Zi Catégories

Zi flux RSS

  • Flux RSS des articles
Vendredi 20 novembre 2009
Voilà une adresse que je fréquente "assidûment" en comparaison de mes passages uniques sur certaines tables et de mes appréciations "one shot".
J'ai effectué une dizaine de repas dans ce petit temple du poisson et des crustacés. Et c'est précisément le vivier qui signe la fin d'une vie pour les princes aux pinces bleues.
Et en 10 ans peu de révolution.Juste un lifting salvateur pour les chambres et la salle en ce début d'année 2009. Le vivier trône toujours dans la pièce et sa démographie varie selon les saisons.
L'orientation culinaire décline (depuis ses origines) les produits du large. et la mer ben justement elle est là, juste à nos pieds.


Car au delà de sa cuisine, le Vivier possède l'une des plus belles vues de restos du Morbihan. Et c'est l'infatigable Yves Gueguen qui vous accueille avec un talent à enseigner dans toutes les écoles hôtelières. D'ailleurs son équipe relaie parfaitement ce sens pointu du client.
On se sent déjà bien, la vue, le cadre. C'est chic sans être coincé, déjà un peu vieillot alors que c'est tout nouveau..Mais ça vieillira bien.
Et comme au théâtre,les mêmes dialogues qui bégaient :
Yves Guéguen tendant les cartes : "je vous fais travailler un peu..."
et à la commande, je lui réponds 2 fois sur 3 : "je vais en face..."
En face, c'est l'île de Groix, le nom d'un des 3 menus.
Le plus gros s'appelle Belle Île et le plus petit Houat.
C'est mnémotechnique pour les locaux et les plaisanciers, le prix varie avec la taille de l'île.


Et c'est parti pour une escapade chez les Greks avec au menu :


Les grignotages du moment

avec un Lirac blanc un poil mollason dont j'ai déjà oublié le nom.


Asperges et coques à la crème en mise en bouche


Timbale de bar au crabe et aux asperges


Fricassée de Saint Jacques en persillade

Du coup j'ai aussi goûté le plat en face qui était :



Carré d'agneau en croute de pain d'épices



Carpaccio de poire chocolat fondu boule de vanille


Et c'est le même constat à chaque fin de repas : c'est bon, bien exécuté, sans chichis. On fait ce que l'on sait faire avec fraîcheur, rigueur et douceur.
La tuerie de ce repas se situe dans l'accompagnement du plat d'agneau (au goût remarquable) sous la forme d'un petit gratin dauphinois au poivrons formidable.
La timbale est cet hymne à la fraîcheur,les St Jacques top saisies et les petits haricots fondants...
Je ne saurais que trop recommander le plateau royal de fruits de mer qui est un modèle absolu du genre (un poil onéreux).
La carte des vins est très sage, plus assez variée pour l'amateur que j'aspire à être.
Voilà c'est mon coté Champérard. Une table qui rassure et qui ne me déçoit jamais.
Et si avec ça vous avez la tempête qui décoiffe Groix, vous aurez 2 spectacles pour le prix d'un...

Le Vivier
9 route de Beg-Er-Vir,
Lomener - 56270 PLOEMEUR
Tél : 02 97 82 99 60
Fax : 02 97 82 88 89

Site internet : www.levivier-lomener.com
Par Docadn - Publié dans : escapade gourmande
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009
Comme prévu l'inventaire automnal des rouges-rosés torchés dégustés des derniers mois.

Chateau Lafoux - Côteaux Varois En Provençe 2008 : nez d'agrumes et de petits fruits rouges, notes acidulées et de confiserie. Attaque grasse, ronde sur la fraise. C'est fluide à l'amer marqué. Bon petit rosé de soif.** / **(*)



Medoc - Chateau Rollan de By 2001 : boisé intense, végétal et solaire, limite "cliché espagnol". Le vin s'ouvre sur une fine sucrosité qui laisse rapidement place à une acidité et un végétal désagréables. Le vin s'adoucira dans le temps mais le boisé est encore bien prégnant en bouche comme au nez.*(*)


Château de Preignan - Tour St Preignan 2008 - Rosé de Cinsault : Nez peu causant mais typique de rosé de Provence accompagné de fines notes de fleurs blanches, de poire et de résine. L'attaque est très fruitée, dynamique. La matière est sautillante et se termine par un amer correct. Un vrai rosé de soif qui tient son rang. **(*)

Domaine du Moulin (Hervé Villemade) - Les Ardilles 2007 - Cheverny : Nez suave de fraise, finement pinoteur, solaire, profond, épicé. Attaque métallique laissant place à une très jolie fraîcheur. Le tout porté par un bel acidulé et au caractère très épicé. L'amer est soutenu mais reste en équilibre avec une acidité qui me ferait partir vers le Rhône nord (coté Crozes). Finale bordelaise, très finement astringente. Une joli vin tout en douceur, doté d'un joli potentiel... ***

Château d'Agassac - Haut Médoc 2003 : Boisé intense et confiserie chopent les narines d'emblée. Puis place à la mûre et a des notes de menthol et de végétal. L'entrée en matière se fait sur un boisé soutenu marqué par une fine astringence et un coté sucrailleux (pour pas dire surmûrit) qui plombe l'ensemble.
Grains serrés, bien trop mûr à mon goût,une carence de personnalité, et pourtant c'est pas si mal. Le lendemain il se montrera plus alcooleux et marqué par la prune. **/**(*)

Domaine Jacquesson - Bourgogne 2007 : Nez pinoteur, métallique, fruits rouges et cosmétique, solaire et fin boisé. Attaque acidulée, très fruitée. La matière s'avère douce, tout en finesse juste marquée par une très très fine astringence. Une fine sucrosité donne un petit coup de mou à la matière gourmande. La rétro est épicée et l'amer crescendo pour un ensemble "bien rempli". **(*)

