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EscapadeS

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

12 Juillet 2016, 20:58pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Tardif et court résumé d'un VdV aux allures de bide éditorial.

La "faute à l'Euro de foot" (c'était repos pourtant), trop de Jean-Baptiste occupés à célébrer leur fête, ou la simple conséquence des entretiens de Julien Duvivier, diffusés entre 02h00 et 03h00 du matin dans le cadre des "Nuits de France Culture", programmés pour tuer dans l’œuf ma thématique ?!!

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

Au petit matin, un peu plus tard pour d'autres, 6 courageux passionnés ont décidé de relever le défi des "vins racinaires".

C'est la WINEista qui dégaina la première, avec "son Gypse", toute nouvelle cuvée de Borie de Maurel (un des mes domaines chouchous, lors de mes vrais premiers pas dans le vin).

Un "chardonnay du sud" qui semble fort se plaire sur les contreforts de la Montagne Noire.

Une "expression de gypse" qu'Audrey, la glouglouista, dégusta avec des tagliatelles safranées à la lotte, tomate rose et basilic !!

Source La WINEista

Source La WINEista

André Fuster est d'abord resté muet devant ce thème... mais contrairement à d'autres, il a franchi le pas grâce à une autre contributrice de ces VdV.

Un simple tweet mentionnant Roque Sestière suffira à emballer le clavier des Vitinéraires sur son enfance et sa préadolescence !!

Des oiseaux, des coups de 12 (pas des volts, des mm), du rouge, puis comme une révélation, LE blanc des Corbières de Roque Sestière.

Des "putains de vins racinaires"!!!!

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

Puis vint le tour de Catherine, tenancière du blog "Une femme des vins".

Elle me dévoile qu'à 24h00 près, nous aurions pu organiser un jeudi réellement racinaire, lunairement parlant !!

Mais ce vendredi est un jour fleur... et c'est une Marguerite 2012 du Domaine de l'Ecu, qui habillera/habitera le billet de Catherine.

Marguerite est une vraie folle-blanche qui hume l’iode, le varech et le citron vert selon notre contributrice.

Un vin déconcertant, mais pas l'orgasme buccal que j’appelais de tous mes vœux dans mon discours d'investiture...

Source "Une femme des vins"

Source "Une femme des vins"

Place au billet de Nicolas du blog "Le serpent à plumes" (avec Maya), qui nous détaille avec talent la "cause racine" de leur grand saut dans Les Causses !!

La Roque de Fabien Jouves résume l'idéal que nos 2 fous du plateau calcaire vont poursuivre avec bonheur et passion !!

Nous allons "droner" de près l'aventure viticole et humaine de ce duo de reptiles plumés, accros au calcaire et aux vins qui s'y épanouissent.

Source "Le serpent à plumes"

Source "Le serpent à plumes"

En éditant ce billet, j'ai oublié "Ze cream of ze cream liégeoise", "l'ébouriffée du pif et du tweet".

La boulette éditoriale qu'un pays entier peut te faire payer très cher et très longtemps !!

Celle qui n'a pas un gramme d'ADN pifesque de naissance avoue n'aimer que "les vins du moment".

Pas ceux "à la mode", ceux de son moment à elle, de la rencontre humaine ou tire-bouchonnesque !!

Elle croit tout aimer... et elle aime tout, mais pas en même temps !!

Dans son "volet racinaire", il y a du « Clair obscur » ou le rosé de la transition et de l'innovation, quand l'élève perd son maître et continue d'avancer...

En passant, La Miss Sand' va sortir un bouquin, que si tu le sais pas, ben c'est que t'as regardé du foot toute ta vie !!

Ça va s'appeler "Jamais en carafe", c'est même préfacé par un mec qui a un accent presque plus ridicule que celui en vigueur outre-Quiévrain !!

Voilà, pour me faire pardonner de la boulette je lui fais cette pub éhontée qui sera, je l'espère, un peu plus porteuse que ce VdV !!

Vendredis du Vin #86 : le débrief !!Vendredis du Vin #86 : le débrief !!

Pour finir, notre Reine du tableur, la Déesse de la mise à jour, l'ambassadrice des VdV à vie, j'ai nommé Very Wine Maïlys Trip !!

Direction la Corse, patrie du vermentino, pour le Patrimonio d'Yves Leccia.

Pour Maïlys, le terroir d'E Croce est le terreau idéal pour ce vin, à la finale saline "racinairement" plus maritime qu'argilo-calcaire !!

Son billet intégral est visible directement en passant votre flèche sur "Very Wine Trip" écrit en gras !!

Source Very Wine Trip

Source Very Wine Trip

Ainsi s'achève ce débrief des VdV #86, à l'épaisseur d'un MMS compressé.

Un bide inversement proportionnel à celui que je cultive depuis quelques mois !!

Merci aux 6 valeureux contributeurs de leur participation pleine d'empathie involontaire.

Place aux vacances, le Zident est crevé, le prochain peut venir choper le sceptre quand il veut...

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Vendredis du Vin #86 : les "vins racinaires"

24 Juin 2016, 07:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

Le Zident de cette 86ème édition des VdV souhaite la bienvenue aux contributeurs/lecteurs de ce grand raout mensuel consacré à notre dive passion.... en ce jour de Brexit !!

Avec un "teaser" aussi clair et explicite qu'un débat sur le sens du prequel de Prometheus, votre Zident par intérim a souhaité vous soumettre une réflexion "racinaire" des vins qui vous habitent ou qui vous hantent par leurs typicités !!

Vendredis du Vin #86 : les "vins racinaires"

Nombreux sont ceux qui ont vécu/grandi dans une région viticole !!

Ces chanceux restent souvent attachés aux vins qui ont construit leur amour balbutiant puis farouche pour le vin.

Un "Bordelais biberonné" reste "Bordeaux" dans l'âme... surtout dans sa cave !!

Il en va de même pour le Bourguignon, L'Alsaco, le Ligérien...

Mais la nostalgie suffit-elle pour légitimer le "sens d'un vin" sur son terroir ?!

Nous finissons tous par aimer/préférer un ou deux cépages, souvent emblématiques d'une région, d'un type de vin !!

Personnellement, je suis grenachophile de quasi naissance. J'aurais pu rester scotché à cette stupide exclusivité, comme d'autres ne jurent que par Margaux, si je n'avais eu l'idée saugrenue d'aller voir ce qui se passe ailleurs !!

Vendredis du Vin #86 : les "vins racinaires"

Lors de cette longue "quête", j'ai rapidement catalogué les vins/cépages qui auront toujours du mal à me plaire avaient intérêt à être irréprochables pour me faire frétiller le palais !!

Rapidement, le "cab' franc" a gagné ses galons de "tronche de kebab Turc" dans la mienne !!

J'ai maintes fois dû recracher des piperades fermentées, des jus caricaturaux au possible, m'acharnant à comprendre pourquoi la Loire cultivait avec ténacité ce cépage de prédilection !!

"Le con de base" aurait arrêté de boire la chose au 5ème essai.

Je suis bien plus con Il m'en faut plus pour m'avouer vaincu par un "breton" !!

C'est Sébastien David suivi par La Grange aux Belles qui, les premiers, m'ont convaincu de la belle expression possible de ce dernier !!

Un Soulainois d'un côté, un Saint-Nicolaisien de l'autre... ma cave s'enrichit au gré des rencontres de trop rares "jus mûrs" de cab' franc !!

Pourquoi n'est-il pas aussi répandu ailleurs... que sur le vignoble bordelais ?!

