Vendredi 20 novembre 2009
Voilà une adresse que je fréquente "assidûment" en comparaison de mes passages uniques sur certaines tables et de mes
appréciations "one shot".
J'ai effectué une dizaine de repas dans ce petit temple du poisson et des crustacés. Et c'est précisément le vivier qui signe la fin d'une vie pour les princes aux pinces bleues.
Et en 10 ans peu de révolution.Juste un lifting salvateur pour les chambres et la salle en ce début d'année 2009. Le vivier trône toujours dans la pièce et sa démographie varie selon les
saisons.
L'orientation culinaire décline (depuis ses origines) les produits du large. et la mer ben justement elle est là, juste à nos pieds.
Car au delà de sa cuisine, le Vivier possède l'une des plus belles vues de restos du Morbihan. Et c'est l'infatigable Yves Gueguen qui vous accueille avec un talent à enseigner dans toutes les
écoles hôtelières. D'ailleurs son équipe relaie parfaitement ce sens pointu du client.
On se sent déjà bien, la vue, le cadre. C'est chic sans être coincé, déjà un peu vieillot alors que c'est tout nouveau..Mais ça vieillira bien.
Et comme au théâtre,les mêmes dialogues qui bégaient :
Yves Guéguen tendant les cartes : "je vous fais travailler un peu..."
et à la commande, je lui réponds 2 fois sur 3 : "je vais en face..."
En face, c'est l'île de Groix, le nom d'un des 3 menus.
Le plus gros s'appelle Belle Île et le plus petit Houat.
C'est mnémotechnique pour les locaux et les plaisanciers, le prix varie avec la taille de l'île.
Les grignotages du moment
avec un Lirac blanc un poil mollason dont j'ai déjà
oublié le nom.
Asperges et coques à la crème en mise en bouche
Timbale de bar au crabe et aux asperges
Fricassée de Saint Jacques en persillade
Du coup j'ai aussi goûté le plat en face qui était :
Carré d'agneau en croute de pain d'épices
Carpaccio de poire chocolat fondu boule de vanille
Et c'est le même constat à chaque fin de repas : c'est bon, bien exécuté, sans chichis. On fait ce que l'on sait faire avec fraîcheur, rigueur et douceur.
La tuerie de ce repas se situe dans l'accompagnement du plat d'agneau (au goût remarquable) sous la forme d'un petit gratin dauphinois au poivrons formidable.
La timbale est cet hymne à la fraîcheur,les St Jacques top saisies et les petits haricots fondants...
Je ne saurais que trop recommander le plateau royal de fruits de mer qui est un modèle absolu du genre (un poil onéreux).
La carte des vins est très sage, plus assez variée pour l'amateur que j'aspire à être.
Voilà c'est mon coté Champérard. Une table qui rassure et qui ne me déçoit jamais.
Et si avec ça vous avez la tempête qui décoiffe Groix, vous aurez 2 spectacles pour le prix d'un...
Le Vivier
9 route de Beg-Er-Vir,
Lomener - 56270 PLOEMEUR
Tél : 02 97 82 99 60
Fax : 02 97 82 88 89
Site internet : www.levivier-lomener.com
Par Docadn
-
Publié dans : escapade gourmande
3
-
Recommander
Mercredi 11 novembre 2009
Comme prévu l'inventaire automnal des rouges-rosés torchés dégustés des
derniers mois.
