-là 16/20.

Petite pause salvatrice et premières remarques. C'est pas gégé pour le moment, sauf pour la dernière quille, au rendez-vous attendu.

Nous repartons pour une série de 4 autres vins de la galaxie Reynaud.

Soirée Reynaud.... et autres !!

5ème rasade offrant un nez mentholé, une bouche puissante, charnue, à l'acidité enfin expressive, très épicée, pour une finale aux "amers rangés" (comprendre que ça dépasse pas et que c'est tant mieux). Agréable, mais en-dessous de Pialade 10, pour ce Pignan - Châteauneuf-du-Pape 2004, noté 15/20.

6ème verre qui offre enfin le "nez rêvé". C'est évanescent, à la limite du "mutisme expressif" (désolé j'ai pas trouvé plus con comme oxymore, mais c'est ainsi que ça s'illustrait).

Ce nez diffus est une splendeur !! La bouche offre la suavité attendue. La fraise est délicate, la finesse de l'astringence est un modèle du genre. On peut lui reprocher quelques bouffées alcooleuses infimes, mais tant pis !! L'équilibre est magistral, la puissance veloutée, la note est de 17/20 pour ce Château-de-Fonsalette - Côtes-du-Rhône 2004 !!!

Le suivant délivre les "fameuses agrumes de Reynaud". C'est discret, peu disert, mais c'est là !! La matière est fraîche, plutôt gourmande, à la sensation de sucrosité élevée pour moi, aux amers dans le rang (Cf Pignan 04). Il est enfin là notre premier Rayas - Châteauneuf-du-Pape 2004 !! La note : 15/20

Dernier vin de cette seconde tétralogie, au nez un poil "vulgaire" (comprendre peu élégant face aux précédents), à la sucrosité indigne, asséchant, sans grâce. Le pirate à 06/20 était donc le Peyre Rose - Clos des Cistes - Coteaux du Languedoc 2002.

Soirée Reynaud.... et autres !!

Dernier trio rhodanien, qui s'ouvre par un "3ème "trait vert", une sucrosité marquée, une certaine gourmandise gâchée par un côté "trop mûr"... qui vire sur une astringence pas des plus sexys. C'est pas mal, mais je m'emmerde depuis 3 vins (ou plus) !! Une note de 15/20 pour ce Château des Tours - Vacqueyras 2001.

La robe est trouble pour ce 10 ème vin !! Le nez est un poil réduit, la bouche immédiatement gourmande, évitant de justesse le côté confituré. Le vin déroule parfaitement, diffusant son cortège d'épices douces, hypnotisant le palais avec un équilibre d'école, d'une longueur superlative. Grand vin que ce Rayas - Châteauneuf-du-Pape 2001, noté 17/20.

Ultime ligne droite, avec le "second plus beau nez de la soirée", à la bouche assez charmeuse dans un 1er temps, puis marquée par les épices et la sensation de sucrosité intenses. La finale est une petite catastrophe d'amertume très marquée. Un petit 10/20 pour Rayas - Châteauneuf-du-Pape 2003.

Une véritable déception que cette dégustation au casting prestigieux. Comme si les vins d'Emmanuel Reynaud ne brillaient que face à d'autres et guère entre eux !!

Beaucoup se sont plaints des côtés alcooleux, confiturés de pas mal des challengers du soir... et on ne peut pas leur donner entièrement tort !!

La hiérarchie n'est pas totalement respectée dans mes appréciations, puisque Fonsalette, Pialade et un seul Rayas obtiennent les 3 plus hautes notes.

On retrouve aussi un Rayas dans le trio de queue... quid du rapport qualité/prix de ce dernier !!

Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!
Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!

Nicolas tente de nous consoler avec une bulle hélas sucraillonne et molle... dire que c'est La Grande Année - Bollinger - Champagne 2005 qui se cache derrière ce quasi demi-sec !!

Le blanc "mou et sudiste" qui suit me fait enfin rencontrer, pour la première fois, une "mauvaise" Coulée de Serrant 05.

Le pic de la déception arrive via un "mythe"... qui s’effondre en 3 gorgées. Rien, pas le moindre battement de cœur supplémentaire pour ce Jean-Louis Chave - Hermitage 2006 (blanc).