Armé de cette réputation de "cabernophobe patenté", je cherche malgré tout à saisir/comprendre "la symbiose naturelle entre les terroirs et le cépage".

Source Domaine de la Butte

Source Domaine de la Butte

Récemment, j'ai rendu visite à un vigneron tout simplement incroyable (je développerai très prochainement cette journée exceptionnelle) !!

Jacky Blot nous fait goûter, à un moment d'une immense dégustation, un vin rouge en provenance de son second domaine, à Bourgueil (Domaine de la Butte).

Notre moustachu de Montlouis pouvait planter/replanter du cabernet-sauvignon, cépage autorisé sur l'appellation Bourgueil, mais non !!

Il faut le laisser vous conter l'histoire de cette croupe de "Perrières" !!

Quasi identique à celle de Mi-Pente, Perrières est un terroir de calcaire recouvert d'argile.

Alors oui, il y a de l'éraflage, de l'élevage (comme la malolactique) en cuves bois... rien de bien spectaculaire pour "révéler" le visage racinaire d'un vin !!

Et pourtant, une fois en action dans le palais (c'est plus long que d'écrire "une fois dans le cornet", mais je ne suis pas un Gaspard Proust de la prose picologique, dont la moitié du Mondovino s'esbaudit devant un "La rose fanée, voilà quelque chose qui me rend fou dans un vin…"), Perrières 14, c'est le Hellfest de la "craie" !!

Perrières 14, ça suinte le "terroir" !!

J'entends d'ici les pédologues et autres terroirophobes m'insulter sur cette ineptie, mais je vous emmerde le verre bien haut et les sens aussi raides que des majeurs d'honneur !!

Perrières 14, c'est un velours liquide qui danse dans ta cavité buccale, c'est frais, quasi mentholé, une vraie caresse linguale, une ondulation érotico-vinique !!

Le cab' franc est parfaitement mûr, juste corsé, à l'équilibre royal... tu lèches une boite carrière de craie !!

Un cépage à sa place, bien planté, bien exposé, bien ramassé, bien élevé, qui offre un "nectar de pied de vigne" (0,8 ha en vrai, pour les fans de Devos) magistral !!

Le problème, c'est que la cuvée est épuisée au domaine... et que nous avons raflé les 9 dernières sur les caves tourangelles !!

C'était mon vin racinaire des VdV #86, à vous les studios-chais !!

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Soirée Reynaud.... et autres !!

13 Juin 2016, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Direction le 3-7, pour assister à ce qu'on appelle dans le jargon picolo une SGC, ou plus communément un "Soirée Grosses Cartouches'" !!

Les ingrédients nécessaires pour cette dernière sont primordiaux !!

Vous prenez un domaine/vigneron/région trèèèèès réputé(e), une obole pour les frais de participation un poil élitiste, un cadre et des hôtes charmants, des amateurs (éclairés ou non) passionnés, vous touillez le tout pour obtenir la soirée qui déforme les calbuts excite les microcosmes bacchiques !!

Emmanuel Reynaud, ça ne cause pas à grand monde quand on s'intéresse au vin uniquement pendant les foires aux vins.

Par contre pour les amateurs, les buveurs d'étiquettes et les fans des vins du Rhône, c'est un nom qui fait tilt sonne comme "Rayas", "Pignan", "Pialade", "Fonsalette" et consorts !!

Crédit Mireille

Crédit Mireille

Une assemblée composée de nombreux membres des "Joyeux Turons", horde ligérienne sévissant régulièrement entre Tours et Amboise !!

Une soirée qui commence par un hommage imprévu, quasi surréaliste vu sa soudaineté, à l'un de ses membres.

Jean-François nous a quittés subitement l'avant-veille !!

Je lui dois d'avoir pu côtoyer pour la 1ère fois quelques passionnés du 3-7 et d'ailleurs, qui sont devenus depuis de sacrés collègues de goulot !! Ciao Jeff, alias Chicoman pour moi, tu manqueras franchement à pas mal d'entre nous !!

Soirée Reynaud.... et autres !!

J'avale, sans notes, un Chablis de Droin (Montmains 13 me souffle t-on dans l'oreillette) plutôt agréable, que j'ai placé en chenin dans un 1er temps, avant d'arbitrer un match entre 2 bulles ligériennes du même millésime.

Si le 1er se détache par sa délicatesse et sa juste nervosité, le second brille par une fort jolie bulle très bien calibrée et sa fraîcheur.

C'est L'Extra Brut 2002 de Jacky Blot qui remporte, pour moi, le match face au Vouvray Brut Réserve 2002 de Foreau (une "RD", pour récemment dégorgé, en 2015).

Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!

Toujours en guise "d'échauffements", nous enchaînons avec un nez de "grillé chardo", fort élevé, à l'attaque ample, au boisé "poussé", un poil demi-corps qui dissimule un Bourgogne 13 d'Arnaud Ente correct.

Le vin suivant s'ouvre au fil des rotations du verre, il pétrole discrètement, offrant un équilibre splendide en bouche, entre acidité maîtrisée et finesse superlative. Petit moment de magie alsacienne que ce Clos Häuserer - Riesling 2008 de chez Zind-Humbrecht situé au pied du Grand Cru Hengst !!

Mais il est l'heure d’entamer notre cycle Reynaud !!

MC'Nico (Master of Carafage) a tout ouvert le matin, a goûté, puis il a attendu patiemment 20h00 pour enfin délivrer les jus dans nos verres !!

  • TOUS LES VINS SONT BUS A L'AVEUGLE !!!!
Soirée Reynaud.... et autres !!

Le bal s'ouvre avec un nez louchant sur la syrah, un fin "trait vert", une bouche qui "fraise à mort", à la matière concentrée, à la finale un peu banale, épicée, voire un poil "tortillante" (comprendre pas super droite). Nico nous a demandé de noter les vins sur 20. Ce sera 13/20 pour cette Pialade - Côtes-du-Rhône 2008.

Le second vin offre une robe plus dense exhalant la fleur d'oranger. L'attaque est fraîche, sur la fraise, avec beaucoup de "mâche", très épicée. La puissance monte au fil des gorgées... jusqu'à devenir "too much" pour ma pomme. Plaisir limité pour ce Domaine des Tours - Vin de Pays de Vaucluse 2010, noté 08/20.

3ème échantillon à la robe évoluée, versant sur la cerise et l'acétate au nez. Attaque très épicée, quasi confiturée, typé "vin du Roussillon mal fait", à la sucrosité écœurante. Je crois y voir le pirate prévu, alors que c'est le Château des Tours - Côtes-du-Rhône 2010 qui se cache derrière cette affligeante nullité cuvée, qui héritera d'un 06/20 pour l'occasion.

Dernier vin de cette première tétralogie, offrant une robe jeune, un "trait vert" déjà présent sur la Pialade. L'ensemble s'avère frais, puissant, classieux, juste mûr, aux amers finaux sur le fil. Un très joli vin, au bel équilibre. Je ne reconnais pas la Pialade - Côtes-du-Rhône 2010, dégustée la veille, que je note ce jour-là 16/20.

Petite pause salvatrice et premières remarques. C'est pas gégé pour le moment, sauf pour la dernière quille, au rendez-vous attendu.

Nous repartons pour une série de 4 autres vins de la galaxie Reynaud.

Soirée Reynaud.... et autres !!

5ème rasade offrant un nez mentholé, une bouche puissante, charnue, à l'acidité enfin expressive, très épicée, pour une finale aux "amers rangés" (comprendre que ça dépasse pas et que c'est tant mieux). Agréable, mais en-dessous de Pialade 10, pour ce Pignan - Châteauneuf-du-Pape 2004, noté 15/20.