Chateau Lafoux - Côteaux
Varois En Provençe 2008 : nez d'agrumes et de petits fruits rouges, notes acidulées et de confiserie. Attaque grasse, ronde sur la fraise. C'est fluide à l'amer marqué. Bon petit rosé de
soif.** / **(*)
Medoc - Chateau Rollan de By
2001 : boisé intense, végétal et solaire, limite "cliché espagnol". Le vin s'ouvre sur une fine sucrosité qui laisse rapidement place à une acidité et un végétal désagréables. Le vin
s'adoucira dans le temps mais le boisé est encore bien prégnant en bouche comme au nez.*(*)
Château de Preignan - Tour
St Preignan 2008 - Rosé de Cinsault : Nez peu causant mais typique de rosé de Provence accompagné de fines notes de fleurs blanches, de poire et de résine. L'attaque est très fruitée,
dynamique. La matière est sautillante et se termine par un amer correct. Un vrai rosé de soif qui tient son rang. **(*)
Domaine du Moulin (Hervé Villemade) - Les
Ardilles 2007 - Cheverny : Nez suave de fraise, finement pinoteur, solaire, profond, épicé. Attaque métallique laissant place à une très jolie fraîcheur. Le tout porté par un bel acidulé
et au caractère très épicé. L'amer est soutenu mais reste en équilibre avec une acidité qui me ferait partir vers le Rhône nord (coté Crozes). Finale bordelaise, très finement astringente. Une joli
vin tout en douceur, doté d'un joli potentiel... ***
Château d'Agassac - Haut Médoc 2003 : Boisé intense et confiserie chopent les narines d'emblée. Puis place à la mûre et a des notes de
menthol et de végétal. L'entrée en matière se fait sur un boisé soutenu marqué par une fine astringence et un coté sucrailleux (pour pas dire surmûrit) qui plombe l'ensemble.
Grains serrés, bien trop mûr à mon goût,une carence de personnalité, et pourtant c'est pas si mal. Le lendemain il se montrera plus alcooleux et marqué par la prune. **/**(*)
Domaine Jacquesson - Bourgogne
2007 : Nez pinoteur, métallique, fruits rouges et cosmétique, solaire et fin boisé. Attaque acidulée, très fruitée. La matière s'avère douce, tout en finesse juste marquée par une très
très fine astringence. Une fine sucrosité donne un petit coup de mou à la matière gourmande. La rétro est épicée et l'amer crescendo pour un ensemble "bien rempli". **(*)
Santa Cécilia - Pinot Noir 2008 -
Mendoza - Argentine : réductions, acidulé, et végétal marqué ouvrent le bal nasal. Puis des notes mentholées, de fruits rouges et d'épices complètent le 1er tableau.
L'attaque est asséchante au possible. Le fruit s'en extirpe, mais une acidité très élevée et un amer typé "american truck ". C'est d'une puissance évoquant plutôt les grosses syrahs australiennes
que le pinot que j'attends... *(*)
Domaine Monier- Vin de pays des collines rhôdaniennes 2007 : nez acidulé, épicé, et marqué par une forte réduction et un
soupçon d'olive.
L'attaque est droite (presque rigide), ramassée, dynamique,. C'est vif (sur les fruits rouges acidulés) dans un 1er temps, puis il se fait soyeux au fur et à mesure de la dégustation. Un coté
solaire et boisé pour un joli petit vin pas cher... **(*)/***
Domaine Charvin - Côtes du Rhône
2007 : nez discret, sur des murmures d'olive, de rafle et d'épices. C'est féminin et marqué par le genévrier !! L'entrée, un poil sucrailleuse, laisse place à une matière ramassée, suave
à la fraîcheur épatante. Finale là encore un poil sucrée pour un ensemble concentré et super gourmand. Ca fait du bien de retrouver ce vin après 2 "défaites consécutives en terme de plaisir" sur le
millésime 06. ***(*)
N& M Lorgeril - Moulin de
Ciffre 2008 - Languedoc (Rosé) : Notes de fruits rouges, pierres sèches et poire intense. L'attaque est amer, c'est sec et sur la pomme intense. D'expression simple, très perlant avec
une fine sucrosité. C'est désaltérant et pis c'est tout. **
Domaine Loupia 2005 - Cabardès : boisé et
crème de cassis au 1er nez. Sanguin, solaire et épicé à caractère bordelais dans un second temps.L'attaque est suave, un poil sucrée, marquée par une belle acidité et de fines épices. C'est très
long, un poil flatteur mais c'est frais, mentholé et il se fera encore meilleur le lendemain avec une expression sur la prune gourmande. Très joli équilibre acide-épice. J'aime beaucoup.