J'ai arrêté de noter à partir de là, laissant le Clos du Bourg - Huet - Vouvray 2007, L'Alsace - Gewurztraminer - Sélection grains Nobles 1988 de Hugel, le Clairin Sajou 2013 dans les limbes de ma mémoire embrumée, fatiguée après une éprouvante et spectaculaire journée viticole avec Jacky Blot... que je vous réserve pour le prochain billet !!

Merci encore à Nico et Carine pour votre accueil fantastique, votre générosité et votre gentillesse sans limite !!

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Vendredis du Vin #86 : les vins racinaires !!

8 Juin 2016, 21:01pm

Publié par Docadn

Bonsoir/bonjour,

Voilà des lustres que votre scribouillard ne s'était plus "compromis" dans les VdV !!

Un camion d'excuses, avec sa remorque d'inactivité éditoriale en avocat de la défense, pour justifier cette longue absence... mais c'est du passé, place aux VdV !!

Retour avec la double casquette de contributeur/Zident, que j'ai l'honneur de porter pour cette 86ème édition.

86ème sujet... c'est qu'il se font rares les thèmes pas encore abordés !!

Nous avons fait 20, 44, 85 fois le tour des bouteilles, de leurs géniteurs, des cépages, du sexe, du cinéma, de la musique, de la minéralité, des sulfites... et ils nous restent encore tant à débattre autour du monde passionnant et fascinant du vin !!

Crédit illustration Melchior

Crédit illustration Melchior

Aussi, moi Zident de cette 86ème édtion des VdV, je déclare cette mandature dédiée aux "vins racinaires" !!

J'en appelle à vos sensibilités, à vos savoirs, à vos histoires pour me livrer VOS "vins racinaires" !!

Le vin a des racines (non, ne regardez pas sous la bouteille, y'a rien), tous les vins ont leurs racines !!

Pour ce 86ème rendez-vous, je souhaiterais que toutes les racines s'expriment !!

Que ce soit les racines de la vigne qui vibrent jusque dans vos verres, celles des traditions géographiques et historiques, je veux lire vos orgasmes buccaux liés au métabolisme de vos vins racinaires !!

Pourquoi aimez-vous les vins sur schiste ?!

Pourquoi préférez-vous le pinot du Jura à celui d'Alsace ?!

Vous aimez les bulles ou la craie dans le champagne ?!

Est-ce que vos lieux de naissance et de vie ont influencé vos goûts d'aujourd'hui ?!

Racontez-moi votre vin, ses racines et les vôtres !!

Vous avez jusqu'au vendredi 24 juin à minuit (le 07 aout pour Guillaume Deschamps) pour me conter votre "vin racinaire" !!

A vos claviers, à vos caves, à vos terroirs, à vos souvenirs !!

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L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

5 Juin 2016, 20:08pm

Publié par Docadn

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Après un moment de répit dans ma chambre "Menez Braz", un petit tour sur la presqu'île de Crozon en se faufilant entre 2 averses, nous voilà de retour pour "Ze dîner".

Il est 20h00 pétantes quand nous pénétrons dans la salle à manger.

La déco (refaite en décembre dernier), aux tons "gris neutre", est d'une rare sobriété, comme taillée pour ne pas détourner les convives de leurs assiettes... tout en s'assurant d'une intemporalité pour les 10 ans à venir (sauf pour les tableaux aux styles déjà discutables il y a 9 ans) !!

D'une capacité de 32 couverts, la salle affiche complet ce soir-là !!

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Trois menus disponibles au dîner (95, 110, 190 €)... c'est celui du milieu (Menu Plaisir) qui me fait le plus saliver !!

Une batterie de mises en bouche déboule au moment opportun pour savourer mon riesling "Les Pierrets" 2010, de Josmeyer.

Ce dernier fait dans "l'alsacien qui me sied", à savoir un acidité nerveuse adossée à la droiture du cépage.

Je n'ai pas retenu un gramme des descriptifs des bouchées proposées, en dehors de la "pomme de terre soufflée à l'émulsion d'huître"... que j'avais goûtée le matin même, lors de "mon stage" !!

Les différentes pièces sont d'une précision diabolique, aux textures allant de doucereuses à craquantes, toutes très délicates... mais à l'assaisonnement un poil haut pour mon palais (je précise ici que j'ai un palais de neptunien, ne supportant guère plus de 2 grammes de NaCl par quintal de nourriture).