Santa Cécilia - Pinot Noir 2008 - Mendoza - Argentine : réductions, acidulé, et végétal marqué ouvrent le bal nasal. Puis des notes mentholées, de fruits rouges et d'épices complètent le  1er tableau.
L'attaque est asséchante au possible. Le fruit s'en extirpe, mais une acidité très élevée et un amer typé "american truck ". C'est d'une puissance évoquant plutôt les grosses syrahs australiennes que le pinot que j'attends... *(*)

Domaine Monier- Vin de pays des collines rhôdaniennes 2007 : nez acidulé, épicé, et marqué par une forte réduction et un soupçon d'olive.
L'attaque est droite (presque rigide), ramassée, dynamique,. C'est vif (sur les fruits rouges acidulés) dans un 1er temps, puis il se fait soyeux au fur et à mesure de la dégustation. Un coté solaire et boisé pour un joli petit vin pas cher... **(*)/***

Domaine Charvin - Côtes du Rhône 2007 : nez discret, sur des murmures d'olive, de rafle et d'épices. C'est féminin et marqué par le genévrier !! L'entrée, un poil sucrailleuse, laisse place à une matière ramassée, suave à la fraîcheur épatante. Finale là encore un poil sucrée pour un ensemble concentré et super gourmand. Ca fait du bien de retrouver ce vin après 2 "défaites consécutives en terme de plaisir" sur le millésime 06. ***(*)

N& M Lorgeril - Moulin de Ciffre 2008 - Languedoc (Rosé) : Notes de fruits rouges, pierres sèches et poire intense. L'attaque est amer, c'est sec et sur la pomme intense. D'expression simple, très perlant avec une fine sucrosité. C'est désaltérant et pis c'est tout. **


Domaine Loupia 2005 - Cabardès : boisé et crème de cassis au 1er nez. Sanguin, solaire et épicé à caractère bordelais dans un second temps.L'attaque est suave, un poil sucrée, marquée par une belle acidité et de fines épices. C'est très long, un poil flatteur mais c'est frais, mentholé et il se fera encore meilleur le lendemain avec une expression sur la prune gourmande. Très joli équilibre acide-épice. J'aime beaucoup. ***/***(*)


Château Peybonhomme les Tours - 1eres côtes de Blaye 2005 - Cru Bourgeois : Solaire et végétal plus une pincée de cosmétique et d'épice. Un peu de bois et de prune pour en finir avec cette boite à nez.Attaque d'une fraîcheur surprenante au regard du nez, un peu anguleuse. C'est fruité, de longueur moyenne mais pas très "typé".De buvabilité plus qu'honnête, il tournera (encore) Rhône le lendemain. **(*)

Domaine  de Champ Guichard - Côteaux du Lyonnais 2008
: Réduction et cosmétique puis les fruits rouges et les épices pour ce gamay de coopérative. Une attaque fraîche et très fruitée. Amer marqué et finale très épicée. Un vin doté d'une belle acidité mais juste un poil austère. **

Autrement (Merlot) 2008 - Vin de pays d'Oc :Nez velouté, fin boisé et fruits noirs. Un coté bordelais, solaire et végétal avec quelques fragances de cosmétique. L'attaque un poil sucrée et fruitée laisse place à une expression austère, épicé. C'est mûr, concentré mais à la sucrosité un peu gênante. **/**(*)

Vida Organica 2008 (cabernet sauvignon) - Mendoza - Argentine : Vin bio produit par Zuccardi exprimant une crème de cassis, un coté végétal, solaire et fin boisé. Attaque là encore sucrée à l'acidité aiguë. Mais c'est court à l'amertume marquée pour une finale épicée et c'est un peu lourd en terme de buvabilité. **



Casillero Del Diablo -Réserva Privada 2006-Chili : un boisé que même les bordelais n'oseraient revendiquer !!Notes de paraffine et d'épices. Attaque là encore sucrée, velouté puis à l'acidité relevée. C'est "rond boisé" terrible. Matière pleine, mais boisé outrancier (quoi je l'ai déjà dit 3 fois !!). *(*)

Domaine de la Chevalerie - Bourgueil - Peu Muleau 2007 : Tiens salut Jull ça va toi ?? Petit clin d'oeil sur un domaine qui nous sert de running gag. Réduction et cabernet pas mûr, sous bois et épices. Une attaque acidulée, pleine de fruits rouges, mais la suite se gâte nette. Amer et "boisé" très dérangeants pour une austérité bien marquée. Se fera plus affable le lendemain, allez défoulez vous, infanticide bla bla bla... C'est toujours pas bon  Je n'aime pas des masses. *(*)

Domaine de la Soumade -Côtes du Rhône Villages - Rasteau 2006 : joli nez pinoteur, profond, soupçon de rafle, épicé, sanguin, mentholé et crémeux. Attaque en dentelle, suave, droite comme une lame qui traverse le palais (en vrai ça doit faire mal en vrai, mais là c'est d'une tension rare). Belle amertume, évolue "coté bordelais" le lendemain, c'est d'une fraîcheur, d'une douceur et d'une suavité rare. Mon dernier Roméro était nul de chez nul, là c'est grand.Et la belle acidité laisse transpirer un petit potentiel de garde  ***(*)

Domaine Charvin - Côtes du Rhône 2005 : Solaire, épices et clou de girofle. Un nez mûr et concentré avec de fines touches de syrah, sanguin et lardé. Attaque là encore avec un pointe sucrée puis acidulée pour une amertume marquée. C'est fruité mais l'amer reste pesant sur l'ensemble. S'ouvre progressivement et reste dynamique. **(*)