***/***(*)
Château Peybonhomme les Tours - 1eres côtes de
Blaye 2005 - Cru Bourgeois : Solaire et végétal plus une pincée de cosmétique et d'épice. Un peu de bois et de prune pour en finir avec cette boite à nez.Attaque d'une fraîcheur
surprenante au regard du nez, un peu anguleuse. C'est fruité, de longueur moyenne mais pas très "typé".De buvabilité plus qu'honnête, il tournera (encore) Rhône le lendemain. **(*)
Domaine de Champ Guichard - Côteaux du Lyonnais 2008 : Réduction et cosmétique puis les fruits rouges et les épices pour ce gamay de coopérative. Une attaque fraîche et très
fruitée. Amer marqué et finale très épicée. Un vin doté d'une belle acidité mais juste un poil austère. **
Autrement (Merlot) 2008 - Vin de pays
d'Oc :Nez velouté, fin boisé et fruits noirs. Un coté bordelais, solaire et végétal avec quelques fragances de cosmétique. L'attaque un poil sucrée et fruitée laisse place à une
expression austère, épicé. C'est mûr, concentré mais à la sucrosité un peu gênante. **/**(*)
Vida Organica 2008 (cabernet
sauvignon) - Mendoza - Argentine : Vin bio produit par Zuccardi exprimant une crème de cassis, un coté végétal, solaire et fin boisé. Attaque là encore sucrée à l'acidité aiguë. Mais
c'est court à l'amertume marquée pour une finale épicée et c'est un peu lourd en terme de buvabilité. **
Casillero Del Diablo
-Réserva Privada 2006-Chili : un boisé que même les bordelais n'oseraient revendiquer !!Notes de paraffine et d'épices. Attaque là encore sucrée, velouté puis à l'acidité relevée. C'est
"rond boisé" terrible. Matière pleine, mais boisé outrancier (quoi je l'ai déjà dit 3 fois !!). *(*)
Domaine de la Chevalerie - Bourgueil
- Peu Muleau 2007 : Tiens salut Jull ça va toi ?? Petit clin d'oeil sur un domaine qui nous sert de running gag. Réduction et cabernet pas mûr, sous bois et épices. Une attaque acidulée,
pleine de fruits rouges, mais la suite se gâte nette. Amer et "boisé" très dérangeants pour une austérité bien marquée. Se fera plus affable le lendemain, allez défoulez vous, infanticide bla bla
bla...
C'est toujours pas bon Je n'aime pas des masses.
*(*)
Domaine de la Soumade -Côtes
du Rhône Villages - Rasteau 2006 : joli nez pinoteur, profond, soupçon de rafle, épicé, sanguin, mentholé et crémeux. Attaque en dentelle, suave, droite comme une lame qui traverse le
palais (en vrai ça doit faire mal en vrai, mais là c'est d'une tension rare). Belle amertume, évolue "coté bordelais" le lendemain, c'est d'une fraîcheur, d'une douceur et d'une suavité rare. Mon
dernier Roméro était nul de chez nul, là c'est grand.Et la belle acidité laisse transpirer un petit potentiel de garde ***(*)
Domaine Charvin - Côtes du
Rhône 2005 : Solaire, épices et clou de girofle. Un nez mûr et concentré avec de fines touches de syrah, sanguin et lardé. Attaque là encore avec un pointe sucrée puis acidulée pour une
amertume marquée. C'est fruité mais l'amer reste pesant sur l'ensemble. S'ouvre progressivement et reste dynamique. **(*)
Domaine Jean Georges - Fleurie 2006 : Nez "doux", profond, métallique et notes de torréfaction.Attaque très légèrement sucrée, dynamique et
super fruitée.C'est suave et aérien pour une finale sur de fines épices. Un très bel acidulé et une évolution olfactive sur l'olive, impression de syrah que j'avais aussi eu avec son MAV 2005 !!
***
Coteaux du Tricastin-Entre
chien et loup 2007 (Rosé) : nez de confiserie, pierres sèches et violette. Attaque grasse sur l'amande amère, un poil pommadée, longueur moyenne,peu complexe et finale sur la
pamplemousse. **
Domaine Mas Conscience - Le
Cas 2007 - Vin de pays de l'Hérault : Nez de Carignan auquel s'ajoute un coté solaire et giboyeux. Un poil de réduction, d'écurie, de sueur, et de soufre très expressif... Bref ça
schlingue à donf !!!
L'attaque est très dense, avec une acidité bondissante qui tend à rendre la matière plus aérienne. Du poivre, de la prune et toujours cette énorme matière pour une finale très épicée...
**(*)/***
STOP !!!
