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EscapadeS

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

7 Février 2016, 11:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

Encore une salve de 3 tables, dont une toute dernière de la toute fin 2015, promis j'ai plus de reliquat ensuite !!

Démarrons d'ailleurs par La table de Marlène, dite "La Rotonde" à Vichy. Un dîner dans le cadre du réveillon de Noël 2015.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Un dîner à extrapoler forcément de la routine quotidienne de l'établissement, mais une expérience intéressante à vivre quand on est Bib Gourmand (maintenu en 2016) et une des "références" de la ville.

Niché au sein d'une rotonde dominant l'Allier, l'établissement propose 2 immenses salles (au moins) au cadre résolument moderne. Ça se veut chic et cosy.

Ce soir, un menu unique en 2 ou 3 plats. Nous embarquons pour la séquence 2 plats (55€).

Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...

Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...

Après de classiques mises en bouche, place au "foie gras des Landes préparé de 2 façons, mi-cuit et bonbon croustillant, à la guimauve citron vert, pomme confite façon tatin sablé breton au beurre salé, petit pain gourmand".

Derrière le plus long intitulé de plat jamais croisé, un très bon foie gras, peu salé, parfaitement préparé, généreux énorme, dont les accompagnements aux touches sucrées auraient dû me faire fuir. Mais non, c'est réussi, "Province", pourraient susurrer les ex-pichous devenus Parigots et amnésiques, là encore que nenni, c'est juste et bon !!

La suite du repas révèlera une cuisine soignée, parfois aventureuse (beignets d'huîtres), au service attentif, au-delà du niveau d'un Bib Gourmand.

Mention spéciale pour le suprême de canard et le dessert qui, sur le papier, me donnait plus envie de me jeter dans l'Allier que de rester à table (griotte et chocolat blanc, 2 phobies récurrentes que j'évite autant que les discours de Nadine Morano).

Carte des vins à la peine, très accessible tarifairement parlant. A revoir, à l'occasion, en dehors de "l'évènement réveillon de Noël" !!

La Rotonde
La Table de Marlène
Bd de Lattre de Tassigny
03200 Vichy
Tél : 04 70 97 85 42
www.restaurantlarontonde-vichy.com

Laurent Le Berrigaud a œuvré 10 ans durant à Pont-Scorff, au Bistrot Saumon (le Moulin des Princes). Il y proposait une très jolie cuisine, dans un incompréhensible anonymat !!

Depuis l'été 2015, il s'est installé face à la mer, à Guidel-Plage. Exit le saumon et sa gastronomie, Laurent Le Berrigaud semble s'être posé là pour "bistroter sérieusement" !!

Un vendredi midi de janvier, en solo, un jour de tempête. Le parking loge déjà quelques bagnoles de footeux monstres de CO2, l'océan est déchaîné, la pluie cinglante.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy
Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Une grande salle lumineuse, discrètement décorée et un immense sourire de bienvenue qui marque plusieurs points sur mon barème de première impression.

On m'installe sur une large table (et non une tablette d'avion comme à Paname) face aux vagues en mode "mute" (pour être précis, y'a un bout du parking, la route, un bout de plage, puis les vagues).

Un rapide coup d’œil à la carte, en sirotant un simple muscadet, puis la décision aussi dextre de redécouvrir la "nouvelle cuisine de LLB" par un "menu complet" de la formule "C'Est comMe çA Le mIDI" (19,90 €) !!!

Un "petit salé aux lentilles revisité" rigolo en guise de mise en bouche, avant d'attaquer le cœur du déjeuner !!

Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon
Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon
Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon

Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon

Un délicieux velouté, une raviole un poil ferme, une pertinente virgule végétale que cette feuille de nombril de Vénus, délivrant à point nommé une providentielle pointe acidulée.

Le plat, au dressage esthétique que la photo ne rend pas du tout, ne souffre pas la critique (allez, la taille du filet peut-être, mais comprendre que mettre du bar dans un menu à moins de 20 balles vous oblige aussi à un minimum de logique économique). Cuisson maîtrisée, mousseline réconfortante, coquillages à l'expression iodée aussi ébouriffante que le spectacle maritime qui bat son plein de l'autre côté de la baie vitrée...

Dessert simple, loin de la saison du fruit mais efficace.

Service rapide, sourire généreux, carte des vins pas très excitante pour les picolos passionnés... et la déception de me voir servir un George Clooney Nespresso en guise de café !!

Au global, La Table d'Eux offre un rapport qualité-prix-plaisir rare et généreux pour moins de 20 balles !! Des produits frais, bien mis en scène, servis avec professionnalisme et envie !!

Le Gros Rouge a récompensé la table, en moins de 6 mois, par un Bib amplement mérité !!

La Table d'Eux - Laurent Le Berrigaud
152 route côtière - La Falaise
56520 Guidel-Plage
Tél : 02 97 32 42 07
www.laurentleberrigaud.com

Dernière (re)découverte : Henri & Joseph !!

Je n'avais plus mis les pieds depuis 10 ans dans ce discret et solide établissement !!

C'était juste avant qu'il n'obtienne l'étoile, déjà méritée au moment où j'avais découvert le lieu.

Philippe Le Lay a ouvert sa table en 2004, après un parcours ponctué de sacrées adresses (Le Goyen à Audierne, La Ferme du Letty à Benodet, chez Gérard Boyer aux Crayères, au Louis XV-Ducasse).

Nous sommes toujours en janvier 2016, je pousse la porte d'Henri et Joseph (dont je suis un client très irrégulier de l'épicerie fine attenante) pour un déjeuner forcément décidé en passant devant !!

Intérieur sobre, faiblement éclairé, louchant sur le "chic épuré". Je suis accueilli par Philippe Le Lay himself, qui semble avoir confié la table à un talentueux second, vu le temps passé au service.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Le Boss revient rapidement m'animer, brillamment, le très joli potentiel du menu à 55 € !!

Mais je reste sobre (en appétit, comme financièrement parlant) en optant pour la formule "Midi Pile" du déjeuner (29 €).

Un rapide coup d’œil à la carte des vins, plutôt dispendieuse et au casting honnête, me pousse à questionner le patron (apparemment passionné de vins) sur les éventuels vins au verre de Michel Redde.

Il n'hésite pas à m'ouvrir une bouteille de Silex 11 pour m'en proposer un verre (alors qu'il n'est normalement pas dispo au verre)... un joli geste de restaurateur que je ne manque pas de souligner !!

Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné

Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné

Une entrée de saison, très soignée, délicate, au délicieux jus, à la crème juste fumée.

Pour le risotto, on a envie de ne plus bouger de l'endroit !! Un summum de la "comfort food"!!

Riz à la cuisson haute couture, liant fromager extra, saumon sauvage fondant (et qui ne pue pas comme tous les autres ersatz de l'espèce surexploitée), le tout relevé/dynamisé avec une juste pointe de citron vert-combawa... un petit Mont-Ventoux de suavité !!

Le dessert me renvoie instantanément à celui de Patrick Jeffroy (attention, l'orthographe piquait les yeux à l'époque) !!

Un cacao malgache d'une complexité folle, une tuile au gingembre que j'aurais dû renier, une texture et des saveurs divines... grand dessert chocolaté !!