6ème verre qui offre enfin le "nez rêvé". C'est évanescent, à la limite du "mutisme expressif" (désolé j'ai pas trouvé plus con comme oxymore, mais c'est ainsi que ça s'illustrait).

Ce nez diffus est une splendeur !! La bouche offre la suavité attendue. La fraise est délicate, la finesse de l'astringence est un modèle du genre. On peut lui reprocher quelques bouffées alcooleuses infimes, mais tant pis !! L'équilibre est magistral, la puissance veloutée, la note est de 17/20 pour ce Château-de-Fonsalette - Côtes-du-Rhône 2004 !!!

Le suivant délivre les "fameuses agrumes de Reynaud". C'est discret, peu disert, mais c'est là !! La matière est fraîche, plutôt gourmande, à la sensation de sucrosité élevée pour moi, aux amers dans le rang (Cf Pignan 04). Il est enfin là notre premier Rayas - Châteauneuf-du-Pape 2004 !! La note : 15/20

Dernier vin de cette seconde tétralogie, au nez un poil "vulgaire" (comprendre peu élégant face aux précédents), à la sucrosité indigne, asséchant, sans grâce. Le pirate à 06/20 était donc le Peyre Rose - Clos des Cistes - Coteaux du Languedoc 2002.

Soirée Reynaud.... et autres !!

Dernier trio rhodanien, qui s'ouvre par un "3ème "trait vert", une sucrosité marquée, une certaine gourmandise gâchée par un côté "trop mûr"... qui vire sur une astringence pas des plus sexys. C'est pas mal, mais je m'emmerde depuis 3 vins (ou plus) !! Une note de 15/20 pour ce Château des Tours - Vacqueyras 2001.

La robe est trouble pour ce 10 ème vin !! Le nez est un poil réduit, la bouche immédiatement gourmande, évitant de justesse le côté confituré. Le vin déroule parfaitement, diffusant son cortège d'épices douces, hypnotisant le palais avec un équilibre d'école, d'une longueur superlative. Grand vin que ce Rayas - Châteauneuf-du-Pape 2001, noté 17/20.

Ultime ligne droite, avec le "second plus beau nez de la soirée", à la bouche assez charmeuse dans un 1er temps, puis marquée par les épices et la sensation de sucrosité intenses. La finale est une petite catastrophe d'amertume très marquée. Un petit 10/20 pour Rayas - Châteauneuf-du-Pape 2003.

Une véritable déception que cette dégustation au casting prestigieux. Comme si les vins d'Emmanuel Reynaud ne brillaient que face à d'autres et guère entre eux !!

Beaucoup se sont plaints des côtés alcooleux, confiturés de pas mal des challengers du soir... et on ne peut pas leur donner entièrement tort !!

La hiérarchie n'est pas totalement respectée dans mes appréciations, puisque Fonsalette, Pialade et un seul Rayas obtiennent les 3 plus hautes notes.

On retrouve aussi un Rayas dans le trio de queue... quid du rapport qualité/prix de ce dernier !!

Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!
Soirée Reynaud.... et autres !!Soirée Reynaud.... et autres !!

Nicolas tente de nous consoler avec une bulle hélas sucraillonne et molle... dire que c'est La Grande Année - Bollinger - Champagne 2005 qui se cache derrière ce quasi demi-sec !!

Le blanc "mou et sudiste" qui suit me fait enfin rencontrer, pour la première fois, une "mauvaise" Coulée de Serrant 05.

Le pic de la déception arrive via un "mythe"... qui s’effondre en 3 gorgées. Rien, pas le moindre battement de cœur supplémentaire pour ce Jean-Louis Chave - Hermitage 2006 (blanc).

J'ai arrêté de noter à partir de là, laissant le Clos du Bourg - Huet - Vouvray 2007, L'Alsace - Gewurztraminer - Sélection grains Nobles 1988 de Hugel, le Clairin Sajou 2013 dans les limbes de ma mémoire embrumée, fatiguée après une éprouvante et spectaculaire journée viticole avec Jacky Blot... que je vous réserve pour le prochain billet !!

Merci encore à Nico et Carine pour votre accueil fantastique, votre générosité et votre gentillesse sans limite !!

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Vendredis du Vin #86 : les vins racinaires !!

8 Juin 2016, 21:01pm

Publié par Docadn

Bonsoir/bonjour,

Voilà des lustres que votre scribouillard ne s'était plus "compromis" dans les VdV !!

Un camion d'excuses, avec sa remorque d'inactivité éditoriale en avocat de la défense, pour justifier cette longue absence... mais c'est du passé, place aux VdV !!

Retour avec la double casquette de contributeur/Zident, que j'ai l'honneur de porter pour cette 86ème édition.

86ème sujet... c'est qu'il se font rares les thèmes pas encore abordés !!

Nous avons fait 20, 44, 85 fois le tour des bouteilles, de leurs géniteurs, des cépages, du sexe, du cinéma, de la musique, de la minéralité, des sulfites... et ils nous restent encore tant à débattre autour du monde passionnant et fascinant du vin !!

Crédit illustration Melchior

Crédit illustration Melchior

Aussi, moi Zident de cette 86ème édtion des VdV, je déclare cette mandature dédiée aux "vins racinaires" !!

J'en appelle à vos sensibilités, à vos savoirs, à vos histoires pour me livrer VOS "vins racinaires" !!

Le vin a des racines (non, ne regardez pas sous la bouteille, y'a rien), tous les vins ont leurs racines !!

Pour ce 86ème rendez-vous, je souhaiterais que toutes les racines s'expriment !!

Que ce soit les racines de la vigne qui vibrent jusque dans vos verres, celles des traditions géographiques et historiques, je veux lire vos orgasmes buccaux liés au métabolisme de vos vins racinaires !!

Pourquoi aimez-vous les vins sur schiste ?!

Pourquoi préférez-vous le pinot du Jura à celui d'Alsace ?!

Vous aimez les bulles ou la craie dans le champagne ?!

Est-ce que vos lieux de naissance et de vie ont influencé vos goûts d'aujourd'hui ?!

Racontez-moi votre vin, ses racines et les vôtres !!

Vous avez jusqu'au vendredi 24 juin à minuit (le 07 aout pour Guillaume Deschamps) pour me conter votre "vin racinaire" !!

A vos claviers, à vos caves, à vos terroirs, à vos souvenirs !!

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L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

5 Juin 2016, 20:08pm

Publié par Docadn

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Après un moment de répit dans ma chambre "Menez Braz", un petit tour sur la presqu'île de Crozon en se faufilant entre 2 averses, nous voilà de retour pour "Ze dîner".

Il est 20h00 pétantes quand nous pénétrons dans la salle à manger.

La déco (refaite en décembre dernier), aux tons "gris neutre", est d'une rare sobriété, comme taillée pour ne pas détourner les convives de leurs assiettes... tout en s'assurant d'une intemporalité pour les 10 ans à venir (sauf pour les tableaux aux styles déjà discutables il y a 9 ans) !!

D'une capacité de 32 couverts, la salle affiche complet ce soir-là !!

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Trois menus disponibles au dîner (95, 110, 190 €)... c'est celui du milieu (Menu Plaisir) qui me fait le plus saliver !!

Une batterie de mises en bouche déboule au moment opportun pour savourer mon riesling "Les Pierrets" 2010, de Josmeyer.

Ce dernier fait dans "l'alsacien qui me sied", à savoir un acidité nerveuse adossée à la droiture du cépage.