Domaine Jean Georges - Fleurie 2006 : Nez "doux", profond, métallique et notes de torréfaction.Attaque très légèrement sucrée, dynamique et super fruitée.C'est suave et aérien pour une finale sur de fines épices. Un très bel acidulé et une évolution olfactive sur l'olive, impression de syrah que j'avais aussi eu avec son MAV 2005 !! ***

Coteaux du Tricastin-Entre chien et loup 2007 (Rosé) : nez de confiserie, pierres sèches et violette. Attaque grasse sur l'amande amère, un poil pommadée, longueur moyenne,peu complexe et finale sur la pamplemousse. **




Domaine Mas Conscience - Le Cas 2007 - Vin de pays de l'Hérault : Nez de Carignan auquel s'ajoute un coté solaire et giboyeux. Un poil de réduction, d'écurie, de sueur, et de soufre très expressif... Bref ça schlingue à donf !!!
L'attaque est très dense, avec une acidité bondissante qui tend à rendre la matière plus aérienne. Du poivre, de la prune et toujours cette énorme matière pour une finale très épicée... **(*)/***

STOP !!!

Allez ça suffit pour cette fois, ci (même si j'ai pas fini,les quilles restantes enrichiront le bilan "pré noël") en me relisant, j'ai l'impression d'avoir bu des rouges plein de sucre, solaires, végétaux et amers et d'avoir fait 10 fois le même compte rendu pour 10 vins différents...Ahh la (grande) difficulté des CRs...

Par Docadn - Publié dans : dégustations
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009
Voilà près de 4 mois (sans compter les vins de l'atlantique) que je n'avais pas couché sur écran mes notes de dégustations.
Il est donc temps que j'y consacre les 2 volets réglementaires, à savoir les blancs-bulles pour commencer et les rouges rosés pour finir.
Et vu que ça fait aussi un bout que je n'ai pas redonné le glossaire qui va avec, à savoir :
O : Loin de moi cette horreur...
*/ *(*): bof à mouais, t'as rien d'autre dans ta cave...
** / **(*): Moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je ne veux pas te laisser boire seul(e)...
*** / ***(*): Bon à j'aime beaucoup, donne m'en donc encore une goutte ou plus pendant qu'il en reste...
**** : Excellent, j'adore, que personne d'autre ne touche cette bouteille !!

Château Jonc Blanc -Montravel 2007 : pétrole et encaustique pour démarrer, puis vernis, pharma qui passent le relais au miel et un fin boisé pour laisser enfin place à des pommes au four. le vin nous promène tantôt en Loire tantôt en Alsace.L'attaque est grasse, sur les fruits blancs, une facette ligérienne, à la longueur moyenne mais à la matière dense.L'amer pèse sur le vin au fur et à mesure de son réchauffement. C'est un poil mou. **

Champagne Mercier - Brut Rosé : Bulles grosses & denses. Nez éthéré puis pas grand chose d'autre. D'emblée, le dosage est appuyé, l'amer est conséquent et c'est très peu expressif. La bulle au palais se fait moins dense que visuellement. L'ensemble est là aussi mou, mou...**

Rolet - Coeur de Chardonnay - crémant du Jura 2006 : bulles fines et très nombreuses. Nez de pommes intenses matinées d'un soupçon de végétal et de foin (c'est pas du cidre pourtant !!).
En bouche, les bulles sont hyper fines et "serrées", l'ensemble manque un poil de tension, mais c'est bien. La finale sur le pamplemousse pour une longueur moyenne et un "dosage" nickel. j'aime bien.
***

Cuvée Hortense - Entre deux mers 2008 :carton mouillé et bois ouvre le bal. Puis des notes végétales et de "crustacés iodés" en second plan. L'attaque est "grosse", un poil rudimentaire sur les agrumes puis le bois déboule et hop les agrumes reprennent le dessus. Un sympathique impression de fraîcheur laissée par l'ensemble. Voilà des années que je déserte les FAV mais dès que je vois cette cuvée de soif, ben j'en prends et vu le tarif, pas de risque...**(*)

Domaine Gentile - Patrimonio 2007 : très levuré et agrumes intenses laissant place à de très étonnantes notes de bière blanche (une Hoegaarden avec sa tranche de citron). L'attaque est molle et malgré son coté agrume, ce n'est pas suffisant pour redonner du peps à la matière. Cela manque cruellement de structure. L'ensemble décline ensuite des notes de violette et d'anis. un gras correct et un poil perlant.**

Domaine Vincent Carème - Vouvray - Le Clos 2006 : nez miellé, poires et fleurs blanches pour commencer. Notes de sucre candy et de violette dans un second temps. L'attaque est un poil sucrée, un tantinet perlante évoluant sur de jolies notes miellées.C'est d'un bel équilibre avec un amer plaisant pour une finale sur de fins sr.**(*) / ***


Bodega Monroux - Julius - Rueda 2008 (100% verdejo) : nez de sauvignon mêlant l'urine, la ronce et le citron le tout sur des effluves de cosmétique. L'attaque est sucrée, puis acidulée sur l'ananas et puis... Plus rien. C'est donc plus que court, légèrement perlant à la finale sudiste et sur la violette. * / *(*)


Domaine Bigonneau - Quincy 2007 : là encore un nez typique de sauvignon MAIS marqué par des notes très très prononcées de réductions, de carton mouillé et de soufre. Attaque citronnée avec là encore un poil de réduction laissant place à une matière grasse, opulente sur la poire très mûre pour une finale épicée. C'est pas mal du tout.**(*)



Domaine Les Goubert - Sablet 2007 - Côtes du Rhône Villages : effluves fines de poire, fleurs blanches, d'anis et cosmétique. Attaque un poil pharma, grasse, fruitée mais un tantinet pommadée. Amer marqué.**