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Une "pré-entrée", avec un intitulé long comme un rappel d'Hugues Aufray, que ma mémoire a également refusé d'enregistrer. Une émulsion recouvrant une mousse onctueuse mêlant asperges... et plein d'autres trucs !!

Je nage en pleine "comfort food", le taux de sel est un poil moins élevé, c'est très bon !!

Langoustines Sautées/ Foie Gras Frais « Nature » 	consommé Parmentier

Langoustines Sautées/ Foie Gras Frais « Nature » consommé Parmentier

"L'entrée officielle" arrive enfin !!

Grosse mandale en attaquant le plat !!

Les langoustines sont magistralement cuites !! On touche à la perfection !!

La chair semble juste avoir été caressée léchée par le feu, le bouillon donne un élan acide salvateur aux bestioles iodées.

La pince a été consciencieusement entrouverte, pour ne pas nous laisser sucer bruyamment la chose... un immense plat que j'aurais sûrement vénéré le restant de ma vie, si le coefficient de salinité de l'ensemble n'avait pas été aussi élevé !!

Homard Cuisiné/ Mitonné de Tripes/ Asperges/ Graisse Salée

Homard Cuisiné/ Mitonné de Tripes/ Asperges/ Graisse Salée

Nous enchaînons avec l'autre grand seigneur de l'océan : le homard !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise du feu, avec ce homard cuit à la nanoseconde près !!

Le matin même, j'avais pu voir le "responsable des crustacés" jouer du "timer", ajustant à 10 secondes près les cuissons de ces derniers !!

Le "mitonné de tripes" donne juste envie d'envahir la cuisine pour spolier faire main basse sur la gamelle dédiée.

Sans oublier de signaler des asperges modèles, au croquant et à la cuisson qui ne souffrent pas la critique !!

Retour de Pêche bordelaise iodée / Légumes Verts « Beurre Demi-sel »

Retour de Pêche bordelaise iodée / Légumes Verts « Beurre Demi-sel »

C'est un turbot à la "cuisson nacrée" à pleurer qui arrive devant ma poitrine. Première fois aussi que je vois un filet de poisson en forme de cœur !!

Des petits pois frais parfaits, une raviole terrible, addictive (ne me demandez pas de quoi elle était fourrée, le nombre d'infos et la rapidité avec lesquelles elles tombaient sur chaque plat me faisait limite griller les synapses !!), un jus acidulé à sa place dans le plat.... et un taux de sel toujours trop important pour moi !!

Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises - Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -
Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -
Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises - Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -

Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de Blé Noir - mignardises -

Nous attaquons la partie sucrée du dîner... d'une remarquable fraîcheur pour l'entame, avec ce pré-dessert !!

Mes souvenirs confus ont retenu une mousse de basilic posée sur une tuile de cacao, cachant une épaisseur de gourmandise chocolatée, un sorbet à la fraise d'une justesse inouïe, en terme de "sucrosité", à ses côtés.

Le "dessert signature" du chef, qui s'est fait connaître en réhabilitant, puis en se faisant copier, le "sarrasin-blé noir". Le pot de yaourt est en céramique.

Un dessert aux allures fermentaires, puissant, forcément régressif si vos parents vous ont mis au monde au pied d'une église lors d'un Tro Breizh !!

"La petite attention qui fait toujours plaisir quand c'est votre anniv', quand on l'a signalé avant le dîner", les gentilles mignardises, dont une qui "explose en bouche" (du type Frizzy Pazzy), enfin les pavés de chocolat "After Eight®" totalement glacés !!

N'en jetez plus !!

Un service "grande maison", drivé avec grand talent par le responsable de la salle, Pierre, en accord avec l’exigence culinaire délivrée dans chaque assiette.

Une sommelière un peu rentre-dedans, qui parviendra à redresser la barre en m'orientant adroitement vers Nuance 14 (Sancerre) de Vincent Pinard.

Le bottin dédié aux dives bouteilles est conséquent, riche, aux coefficients hélas des grands établissements !!

En lisant attentivement (je l'ai parcourue le matin, puis le soir), j'ai repéré 3 ou 4 quilles honnêtes à coef 2-2,5 (tarifs cavistes), comme quoi...

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

En conclusion, une cuisine qui vaut largement ses 2 étoiles, qui atteint l'exceptionnel sur certaines assiettes... mais quid de l'assaisonnement un poil généreux... pour mon palais, donc pour d'autres Neptuniens aussi !!