Je n'ai pas retenu un gramme des descriptifs des bouchées proposées, en dehors de la "pomme de terre soufflée à l'émulsion d'huître"... que j'avais goûtée le matin même, lors de "mon stage" !!

Les différentes pièces sont d'une précision diabolique, aux textures allant de doucereuses à craquantes, toutes très délicates... mais à l'assaisonnement un poil haut pour mon palais (je précise ici que j'ai un palais de neptunien, ne supportant guère plus de 2 grammes de NaCl par quintal de nourriture).

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

Une "pré-entrée", avec un intitulé long comme un rappel d'Hugues Aufray, que ma mémoire a également refusé d'enregistrer. Une émulsion recouvrant une mousse onctueuse mêlant asperges... et plein d'autres trucs !!

Je nage en pleine "comfort food", le taux de sel est un poil moins élevé, c'est très bon !!

Langoustines Sautées/ Foie Gras Frais « Nature » 	consommé Parmentier

Langoustines Sautées/ Foie Gras Frais « Nature » consommé Parmentier

"L'entrée officielle" arrive enfin !!

Grosse mandale en attaquant le plat !!

Les langoustines sont magistralement cuites !! On touche à la perfection !!

La chair semble juste avoir été caressée léchée par le feu, le bouillon donne un élan acide salvateur aux bestioles iodées.

La pince a été consciencieusement entrouverte, pour ne pas nous laisser sucer bruyamment la chose... un immense plat que j'aurais sûrement vénéré le restant de ma vie, si le coefficient de salinité de l'ensemble n'avait pas été aussi élevé !!

Homard Cuisiné/ Mitonné de Tripes/ Asperges/ Graisse Salée

Homard Cuisiné/ Mitonné de Tripes/ Asperges/ Graisse Salée

Nous enchaînons avec l'autre grand seigneur de l'océan : le homard !!

Là encore, une cinglante démonstration de la maîtrise du feu, avec ce homard cuit à la nanoseconde près !!

Le matin même, j'avais pu voir le "responsable des crustacés" jouer du "timer", ajustant à 10 secondes près les cuissons de ces derniers !!

Le "mitonné de tripes" donne juste envie d'envahir la cuisine pour spolier faire main basse sur la gamelle dédiée.

Sans oublier de signaler des asperges modèles, au croquant et à la cuisson qui ne souffrent pas la critique !!

Retour de Pêche bordelaise iodée / Légumes Verts « Beurre Demi-sel »

Retour de Pêche bordelaise iodée / Légumes Verts « Beurre Demi-sel »

C'est un turbot à la "cuisson nacrée" à pleurer qui arrive devant ma poitrine. Première fois aussi que je vois un filet de poisson en forme de cœur !!

Des petits pois frais parfaits, une raviole terrible, addictive (ne me demandez pas de quoi elle était fourrée, le nombre d'infos et la rapidité avec lesquelles elles tombaient sur chaque plat me faisait limite griller les synapses !!), un jus acidulé à sa place dans le plat.... et un taux de sel toujours trop important pour moi !!

Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises - Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -
Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -
Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises - Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de  Blé Noir - mignardises -

Pré-dessert - Gros Lait à La Fleur de Blé Noir - mignardises -

Nous attaquons la partie sucrée du dîner... d'une remarquable fraîcheur pour l'entame, avec ce pré-dessert !!

Mes souvenirs confus ont retenu une mousse de basilic posée sur une tuile de cacao, cachant une épaisseur de gourmandise chocolatée, un sorbet à la fraise d'une justesse inouïe, en terme de "sucrosité", à ses côtés.

Le "dessert signature" du chef, qui s'est fait connaître en réhabilitant, puis en se faisant copier, le "sarrasin-blé noir". Le pot de yaourt est en céramique.

Un dessert aux allures fermentaires, puissant, forcément régressif si vos parents vous ont mis au monde au pied d'une église lors d'un Tro Breizh !!

"La petite attention qui fait toujours plaisir quand c'est votre anniv', quand on l'a signalé avant le dîner", les gentilles mignardises, dont une qui "explose en bouche" (du type Frizzy Pazzy), enfin les pavés de chocolat "After Eight®" totalement glacés !!

N'en jetez plus !!

Un service "grande maison", drivé avec grand talent par le responsable de la salle, Pierre, en accord avec l’exigence culinaire délivrée dans chaque assiette.

Une sommelière un peu rentre-dedans, qui parviendra à redresser la barre en m'orientant adroitement vers Nuance 14 (Sancerre) de Vincent Pinard.

Le bottin dédié aux dives bouteilles est conséquent, riche, aux coefficients hélas des grands établissements !!

En lisant attentivement (je l'ai parcourue le matin, puis le soir), j'ai repéré 3 ou 4 quilles honnêtes à coef 2-2,5 (tarifs cavistes), comme quoi...

L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.

En conclusion, une cuisine qui vaut largement ses 2 étoiles, qui atteint l'exceptionnel sur certaines assiettes... mais quid de l'assaisonnement un poil généreux... pour mon palais, donc pour d'autres Neptuniens aussi !!

On reproche le même travers à Jean-François Piège... qui des 2 décrochera sa 3ème étoile en premier ?!

Si cela doit se jouer au milligramme près de fleur de sel, j'ai bien peur que ce (gros) détail fasse hésiter les décideurs du Gros Rouge, malgré d'indiscutables maîtrises techniques et les nombreuses fulgurances gustatives.

Je peux aussi faire fausse route, mettre cela sur le compte d'un seuil de détection de salinité beaucoup trop bas (La Miss a fait le même constat), sans parler d'un palais aussi développé que celui d'un cochon d'Inde sous anesthésie dentaire !!

En attendant, L'Auberge des Glazicks est une sacrée maison, un temple de la cuisson des produits de la mer, un potager croquant et frais, un espace aérien ouaté des desserts, un bel ensemble hôtelier aux services impeccables... mais Olivier Bellin devrait juste saler un peu moins pour toucher au sublime !!

L'Auberge des Glazicks

La Maison des Glazicks

7 rue de la Plage

29550 Plomodiern

Tél : 02 98 81 52 32

www.aubergedesglazick.com

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Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

3 Juin 2016, 17:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Eh oui, moins de 2 mois entre 2 articles, quand je vous disais que ce blog était vivant !!

Retour sur une journée mémorable, vécue à l'occasion de mon anniversaire !!

9 ans après, me voilà de retour au sein d'une adresse qui a énormément changé (attention, l'orthographe faisait saigner des yeux à l'époque, sans parler d'une mise en page des plus déstructurées !!).

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je (re)découvre un établissement méconnaissable.

Une extension hôtelière (comptant 8 chambres) trône désormais aux côtés de la salle à manger !!

Un classement 4*, amplement mérité, couronne cet ensemble luxueux, décoré avec goût, à la literie exemplaire, méritant d'être inculpée pour "enlèvement et séquestration"...

Mais avant de me faire piéger par cette dernière, la journée fut longue... et intense !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Il est 09h30 ce samedi matin, quand je découvre que je suis invité à une "matinée cuisine, dans les coulisses d'un restaurant étoilé" !!

Invité unique, privilégié, qui va saouler accompagner pendant quelques heures Olivier Bellin et son équipe !!

Le chef doublement étoilé au Gros Rouge m'accueille avec la neutralité d'un boss déjà concentré sur le service à venir.

Il me fait goûter, d'emblée, de splendides asperges vertes tout juste sorties de la casserole.

Le principe étant de me balader de poste en poste, pour mieux comprendre l'organisation d'une brigade de cuisine gastronomique.

Et je ne me gêne pas pour faire chier solliciter tout le monde pour le coup !!