Corte Gardoni - Bianco Di Custoza 2001 - Brésil :
Solvant, vernis et fruits blancs mêlés à de la chartreuse. Typé ligérien. La bouche se révèle totalement chimique avec toujours ces "solvants de salle de bains", la matière délivre des fruits à l'eau de vie pour finir sur des notes de griottes et d'amandes amères très marquées.*

Arbois - Fauquette 2004 - Gahier :
Noix, eau de vie de prune et notes fumées s'extirpent du verre. Puis les pommes blettes et un fin boisé se faufilent à leur tour vers mon appendice nasal.
L'attaque est fruitée, finement boisée et aérienne. Cela n'empêche pas la matière de faire preuve de force et de densité. Elle est dotée d'une mâche conséquente.Finale douce amère. J'y peux rien j'aime toujours ça...***



Philippe Guérin - Souverain 2004 - Muscadet sèvre & Maine : Nez intense de poire et de confiserie avec de notes incongrues de violette.Attaque là aussi très fruitée sur les fruits blancs, au gras conséquent et au volume prégnant.Il lorgnerait presque sur l'Anjou ce pif là !!Fin perlant, amer grandissant et finale agrumes qui donne un tonus agréable à l'ensemble.**(*)


Domaine Barat - Vaillons 2005 - Chablis 1er Cru : Très joli nez de confiserie, de fruits blancs soulignés d'un fin boisé. L'attaque est douce, un poil sucrailleuse mais révèle immédiatement son anorexie flagrante.La matière est grasse mais molle. Sans complexité, manquant de profondeur avec juste cette finale poivrée. **

Domaine Croix Duplex - Villette 1994 - Suisse : nez de figue et de fruits pourris, oxydation évidente. En bouche c'est de la noix et surtout du bouchon qui pète à la gueule...Non noté

Domaine Laureau du Clos Frémur - Clos Fremur - Anjou 2004 : nez extrêmement fruité "sucré", finement pétrolé et "vernissé". La matière se révèle pharmaceutique au possible en gueule, c'est perlant, à l'amer désagréable et au résiduel plombant et dans l'ensemble simpliste. 2 ème quille sur le même "pov" millésime et 2ème nullité. 0

Alsace - Shoech - Gewurztraminer 1997 Vendanges Tardives : eh oui à chacun "ses rossignols de cave" : fine réduction, miel et carton mouillé puis cosmétique et soufre sur une vague d'hydrocarbures. Attaque très évanescente qui se décline en fluide voire vide. C'est pétrolé et miellé à souhaits et cela manque cruellement d'ossature.Finale pâtissière sur l'orange amère et les épices.*(*)


Allez zou ainsi s'achève le 15ème volet des blancs bulles, à suivre la longue litanie des rouges-rosés...

Par Docadn - Publié dans : dégustations
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Dimanche 8 novembre 2009
Et autant vous dire que j'avais un paquet de chocolatiers, macaronniers, pâtissiers et autres spécialistes en "iers"  dans mon carnet.
Et j'ai laissé le hasard de mes randonnées urbaines faire le boulot. Aussi la première échoppe croisée et testée fut celle du 52 rue François 1er : La Maison du Chocolat.
Il est 17h00 en ce samedi, et la belle échoppe est pleine d'une clientèle asiatique (et en plus on se croirait dans une boutique Vuitton de part les tonalités du décor)  matinée des boucliers fiscaux locaux.


Ce sera pour ma part un café Ristretto que je siroterais avec une des nouveautés de la maison : La tarte Belle Chocolat.
Et cette dernière est tout simplement extraordinaire. Tous les éléments se livrent une lutte acharnée pour s'imposer en bouche.
Et c'est d'un équilibre magistral à chaque bouchée. Le chocolat est d'une suavité et d'une force rares. Le sablé est d'anthologie et porte à merveille l'ensemble. La poire fondante apportant la pointe de fraîcheur nécessaire... Une très belle tarte !!!
J'ai pu par la même occasion croquer dans l'éclair au chocolat d'en face : irréprochable lui aussi en tous points mais bien moins complexe.
La déception viendra en fait de la ganache offerte avec le café que j'ai trouvé d'une fadeur extrême après le festival décrit çi dessus.

La Maison du Chocolat
52, rue François 1er
75008 Paris
01 47 23 38 25
et les autres adresses sur le site :
www.lamaisonduchocolat.fr

Puis c'est en passant devant le gourmet Lafayette que mon GPS interne à crié des borborygmes se voulant japonais.
Et nous voilà devant les vitrines de Sadaharu Aoki.


Au delà des "boites de gouache" ci dessus, les gourmandises proposées sont d'une esthétique rare et salivantes comme pas permis...



Et c'est dans un cadre moins chaleureux (notre chambre d'hôtel) qu'à la maison du chocolat que nous dégusterons :


Cassis Chocolat

Le pralin est juste de croustillant. La mousse de cassis est douce mais se révèle dès que le palais croise une des baies (qui semblent avoir séjourné dans une crème de cassis) qui explosent de fruit et de densité et donnent une longueur et une persistance jouissives...
Le chocolat est bon mais un poil trop sucré à mon goût.
L'esthétique est trompeuse car on s'attend à de "l'aérien" ou de "l'évanescent".
Eh bien non, c'est plutôt roboratif (vu le prix ça peut). C'est bon et le cassis m'a subjugué...