On reproche le même travers à Jean-François Piège... qui des 2 décrochera sa 3ème étoile en premier ?!

Si cela doit se jouer au milligramme près de fleur de sel, j'ai bien peur que ce (gros) détail fasse hésiter les décideurs du Gros Rouge, malgré d'indiscutables maîtrises techniques et les nombreuses fulgurances gustatives.

Je peux aussi faire fausse route, mettre cela sur le compte d'un seuil de détection de salinité beaucoup trop bas (La Miss a fait le même constat), sans parler d'un palais aussi développé que celui d'un cochon d'Inde sous anesthésie dentaire !!

En attendant, L'Auberge des Glazicks est une sacrée maison, un temple de la cuisson des produits de la mer, un potager croquant et frais, un espace aérien ouaté des desserts, un bel ensemble hôtelier aux services impeccables... mais Olivier Bellin devrait juste saler un peu moins pour toucher au sublime !!

L'Auberge des Glazicks

La Maison des Glazicks

7 rue de la Plage

29550 Plomodiern

Tél : 02 98 81 52 32

www.aubergedesglazick.com

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Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

3 Juin 2016, 17:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Eh oui, moins de 2 mois entre 2 articles, quand je vous disais que ce blog était vivant !!

Retour sur une journée mémorable, vécue à l'occasion de mon anniversaire !!

9 ans après, me voilà de retour au sein d'une adresse qui a énormément changé (attention, l'orthographe faisait saigner des yeux à l'époque, sans parler d'une mise en page des plus déstructurées !!).

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je (re)découvre un établissement méconnaissable.

Une extension hôtelière (comptant 8 chambres) trône désormais aux côtés de la salle à manger !!

Un classement 4*, amplement mérité, couronne cet ensemble luxueux, décoré avec goût, à la literie exemplaire, méritant d'être inculpée pour "enlèvement et séquestration"...

Mais avant de me faire piéger par cette dernière, la journée fut longue... et intense !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Il est 09h30 ce samedi matin, quand je découvre que je suis invité à une "matinée cuisine, dans les coulisses d'un restaurant étoilé" !!

Invité unique, privilégié, qui va saouler accompagner pendant quelques heures Olivier Bellin et son équipe !!

Le chef doublement étoilé au Gros Rouge m'accueille avec la neutralité d'un boss déjà concentré sur le service à venir.

Il me fait goûter, d'emblée, de splendides asperges vertes tout juste sorties de la casserole.

Le principe étant de me balader de poste en poste, pour mieux comprendre l'organisation d'une brigade de cuisine gastronomique.

Et je ne me gêne pas pour faire chier solliciter tout le monde pour le coup !!

Je pèle aussi quelques girolles entre les 2 postes (le sucré et le salé).

Je "brise la glace" tout doucement avec le chef (le plus dispo malgré tout avant le service), pour qu'il me fasse l'article de son job, de ses objectifs et de sa "philo-gastronomie" !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Repéré très tôt dans le milieu, il fait partie des talents de la génération de Jean-François Piège (ce dernier a débuté 1 an avant lui).

Après son apprentissage au Paraclet (Quimper), il rejoint "l'écurie Robuchon" (Quand J.F Piège carbure pour Ducasse).

2 ans plus tard, c'est chez Thorel, alors 2 macarons au Gros Rouge, à la Roche-Bernard qu'il fait une halte, avant de reprendre l'affaire familiale à Plomodiern.

Il métamorphose le "resto ouvrier" de papa-maman en gastronomique, décroche une 1ère étoile en 2005, une seconde en 2010.... et ne pense qu'à la 3ème étoile dont on le "menace" depuis 2 saisons !!

Cet objectif le hante jour et nuit... depuis qu'une haute responsable du guide est venue spécialement pour cela... c'était en septembre dernier, l'équipe était fatiguée... ça n'a pas marché !!

Pierre (le responsable de salle et "bras droit") et le chef ont réalisé à ce moment que la frontière qui les séparait du Graal de la gastronomie était très ténue... et depuis, c'est un combat qu'ils jouent à chaque service, sur chaque assiette, chaque cuisson !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Le service démarre, je m'efface pour voir "la machine des rêves à manger" fonctionner sans relâche pendant près de 03h00 !!

Olivier Bellin ne se contente pas de camper au passe en ânonnant les commandes.