Allez ça suffit pour cette fois, ci (même si j'ai pas fini,les quilles restantes enrichiront le bilan "pré noël") en me relisant, j'ai l'impression d'avoir bu des rouges plein de sucre, solaires,
végétaux et amers et d'avoir fait 10 fois le même compte rendu pour 10 vins différents...Ahh la (grande) difficulté des CRs...
Par Docadn
-
Publié dans : dégustations
4
-
Recommander
Mercredi 11 novembre 2009
Voilà près de 4 mois (sans compter les vins de l'atlantique) que je n'avais pas couché sur écran mes notes de
dégustations.
Il est donc temps que j'y consacre les 2 volets réglementaires, à savoir les blancs-bulles pour commencer et les rouges rosés pour finir.
Et vu que ça fait aussi un bout que je n'ai pas redonné le glossaire qui va avec, à savoir :
O : Loin de moi cette horreur...
*/ *(*): bof à mouais, t'as rien d'autre dans ta cave...
** / **(*): Moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je ne veux pas te laisser boire seul(e)...
*** / ***(*): Bon à j'aime beaucoup, donne m'en donc encore une goutte ou plus pendant qu'il en reste...
**** : Excellent, j'adore, que personne d'autre ne touche cette bouteille !!
Château Jonc Blanc -Montravel
2007 : pétrole et encaustique pour démarrer, puis vernis, pharma qui passent le relais au miel et un fin boisé pour laisser enfin place à des pommes au four. le vin nous promène tantôt
en Loire tantôt en Alsace.L'attaque est grasse, sur les fruits blancs, une facette ligérienne, à la longueur moyenne mais à la matière dense.L'amer pèse sur le vin au fur et à mesure de son
réchauffement. C'est un poil mou. **
Champagne Mercier - Brut
Rosé : Bulles grosses & denses. Nez éthéré puis pas grand chose d'autre. D'emblée, le dosage est appuyé, l'amer est conséquent et c'est très peu expressif. La bulle au palais se fait
moins dense que visuellement. L'ensemble est là aussi mou, mou...**
Rolet - Coeur de Chardonnay - crémant du Jura 2006 : bulles fines
et très nombreuses. Nez de pommes intenses matinées d'un soupçon de végétal et de foin (c'est pas du cidre pourtant !!).
En bouche, les bulles sont hyper fines et "serrées", l'ensemble manque un poil de tension, mais c'est bien. La finale sur le pamplemousse pour une longueur moyenne et un "dosage" nickel. j'aime
bien.
***
Cuvée Hortense - Entre deux mers
2008 :carton mouillé et bois ouvre le bal. Puis des notes végétales et de "crustacés iodés" en second plan. L'attaque est "grosse", un poil rudimentaire sur les agrumes puis le bois
déboule et hop les agrumes reprennent le dessus. Un sympathique impression de fraîcheur laissée par l'ensemble. Voilà des années que je déserte les FAV mais dès que je vois cette cuvée de soif, ben
j'en prends et vu le tarif, pas de risque...**(*)
Domaine Gentile - Patrimonio
2007 : très levuré et agrumes intenses laissant place à de très étonnantes notes de bière blanche (une Hoegaarden avec sa tranche de citron). L'attaque est molle et malgré son coté
agrume, ce n'est pas suffisant pour redonner du peps à la matière. Cela manque cruellement de structure. L'ensemble décline ensuite des notes de violette et d'anis. un gras correct et un poil
perlant.**
Domaine Vincent Carème - Vouvray - Le Clos 2006 : nez miellé, poires et fleurs blanches pour commencer. Notes de sucre candy et de
violette dans un second temps. L'attaque est un poil sucrée, un tantinet perlante évoluant sur de jolies notes miellées.C'est d'un bel équilibre avec un amer plaisant pour une finale sur de
fins sr.**(*) / ***
Bodega Monroux - Julius -
Rueda 2008 (100% verdejo) : nez de sauvignon mêlant l'urine, la ronce et le citron le tout sur des effluves de cosmétique. L'attaque est sucrée, puis acidulée sur l'ananas et puis...