Clientèle d'affaires majoritaire sur ce déjeuner, service feutré, agréable.

A travers ce "menu entrée de gamme" Philippe Le Lay offre une très belle vitrine de sa cuisine étoilée de haut niveau.

A 29€, à l'instar d'un Marriottat, on se sustente de l'excellence à des tarifs angéliques !!

Comme un doux piège pour aller "taster" les menus suivants...

Henri & Joseph
4 rue Léo le Bourgo
56100 Lorient
Tél : 02 97 84 72 12
henretijoseph.fr

fermé lundi et mardi

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Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

6 Février 2016, 18:04pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Au lendemain des Pénitentes, nous tentons aussi une première incursion dans le salon estampillé "rock en bouche" (c'est moi qui le surnomme ainsi).

Les Anonymes se veut un salon dédié aux talents de demain, à ceux qui n'ont pas encore, ou n'auront jamais, les moyens financiers ou médiatiques d'accéder aux grands salons voisins...

Une seule condition : être dans la mouvance nature-bio-biody-permaculture et aimer les shampoings pour castors.

Je m'attendais à un peu plus de "dreads-clopes roulées-anneaux écarteurs", mais nos hipsters des Pénitentes sont encore là !!

Si je me suis taillé une solide réputation dans les choix souvent risqués l'éclectisme des vins que je goûte et achète, mon collègue de goulot est beaucoup moins aventureux dans ce domaine. L'exercice qui va suivre va renforcer cette conviction.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

10h15, c'est déjà la cohue dans les salons Curnonsky !! On annonce près de 300 tickets vendus en 15 minutes !!

Nous errons quelques minutes, tentant de repérer quelques noms familiers, puis de nous arrêter au "bar vigneron".

L’entame se fait avec Sébastien Fleuret et son "Refaire le monde" 14, au fin sr plutôt intégré, à la finesse évidente.

"Léon 14" (semi-carbo) glougloute naturellement, sur fond de raisins bien mûrs et épicés.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Un petit tour chez Lilian Bauchet, qui semble enfin "respirer" avec son nouveau domaine, aux dimensions (3,5 ha) plus adaptées.

"Point d'Orgue" 13 se goûte sec, presque austère en l'état, avec une volatile "limite".

"D'une Rive à l'autre" 14 (habitant d'un côté, ses vignes sont sur la rive opposée de la Saône) offre un léger perlant, associé à une typicité toute "beaujoloise".

Pour finir, "Amor Fat" 14 donne dans la grenadine, le juteux enthousiasmant et une finale aux jolis amers.

4 cuvées normalement dispos, mais la dernière était "sur le flanc" selon son géniteur.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Détour par Péchigo (Sylvain Saux, 1,3 ha en rouge, 1,2 en blanc), avec un carignan 13 perlant, mûr, très souple, un mauzac 09 poivré, puissant aux amers limites, puis pour finir, une cuvée 08 à dominante de chardo, juste imbuvable en l'état, malgré la sympathique finale miellée.

Chez Bouju (absent, sûrement débordé à fermer un carton), une "Violette 14" juteuse, à la fine volatile, alors que "Brutal 14" est bien plus net (syrah/gamay 50/50).

Julie Brosselin (ex-Le Petit Domaine) s'est lancée toute seule, comme une grande !! Son grenache 14 a le nez qui déboite chafouin, une bouche oxy, une finale épicée moins sauvage.

Son cinsault 15 respire la carbo et glougloute sans efforts. Son "Rue d'la peste" 15 (carignan/syrah) offre un généreux jus, à la jolie finale.

"Queue de comète" 15 (mourvèdre/cinsault 50/50) est simple, plein, mûr, là encore joliment juteux.

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...
Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Grosse série chez Pierre Boyat, avec pour démarrer, "Les Cabanes" 15 (très jeunes vignes) d'une netteté modèle, adossée à une évidente gourmandise !!

"Bois de Lune" 14 a une volatile ravageuse, une matière "rock de chez rock", "Noir de Rouge" 14 offre des tannins rugueux, la version "bois" a une volatile encore plus prononcée.

"Les Rennes" 14 (sur granit) est simple, le St-Véran 14 très épicé et plein, le même sur 13 est plus bordeline, quand le 12 (2 ans de barrique) délivre un voltage à ressusciter Cloclo et le King simultanément, le tout sur un fil"rock barré nature débridé".

Partons dans le Jura, avec une salvatrice découverte postée juste à côté de Lilian Bauchet : Didier Grappe.

Le savagnin ouillé 14 "poire comme un ch'nin", c'est net, très gourmand pour "dé-Lignac-iser" l'expression.

Le "Chant Rouge" 11 (chardonnay) balance un curry puissant au nez, quand la matière file bon train, sur l'amande, entre les badingoinces.

La bulle de "Clash" (vin mousseux de qualité selon l'étiquette) malgré un joli crémeux, laisse une impression brouillonne dans son effervescence peu rectiligne (chardo/savagnin).

Un rouge pour finir, mariage improbable de pinot noir-trousseau-chardonnay et poulsard qui glougloute de plaisir.

Julie Balagny est toute rouge, dynamique et ne manie pas la langue de bois !! Quand c'est barré, elle assume et le reconnaît !!

Son Beaujolais 15 est simple et pas mal, le MAV (moulin-à-vent) 15 très perlant, à la matière nette, "Pestiféré" 14 l'est moins que son nom.

Retour au "bar du vigneron", pour une escale chez Joseph Paillé, qui en a fini avec L'Anjou !! Le voilà désormais Roussillonnais depuis septembre 2015 !!

Le Domaine Benastra proposait un Côtes-du-Roussillon 15 (syrah-grenache et ??, j'écris mal bordel), déjà fort aimable, Benastra 15 (syrah-grenache-mourvèdre, tiens c'est lisible là), au métal jaillissant, au jus expressif, puis pour finir la gamme magenta, un 100% grenache à la finesse palpable, sans lourdeur, malgré le côté très mûr du jus.

Un Benastra blanc 15 pour finir (maccabeu-chardo), juste, fin et frais !!

Les Anonymes 2016 à Angers, brèves de stands...

Pierre Borel bosse sur un jardin de 2 ha à Bourgueil. Il n'en vit pas encore totalement, pourtant le résultat montre qu'il mérite d'y consacrer tout son temps !!

Son Bourgueil 12 (éraflé) a profité d'1 an d'élevage, se goûte comme une jolie carbo, glissant sans peine jusqu'à la glotte toute heureuse de cette vinothérapie de qualité.

La version 11 montre déjà des signes d'évolution, savant mélange de douceur et de rugosité !! De plus, les prix sont abordables (en direct, comptez moins de 10 €).

Chez L'Escarpolette (Yvo Ferreira), on sert en "chaussettes doigts" sur un piédestal en carton !! Un blanc 15 qui muscate (forcément y'en a), frais, aux sr évidents. Brutal 15 (ils sont plusieurs vignerons à éditer une cuvée Brutal, avec la même étiquette), pète de fruits rouges, tout en restant sec et frais. Escarpolette 14 renifle la "carbo évoluée et sucrée", alors que son cinsault 14 respire la plénitude et la générosité d'un jus. Sur la version 13, des arômes de viande grillée occupe une matière à l'impression, là encore, d'évolution rapide.