Il se défonce comme un commis, mais s'emporte comme un chef qui joue sa vie pour une fleur mal placée ou un filet de bar à la cuisson trop poussée !!

Je reste pantois devant le pur esprit d'équipe qui règne, au-delà des orages du chef, à chaque dressage... n'imaginant pas que 5 personnes pouvaient s'occuper d'une seule assiette !!

Comme une souris-arbitre (de 75 81 kg), je chronomètre les cuissons des (splendides) langoustines, celles des 20 homards décortiqués 01h00 plus tôt... vite un tour chez les pâtissiers... les panières de 10 pains différents se succèdent au fil du service, les montages ardus des assiettes sucrées se multiplient !!

Le "responsable sucré" (passé par Bocuse) compare les 2 activités à l'athlétisme. Le "staff salé" court le marathon, quand le "staff sucré" fait le sprint final... à la vitesse d'un 100 m pur !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je n'ai pas vu passer les 05h30 passées avec toute l'équipe !!

Je me rapproche d'Olivier Bellin après le "coup de feu"... il est fatigué... fatigué de presque 30 ans de métier (il a 45 ans) !!

Il se donne jusqu'à 50 ans pour parvenir à son "olympiade personnelle"... mais il la veut cette 3ème étoile, il la veut vraiment... et il se dit prêt !!

On ne peut s'empêcher de penser au "syndrome Roellinger", qui a décroché la consécration à 52-53 ans, rincé par le métier... trop tard disaient les fans !!

Celui que j'ai vu aux "Goûts Uniques à Nantes" en 2010, m'ayant laissé l'impression d'un excellent technicien à l'égo boursouflé, me semble forcément différent aujourd'hui, après 03h00 de discussion !!

Un poil caractériel, il se dit aussi "en concurrence" avec les plus grands... et Piège en 1er, insolent de talent, sûrement pas moins odieux par moments !!

Il aspire, derrière cette fièvre professionnelle et continue, à un véritable apaisement... que peut- être seule une rencontre intime arrivera à lui donner et à maintenir !!

Je quitte le chef pour me reposer à mon tour... et me préparer à découvrir la scène après les coulisses !!

A suivre..

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Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

18 Mai 2016, 18:47pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Eh non, ce blog n'est pas tout à fait mort !!

Nous aurions pu diagnostiquer, un peu hâtivement, une activité cérébrale guère plus intense que celle de Siné, mais non, un énième bras clavier d'honneur pour faire la nique à tous les croque-morts du net....

Plus sérieusement, un silence que je rejette sur une bonne grosse flemme, suivie d'une très mauvaise gestion de temps !!

Je reprends donc textuellement la bafouille commencée le 09 mars dernier... et qui arrive à qui sait attendre !!

Article mitraillette, pour évoquer 3 adresses en faisant l'économie de 2 articles !!

Commençons par Angers, où notre migration annuelle aux grands raouts picologiques angevins, nous oblige à nous sustenter sur place le soir venu.

Cette année, pas de grande anticipation sur l'adresse à disséquer (tout est complet 3 semaines avant le week-end mondial angevin du speed dating alcoolique entre vignerons et cavistes).

Seul L'1.10 est prompt à accueillir 1 hippie, 1 dealer de fromages montagnards, 1 Limousin au moral de Droopy sous Xanax et votre serviteur.

Ouvert en fin d'année 2015, L'1.10 (vous avez compris le nom, hein, je vous fais pas un Grafcet) est drivé par un duo salle/piano composé de Peter Emmonet (Comptoir du Lac à Annecy) et Antoine Laborie.

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Déco épurée se voulant chic et sobre, un poil froide pour le coup vu le relatif dépouillement. Accueil plein sourire, voix douce et bonne gestion des arrivées décalées (les retardataires dealant du Comté sous le manteau par exemple).

Les volumes nous font dire que les décibels vont rapidement couvrir le bruit de nos couverts et transformer nos débats en harangues romaines... mais point du tout, avec une salle à moitié remplie.

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Au global, c'est "gentil et osé" !!

Gentil parce que c'est pas mal fait/présenté mais que ça manque de "caractère" dans les expressions (sans parler des portions relativement chiches en entrée).

Osé, car l'improbable "betterave-sésame", en dessert, marche même avec un betteravophobe comme moi !!

Carte des vins riquiqui (une dizaine de vins), au choix forcément limité. Service discret et efficace.