Je pèle aussi quelques girolles entre les 2 postes (le sucré et le salé).

Je "brise la glace" tout doucement avec le chef (le plus dispo malgré tout avant le service), pour qu'il me fasse l'article de son job, de ses objectifs et de sa "philo-gastronomie" !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Repéré très tôt dans le milieu, il fait partie des talents de la génération de Jean-François Piège (ce dernier a débuté 1 an avant lui).

Après son apprentissage au Paraclet (Quimper), il rejoint "l'écurie Robuchon" (Quand J.F Piège carbure pour Ducasse).

2 ans plus tard, c'est chez Thorel, alors 2 macarons au Gros Rouge, à la Roche-Bernard qu'il fait une halte, avant de reprendre l'affaire familiale à Plomodiern.

Il métamorphose le "resto ouvrier" de papa-maman en gastronomique, décroche une 1ère étoile en 2005, une seconde en 2010.... et ne pense qu'à la 3ème étoile dont on le "menace" depuis 2 saisons !!

Cet objectif le hante jour et nuit... depuis qu'une haute responsable du guide est venue spécialement pour cela... c'était en septembre dernier, l'équipe était fatiguée... ça n'a pas marché !!

Pierre (le responsable de salle et "bras droit") et le chef ont réalisé à ce moment que la frontière qui les séparait du Graal de la gastronomie était très ténue... et depuis, c'est un combat qu'ils jouent à chaque service, sur chaque assiette, chaque cuisson !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Le service démarre, je m'efface pour voir "la machine des rêves à manger" fonctionner sans relâche pendant près de 03h00 !!

Olivier Bellin ne se contente pas de camper au passe en ânonnant les commandes.

Il se défonce comme un commis, mais s'emporte comme un chef qui joue sa vie pour une fleur mal placée ou un filet de bar à la cuisson trop poussée !!

Je reste pantois devant le pur esprit d'équipe qui règne, au-delà des orages du chef, à chaque dressage... n'imaginant pas que 5 personnes pouvaient s'occuper d'une seule assiette !!

Comme une souris-arbitre (de 75 81 kg), je chronomètre les cuissons des (splendides) langoustines, celles des 20 homards décortiqués 01h00 plus tôt... vite un tour chez les pâtissiers... les panières de 10 pains différents se succèdent au fil du service, les montages ardus des assiettes sucrées se multiplient !!

Le "responsable sucré" (passé par Bocuse) compare les 2 activités à l'athlétisme. Le "staff salé" court le marathon, quand le "staff sucré" fait le sprint final... à la vitesse d'un 100 m pur !!

Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!
Le stage de 3ème chez Olivier Bellin, à L'Auberge des Glazicks à Plomodiern... acte 1 !!

Je n'ai pas vu passer les 05h30 passées avec toute l'équipe !!

Je me rapproche d'Olivier Bellin après le "coup de feu"... il est fatigué... fatigué de presque 30 ans de métier (il a 45 ans) !!

Il se donne jusqu'à 50 ans pour parvenir à son "olympiade personnelle"... mais il la veut cette 3ème étoile, il la veut vraiment... et il se dit prêt !!

On ne peut s'empêcher de penser au "syndrome Roellinger", qui a décroché la consécration à 52-53 ans, rincé par le métier... trop tard disaient les fans !!

Celui que j'ai vu aux "Goûts Uniques à Nantes" en 2010, m'ayant laissé l'impression d'un excellent technicien à l'égo boursouflé, me semble forcément différent aujourd'hui, après 03h00 de discussion !!

Un poil caractériel, il se dit aussi "en concurrence" avec les plus grands... et Piège en 1er, insolent de talent, sûrement pas moins odieux par moments !!

Il aspire, derrière cette fièvre professionnelle et continue, à un véritable apaisement... que peut- être seule une rencontre intime arrivera à lui donner et à maintenir !!

Je quitte le chef pour me reposer à mon tour... et me préparer à découvrir la scène après les coulisses !!

A suivre..

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Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

18 Mai 2016, 18:47pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Eh non, ce blog n'est pas tout à fait mort !!

Nous aurions pu diagnostiquer, un peu hâtivement, une activité cérébrale guère plus intense que celle de Siné, mais non, un énième bras clavier d'honneur pour faire la nique à tous les croque-morts du net....

Plus sérieusement, un silence que je rejette sur une bonne grosse flemme, suivie d'une très mauvaise gestion de temps !!

Je reprends donc textuellement la bafouille commencée le 09 mars dernier... et qui arrive à qui sait attendre !!

Article mitraillette, pour évoquer 3 adresses en faisant l'économie de 2 articles !!

Commençons par Angers, où notre migration annuelle aux grands raouts picologiques angevins, nous oblige à nous sustenter sur place le soir venu.

Cette année, pas de grande anticipation sur l'adresse à disséquer (tout est complet 3 semaines avant le week-end mondial angevin du speed dating alcoolique entre vignerons et cavistes).

Seul L'1.10 est prompt à accueillir 1 hippie, 1 dealer de fromages montagnards, 1 Limousin au moral de Droopy sous Xanax et votre serviteur.

Ouvert en fin d'année 2015, L'1.10 (vous avez compris le nom, hein, je vous fais pas un Grafcet) est drivé par un duo salle/piano composé de Peter Emmonet (Comptoir du Lac à Annecy) et Antoine Laborie.

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Déco épurée se voulant chic et sobre, un poil froide pour le coup vu le relatif dépouillement. Accueil plein sourire, voix douce et bonne gestion des arrivées décalées (les retardataires dealant du Comté sous le manteau par exemple).

Les volumes nous font dire que les décibels vont rapidement couvrir le bruit de nos couverts et transformer nos débats en harangues romaines... mais point du tout, avec une salle à moitié remplie.

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Au global, c'est "gentil et osé" !!

Gentil parce que c'est pas mal fait/présenté mais que ça manque de "caractère" dans les expressions (sans parler des portions relativement chiches en entrée).

Osé, car l'improbable "betterave-sésame", en dessert, marche même avec un betteravophobe comme moi !!

Carte des vins riquiqui (une dizaine de vins), au choix forcément limité. Service discret et efficace.

Un plan B consensuel et pas trop cher le soir (25€ la séquence entrée-plat-dessert), quand les bistrots les plus populaires de la ville sont blindés.

L'1.10
11 rue Louis de Romain
49100 Angers
Tél : 09 83 68 20 77
www.lindice.fr
Fermé mercredi et dimanche

Retour dans ma Breizh d'adoption où, faute de place sur le parking de l'Allium, je me replie sur Erwan, un bistrot fréquenté positivement une fois au déjeuner.

J'y découvre une nouvelle enseigne : Ty Mad.

Erwan( Ansquer) a migré début 2015 à l'autre bout du centre-ville. Après 15 ans à tenir son resto éponyme, il sévit désormais au sein de Bistrot-Quai (ex-Cap-Horn).

Du coup, foutu pour foutu, je m’assois chez Ty Mad.

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Peu de changement dans la déco de Ty Mad Vs Erwan !!

On a toujours l'impression de rentrer dans une crêperie-musée, qu'on retrouvera forcément au Puy du Fou, dans 3-4 ans, quand la scénographie "du temps de nos grands-mères" sera prête !!

Séquence entrée-plat-dessert à 18 balles, avec des rillettes pas mal, mais une sauce sucrée conjointe dispensable.

Un cabillaud à peine cuit (à ma demande) qui flirte avec le sushi en son centre, quand les légumes (dont la majorité d'entre-eux me sont aussi salivants qu'un Mouton-Cadet chambré) sont bons à très bons, aux cuissons impeccables !!