Soyons honnêtes, si mon collègue de goulot a grimacé quelques fois, j'attendais aussi un pourcentage plus élevé d'effluves inspirés d'écuries normandes !!

Par contre, on ne peut passer sous silence certaines volatiles débridées, voire carrément délirantes, plus ou moins assumées par leurs géniteurs !!

Les Anonymes, un happening moyennement taillé pour les "radicaux-centristes du vin" comme moi, même si de bonnes surprises s'y dissimulent habilement.

Force est de constater que ce salon plaît assurément à un public venu en (grand) nombre, dont une majorité était déjà présente aux Pénitentes !!

Billet écrit sous rhume XXL, pendant que d'autres collègues de goulot me narguaient avec leurs quilles et leurs plats pour la Xème LPViade BzH à Rennes !!

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Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

1 Février 2016, 19:40pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Le clavier se fait fainéant, les sujets s'accumulent, le retard aussi.... et pas "d'avis à chaud sur les déchus ou les gagnants du Gros Rouge" !!

La ritournelle des salons des vins de fin janvier/début février revient comme le Nothomb de septembre, sauf qu'avec Amélie on ne s'attend plus à rien !!

Cette année, l'organisation de "Renaissance, Greniers St-Jean" avait décidé de "taper du poing", en réservant l'accès au salon strictement aux professionnels.

Vu que je suis un garçon moins rebelle que mon désordre capillaire, j'ai entendu le message et n'ai pas foutu les pieds au "salon des professionnels".

J'apprendrai pendant le week-end que les amateurs les plus fidèles n'ont pas changé leurs habitudes, qu'ils ont pu vaquer sans le moindre souci à leur dégustation favorite !!

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

En ce dernier samedi de janvier, nous découvrons, Oxyboldiman et moi, "Le salon les Pénitentes", qui se déroule au sein du très bel Hôtel des Pénitentes.

Une trentaine de vignerons accueillent des professionnels (eh oui, c'est aussi un salon pro) et des amateurs comme nous !!

90 vins plus tard, un constat se dégage : pour la sélection présente revendiquant un esprit nature du vin, ça ne sent pas du tout le rectum de dindon !!

L'entame du salon s'est faite avec les très jolis 14 de Thomas Pico, sur le point de reprendre les 10 ha de son père !! La "nouveauté" réside (pour nous) dans la cuvée Vaillons (élaborée depuis 2012, issue d'achat de raisins à son meilleur pote), plus "ronde" que Jouan, Butteaux ou Beauregard.

Chez Cossard, c'est le St-Romain 13 (Sous Roches) dont la suavité et la délicatesse me scotchent quasiment !! Les autres cuvées (en rouge, comme en blanc) sont moins impressionnantes, mais très loin d'être déshonorantes.

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

Chez Benoit Courault, une Eglantine 15 à l'esprit "Strauwberry Fields" de Stéphane Rocher, "Les Guinechiens" 13 est compact, puissant et épicé, quand "Les Tabeneaux" 15 largue à chaque gorgée une belle matière extrêmement fruitée et plaisante.

Chez Villemade, ce sont le sauvignon 14 "explosif et fruité à mort", ainsi que Les Saules 14 (romorantin), fin et délicat, qui retiennent mon attention.

Chez Mosse, je retiens le joli squelette d'Arena 14 (Savennières) et le beau ciselage de Bonnes Blanches 14. Contrairement à Alain, j'ai trouvé Rouchefer 14 alcooleux et déjà "anormalement évolué".

Passage chez Frantz Saumon (Montlouis) à la gamme cohérente, au Minéral + 14 assez remarquable.

Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...
Les Pénitentes 2016 à Angers, le (tout petit) débrief...

Après une escale au Clos Tue-Boeuf, nous partons à l'assaut de l'étage.

C'est le très strict (et peu rieur avec nous) Emmanuel Lassaigne qui nous accueille. Vignes de Montgueux, Le Cotet, La Colline Inspirée, Millésime 2007.

Sur à peine 6 ha (allez voir le site internet, très soigné, mais si comme moi vous cherchez juste des renseignements techniques, vous aurez juste envie de défenestrer votre ordi).

Des champagnes de très haut niveau, à la bulle de "laser", à l'expression vineuse aboutie !!

Chez POB (Pierre-Olivier Bonhomme), une foule de cuvées (achat de raisins+vignes en propre) cohérentes, à la personnalité et au caractère bien établis.

J'y retrouve notamment Telquel 15 (pinot noir-gamay) au glouglou de bon aloi, ainsi qu'un KO 12 (côt) mûr et plein !!

Cap à l'est, chez Belluard, où seul Le Feu 14 (gringet) m'interpelle assez par son côté "moins sudiste", presque un "angevin des alpages" !! Belles étiquettes en passant !!

Une autre découverte que Vini Viti Vinci (négoce-achat de raisins), à la gamme aboutie et précise, aux Irancy assez bien foutus, quand Coulanges la Vineuse 14 fait dans le "rhaaaa gourmand, j'ai soif, glouglou"...

Déceptions multiples chez Foillard, Les Foulards Rouges, Le Briseau, Meyer (sauf son superbe de Muenchberg 13)... mais déjà les Anonymes se profilent...

Si on allait manger en attendant...

A suivre.

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Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

17 Janvier 2016, 21:04pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Il me reste juste 1 à 2 lux comestibles de la comète 2015 à traiter sur ce foutoir, avant de consacrer ce dernier aux aventures liquides et solides de l'année en cours !!

Décembre est un mois qui me coûte souvent une petite blinde n'est pas le mois de l'austérité économique lorsque, comme dans mon cas, on a choisi de partager le loyer avec une native du signe du scorpion verseau capricorne, bref ce signe qui va de fin novembre à presque la fin décembre !!

Le concept "d'Anni-Noël' n'ayant pas de légalité dans le règlement intérieur, l'anniversaire est fêté en temps réel, au début de chaque mois de décembre !!

Cette année, direction Plouider, dans le Finistère, pour découvrir une table récemment consacrée d'un premier macaron au Gros Rouge.

Un restaurant doublé d'un hôtel, récemment rénové, loin de l'image "d'auberge pour papys" que véhicule souvent les "Logis de France" (1er séjour perso dans cette catégorie dite "Logis d'Exception"), en cours d'agrandissement lors de notre micro-séjour.

Situé sur une butte (le nom, tout ça), l'établissement domine Goulven et une très jolie baie, offrant un panorama plutôt sympatoche, surtout un jour de "coup de tabac" !!

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider
Hôtel-restaurant La Butte à Plouider
Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

Chambre résolument "moderne", se voulant "cosy, fonctionnelle et sobre" !!

Mais avant de nous sustenter, un petit tour dans l'espace spa de l'hôtel.

Un petit bassin bouillonnant de branleurs hurlants bambins turbulents archétypiques de bonnes tronches à claques aux minois malicieux, quand leurs déjà ventripotents quadras de darons parents puants de démonstration de leur petit statut de notable du coin, aux airs assurés, ont juste remonté leurs jeans Gucci aux mollets, tançant mollement leur tâches de mômes progéniture de sortir du bain pour la 156ème fois !!