Un plan B consensuel et pas trop cher le soir (25€ la séquence entrée-plat-dessert), quand les bistrots les plus populaires de la ville sont blindés.

L'1.10
11 rue Louis de Romain
49100 Angers
Tél : 09 83 68 20 77
www.lindice.fr
Fermé mercredi et dimanche

Retour dans ma Breizh d'adoption où, faute de place sur le parking de l'Allium, je me replie sur Erwan, un bistrot fréquenté positivement une fois au déjeuner.

J'y découvre une nouvelle enseigne : Ty Mad.

Erwan( Ansquer) a migré début 2015 à l'autre bout du centre-ville. Après 15 ans à tenir son resto éponyme, il sévit désormais au sein de Bistrot-Quai (ex-Cap-Horn).

Du coup, foutu pour foutu, je m’assois chez Ty Mad.

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Peu de changement dans la déco de Ty Mad Vs Erwan !!

On a toujours l'impression de rentrer dans une crêperie-musée, qu'on retrouvera forcément au Puy du Fou, dans 3-4 ans, quand la scénographie "du temps de nos grands-mères" sera prête !!

Séquence entrée-plat-dessert à 18 balles, avec des rillettes pas mal, mais une sauce sucrée conjointe dispensable.

Un cabillaud à peine cuit (à ma demande) qui flirte avec le sushi en son centre, quand les légumes (dont la majorité d'entre-eux me sont aussi salivants qu'un Mouton-Cadet chambré) sont bons à très bons, aux cuissons impeccables !!

Le café n'a rien de gourmand, il est même très nul à ce niveau.

Service sobre et hésitant, carte des vins nulle... on pourra presque hésiter avec le menu à 24 € (19 avec entrée-plat) aux intitulés appétissants pour les entrées, mais aux plats et desserts convenus.

Tout-petit-bon-plan-pratique-pas-cher-frais-sans-prétentions-pour-déjeuner !!

Ty Mad
1-3 rue Aristide Briand
29 000 Quimper
Tél : 02 98 90 14 14
Page FB

Et pour finir, 1 adresse parisienne.

Déjà fréquentée côté bistrot, on m'a vanté l'arrivée toute récente d'un "nouveau-nouveau cuistot".

L'accueil y est plus "frais" que les fois précédentes (beaucoup de résas... et moi, comme d'hab', les mains sur les couilles à l'improviste), une table Tétris (comprendre celle où l'on bouge ses voisins pour s'emboîter jusqu'à l'addition, poche à pisse obligatoire).

Pour cette seconde visite, je tente la carte "côté resto".

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Le "tartare de daurade au citron confit, lait de concombre, émulsion de betterave" arrive 3'30 après la prise de commande. Frais, savamment épicé, mais à la betterave "Hello Kitty" dispensable.

L'assiette de "poitrine croustillante de porc laquée aux épices, pluma ibérique de Metzger, patate douce" est par contre d'une nullité confondante.

Les 2 viandes, aux cuissons admirablement ratées, sont plus grasses qu'un confit sumo nourri aux cheveux de Benjamin Biolay, ...

Cette grosse contrariété, adossée à un service étonnamment frais par rapport aux expériences précédentes, met en exergue des détails sur lesquels je ne m'étais guère appesanti lors de mes derniers passages côté bistrot.

Du coup, j'ai trouvé la carte des vins chère (je parle des vins au verre), même si son casting est toujours d'une remarquable pertinence !!

En somme, je préfère la partie bistrot... en espérant que rien n'a bougé avec le nouveau cuistot !!

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Allez, c'est tout pour la reprise.... j'ai désormais 2 mois de retard sur les tables et 12 pour le vin... au plaisir de vous écrire avant l'arrivée de l'été !!

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Domaine Antoine Sanzay à Varrains

4 Mars 2016, 09:07am

Publié par Docadn

Bonjour,

Tardive suite et fin d'un week-end saumurois, aux allures de marathon des vins.

Après le retard cumulé chez Sylvain Dittière, nous arrivons chez notre second vigneron à Varrains.

Sanzay, un nom plutôt répandu dans la commune. Il semble que pas mal de visiteurs se trompent en allant frapper chez Céline et Didier Sanzay, quand ils cherchent Antoine !!

Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains

Accueil chaleureux malgré notre retard peu excusable, nous entrons rapidement dans le vif du sujet.