Plus rien. C'est donc plus que court, légèrement perlant à la finale sudiste et sur la violette. * / *(*)
Domaine Bigonneau - Quincy
2007 : là encore un nez typique de sauvignon MAIS marqué par des notes très très prononcées de réductions, de carton mouillé et de soufre. Attaque citronnée avec là encore un poil de
réduction laissant place à une matière grasse, opulente sur la poire très mûre pour une finale épicée. C'est pas mal du tout.**(*)
Domaine Les Goubert - Sablet 2007 -
Côtes du Rhône Villages : effluves fines de poire, fleurs blanches, d'anis et cosmétique. Attaque un poil pharma, grasse, fruitée mais un tantinet pommadée. Amer marqué.**
Corte Gardoni - Bianco Di Custoza
2001 - Brésil :
Solvant, vernis et fruits blancs mêlés à de la chartreuse. Typé ligérien. La bouche se révèle totalement chimique avec toujours ces "solvants de salle de bains", la matière délivre des fruits à
l'eau de vie pour finir sur des notes de griottes et d'amandes amères très marquées.*
Arbois - Fauquette 2004 -
Gahier :
Noix, eau de vie de prune et notes fumées s'extirpent du verre. Puis les pommes blettes et un fin boisé se faufilent à leur tour vers mon appendice nasal.
L'attaque est fruitée, finement boisée et aérienne. Cela n'empêche pas la matière de faire preuve de force et de densité. Elle est dotée d'une mâche conséquente.Finale douce amère. J'y peux rien
j'aime toujours ça...***
Philippe Guérin - Souverain 2004 -
Muscadet sèvre & Maine : Nez intense de poire et de confiserie avec de notes incongrues de violette.Attaque là aussi très fruitée sur les fruits blancs, au gras conséquent et au
volume prégnant.Il lorgnerait presque sur l'Anjou ce pif là !!Fin perlant, amer grandissant et finale agrumes qui donne un tonus agréable à l'ensemble.**(*)
Domaine Barat - Vaillons
2005 - Chablis 1er Cru : Très joli nez de confiserie, de fruits blancs soulignés d'un fin boisé. L'attaque est douce, un poil sucrailleuse mais révèle immédiatement son anorexie
flagrante.La matière est grasse mais molle. Sans complexité, manquant de profondeur avec juste cette finale poivrée. **
Domaine Croix Duplex - Villette 1994 - Suisse : nez de figue et de fruits pourris, oxydation évidente. En bouche c'est de la noix et surtout
du bouchon qui pète à la gueule...Non noté
Domaine Laureau du Clos Frémur - Clos Fremur - Anjou 2004 : nez extrêmement fruité
"sucré", finement pétrolé et "vernissé". La matière se révèle pharmaceutique au possible en gueule, c'est perlant, à l'amer désagréable et au résiduel plombant et dans l'ensemble simpliste. 2 ème
quille sur le même "pov" millésime et 2ème nullité. 0
Alsace - Shoech - Gewurztraminer 1997 Vendanges Tardives : eh oui à chacun "ses rossignols de cave" : fine réduction, miel et carton mouillé
puis cosmétique et soufre sur une vague d'hydrocarbures. Attaque très évanescente qui se décline en fluide voire vide. C'est pétrolé et miellé à souhaits et cela manque cruellement
d'ossature.Finale pâtissière sur l'orange amère et les épices.*(*)
Allez zou ainsi s'achève le 15ème volet des blancs bulles, à suivre la longue litanie des rouges-rosés...
Par Docadn
-
Publié dans : dégustations
6
-
Recommander
"The place to be in le Marais" diraient les fashions victimes locales et voisines...
Ouvert en début d'année par l'ex rédac chef du magazine Régal, cet établissement a bénéficié d'un généreux plan com' à faire pleurer bon nombre de petits nouveaux en mal d'exposition...
Une partie de la blogosphère parisienne s'en est entichée, d'autres ont été
peut être plus réalistes et sont même un poil revenu sur leur première impression quand d'autres ont été plus sévères...
J'arrive en ce samedi midi dans l'établissement encore à moitié désert. déco dépouillée branchée et toujours ces inévitables tables aux dimensions de guéridon de Hobbit (je me répète mais ça me
gave toujours)...
Service jeune et décontracté, ardoises et suggestions, clientèle "duffle coat, lunettes à écailles et poussette de compétition".
Un coup d'oeil à la carte. tarifs locaux et jolie carte des vins.
Je serais tenté de dire "branchée bio (logique et dynamique) à l'étiquette parfois faussement anonyme".