Hormis l'acoustique à vous faire saigner des oreilles quand c'est plein, la piscine s'avère très agréable une fois vidée de cette faune peu racailleuse banlieusarde, au savoir-vivre aussi peu développé !!

La vue sur le large, entre chien et loup, est presque "romantique" !!

Un sauna et un hammam complètent l'offre "détente".

Nous enchaînons avec "Le Modelage Oriental" (sans les sous-entendus en vogue ces derniers mois).

J'ai réservé la seule cabine duo de massage de l'établissement.

2 masseuses compétentes, énergiques, vont consciencieusement détendre nos corps, de la tête aux pieds, durant 50 minutes !!

Là encore, un cadre qui louche vers un luxe apaisant, une attention et une personnalisation de tous les instants (avant, pendant, après) remarquables !!

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

C'est détendus comme des poulpes que nous découvrons la salle à manger.

L'esprit "rénové" se prolonge dans cette dernière : modernisme, épure et confort sont toujours au rendez-vous.

Je recroise mes bobos ruraux, attablés sur un disque à 12 places !!

Nous sommes heureusement un peu à l'écart de cette pollution sonore pour profiter pleinement du spectacle des agapes à suivre.

Etant sur un forfait, nous héritons d'un menu "imposé" baptisé "Dunes de Keramma" (49€).

 

 

Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère
Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère

Mise en bouche (tête de lieu jaune et je me souviens pas du reste) - St-Jacques, chou fleur "brûlé" et arabica - Lieu de ligne grillé, échalote grillé, saucisse fumée aux algues - C'est l'automne, poire marron et biscuit cuillère

La mise en bouche est gentille, très vite oubliable.

Les St-Jacques sont parfaitement saisies, quand le reste nous laisse un peu perplexes.

Le filet de poisson est assez hétérogène en cuisson, me faisant passer de la moue de chieur-né à la petite satisfaction sur une ou 2 bouchées.

Le dessert est d'une simplicité déconcertante, même s'il est de saison et que j'aime le marron et la poire !!

Une séquence plutôt banale, sans surprises, qui tient plutôt son macaron techniquement, mais sans le "trait de plaisir attendu à ce niveau" !!

Carte des vins pas trop mal, aux coefficients toujours discutables, avec un sommelier agile comme une anguille dans la gestion de la diversité des clients présents !!

Hôtel-restaurant La Butte à Plouider
Hôtel-restaurant La Butte à Plouider

La nuit fut délicieusement calme et apaisée...

Nous retrouvons la salle à manger le matin venu... et c'est une prestation de haut niveau qui nous attend à l'heure du petit-déjeuner !!

Nous retrouvons le rang attendu de notre "étoilé de campagne" !!

Des produits frais, locaux, une offre pléthorique en sucré ET salé, un service de tous les instants... même le "café cafetière" est plutôt correct !!

Un petit-déj' qui entre sans mal dans mon top 5 des "matinales" !!

En conclusion, La Butte offre des prestations hôtelières et de soins plutôt élevés vu son emplacement et la concurrence inexistante alentours.

Seule sa cuisine semble 'en retrait" en terme d'originalité et d'homogénéité, à mon humble avis.

La Butte

12 rue de la mer

29 260 Plouider

Tél : 02 98 25 40 54

www.labutte.fr

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Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill

8 Janvier 2016, 19:23pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Queue de comète des tables fréquentées sur la fin de l'année 2015 !!

Pour démarrer, j'avais parlé dans "Miettes liquides et solides" d'une nouvelle adresse vannetaise au "pedigree théoriquement prometteur".

J'y ai depuis traîné ma bedaine, au déjeuner, un jour de pluie, quelques jours après les attentats parisiens de novembre.

Salle quasi déserte, tout en longueur, pierres apparentes, un vrai tandem accroché au mur... et un accueil qu'on imaginait un poil plus souriant !!

Maquereau mariné, pomme de terre, sucrine, pickled et chips de pain - le hareng, croûte de moutarde et tournesol grillé, sarrasin, fondue de poireau sauce nantaise - Le beurre-sucre en kouign amman, croustillant et crémeux, sauce CBS, sorbet lait ribot
Maquereau mariné, pomme de terre, sucrine, pickled et chips de pain - le hareng, croûte de moutarde et tournesol grillé, sarrasin, fondue de poireau sauce nantaise - Le beurre-sucre en kouign amman, croustillant et crémeux, sauce CBS, sorbet lait ribot
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Maquereau mariné, pomme de terre, sucrine, pickled et chips de pain - le hareng, croûte de moutarde et tournesol grillé, sarrasin, fondue de poireau sauce nantaise - Le beurre-sucre en kouign amman, croustillant et crémeux, sauce CBS, sorbet lait ribot

Une formule à 18 € pour la séquence entrée-plat-dessert, en plein centre-ville d'une préfecture peu réputée pour la douceur de ses tarifs, on s'engage !!

Le maquereau mariné monte rapidement dans les tours côté plaisir, alors que le hareng pondère brusquement cet enthousiasme !! Mention toute particulière sur toutes les parties génitales végétales des plats, soignées et respectées !!

La montée en régime reprend au moment du dessert, petite pépite de moelleux, de chaleureux, d'un déjeuner qui se termine sur une note quasi "ouatée" !!

Petite carte des vins (fournie principalement par "Au nom du Vin" à St-Avé et l'Ampélographe à Auray) encore balbutiante... et un service vécu comme pas désagréable, mais assez froid frais côté zygomatiques !!

Je n'ai pu m'empêcher de penser à Elise Rollet, de l'Annexe voisine, qui pourrait aisément céder 50% de son sourire à Olivia Jubin, sans impact sur la tenue de son service rayonnant !!

La prestation globale reste d'un rapport qualité/prix fort honorable au déjeuner !!

J'ai aussi testé la version salon de thé, quelques jours plus tard.

Le "chocolat chaud maison" est bon, assez atypique (gavé d'épices) mais assurément maison, les grignotages dan le ton (dont le fameux et délicieux kouign) !!

Le Tandem

13 rue des halles

56 000 Vannes

Tél : 02 97 63 53 37

letandem.bzh

Direction Nantes, pour un bistrot discret, à la "visibilité" d'une Clio grise sur un parking de supermarché !!

J'avais envoyé, 2 ou 3 ans auparavant, La Miss et ses collègues teutonnes en guise de cobayes !! Elles étaient toutes revenues enchantées par l'adresse.

Au prétexte d'un concert la veille (et d'un dîner tard, sur le pouce, au Lieu Unique largement oubliable), je découvre à mon tour "Les Enfants Terribles", sans Cocteau ni Marais !!

Une "institution quasi anonyme", tenue depuis 9 ans par les mêmes proprios !!

Déco "faussement décharnée", élégante, hauts plafonds, limite "vieux café autrichien" assez agréable, limite branchouille quand la clientèle présente semble plus habituée aux décos aseptisées des maisons de retraite...

Pas de résa en ce samedi midi, pour une salle à moitié vide (ou pleine si vous êtes optimiste). Accueil impeccable, une bouteille de Prestige 11 de Cormerais en guise "d'apéro + je mange avec" !!