Duomo Mâtcha Azuki

Composé de crème Mâtcha d'une pâte d'haricots rouges et d'une feuillantine, le tout accompagné de son macaron au Mâtcha.
C'est la 3ème fois du week end que je goûte à ce "dessert" (semble t-il typiquement japonais) et ce n'est pas la version la plus convaincante croisée. C'est juste bon. Là encore c'est très roboratif mais sans la vivacité ou le peps attendu...Un gâteau un peu "mou" dans son expression. Le macaron est banal. Fin de l'épisode Aoki.
Mais la grande variété proposé par ce pâtissier me laisse l'espoir d'être scotché par une des ses créations une prochaine fois...

Sadaharu Aoki
35 rue Vaugirard 75006
56 Bd Port Royal 75005
Paris
www.sadaharuaoki.com


Et voili pour Paris... Retour à la casbah pour parler un peu des quilles décédées ces derniers mois (j'ai une petite pile de Cr à vous rendre...).
Par Docadn - Publié dans : escapade gourmande
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 7 novembre 2009
Et pour finir la partie salée du séjour lutétien, 2-3 adresses testées au hasard :


Sans convictions, je rentre dans cet "indien lambda". Lambda dans sa déco ringarde, ses suggestions mille fois vues...
Mais le maître de maison a un sens plus aïgu de l'accueil et du service que nombre de ses confrères.
Les pakoras d'aubergine sont bons, les samossas honnêtes. Mais c'est dans l'agneau Tikka Massala que je découvre le niveau un poil supérieur de la cuisine du jardin du Kasmir :
La sauce est excellente, juste relevée et la coriandre (fraîche) parfume parfaitement l'ensemble.
La viande est tendre et goûteuse. Le menu est à 16 euros le soir, le bon plan du quartier en "indo pakistanais"...

Jardin du Kashmir
60, rue Legendre
75017 Paris
M° : Rome
01 42 12 94 88


Puis cet étrange épisode le dernier soir, où à la recherche d'une table, je passe devant cet établissement qui éteint ses lumières à 20h00... Puis les a rallumées en repassant devant 5 minutes après .
J'ose franchir le pas d'un resto là aussi à la déco "délaissée" et à la salle vide. La maîtresse de maison demande (en français) si nous sommes les américains qui avons réservé par internet pour ce soir ? Nous répondons par la négative et tentons l'aventure.
C'est service très, très tranquille (en même temps nous ne sommes que 4 ce soir là). Goûté à la carte un cari de boeuf et des acras. Patron (très) volubile et sincère qui s'énerve contre Jean Pierre Coffe et sa vision de la cuisine mauricienne. C'est plutôt pas mal,roboratif, riz très parfumé et rougail fait maison... Pour un dimanche soir pas pressé, car je n'imagine même pas avec une affluence juste doublée...

Ile Maurice
61 rue des Dames
75017 Paris
m° : Rome
01 45 22 69 95

Site internet : www.restaurant-ilemaurice.com

Et pour finir, suite à "2 portes closes coup sur coup", nous échouons d'urgence (vu la météo) dans un véritable resto japonais 100% chinois.


Une déco qui se défend oscillant entre pierres d'antan et simili formica 70.
Et l'occasion pour ma part de tester un teppanyaki... Les menus sont pas donnés (Matsu et Botan à 33 euros), et on paye le spectacle de "la cuisson à la plancha version asiatique"...


Dans l'ensemble c'était pas mal. Légumes justes saisis, cuissons maîtrisées, beaucoup de mise en scène pour le touriste du week end que je suis... On ressort sans avoir faim mais léger. Et c'est la première fois que je goûtais des
Makis au foie gras  (avec de l'ananas et de la sauce umé dispo à la carte)...
Par contre service (trop) speed comme les chinois savent trop souvent le faire hélas...

Inagiku
14 rue de Pontoise
75005 Paris
M° : Maubert Mutualité
01 43 54 70 07
www.restaurant-inagiku.fr

Quant au dodo il fut assuré par un fort sympathique hôtel déniché sur le net (merci Travelzoo) à des tarifs très intéressants par rapport à ceux pratiqués habituellement.
Calme absolu (de l'ordre de l'exploit dans Paris), propre et prestations raccords avec son classement. Joliment agencé des chambres à la salle des petits déjeuners. Ces derniers sont copieux et variés et de qualité comme je les aime.

L’Hôtel Champlain Paris,
99 Bis, rue de Rome,
75017, Paris 
M° : Rome
Tél: 01.42.27.49.52
http://www.hotelchamplainparis.fr/


A suivre le sucré... Mais pas trop

Par Docadn - Publié dans : escapade gourmande
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 novembre 2009

"The place to be in le Marais" diraient les fashions victimes locales et voisines...
Ouvert en début d'année par l'ex rédac chef du magazine Régal, cet établissement a bénéficié d'un généreux plan com' à faire pleurer bon nombre de petits nouveaux en mal d'exposition...

Une partie de la blogosphère parisienne s'en est entichée, d'autres ont été peut être plus réalistes et sont même un poil revenu sur leur première impression quand d'autres ont été plus sévères...

J'arrive en ce samedi midi dans l'établissement encore à moitié désert. déco dépouillée branchée et toujours ces inévitables tables aux dimensions de guéridon de Hobbit (je me répète mais ça me gave toujours)...

Service jeune et décontracté, ardoises et suggestions, clientèle "duffle coat, lunettes à écailles et poussette de compétition".
Un coup d'oeil à la carte. tarifs locaux et jolie carte des vins.
Je serais tenté de dire "branchée bio (logique et dynamique) à l'étiquette parfois faussement anonyme".
Las, les tarifs sont tout simplement ahurissants si on veut se contenter d'un verre un peu différent. Aussi j'ai du débourser pour un verre de 8 cl de GC Rangen de Thann "Clos St Urbain"2004 de Zind Humbrecht 11 euros (et à ce tarif j'ai eu la fin de la quille généreuse en tartrique...).
Pour illustrer mes propos, une (bien mauvaise) photo d'une partie de la carte des vins :


N'ayant pas une faim de barbare, je me laisse tenter par :


Salade d'artichauts poivrade en barigoule de jambon Ibaïona, parmesan, pousses d'épinards et tomates confites.
(12 euros)
C'est d'une fraîcheur indiscutable, c'est petit (c'est une entrée en même temps) mais tous les ingrédients sont bons à très bons comme ce jambon que tout le monde porte aux nues à juste titre.