Las, les tarifs sont tout simplement ahurissants si on veut se contenter d'un verre un peu différent. Aussi j'ai du débourser pour un verre de 8 cl de GC Rangen de Thann "Clos St Urbain"2004 de
Zind Humbrecht 11 euros (et à ce tarif j'ai eu la fin de la quille généreuse en tartrique...).
Pour illustrer mes propos, une (bien mauvaise) photo d'une partie de la carte des vins :
N'ayant pas une faim de barbare, je me laisse tenter par :
Salade d'artichauts poivrade en barigoule de jambon Ibaïona, parmesan, pousses d'épinards et tomates confites.
(12 euros)
C'est d'une fraîcheur indiscutable, c'est petit (c'est une entrée en même temps) mais tous les ingrédients sont bons à très bons comme ce jambon que tout le
monde porte aux nues à juste titre.
La salade d'en face nommée "gourmande" (15 euros) est bien plus banale, le jambon blanc est garanti sans phosphate, "et alors !!" aurais je envie de dire, il souffre largement la comparaison
avec le basque...
La bonne et mauvaise surprise reste l'autre vin au verre découvert à cette occasion. et c'est ce qui fut le tournant de ce moment passé là bas.
Le verre coûte le prix plus raisonnable de 4,5 euros et il se nomme "Red Gamay".
L'ayant trouvé pas si mal, je tente d'en savoir un peu plus sur le domaine et éventuellement le viticulteur : "Il s'appelle Noëlle quelque chose" me répond la jeune serveuse qui ne prend même pas
la peine de parcourir les 3,62 mètres la séparant de la bouteille pour compléter l'info avant d'ajouter fièrement " on fait beaucoup de petits récoltants pas connus..." et de s'en aller.
SUPER, c'était l'occasion d'élargir un peu plus mon petit paysage viticole et d'en faire profiter les quelques lecteurs de ce carnet virtuel.
Mais non... Je signale encore à sa décharge que ce n'était pas le rush côté clients...
Bref un service artificiel ,comme je les hais, à vous couper l'appétit. Du coup pas de dessert. 2 cafés et zou dehors...
47,50 euros pour 2 salades, 2 verres de vin et 2 cafés...Gloups !!
Dommage, il manque ce qui fait parfois le "vrai succès" d'une table quand l'assiette est bonne : le talent qui se trouve entre la cuisine et nous...
PS : après avoir "googuelisé" le ticket de caisse et les indices de la "mère Fouras", j'ai pu retrouvé le vin mystère :
Domaine des Hautes Noëlles Red Gamay 2008 de Serge Batard... On était vraiment pas loin !!!
Glou
101 rue Vieille du Temple
75003 Paris
tél : 01 42 74 44 32
Par Docadn
-
Publié dans : escapade gourmande
4
-
Recommander
Malgré la suprématie bananière, l'île cultive bon gré mal gré un petit millier d'hectares de vignes.
Mais force est de constater que la vigne a été plantée là où on ne pouvait pas planter de bananiers...
Comme par exemple après l'éruption du volcan Teneguia en 1971 où nombre d'agriculteurs ont exploité ces "nouvelles parcelles" avec de la vigne...
L'appellation "La Palma" est composée de 3 entités géographiques :
-
Hoyo De Mazo (à l'est)
-
Fuencaliente (sud et sud ouest de l'île )
-
Norte Vinos (essentiellement au nord et ouest de l'île)
On compte 16 coopératives actives (donnant lieu à une cinquantaine de cuvées) et quelques rares indépendants.
On y produit toutes les couleurs :
Vin blanc : titrant généralement entre 11 et 14,5% et essentiellement composé de Malvasia,Listan Blanco, Bujarieco, Albillo et quelques autres cépages minoritaires.
Vin doux naturel : Obtenu sans aucune chaptalisation et titrant autour de 22%, c'est la star locale alias Malvasia mais aussi le Sabro, le Grual, le Verdello et le Bastardo (nommés au local
Viduenos) qui entrent dans la composition de ce VDN.
Vin Rosé : composé majoritairement de Négramol, d'Almuneco et de Listan et titrant entre 11 et 13%
Vin rouge: vinifié à partir de Négramol et d'Almuneco et titrant comme le rosé.
Tea : principalement produit sur Vinos Norte, ce vin composé de Négramol et d'Albillo est vieilli en fût de pin des Canaries.