Le café n'a rien de gourmand, il est même très nul à ce niveau.

Service sobre et hésitant, carte des vins nulle... on pourra presque hésiter avec le menu à 24 € (19 avec entrée-plat) aux intitulés appétissants pour les entrées, mais aux plats et desserts convenus.

Tout-petit-bon-plan-pratique-pas-cher-frais-sans-prétentions-pour-déjeuner !!

Ty Mad
1-3 rue Aristide Briand
29 000 Quimper
Tél : 02 98 90 14 14
Page FB

Et pour finir, 1 adresse parisienne.

Déjà fréquentée côté bistrot, on m'a vanté l'arrivée toute récente d'un "nouveau-nouveau cuistot".

L'accueil y est plus "frais" que les fois précédentes (beaucoup de résas... et moi, comme d'hab', les mains sur les couilles à l'improviste), une table Tétris (comprendre celle où l'on bouge ses voisins pour s'emboîter jusqu'à l'addition, poche à pisse obligatoire).

Pour cette seconde visite, je tente la carte "côté resto".

Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris
Tables en Vrac à Angers, Quimper et Paris

Le "tartare de daurade au citron confit, lait de concombre, émulsion de betterave" arrive 3'30 après la prise de commande. Frais, savamment épicé, mais à la betterave "Hello Kitty" dispensable.

L'assiette de "poitrine croustillante de porc laquée aux épices, pluma ibérique de Metzger, patate douce" est par contre d'une nullité confondante.

Les 2 viandes, aux cuissons admirablement ratées, sont plus grasses qu'un confit sumo nourri aux cheveux de Benjamin Biolay, ...

Cette grosse contrariété, adossée à un service étonnamment frais par rapport aux expériences précédentes, met en exergue des détails sur lesquels je ne m'étais guère appesanti lors de mes derniers passages côté bistrot.

Du coup, j'ai trouvé la carte des vins chère (je parle des vins au verre), même si son casting est toujours d'une remarquable pertinence !!

En somme, je préfère la partie bistrot... en espérant que rien n'a bougé avec le nouveau cuistot !!

Le Petit Sommelier
49 Avenue du Maine, 
75014 Paris
Tél : 01 43 20 95 66
www.lepetitsommelier.paris

Allez, c'est tout pour la reprise.... j'ai désormais 2 mois de retard sur les tables et 12 pour le vin... au plaisir de vous écrire avant l'arrivée de l'été !!

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Domaine Antoine Sanzay à Varrains

4 Mars 2016, 09:07am

Publié par Docadn

Bonjour,

Tardive suite et fin d'un week-end saumurois, aux allures de marathon des vins.

Après le retard cumulé chez Sylvain Dittière, nous arrivons chez notre second vigneron à Varrains.

Sanzay, un nom plutôt répandu dans la commune. Il semble que pas mal de visiteurs se trompent en allant frapper chez Céline et Didier Sanzay, quand ils cherchent Antoine !!

Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains

Accueil chaleureux malgré notre retard peu excusable, nous entrons rapidement dans le vif du sujet.

Antoine Sanzay s'est installé "officiellement" en 99, livrant dans un 1er temps ses raisins à la cave coop locale. C'est en 2002 qu'il démarre ses propres vinifications.

A la tête de 11,6 ha (dont 10,30 en cab' franc) sur les appellations Saumur et Saumur-Champigny, en conduite bio depuis 2011, officialisée en 2014, il "creuse son sillon" avec l'ombre du Clos Rougeard pour modèle. Exemple qu'il aspire à effleurer, avec humilité, dans sa quête de l'élaboration de beaux vins.

Si les amateurs rattachent systématiquement Les Poyeux au Clos Rougeard, ce terroir est en fait plus grand qu'on ne le croit... et n'est pas le monopole du domaine tant courtisé de la famille Foucault !!

Les Poyeux s'étale sur une trentaine d'ha... mais peu osent le revendiquer sur l'étiquette !!

Antoine Sanzay en exploite 3,85 ha, sur une double exposition.

Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains

Antoine produit, en sus, 1 blanc (Les Salles Martin) et 2 autres cuvées de rouge (Domaine et la Haye Dampierre).

Nous démarrons par les rouges, avec la cuvée Domaine 15 (en cours d'élevage, représentant 7 ha) au nez un poil réduit, au fruité très avenant. La bouche s'avère "serrée", acidulée, fraîche, sur une austérité marquée, à la finale déjà aboutie. A ce stade, la malo est terminée, l'ensemble n'est pas (encore) sulfité.

Une autre portion de la future cuvée Domaine 15 (appellation Saumur-Champigny), au fin sucre palpable, plus complexe que la précédente.

Une dernière salve de cette même future cuvée, au "sucré" toujours marqué, à l'ampleur plus surprenante, à l'étonnante finale d'orange sanguine.

Domaine Antoine Sanzay à Varrains
Domaine Antoine Sanzay à Varrains

Place à la Haye Dampierre 15 (Saumur-Champigny, en cours d'élevage, vignes de 15 à 50 ans, orientées nord-nord-est), au nez complexe de graphite, "d'écorce verte/rafle", perlante à souhait en bouche. Un "toucher de bouche" au grain très agréable, se déclinant sur des notes de marc de café, à la finale complexe... mais un ensemble un poil fatigant pour moi !!

Les Poyeux 15 (Saumur-Champigny, non soutiré après malo), issu de vieilles vignes de 50 à 60 ans, annonce sucre et épices au nez, quand la bouche décline une astringence poussée sur un profil sablonneux "évident". La finale est moins classieuse que sur Haye Dampierre, presque "sudiste" dans mon ressenti. Sortie prévue en 2017, après 1 an de foudre, puis 1 an de cuve béton.

Le dernier rouge tient ses promesses !! Antoine Sanzay nous sert son futur Les Poyeux 14. SPLENDIDE est le seul "mot-hurlement" qui vient immédiatement percuter mes sens au contact de ce (déjà) divin nectar !! Plénitude, finesse, ciselage de grande école que cette future TRÈS grande bouteille !! Si vous en croisez à sa commercialisation, prenez tout !!

Au tour des blancs, avec la future Les Salles Martin 15 (appellation Saumur) aux effluves puissants de pêche-poire, à la bouche perlante, qui verse dans le "100% pur jus de fruits" à ce stade.

Une autre version de la même cuvée présente un profil plus fermentaire, un boisé appuyé. La matière est plus détendue, pétant la poire, à la jolie amertume finale.

Ultime bouteille, avec Dampierre 14 (pas de malo, même si le doute m'habite sur le nom de cette dernière) transpirant le "boisé-lacté" au nez, pour une bouche offrant finesse et jolie finale menuisière.

Une très jolie séquence vigneronne que cette escapade chez Antoine Sanzay. Le trentenaire est affable, humble et franc. Comme tous les passionnés, le doute se pose en jalon de chacun de ses vins.

Antoine Sanzay semble porter le "syndrome du grand cuisinier" qui, pour atteindre l'évidence, a dû peut être se perdre dans des circonlocutions viticoles pour comprendre et faire le beau et le simple dans ses vins !!

Ses Poyeux 2014 sont la preuve irréfutable qu'il a trouvé son chemin et sa destination...

Domaine Antoine Sanzay

19 Rue des Roches Neuves, 

49400 Varrains

Tél : 02 41 52 90 08

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Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay

17 Février 2016, 16:23pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Début janvier 2016, j'étais (déjà) en vadrouille sur les terres ligériennes pour aller à la rencontre de 2 vignerons (choisis par référudum par une bande de picolos composée de Centristes, d'un Angevin dégarni et d'un Breton prenant la même voie).