Signalée bouchonnée, elle est immédiatement changée par la patronne, visiblement passionnée par la dive bouteille vu le casting de la carte des vins !!

Formules à 18 et 22 € pour entrée-plat et entrée-plat dessert !!

Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices
Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices
Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices
Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices
Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices
Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices
Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices

Godaille en vinaigrette, tarama et pommes de terre/Croustillant de lapin au verjus - Noix de veau grillée, potimarron bio beurre noix-xejes - Crémeux chocolat, kumquat et pain d'épices

L'archétype du bistrot que j'affectionne !!

Des produits frais, des plats inspirés, une carte des vins locale et cohérente, un service soigné, pas guindé et souriant... et un rapport qualité-prix-plaisir angélique !!

Sans avoir fait le tour des tables nantaises, tout en rappelant que j'avais plutôt apprécié Baron-Lefèvre il y a prescription fort longtemps dans ce registre, je désigne sans la moindre hésitation "Les Enfants Terribles" bisT(r)OP de la ville !!

Les Enfants Terribles

4 rue Fénelon

44 000 Nantes

Fermé le jeudi soir

Tél : 02 40 47 00 38 (résa conseillée tout de même)

www.les-enfants-terribles.fr

Pour finir, visite surprise à l'ami Arthur (Pétillault, ex-leader de l'Hédoniste), aux manettes de la cave du phénomène "gastro-grill coréen" du Marais : Soon Grill à Paris !!

C'est un certain Sunghak Han qui pilote les pianos d'un établissement à la déco architecturalement sexy et épurée (by Woojin).

105 couverts, une petite vingtaine d'employés, 300 m2 sur 2 niveaux, dont un petit salon traditionnel "Maru", où tu peux te niquer les genoux dîner au ras du sol !!

Autant dire que l'investissement est visible, qu'il semble aussi léger qu'un Tyson à la retraite et qu'il n'est pas question de faire dans la gamelle de cantoche !!

Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill
Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill
Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill
Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill

Me voilà l'hôte particulier d'Arthur, qui ne manquera pas de m'abreuver de pépites liquides sélectionnées !!

L'Odjinhô Pajeun (calamar-ciboulette) est la galette à partager pour démarrer... que je me suis bâfré seul comme un Pacman !!

S'en est suivi le fameux Dolsotbimbimbab (version tartare de boeuf) et son cortège de "condiments", dont un "kimchi maison" assez addictif... mais toujours spécial !!

Côté liquides, une "intégrale à l'aveugle" qui m'a vu briller comme un Ribéry au Trivial Pursuit !!

Pêle-mêle, j'ai vu défiler un pinot gris 14 (Hors Pistes) du Domaine des Pothiers, un beaujolais blanc verrouillé qui sortira de sa léthargie tard... très tard, une épatante malvoisie slovène de chez Korenika & Moškon, ainsi qu'un refosco de la même maison, aux accents roussillonnais !!

L'accord somptueux sur le Dolsotbimbimbab se fera avec le savagnin 12 de chez Macle (je l'ai trouvé celui-là !!), seul puncheur taillé pour défier ce plat !!

Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill
Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill
Le Tandem - Les Enfants Terribles - Soon Grill

Je termine, avec peine, heureux de ce voyage sur place... qui m'aura permis de discuter avec, d'un côté, de sympathiques voisins curieux de voir les verres s'aligner sans que je les termine... quand, de l'autre côté, un certain Stéphane Bern cherchait désespérément une salade "normale" sur la carte !!

L'impeccable Arthur "omettant" de me présenter la facture (statut "invité surprise" qui m'a coupé les pattes, transparence oblige pour cet article), j'avais pour autant déjà réglé le sort de sa boutique pendant l'orgie !!

Soon fait dans la "cuisine supérieure" (la partie "grill" peut partir dans des tarifs stratosphériques si on veut manger de la "barbaque Baumgartnerienne" à 190 balles l'entrecôte japonaise l'Ilbonsan Wagyu), mais qualité des plats, sélection des produits, logistique de feu (barbecues intégrés dans les tables) sont le prix à payer pour ce grill haut de gamme, aux vins curieux et pertinents (ne prenez pas de rouge, les plats ne s'y prêtent guère), pour une cuisine atypique pour beaucoup d'entre-nous !!

PS : toilettes ravissantes !!

Soon Grill

78 rue des Tournelles

75003 Paris

Tél : 01 42 77 13 56

ouvert 7/7

La prochaine fois, nous parlerons vins où "étoilés bretons"... si j'ai envie !!

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Cycle de lavage...

2 Janvier 2016, 16:56pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A l'instar d'un autre blogueur-amateur-jouisseur, j'ai aussi le clavier triste et le palais amer à l'aube de nouveau cycle.

2016 ème, 5776 ème, 1437 ème année après qui que ce soit, on s'en fiche !!

Alors oui, j'aurais aimé vous écrire, comme beaucoup, les sempiternelles formules à l'empathie aussi durable qu'une bougie chauffe-plat, mais le moral n'a pas envie de forcer le trait pour "disneylandiser" des sentiments chaleureux et des espérances rieuses !!

Je n'ai pas pour autant envie de troller l'espace internautique par des sentences évangélistes du dernier jour !!

Alors oui, au fond, je souhaite la paix dans le monde, un dîner chez Gagnaire et des vins naturels droits pour tous, tous les jours !!

Mais je souhaite aussi ne plus voir ces "chers" réseaux sociaux picolos-gastros se transformer systématiquement en "bar-tabac-PMU" à chaque catastrophe meurtrière, pour alimenter de haine, de fiel et de bêtises toutes les analyses de comptoir aussi profondes qu'un ballon de picrate vide avec de la cendre au fond !!

Source Ouest-France

Source Ouest-France

2015 fut une année "bizarre", quand côté vigne et cuisine, on semble être plus "vivants", presque optimistes !!

J'ai scalpé quelques bulles durant le dernier réveillon... elles avaient toutes une amertume inhabituelle !!

De l'avis de tous (ça fait presque 2 décennies que je réveillonne avec les mêmes personnes), c'est le pire casting que nous ayons eu à "juger" dans nos verres !!

Seules la Triple Zéro de Blot et une bulle 04 de Philippe Gourdon (Saumur) ont sauvé les meubles !!

On parle souvent de "déguster avec la bouche et non avec la tête", il n'empêche que quand la tronche est en biais, les vins soumis le sont parfois aussi !!

Je défends depuis toujours une "liberté d'expression et de pensée" plutôt large, mais quand elle véhicule stupidités et dogmes sans fondements, je bous !!

Si je suis prêt à lire et acquiescer à la majorité des critiques, virulentes ou non, sur le vin, la gastronomie, la politique, le tuning en zone périurbaine, mes limites à la connerie ambiante sont rapidement atteintes quand c'est "la faute à Hollande", "aux 35h00", "aux sans-papiers forcément musulmans, de race peu blanche et zoophiles", "à l'Europe", "aux Roms qui seraient tellement mieux vus s'ils étaient agricoles", "aux Juifs qui ont le pouvoir, de l'argent et les meilleurs locaux dans le Marais", "aux Ricains qui imposent leur culture qui ne fait pas maigrir", au "Qatar qui achète tout surtout si c'est beauf, cher et que ça court vite sur de la prairie tondue" !!