Communément appelé Tea de part sa couleur après passage dans le fût, il se caractérise par ses arômes intenses de résine qui ne serait pas sans rappeler la retzina (d'après les spécialistes dont je
ne fais pas parti). Il titre entre 11 et 13%.
Sont aussi utilisés les cépages Forestera, Tintilla, Castellano et encore Prieto.
Historiquement c'est un des rares vignobles à avoir échappé au Phylloxera du 19ème siècle...
Passons au travaux pratiques :
Teneguia - Rosado Seco 2008 - La Palma - Fuencaliente
nez discret, fruits rouges "dilués", groseille et confiserie. Attaque grasse, sucrailleuse, épicée. Un léger amer et
un perlant ne suffisent pas à le rendre plus expressif. Ca fait un poil rosé de provence "billette"... Teneguia est la plus grosse Winery de l'île et porte le nom du dernier volcan né...
*(*)
Vina Traviesa - Blanco 2008 - Coopérative Virgen Del Pino - Puntagorda
nez de fleurs, pétrolé à tendance "muscat d'Alsace". En bouche la matière se révèle perlante et toujours pétrolée puis
laisse place à une jolie fraîcheur. Ca part sur le bonbon anglais plein pot pour une finale muscatée sympa. Mais les gorgées se succédant, le vin valse entre Bordeaux et Alsace. C'est très
hétérogène dommage. Mais il a fait la belle affaire sur un excellent chèvre local... **
Vega Norte - Tinto 2007 - Bodegas de la Palma - Tijarafe
Nez rhodanien, acidulé, café, chocolat, camphre et très épicé.Le vin continue sur sa lancée pour délivrer des notes
végétales et des fragances de "syrah boisée"...L'attaque est typé bordeaux. L'acidité dérangeante portée par une matière éthérée aux accents végétaux et boisés ainsi qu'à l'amer terribles.
Finale épicée et alcooleuse. *
Vega Norte - Rosado 2008 - Bodegas de la Palma - Tijarafe
Nez sur la fraise évanescente. Attaque sur les fruits rouges et amer très prononcé. C'est perlant grossier à la longueur très limitée. Fade et au "pouvoir de rafraîchissement" limité.
*(*)
Talgalguen - Tinto 2008 - Juan Jesus Perez y Adrian - Villa de Garafia
réduction au premier coup de narine, puis épices, bois et cosmétique. Attaque acidulée, un poil végétal
puis la douceur s'installe.Matière dynamique avec un petit coup de mou en milieu de gueule. L'ensemble est aérien, au bel acidulé et à la trame gourmande.j'aime bien ***
je complète la fiche pour signaler que c'est le vin le plus cher acheté (environ 7 euros) que c'est un producteur indépendant et que c'est aussi le seul vin bio gouté lors de mon
séjour et de loin le meilleur...
Et pour comparer le comparable j'ai quand même goûté à 2 vins des "voisins" :
El Grifo - Malvasia Seco 2007 - Lanzarote
Fleurs, agrumes, amandes pour le nez. Bouche compacte et fraîche me rappelant la dégustation du
Roussillon lors des dernières REVEVIN. L'ensemble est fruité (sur la poire), très perlant au bel équilibre amer-acide. Dommage qu'il soit un peu court, mais c'est pas mal.
**(*)
El Alto - Malvasia Seco 2005 - Fincas las Quemadas - Lanzarote
Nez miellé, agréable, citronné presque ligérien. Attaque grasse (glycérine) toujours sur le miel, moyennement expressive. Un poil de sr et un peu de poire. Je me retrouve là
encore dans le Roussillon. Finale un peu épicée. Peu complexe mais sans plus. **
En conclusion, des vins qui m'ont peu convaincu hormis le Talgalguen réussi et atypique de part son mode de production.
Les 2 blancs de Lanzarote sont plus précis et meilleurs que leur homologues de la Palma (2 autres goutés pendant le séjour mais pas de CR de par leur tranparence).
J'attendais une expression plus conséquente du terroir volcanique comme j'ai pu parfois l'entrevoir avec les vins des Açores mais ce ne fut pas le cas...
A suivre la Palma à manger...
Par Docadn
-
Publié dans : dégustations
3
-
Recommander