Notre première étape nous emmène à Montreuil-Bellay, chez Sylvain Dittière.

J'ai fait connaissance avec les vins de ce dernier il y a environ 3 ans, grâce à un de mes talentueux cavistes.

Connaissant mon aversion naturelle pour le breton (l'autre nom du cab' franc), il a su me convaincre très rapidement de la haute qualité de ce dernier !!

Il est temps de découvrir le bonhomme qui se cache derrière les vins.

Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay

Déjà, le zozo a zappé notre rencard est à la bourre, il arrive en souriant, s'excusant, nous invitant directement dans les entrailles de la cave.

Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay
Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay

Sylvain Dittière se présente succinctement.

Lié familialement aux Foucault (feu Charly et toujours Antoine, du Clos Rougeard), il a déjà pas mal roulé sa bosse dans les vignes et au(x) chai(s).

Château Yvonne, Thierry Germain, Gauby, Tempé et forcément les frères Foucault étayent son cv.

Désormais à la tête de 6,5 ha, la première cuvée du Domaine de la Porte St-Jean est sortie en 2010.

Nous démarrons par (la future) La Perlée 2015 (vin de France), issu d'une partie des 2,2 ha de chenin qu'il tâche de remettre en état, après 10 ans sans entretien !!

Ce "brut de fût" (fût de 500 l, d'un vin) respire le fermentaire, verse dans le "jus sucré", déjà très typé chenin, à la salinité évidente, aux étonnants "amers sucrés" (allez-y régalez-vous, c'est cadeau). Une vigne qui a produit 2hl/ha lors de sa première année de "remise en état" !!

2ème barrique, Le Saut Mignon 15 (Vin de France), un sauvignon en cours de malo, au nez très boisé, à la matière nette, respirant une "pureté" et une plénitude immédiates. Pas de "sucre palpable", du gras, une certaine rondeur, des amers un poil flottants, à la finale longuement poivrée.

Fin des blancs, avec La Perlée 14 (2 ans d'élevage prévu), au nez de "bois neuf" dominant, à la réduction marquée, au caractère agile en gueule, assez court, au boisé confirmé, aux amers fins et frais.

Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay

Place aux rouges. Nous effectuons des migrations désordonnées d'une barrique à l'autre pour découvrir les différentes cuvées.

Saumur-Champigny, La Porte St-Jean 2015 (en cours d'élevage, 6 semaines de macération, zéro pigeage, zéro remontage) propose un très joli nez, un perlant dont le fruit ne se laisse pas compter. L'ensemble s'avère fin, presque cristallin, hélas gâché par une finale un poil grossière.

Sylvain Dittière est bavard comme moi pas permis !! Il débite ses commentaires comme un Antoine De Caunes parkisonien des cordes vocales. Nous apprenons que les blancs sont sulfités autour de 30 à 40 mg. Pour les rouges c'est de 20 à 25 mg de SO2 au global.

Saumur - Les Cormiers 2015 (élevage fût neuf), issu d'un "terroir jurassique planté de cab' franc de 60 ans", sent le pain grillé, tandis que le jus déploie fraîcheur, netteté, et fruité démoniaques.

Saumur-Champigny, La Porte St-jean 2014 (vin de presse) offre un nez de vernis pas des plus sexys, louchant sur le "naturel peu protégé sur le fil du rasoir". L’expression est par contre plus "directe", immédiate, crayeuse, à la finale un poil sucrailleuse.

Saumur - Les Cormiers 2014 (barrique de 2 vins) signe la fourrure au nez, alors que fraîcheur et élégance sautent au palais. L'ensemble est très mûr, joliment pinoteur par moments !!

Saumur - Les Cormiers 2014 (barrique neuve) signe un nez très mentholé, un toucher de bouche flatteur, une amertume hélas rédhibitoire.

Saumur - Les Cormiers 2013 fait dans l'air marin puissant (iodé à bloc), servi un poil froid, on devine une matière très mûre, un bon soupçon de volatile, une finale crayeuse et une généreuse gourmandise qui louche vers le sureau.

La remontée du temps se poursuit...

Saumur-Champigny, La Porte St-jean 2011 évoque le métal froid au nez, tandis que le pruneau, le café et le tabac se disputent la suprématie en bouche. Une sensation demi-corps/aqueuse laisse la finale "flottante".

Saumur-Champigny, La Porte St-jean 2010 dégueule de jus de fraises au pif, une pointe de graphite et les airelles en bouche. Finale glougloutante simple mais efficace.

Saumur - Les Cormiers 2012 (1er millésime de cette cuvée) pète de réduction, mais se rattrape aux branches avec une délicatesse superlative en bouche. C'est fin, frais, au "juste grain qui roule sous la langue", à l'équilibre d'école.

Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay

Six Roses 2014 (chenin-sauvignon-cab' franc), un pet' nat (pétillant naturel) qui offre craie et amertume prononcées. Une cuvée qui à la particularité de subir, en sus, une macération de pétales de roses.

Mais ce n'est toujours pas fini, Sylvain Dittière est chaud, il enchaîne...

Le Saut Mignon 14 est too much pour mon palais !! La pointe sucrée ressentie n'arrange rien. Pas ma came !!

La Perlée 2013 a le nez "pharma angevin que je sens partout" très prononcé. Le jus a une niaque terrible, des amers puissants et une fraîcheur salvatrice.

Nous sommes remontés à la surface depuis quelques vins, mais notre vigneron est inarrêtable !!

Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay
Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay
Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay
Sylvain Dittière - La Porte St-Jean - Montreuil-Bellay

Il dégoupille à la chaîne de fort jolies quilles (dont une spectaculaire Jeunes vignes 2014 de Cyril Fhal), nous "empêchant" quasiment de partir (provoquant un retard qui frôlera les 01h30 en arrivant au resto).

Derrière ce trentenaire (monté sur pile à hydrogène), qui peut s’avérer presque agaçant au premier abord, se cache un fou du vin, de la vigne et des hommes qui animent ce milieu !!

On croit d'abord avoir affaire à mon double un "branleur pas très sérieux et un peu grande gueule", mais les vins, le discours et l'approche dont il nous a fait une brillante présentation/démonstration vous fait réviser rapidement ce raccourci facile.

La séquence finale de notre visite a montré l'immense générosité spontanée du bonhomme, le "lâcher prise" naturel dont devraient s'inspirer d'autres vignerons, le tout adossé à des vins qui en 6 millésimes, à peine, s'affirment comme des références saumuroises en devenir !!

Sylvain Dittière
La Porte St-Jean
100 rue Porte St-Jean
49 260 Montreuil-Bellay
Tél : 02 41 40 41 22
sylvain.dittiere@hotmail.fr

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Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

7 Février 2016, 11:51am

Publié par Docadn

Bonjour,

Encore une salve de 3 tables, dont une toute dernière de la toute fin 2015, promis j'ai plus de reliquat ensuite !!

Démarrons d'ailleurs par La table de Marlène, dite "La Rotonde" à Vichy. Un dîner dans le cadre du réveillon de Noël 2015.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Un dîner à extrapoler forcément de la routine quotidienne de l'établissement, mais une expérience intéressante à vivre quand on est Bib Gourmand (maintenu en 2016) et une des "références" de la ville.

Niché au sein d'une rotonde dominant l'Allier, l'établissement propose 2 immenses salles (au moins) au cadre résolument moderne. Ça se veut chic et cosy.