Si je n'ai l'esprit à verser dans la scatologie justifiée du Père Olif, je peux, même sans patois, être aussi tenté d'apporter ma bouse à l'édifice !!

Aussi en 2016, je conchierai toujours plus ou moins poliment sur Sarkosy quand il postillonnera une énième connerie en piétinant, par son arrogance et sa stupidité, "l'esprit français" et les imbéciles qui l'applaudissent !!

En 2016, j'effectuerai comme le colibri ma part dans ce nécessaire "cycle de lavage" !!

Je pisserai (oui, l'ondinisme est une posture plus pratique pour échapper aux représailles) à la figure ou à la raie (selon la taille) des hygiénistes, extrémistes, téléphonistes (fans de la daube musicale renommée Les Insus), végéto-cabernistes (fans du poivron) et autres "snobituristes" (espèce très répandue d'alcooliques ne picolant que de la cartouche éligible à l'ISF) de tout poil !!

1ère bouteille bue en 2016, ça commence bien pour une fois !!

1ère bouteille bue en 2016, ça commence bien pour une fois !!

Et le blog dans tout ça ?!

Ben, il continuera à vivre à son rythme de feignasse, éditant irrégulièrement des billets ronronnants, où votre scribouillard étrillera injustement un vin naturel ou pas, encensera inutilement une table à la cuisine rétrograde du XXème siècle...

Pas d'Escapalmes en décembre dernier.... et moins de voitures brûlées la nuit du 31/12... comme quoi !! Je vous l'ai dit, cette année 2015 était vraiment bizarre !!

Allez, on passe au programme "lavage main, textiles fragiles" pour cette 9ème année miamglouesque !!

A la bonne vôtre mes fidèles et rares lecteurs/lectrices !!

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Calendrier de l'Avin 2015 : 20

20 Décembre 2015, 10:22am

Publié par Docadn

Calendrier de l'Avin 2015 : 20

Calendrier de l'Avin, saison 6 !!

S'il est bien une notion de l'éphémère, c'est au net qu'on la doit... sauf pour le calendrier picologique proposé, sans relâche, par Eva-Oenos depuis plus d'une demi-décennie !!

Heureux élu depuis la genèse de cette cave à vin virtuelle, j'ai eu cœur de mettre en avant des vins ligériens (chers à la "Gouroute aux ongles tatoués"), à 2 exceptions près (beaujolais et japonais).

"Fidélité" oblige, c'est encore la Loire qui illustrera cette 20ème case.

Une case particulière, puisque je vais parler du vin d'un collègue de goulot !!

Je vous vois déjà en train de dodeliner de la tête en expirant un "pfff, il va nous faire la pub de son pote..."

Et bien détrompez-vous... qu'à moitié !!

Vouvray - Le Compte Marc 2013

Vouvray - Le Compte Marc 2013

Julien Vedel est ouvrier agricole (niveau 4 quand même) au Domaine du Clos Naudin (Philippe Foreau), à Vouvray.

Le soir venu, quand il n'a pas de dégustation, il cultive quelques ares sur une parcelle nommée "Le Compte Marc".

Depuis 2012, son premier millésime, il concocte un Vouvray avec l'ambition de se mesurer aux références locales.

Labours au bourrin, pas d'intrants, une pincée de soufre à la récolte, puis à la mise (je crois) et c'est tout !!

Il a beau être mon pote, il n'empêche que je ne lui laisse rien passer pour autant !!

Déjà, aucune bouteille offerte... ce qui me laisse une franche objectivité sur les jus chèrement payés !!

J'ai goûté son 12 à 2 reprises. Une fois seul, une autre fois en comité élargi à l'aveugle. La critique ne fut pas exagérément enthousiaste !!

C'est ainsi, comme je le répète souvent : on ne ment pas à un pote... même s'il met ses couilles au barbec' jette tout son égo dans son vin !!

Julien Vedel, géniteur du Compte Marc

Julien Vedel, géniteur du Compte Marc

Pour cette case n°20, partons à l'assaut de son Vouvray - Le Compte Marc 2013.

un premier nez très mellifère, crayeux, sur des fruits blancs génériques, qui vire sur l'archétype d'un chenin.

Une attaque vive, fine, crayeuse à mort, un poil courte, aux amers fins, courts, donc frustrants... j'oublie la bouteille 01h00, avec l'espoir qu'elle va se livrer un peu plus.

Je reviens sur la bestiole après les 60 minutes réglementaires de respiration, pour redécouvrir un vin totalement métamorphosé.

Le nez "poire", sur un caractère s’annonçant "plus gras".

Le gras se confirme en bouche, avec une jolie pointe d'austérité comme je l'aime dans le chenin. L'ensemble est plus vibrant, aux amers enfin sexys et longs...

La finale est superbe, l'allonge de rigueur, "vlà ti pas un bon chnin" !! ***

A j+1, la matière est monolithique, plus puissante, aux amers plus "pointus". Un vin moins charmeur-charmant et surtout plus court.

A carafer longuement sur ce millésime... si vous en trouvez !!

Domaine Julien Vedel

46 rue Docteur Lebled

37210 Rochecorbon

julienvedel@yahoo.fr

lecomptemarc.vouvray@gmail.com

C'était le Calendrier de l'Avin 2015, à vous Madame Eva !

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Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

17 Décembre 2015, 12:52pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin de la balade angevine, avec l'autre étoile montante du paysage viticole local : Thibaud Boudignon.

Cet ex-judoka, membre du Pôle France, a troqué le kimono contre le sécateur et le mustimètre il y a déjà presque une décennie.

Diplômé d’œnologie (il raconte qu'on lui a demandé de se taire et de suivre les cours lors de sa "reconversion"), notre ceinture noire débute au Château Olivier (Pessac-Léognan), avant de tâter du pinot noir chez Charlopin.

Puis ce sera le Domaine de la Soucherie en Anjou, avec un poste de directeur d'exploitation, qu'il occupera jusqu’à la fin de cette année 2015, pour mieux se consacrer à son propre domaine, crée en 2008 (1ère récolte en 09) désormais "mature" !!

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Thibaud nous reçoit dans un chai splendide, résultat de travaux qu'on devine dantesques. Ce trentenaire, au look d'hipster, parle aussi sereinement que Pierre Ménard.

La pipette s'impatiente déjà, au boulot !!

D'emblée, Thibaud nous balance "l'Anjou Domaine 15", élevé en fûts neufs. Un nez puissant, très "bourguignon dans l'esprit", avec cette impression de raisins bien mûrs. Une matière immédiatement précise, nette, à l'acidité très haute, comme déjà en place, comme déjà très grand. ***(*)

Nous enchaînons avec "la fin de presse" Les Gats, toujours en 15. Un nez très réduit, plus "angevin dans l'esprit", à l'attaque vive, aux amers vibrants. **

La version "pleine" Les Gats 15 offre un nez élégant, au fruité de fou... un monstre pour les sens... et la bouche. ***(*)

A Françoise 15 (Anjou) délivre des effluves élégants, précis, une bouche diablement structurée, vive (pas de malo), aux amers, là encore, longs et vibrants. ***(*)

La même cuvée, sur une barrique de 500 l, offre un perlant conséquent, assortie d'une plénitude et d'une dimension monumentale ***(*)/****

 Week-end angevin part II : Thibaud Boudignon à Savennières

Place aux savennières !!