Antoine Sanzay s'est installé "officiellement" en 99, livrant dans un 1er temps ses raisins à la cave coop locale. C'est en 2002 qu'il démarre ses propres vinifications.

A la tête de 11,6 ha (dont 10,30 en cab' franc) sur les appellations Saumur et Saumur-Champigny, en conduite bio depuis 2011, officialisée en 2014, il "creuse son sillon" avec l'ombre du Clos Rougeard pour modèle. Exemple qu'il aspire à effleurer, avec humilité, dans sa quête de l'élaboration de beaux vins.

Si les amateurs rattachent systématiquement Les Poyeux au Clos Rougeard, ce terroir est en fait plus grand qu'on ne le croit... et n'est pas le monopole du domaine tant courtisé de la famille Foucault !!

Les Poyeux s'étale sur une trentaine d'ha... mais peu osent le revendiquer sur l'étiquette !!

Antoine Sanzay en exploite 3,85 ha, sur une double exposition.

Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains

Antoine produit, en sus, 1 blanc (Les Salles Martin) et 2 autres cuvées de rouge (Domaine et la Haye Dampierre).

Nous démarrons par les rouges, avec la cuvée Domaine 15 (en cours d'élevage, représentant 7 ha) au nez un poil réduit, au fruité très avenant. La bouche s'avère "serrée", acidulée, fraîche, sur une austérité marquée, à la finale déjà aboutie. A ce stade, la malo est terminée, l'ensemble n'est pas (encore) sulfité.

Une autre portion de la future cuvée Domaine 15 (appellation Saumur-Champigny), au fin sucre palpable, plus complexe que la précédente.

Une dernière salve de cette même future cuvée, au "sucré" toujours marqué, à l'ampleur plus surprenante, à l'étonnante finale d'orange sanguine.

Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains

Place à la Haye Dampierre 15 (Saumur-Champigny, en cours d'élevage, vignes de 15 à 50 ans, orientées nord-nord-est), au nez complexe de graphite, "d'écorce verte/rafle", perlante à souhait en bouche. Un "toucher de bouche" au grain très agréable, se déclinant sur des notes de marc de café, à la finale complexe... mais un ensemble un poil fatigant pour moi !!

Les Poyeux 15 (Saumur-Champigny, non soutiré après malo), issu de vieilles vignes de 50 à 60 ans, annonce sucre et épices au nez, quand la bouche décline une astringence poussée sur un profil sablonneux "évident". La finale est moins classieuse que sur Haye Dampierre, presque "sudiste" dans mon ressenti. Sortie prévue en 2017, après 1 an de foudre, puis 1 an de cuve béton.

Le dernier rouge tient ses promesses !! Antoine Sanzay nous sert son futur Les Poyeux 14. SPLENDIDE est le seul "mot-hurlement" qui vient immédiatement percuter mes sens au contact de ce (déjà) divin nectar !! Plénitude, finesse, ciselage de grande école que cette future TRÈS grande bouteille !! Si vous en croisez à sa commercialisation, prenez tout !!

Au tour des blancs, avec la future Les Salles Martin 15 (appellation Saumur) aux effluves puissants de pêche-poire, à la bouche perlante, qui verse dans le "100% pur jus de fruits" à ce stade.

Une autre version de la même cuvée présente un profil plus fermentaire, un boisé appuyé. La matière est plus détendue, pétant la poire, à la jolie amertume finale.

Ultime bouteille, avec Dampierre 14 (pas de malo, même si le doute m'habite sur le nom de cette dernière) transpirant le "boisé-lacté" au nez, pour une bouche offrant finesse et jolie finale menuisière.

Une très jolie séquence vigneronne que cette escapade chez Antoine Sanzay. Le trentenaire est affable, humble et franc. Comme tous les passionnés, le doute se pose en jalon de chacun de ses vins.

Antoine Sanzay semble porter le "syndrome du grand cuisinier" qui, pour atteindre l'évidence, a dû peut être se perdre dans des circonlocutions viticoles pour comprendre et faire le beau et le simple dans ses vins !!

Ses Poyeux 2014 sont la preuve irréfutable qu'il a trouvé son chemin et sa destination...

Domaine Antoine Sanzay

19 Rue des Roches Neuves, 

49400 Varrains

Tél : 02 41 52 90 08

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