Ce soir, un menu unique en 2 ou 3 plats. Nous embarquons pour la séquence 2 plats (55€).

Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...
Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...

Foie gras - Canard colvert - rouget barbet, beignets d'huîtres - Barbajuan de chèvre et raviole au bleu...

Après de classiques mises en bouche, place au "foie gras des Landes préparé de 2 façons, mi-cuit et bonbon croustillant, à la guimauve citron vert, pomme confite façon tatin sablé breton au beurre salé, petit pain gourmand".

Derrière le plus long intitulé de plat jamais croisé, un très bon foie gras, peu salé, parfaitement préparé, généreux énorme, dont les accompagnements aux touches sucrées auraient dû me faire fuir. Mais non, c'est réussi, "Province", pourraient susurrer les ex-pichous devenus Parigots et amnésiques, là encore que nenni, c'est juste et bon !!

La suite du repas révèlera une cuisine soignée, parfois aventureuse (beignets d'huîtres), au service attentif, au-delà du niveau d'un Bib Gourmand.

Mention spéciale pour le suprême de canard et le dessert qui, sur le papier, me donnait plus envie de me jeter dans l'Allier que de rester à table (griotte et chocolat blanc, 2 phobies récurrentes que j'évite autant que les discours de Nadine Morano).

Carte des vins à la peine, très accessible tarifairement parlant. A revoir, à l'occasion, en dehors de "l'évènement réveillon de Noël" !!

La Rotonde
La Table de Marlène
Bd de Lattre de Tassigny
03200 Vichy
Tél : 04 70 97 85 42
www.restaurantlarontonde-vichy.com

Laurent Le Berrigaud a œuvré 10 ans durant à Pont-Scorff, au Bistrot Saumon (le Moulin des Princes). Il y proposait une très jolie cuisine, dans un incompréhensible anonymat !!

Depuis l'été 2015, il s'est installé face à la mer, à Guidel-Plage. Exit le saumon et sa gastronomie, Laurent Le Berrigaud semble s'être posé là pour "bistroter sérieusement" !!

Un vendredi midi de janvier, en solo, un jour de tempête. Le parking loge déjà quelques bagnoles de footeux monstres de CO2, l'océan est déchaîné, la pluie cinglante.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy
Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Une grande salle lumineuse, discrètement décorée et un immense sourire de bienvenue qui marque plusieurs points sur mon barème de première impression.

On m'installe sur une large table (et non une tablette d'avion comme à Paname) face aux vagues en mode "mute" (pour être précis, y'a un bout du parking, la route, un bout de plage, puis les vagues).

Un rapide coup d’œil à la carte, en sirotant un simple muscadet, puis la décision aussi dextre de redécouvrir la "nouvelle cuisine de LLB" par un "menu complet" de la formule "C'Est comMe çA Le mIDI" (19,90 €) !!!

Un "petit salé aux lentilles revisité" rigolo en guise de mise en bouche, avant d'attaquer le cœur du déjeuner !!

Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon
Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon
Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon

Le homard en velouté & sa raviole - Le retour du port de pêche de Lorient (bar) mousseline de carottes blanches et coquillages - tartelette myrtilles, sorbet vanille Bourbon

Un délicieux velouté, une raviole un poil ferme, une pertinente virgule végétale que cette feuille de nombril de Vénus, délivrant à point nommé une providentielle pointe acidulée.

Le plat, au dressage esthétique que la photo ne rend pas du tout, ne souffre pas la critique (allez, la taille du filet peut-être, mais comprendre que mettre du bar dans un menu à moins de 20 balles vous oblige aussi à un minimum de logique économique). Cuisson maîtrisée, mousseline réconfortante, coquillages à l'expression iodée aussi ébouriffante que le spectacle maritime qui bat son plein de l'autre côté de la baie vitrée...

Dessert simple, loin de la saison du fruit mais efficace.

Service rapide, sourire généreux, carte des vins pas très excitante pour les picolos passionnés... et la déception de me voir servir un George Clooney Nespresso en guise de café !!

Au global, La Table d'Eux offre un rapport qualité-prix-plaisir rare et généreux pour moins de 20 balles !! Des produits frais, bien mis en scène, servis avec professionnalisme et envie !!

Le Gros Rouge a récompensé la table, en moins de 6 mois, par un Bib amplement mérité !!

La Table d'Eux - Laurent Le Berrigaud
152 route côtière - La Falaise
56520 Guidel-Plage
Tél : 02 97 32 42 07
www.laurentleberrigaud.com

Dernière (re)découverte : Henri & Joseph !!

Je n'avais plus mis les pieds depuis 10 ans dans ce discret et solide établissement !!

C'était juste avant qu'il n'obtienne l'étoile, déjà méritée au moment où j'avais découvert le lieu.

Philippe Le Lay a ouvert sa table en 2004, après un parcours ponctué de sacrées adresses (Le Goyen à Audierne, La Ferme du Letty à Benodet, chez Gérard Boyer aux Crayères, au Louis XV-Ducasse).

Nous sommes toujours en janvier 2016, je pousse la porte d'Henri et Joseph (dont je suis un client très irrégulier de l'épicerie fine attenante) pour un déjeuner forcément décidé en passant devant !!

Intérieur sobre, faiblement éclairé, louchant sur le "chic épuré". Je suis accueilli par Philippe Le Lay himself, qui semble avoir confié la table à un talentueux second, vu le temps passé au service.

Henri & Joseph à Lorient, La Table d'Eux à Guidel-Plage, La Rotonde à Vichy

Le Boss revient rapidement m'animer, brillamment, le très joli potentiel du menu à 55 € !!

Mais je reste sobre (en appétit, comme financièrement parlant) en optant pour la formule "Midi Pile" du déjeuner (29 €).

Un rapide coup d’œil à la carte des vins, plutôt dispendieuse et au casting honnête, me pousse à questionner le patron (apparemment passionné de vins) sur les éventuels vins au verre de Michel Redde.

Il n'hésite pas à m'ouvrir une bouteille de Silex 11 pour m'en proposer un verre (alors qu'il n'est normalement pas dispo au verre)... un joli geste de restaurateur que je ne manque pas de souligner !!

Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné
Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné

Soupe passée aux légumes verts, crème fumée - risotto à l'italienne et légumes croquants - Finger choco/praliné

Une entrée de saison, très soignée, délicate, au délicieux jus, à la crème juste fumée.

Pour le risotto, on a envie de ne plus bouger de l'endroit !! Un summum de la "comfort food"!!

Riz à la cuisson haute couture, liant fromager extra, saumon sauvage fondant (et qui ne pue pas comme tous les autres ersatz de l'espèce surexploitée), le tout relevé/dynamisé avec une juste pointe de citron vert-combawa... un petit Mont-Ventoux de suavité !!

Le dessert me renvoie instantanément à celui de Patrick Jeffroy (attention, l'orthographe piquait les yeux à l'époque) !!

Un cacao malgache d'une complexité folle, une tuile au gingembre que j'aurais dû renier, une texture et des saveurs divines... grand dessert chocolaté !!

Clientèle d'affaires majoritaire sur ce déjeuner, service feutré, agréable.

A travers ce "menu entrée de gamme" Philippe Le Lay offre une très belle vitrine de sa cuisine étoilée de haut niveau.

A 29€, à l'instar d'un Marriottat, on se sustente de l'excellence à des tarifs angéliques !!

Comme un doux piège pour aller "taster" les menus suivants...

Henri & Joseph
4 rue Léo le Bourgo
56100 Lorient
Tél : 02 97 84 72 12
henretijoseph.fr

fermé lundi et mardi

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