Les Fougeraies 15 (barrique Gauthier Frères) hume la fraîcheur et une finesse modèles, quand le jus se pare d'une élégance, d'une délicatesse qui confèrent à un silence de recueillement et de contemplation. ***(*)/****

Le Clos de la Hutte* 15 (Stockinger) est olfactivement très réduit, mais le vin est "plein", frais, au "train de sénateur" qui file tranquillou au fond du gosier. ***

La version "4 vins assemblés" du Clos de la Hutte 15 (barrique de 500 l) louche vers Fougeraies 15 au nez, alors que la bouche est d'un équilibre hypnotique, où quand King Kong danse son 1er ballet étoilé !! ****

Nous balayons furtivement 2014, en démarrant par l'Anjou 14, au nez de crème brûlée, rond, "gras et opulent", un poil tendre à mon goût, aux jolis "amers polis". **(*)

Les Fougeraies 14 fait dans "l’archétype local", avec une pointe de consensualité étonnante par rapport au panel goûté. **(*)

A Françoise 14 me fait mentir, par la somptueuse délicatesse, la droiture et son profil "traçant". Finale très salivante. ***(*)

Une dégustation exceptionnelle !!

Des vins d'une rare précision, aux squelettes parfaitement équilibrés, où le bois est au service du vin.

Thibaud Boudignon est un vigneron à la "passion tranquille". Derrière un calme quasi olympien, se cache un vigneron qui n'a pas perdu sa fougue de sportif.

Il plante 1 ha par an, forme et travaille avec un "repenti de la restauration", fourmille d'idées, teste des dizaines de barriques.

De grands projets sont en cours pour son domaine (nouveau chai au milieu des vignes) !! Des ambitions forcément coûteuses, avec une idée fixe sur l'optimisation des flux et des process que son implantation lui oblige à repenser !!

Thibaud Boudignon ne reçoit pas les particuliers. Il a fait une exception pour nous (nous étions nous-mêmes accompagnés d'un vigneron).

Il ne fait pas les salons, avoue détester cet exercice.

En quelques millésimes, Thibaud Boudignon a, pour moi, piqué le cul réveillé l'appellation Savennières sur ses grands secs !!

Si on parle très souvent d'Eric Morgat comme "premier coup de trompette", Thibaud Boudignon sera le cor de chasse qui suit...

Les 15 risquent d'être des monstres qu'il faudra très rapidement récolter piller chez tous les bons dealers.

Les tarifs sont aussi ambitieux que le bonhomme.

Comptez, de mauvaise mémoire, 19 € pour l'Anjou domaine, 27 € pour la cuvée "A Françoise", 36 € pour "Les Fougeraies"...

Thibaud Boudignon
13 chemin de la monnaie
49170 Savennières

* nouvelle cuvée en Savennières, pas d'indication pour le tarif !!

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Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

29 Novembre 2015, 18:05pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Petit week-end dans les vignes angevines, avec un casting de vignerons établi sur un critère simplissime : la curiosité... et la dispo aussi !!

Avec 3 autres collègues de goulot, nous nous retrouvons, pour démarrer le marathon des crachoirs, à Vallet, hameau "collé à Faye d'Anjou".

Depuis quelques mois, la glouglousphère "buzze" bruyamment sur un jeune vigneron, au point d'en avoir fait quasiment le "phénomène angevin de l'année 2015" !!

Des avis dithyrambiques qui n'ont pas manqué d'aiguiser la grande curiosité des mes coreligionnaires.

Moi, je ne suis pas difficile, tant qu'on peut picoler déguster découvrir, je suis partant !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou
Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

C'est sur la propriété de ses parents que Pierre Ménard élabore, à part, ses propres vins depuis le millésime 2013.

Sur les 25 ha exploités (en chimie "tradi" pour la coopé) par ses darons, Pierre Ménard a "isolé" quelques ares de vieux chenin (85 ans) planté en coteaux sur argilo-calcaire et schiste. Il soigne désormais 7 rangs sur le lieu-dit "Le Quart des Noëls", avec une approche axée sur les principes de la biodynamie.

En parallèle, il exploite aussi quelques arpents de sauvignon quinquagénaire, sur coteaux de schiste itou, quelques hectomètres plus loin et plus haut (au Clos de la Roche).

A peine 1/2 ha cultivé en tout, quand il compte rapidement en exploiter 4 dès que possible !!

Ingénieur de formation, Pierre Ménard a bourlingué en Nouvelle-Zélande, en Hongrie et dans le Bordelais, avant de revenir sur la "terre de ces ancêtres".

Accueil souriant, voix douce, c'est une version couillue de Fifi Brindacier qui nous emmène directement sur la parcelle de chenin, pour échanger sur les pratiques et l'approche de "sa viticulture" avec le Gros Jull Sorcier du Compte-Marc !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour au chai (en fait, sous la maison des darons, dans le garage), pour passer aux travaux pratiques.

Laïka 2014 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : robe très brillante, élevage de type "fût neuf d'obédience bourguigonne" marqué au nez. L'attaque confirme le boisé, dominant mais pas caricatural, la matière est plutôt "sphérique", très charmante, à l'amertume et à l'équilibre nets. Même étiquette découverte, aucun "marqueur" archétypique du sauvignon. C'est très bien foutu.

Le Quart des Noëls 2013 - Anjou : Là encore, l'élevage domine le nez, même si de sympathiques agrumes se fraient un chemin jusqu'à mes parois nasales. Une attaque "enrobée" (malo partielle, 0,8 gr de sr), compacte, puis salivante en fin de bouche, qui monte crescendo (longueur remarquable). Finale un peu éthérée au fil des gorgées, sur de petites notes de champignons.

Le Quart des Noëls 2014 - Anjou : nez "boisé" plus discret que sur les 2 premiers vins, "plus chenin" dans l'expression olfactive. Matière très finement boisée, plus aérienne que 2013, plus demi-corps aussi, très épicée, portée par une splendide finale, quasiment "chardonnesque dans l'esprit", ciselée, très fine, glissante... qui n'arrive quand même pas à faire fléchir, au global et à ce stade, ma préférence pour 13 !!

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Pipette à la main, nous entamons le "cycle des barriques".

Laïka 2015 "Sauvignon blanc" - IGP Val de Loire : poire monstrueuse au nez, matière très flatteuse, en cours d'élevage (20 gr de sr estimé, 11°).

Le Quart des Noëls 2015 - Anjou : nez acidulé, flaveurs de pomme verte, matière nette, à l'acidité savamment salivante, très gros vin en perspective.

Week-end angevin part 1 : Pierre Ménard à Faye d'Anjou

Retour aux flacons.

Cosmos 2014 - Coteaux du Layon : abricot et safran boxent valsent au-dessus du verre, puis le quatuor "fraîcheur-suavité-digeste-équilibre" tatoue le petit nectar aux 135 gr de sr, à l'acidité un poil consensuelle pour ma pomme qui aime le "tranchant", surtout dans les "sucres".