La salade d'en face nommée "gourmande" (15 euros) est bien plus banale, le jambon blanc est garanti sans phosphate, "et alors !!" aurais je envie de dire, il souffre largement la comparaison avec le basque...

La bonne et mauvaise surprise reste l'autre vin au verre découvert à cette occasion. et c'est ce qui fut le tournant de ce moment  passé là bas.
Le verre coûte le prix plus raisonnable de 4,5 euros et il se nomme "Red Gamay".
L'ayant trouvé pas si mal, je tente d'en savoir un peu plus sur le domaine et éventuellement le viticulteur : "Il s'appelle Noëlle quelque chose" me répond la jeune serveuse qui ne prend même pas la peine de parcourir les 3,62 mètres la séparant de la bouteille pour compléter l'info avant d'ajouter fièrement " on fait beaucoup de petits récoltants pas connus..." et de s'en aller.
SUPER, c'était l'occasion d'élargir un peu plus mon petit paysage viticole et d'en faire profiter les quelques lecteurs de ce carnet virtuel.
Mais non... Je signale encore à sa décharge que ce n'était pas le rush côté clients...

Bref un service artificiel ,comme je les hais, à vous couper l'appétit. Du coup pas de dessert. 2 cafés et zou dehors...
47,50 euros pour 2 salades,  2 verres de vin et 2 cafés...Gloups !!
Dommage, il manque ce qui fait parfois le "vrai succès" d'une table quand l'assiette est bonne : le talent qui se trouve entre la cuisine et nous...
PS : après avoir "googuelisé" le ticket de caisse et les indices de la "mère Fouras", j'ai pu retrouvé le vin mystère :
Domaine des Hautes Noëlles Red Gamay 2008 de Serge Batard... On était vraiment pas loin !!!


Glou
101 rue Vieille du Temple
75003 Paris
tél : 01 42 74 44 32


Par Docadn - Publié dans : escapade gourmande
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009
Et l'occasion de tester des adresses piochées ça et là.Et dès le premier soir c'est du côté de l'empire du soleil levant que j'ai démarré ce grand week end "tables et pâtisseries à gogo"...


C'est sous un échafaudage dans la très calme rue des Batignolles que se trouve Kokoya.
Faisant office de traiteur et de resto de poche (10 couverts max et ces tables de Mimi Mathy qui me "gavent" toujours à Paris), le lieu est quasi complet (reste 2 places après notre arrivée).
Kimiyo et Yuca sont les maîtresses du lieu. L'une au piano et l'autre au service. Déco dépouillée et ambiance "frigo géant". Les suggestions sont inscrites sur les miroirs. La nouveauté du moment me fait de l'oeil :


"Trois chirashi" composés d'un tartare de saumon, de filets d'anguille et d'un barachirashi (
poissons crus assaisonnés sur riz vinaigré). L'ensemble est d'une fraîcheur absolue. C'est goutu de chez goutu !!
Le tartare est divin, l'anguille est grillée mais reste fondante et la sauce "sucrée" qui l'accompagne est juste comme il faut (je suis toujours pas grand fan de sucré salé mais ça vient...).
Le barachirashi est relevé de graines de sésame et de zestes d'orange. Là encore c'est top.
Bon pour modérer le tout on va juste dire que ce plat  joli bento présente pour seul défaut de contenir un poil trop de riz à mon humble avis...
Et pour finir une glace Matcha (le fameux thé qui coûte 8 bras et 15 jambes) honnête et en vis à vis un Taiyaki. Un "étrange dessert" typiquement japonais sur une base de haricots rouges.


Le tout fut arrosé d'un petit Chablis 2007 du domaine d'Elise plutôt transparent. Service gauche mais sincère, les 2 gérantes sont donc japonaises et les prix du soir le sont aussi.
Kokoya signifierait "Ici" dans la langue de Kurosawa...
J'ai noté un sympathique petit choix de sakés pour les fans et quelques bières...
Un des meilleurs nippons testés sur la capitale à ce jour...

KOKOYA
5, rue des Batignolles
75017 Paris
Métro : Rome ou place de Clichy
01 44 90 98 12

et tout les autres renseignements sur :
Kokoya.wordpress.com

Par Docadn - Publié dans : escapade gourmande
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 23 octobre 2009
C'est au terme d'une épuisante et haletante GTMC (en fait la moitié du parcours total, l'autre moitié étant prévue pour l'an prochain) que notre équipée se retrouva pour un dernier dîner avant le retour dans nos foyers...
Et c'est dans la bourgade au charme limité de Saint-André-de-Sangonis qu'un de nos compagnons avait trouvé par une "googlelisation expresse" cet établissement.


Le Saveurs de l'Escale peut se targuer d'avoir été le 1er restaurant certifié bio de l'Hérault. Et il double cette performance par l'originalité de son offre en ne proposant qu'une formule unique : Le Buffet.
Pourquoi donc un panneau digne des poissonneries de GMS ?? Car le prix du buffet varie comme la météo.
 Ainsi il s'affiche à 14 euros au déjeuner, 17 pour le dîner et 24 le week end pour un buffet dit "festif".
La famille Rebichon a tenu des années durant une crêperie à proximité. Puis des problèmes de santé, une mise en gérance catastrophique et c'est le retour à la case départ...
Puis naquit l'envie de travailler "autrement". Une démarche et un concept osé dans ce bourg loin de tout et à coté de rien...
Et toute la famille s'y est collé et travaille autour de la cuisine du chef Jérôme Rebichon.