Et moi qui voulais du "tranchant", je vais être servi avec ce Verjus 2015.

Pour rappel, le verjus est élaboré à partir des jus acides des raisins encore verts.

Dans notre cas, Pierre Ménard exploite les fruits issus de sa "vendange en vert" (cette dernière consiste à couper le "surplus de raisins" pour mieux réguler le rendement des ceps, tout en assurant une maturité potentielle plus favorable pour les raisins restants), en la valorisant sous la forme d'un verjus, usuellement utilisé en cuisine (pour déglacer, notamment).

Nez intense de rhubarbe, à l'acidité haute qui fait presque recroqueviller mes poils de tarin !! En bouche, on doit frôler le pH 0 1 !!

L'acidité est très très haute, énorme même, très plaisante en l'état avouerais-je.

La rhubarbe signe autant la bouche que le nez.

Pierre Ménard commente sobrement chaque vin avec des infos claires, pragmatiques et engagées. Il écoute sans ciller nos remarques de découpeurs de prépuces d'hannetons. Il a une l'humilité de rigueur avec ses 2 premiers millésimes, malgré le "déferlement" de louanges dans la glouglousphère... et il est plutôt sympa en plus !!

Reste des tarifs déjà "ambitieux" (14 et 21 € respectivement pour son sauvignon et son anjou, 8 pour le verjus... 22 pour son sucre).

S'il est vrai que ces vins respirent déjà une pureté, un éclat et un équilibre qui souffrent peu la critique (avec des 15 qui risquent de "casser la cabane"), la grille tarifaire est déjà "mature", surtout pour le chenin !!

A 15 €, j'aurais sauté comme une antilope narguant un vieux lion fatigué pour vanter l'excellence du rapport qualité-prix.

A 21 €, ma préférence pourrait aller, hiérarchiquement, sur d'autres vins... ailleurs !! Il n'en demeure pas moins que la relève est bien là... et qu'elle a pas envie de manger des cailloux !!

Merci encore à Pierre Ménard pour la générosité du temps consacré à 3 amateurs (et un pro) parfois enclins à geindre sur certains prix !!

Domaine Pierre Ménard

Vallet,

49380 Faye d'Anjou

www.facebook.com/domainepierremenard

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Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

20 Novembre 2015, 09:53am

Publié par Docadn

Bonjour,

Épilogue gastro d'un désormais lointain week-end parisien, en passant au scan (à la précision d'une douchette infrarouge de supermarché) 2 petites tables.

A peine le pied posé sur le quai de la gare, que j'ancre les coudes (je sais, c'est très mal élevé) sur la table d'un "bistrot de bout de quai". Le Petit Sommelier est un établissement que je boude depuis longtemps, après 2-3 essais infructueux.

Le couple Vila Paleja a confié les rênes à leur fils Pierre (ex-Crillon, Lasserre) depuis une presque une demi-décennie, pour réveiller le potentiel naturel de ce bistrot-resto aux allures de carte postale pour touristes ricains.

Si l'adresse a toujours plus brillé par sa très belle carte des vins que pour sa cuisine, le fiston s'attache à combler l'écart, tout en continuant à enrichir une volumineuse et attractive cave (on annonce plus de 400 références).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Au menu, "le bœuf bourguignon grande tradition" (mariné au vin rouge 24h00, oignons, lard), alors que La Miss scelle le sort du "tartare de bœuf Charolais au couteau".

Le bourguignon est très généreux, quasi confit, un tantinet salé mais bien exécuté, quand le tartare (dont je ne raffole pas) a les qualités d'un "vrai débité au knife" selon ma walking eating dead de compagne. Le dessert (Dôme chocolat 78%, mousse, poire pochée aux épices, caramel au beurre salé) ne m'a guère ému (trop sucré et lourd).

Côté liquides, l'établissement tient son rang. L'Arbois 2012 désigné ne manque pas d'interpeller le directeur-sommelier (la vérité, c'est que son assistant a préféré appeler son boss pour ne pas faire de boulette). Très poliment, il nous met "en garde" contre ce vin et ne manque pas de nous en faire l'article, avec précision et humilité.

Je lui confie mes petites connaissances des vins du Jura et de ceux de Puffeney en particulier. Nous échangeons assez longuement sur les jus du "sorcier de Montigny-lès-Arsures".

Un vrai pro-passionné, à la politique tarifaire plutôt "décente" pour la Capitale, à l’éclectisme rare, proposant de nombreux millésimes anciens prêts à boire.

Au final, un "bistrot sympa qui vaut le détour quand il s'agit de se faire plaisir dans les verres avant tout", faisant quasiment oublier la médiocrité du passé.

On pourra juste être un peu perturbé par ce concept "carte bistrot - carte resto", entre deux eaux, difficile à cerner.

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Seconde adresse scannée, un samedi midi, en compagnie de Oanèse, Chrisos et Mr Lung : Baffo.

Cette petite trattoria d'à peine 20 couverts a ouvert il y a tout juste 2 ans, avec aux commandes, un certain Fabien Zannier (ex-Eat me).

Pas de buzz monstrueux à noter, si ce n'est le "trollage énamouré" de Fabrice Ivara (Coup de Fourchette, avec qui je ne suis pas très souvent d'accord) pour cette adresse.

Ce jour-là, un seul client porte la "baffo" (moustache) et la salle est vide !!

Déco sobre, carrelage (d'un joli vert) de métro au mur... et éclairage pourri de bar à hôtesses au-dessus des tables (il faut bien que je justifie mes photos de merde).

Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...
Deux petites tables à Paris et puis s'en vont...

Accueil sobre, poli... avec l'impression d'avoir privatisé la salle (3 autres clients une quarantaine de minutes plus tard).

Nous démarrons par un "antipasto terra della marremma" à partager (20€), où seul l'art du tranchage peut être considéré comme "valeur ajoutée" à cette généreuse assiette.

C'est gustativement correct, mais on veut savoir de quel bois se chauffe notre moustachu de cuistot !!

Pour moi, ce sera "Piccata lemone + dragoncello" (filet mignon de veau de Laguiole, crème de citron, estragon, tagliolini aux épinards, 28€).

Ce plat est une réussite absolue !!!!

Tout y est !! Le fondant extraordinaire d'une filet mignon terrible de goût, juste rosé, la parfaite acidité générale qui donne cette "niaque salivante" au plat.

La version "Piccata chef" (avec des cèpes, 34€), bien que très soignée, est moins convaincante.

Une "Riccotina" honnête pour finir (riccotina di buffala, pignons de pin, poudre de biscuit, miel bio, 8€).

En conclusion, un très grand plat, tandis que l'entrée et le dessert sont communément réalisés/réalisables sur d'autres tables... mais pour une fois, je ne suis pas en total désaccord avec toi Fabrice !!

Pas de grande soif ce jour-là, juste un blanc correct (Ansonica, Costa Dell' Argentario 2014), dont j'aurais préféré la fraîcheur plus évidente d'un catarrato bianco...

Baffo 
12, rue Pecquay 
75004 Paris
Tél : 01 44 59 86 72
www.baffo.fr
(ouvert du mardi au samedi)

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