Et le résultat tient ses promesses. Contrairement à la majorité des buffets, le chef est derrière le stand et explique chaque proposition si besoin.
Un code couleur figure sur chacune des propositions pour respecter une certaine cohérence dans la composition du repas (Ben oui volonté peut aussi rimer avec équilibre...).
Et la préparation de nombreux produits à la dernière minute est la clé des saveurs proposées. Du coup, pas de sensation de "sec" comme très souvent sur ces formules en self service. Même les grillades sont effectuées quasiment à la demande...

Coté fraîcheur, c'est tout simplement remarquable. Au delà du coté bio des éléments, la proximité géographique de la majorité des producteurs joue forcément dans le croquant des végétaux et légumes...
Et si on lorgne sur la carte des vins, on est pas en reste et on joue la encore la cohérence, à savoir Bio et proximité.
Aussi retrouve t-on par exemple le Domaine de Gabelous qui a agrémenté notre repas avec ses cuvées plaisir et Cazelles.
Nature, saveur et terroir est la devise des Saveurs de l'Escale.
Au delà du concept, une table gourmande et "responsable" qui mérite plus qu'un éclairage à la bougie de ma part...

Les saveurs de l'Escale
16 avenue de Lodève
34725 Saint André de Sangonis
04 67 60 94 26
www.lessaveursdelescale.fr
sevbio@orange.fr

Par Docadn - Publié dans : un p'tit resto
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 11 octobre 2009
Dernier volet sur la Isla Bonita pour faire un court bilan des tables croisées.
Je fus étonné du peu de place que le poisson et les fruits de mer occupent dans les habitudes alimentaires locales.Pas de pêche artisanale apparente, des étals de poissonneries de fin de journée dès le matin...
Peu d'élevage visible sur l'île mais nous avons quand même affaire à un peuple de carnivore.
Et en même temps la forte proportion de touristes allemands à fait fleurir bon nombre de gargottes qui ont adaptées leurs cuisines tambouilles aux attentes de ces derniers.
Aussi les pizzerias et autres "boutiques à gras" ont le quasi monopole de l'appétit des plus nombreux...


Pour démarrer et pour des raisons pratiques, le restaurant de l'hôtel "La Palma Romantica".
2 repas en son sein avec une carte volontairement orientée "spécialités locales". Quelques bons à très bons poissons à la cuisson et à la préparation fort maîtrisées mais des tarifs un poil élitistes par rapport à la moyenne.
Et la première rencontre avec le Mojo (rouge ou vert) sauce endémique aux poivrons locaux.
La Palma Romántica
Las llanadas S/N, 38726 Barlovento,
La Palma - Islas Canarias.
Tel +34 922 18 62 21 - Fax +34 922 18 64 00

www.hotellapalmaromantica.com


Autre adresse située juste au dessus des piscines de la Fajana (Cf la balade ICI),
où nous avons dégusté une tuerie de poulpe à la galicienne, ainsi qu'une seiche admirablement préparée.
Le vin maison est à éviter à tout prix.Le mojo est moyen, mais c'est assurément la meilleure adresse croisée en terme de produits de la mer (et la vue est vraiment très belle).

La Gaviota
Piscinas de la Fajana
Barlovento
tél : 922 186 099

Et comme je le disais au début de cet article, qui dit carnivore dit resto grill.
Là bas on dit Parrilla.
Après avoir écumé "presque" tous les restos de Barlovento (y'en a pas 30 non plus !!), nous échouons devant "The resto qui m'a scotché cette année" tellement c'était inattendu.
Et j'avais oublié mon appareil photo sur la certitude de faire un repas oubliable...
Du coup, je vais me la raconter "Fake Simon" (et je m'étais juré de ne jamais le faire !!).

Une grande baraque carrée avec son toit en taule et 3 picks up qui pioncent sur le parking et une fumée qui sort par toutes les ouvertures du resto.
 L'intérieur est typé cantine à la Charles Ingalls avec d'énormes tables en bois et toujours cette fumée dense.

Le patron très moustachu n'apporte même pas le menu. Donc on devine que ce ne sont pas biscottes qu'il fait fumer.
Donc ce sera "2 bisteches y papas fritas".
Comme d'habitude on commande le mojo maison et là premier uppercut au palais.Il a un équilibre qui relègue tous les mojos précédents à de vulgaires sauces industrielles pour spaghettis.
Mojo que l'on déguste avec une énorme assiette du fromage local qui tient lui aussi ses promesses.

Puis arrivent les steaks cuits donc au feu de bois. Deux morceaux d'environ 500 grammes pièce et ses frites blanches (dans l'ensemble ils ne sont pas fanas de frites cuites aux canaries).
La barbaque me met Ko direct. Cuisson au top, goût terrifiant.
L'inimitable cuisson au feu de bois et la maîtrise conséquente de cette technique (et toutes proportions gardées lisez donc l'expérience unique et basque des GoT).

Je dévore littéralement cet énorme bonheur gastronomique dans ce lieu improbable, et ne regrette nullement de repartir fumé de la tête au pied.
Le patron a enfin daigné nous sourire quand il a vu nos assiettes vides et nos mines repues...

Parrilla "La Pradera"
Route LP109 / Barlovento
(c'est sur la droite en sortant de Barlovento)
tél : 922 18 61 23

Et pour finir une expérience largement oubliable à la Taberna Del Puerto (port de Tazacorte) où au delà de l'interminable attente pour une parrillada de poissons, le repas fût d'une qualité détestable.
Les poissons guère frais et asséchés par une cuisson plus qu'approximative...

Ainsi s'achève le récit de la Palma. Retour aux fondamentaux avec à venir un buffet bio loin de chez moi et la suite de ma thérapie chez les crêpiers locaux...

Par Docadn - Publié dans : un p'tit resto
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 octobre 2009
Malgré la suprématie bananière, l'île cultive bon gré mal gré un petit millier d'hectares de vignes.


Mais force est de constater que la vigne a été plantée là où on ne pouvait pas planter de bananiers...


Comme par exemple après l'éruption du volcan Teneguia en 1971 où nombre d'agriculteurs ont exploité ces "nouvelles parcelles" avec de la vigne...

L'appellation "La Palma" est composée de 3 entités géographiques :
  • Hoyo De Mazo (à l'est)
  • Fuencaliente (sud et sud ouest de l'île )
  • Norte Vinos (essentiellement au nord et ouest de l'île)
On compte 16 coopératives actives (donnant lieu à une cinquantaine de cuvées) et quelques rares indépendants.
On y produit toutes les couleurs :

Vin blanc : titrant généralement entre 11 et 14,5% et essentiellement composé de Malvasia,Listan Blanco, Bujarieco, Albillo et quelques autres cépages minoritaires.

Vin doux naturel : Obtenu sans aucune chaptalisation et titrant autour de 22%, c'est la star locale alias Malvasia mais aussi le Sabro, le Grual, le Verdello et le Bastardo (nommés au local Viduenos) qui entrent dans la composition de ce VDN.

Vin Rosé : composé majoritairement de Négramol, d'Almuneco et de Listan et titrant entre 11 et 13%

Vin rouge: vinifié à partir de Négramol et d'Almuneco et titrant comme le rosé.

Tea : principalement produit sur Vinos Norte, ce vin composé de Négramol et d'Albillo est vieilli en fût de pin des Canaries.
Communément appelé Tea de part sa couleur après passage dans le fût, il se caractérise par ses arômes intenses de résine qui ne serait pas sans rappeler la retzina (d'après les spécialistes dont je ne fais pas parti). Il titre entre 11 et 13%.

Sont aussi utilisés les cépages  Forestera, Tintilla, Castellano et encore Prieto.

Historiquement c'est un des rares vignobles à avoir échappé au Phylloxera du 19ème siècle...

Passons au travaux pratiques :


Teneguia - Rosado Seco 2008 - La Palma - Fuencaliente

nez discret, fruits rouges "dilués", groseille et confiserie. Attaque grasse, sucrailleuse, épicée. Un léger amer et un perlant ne suffisent pas à le rendre plus expressif. Ca fait un poil rosé de provence "billette"... Teneguia est la plus grosse Winery de l'île et porte le nom du dernier volcan né... *(*)


Vina Traviesa - Blanco 2008 - Coopérative Virgen Del Pino - Puntagorda

nez de fleurs, pétrolé à tendance "muscat d'Alsace". En bouche la matière se révèle perlante et toujours pétrolée puis laisse place à une jolie fraîcheur. Ca part sur le bonbon anglais plein pot pour une finale muscatée sympa. Mais les gorgées se succédant, le vin valse entre Bordeaux et Alsace. C'est très hétérogène dommage. Mais il a fait la belle affaire sur un excellent chèvre local... **


Vega Norte - Tinto 2007 - Bodegas de la Palma - Tijarafe

Nez rhodanien, acidulé, café, chocolat, camphre et très épicé.Le vin continue sur sa lancée pour délivrer des notes végétales et des fragances de "syrah boisée"...L'attaque est typé bordeaux. L'acidité dérangeante portée par une matière éthérée aux accents végétaux et boisés ainsi qu'à l'amer terribles. Finale épicée et alcooleuse. *

Vega Norte - Rosado 2008 - Bodegas de la Palma - Tijarafe

Nez sur la fraise évanescente. Attaque sur les fruits rouges et amer très prononcé. C'est perlant grossier à la longueur très limitée. Fade et au "pouvoir de rafraîchissement" limité. *(*)


Talgalguen - Tinto 2008 - Juan Jesus Perez y Adrian - Villa de Garafia

réduction au premier coup de narine, puis épices, bois et cosmétique. Attaque acidulée, un poil végétal puis la douceur s'installe.Matière dynamique avec un petit coup de mou en milieu de gueule. L'ensemble est aérien, au bel acidulé et à la trame gourmande.j'aime bien ***
je complète la fiche pour signaler que c'est le vin le plus cher acheté (environ 7 euros) que c'est un producteur indépendant et que c'est aussi le seul vin bio gouté lors de mon séjour et de loin le meilleur...

Et pour comparer le comparable j'ai quand même goûté à 2 vins des "voisins" :


El Grifo - Malvasia Seco 2007 - Lanzarote

Fleurs, agrumes, amandes pour le nez. Bouche compacte et fraîche me rappelant la dégustation du Roussillon lors des dernières REVEVIN. L'ensemble est fruité (sur la poire), très perlant au bel équilibre amer-acide. Dommage qu'il soit un peu court, mais c'est pas mal. **(*)


El Alto - Malvasia Seco 2005 - Fincas las Quemadas - Lanzarote

Nez miellé, agréable, citronné presque ligérien. Attaque grasse (glycérine) toujours sur le miel, moyennement expressive. Un poil de sr et un peu de poire. Je me retrouve là encore dans le Roussillon. Finale un peu épicée. Peu complexe mais sans plus. **

En conclusion, des vins qui m'ont peu convaincu hormis le Talgalguen réussi et atypique de part son mode de production.
Les 2 blancs de Lanzarote sont plus précis et meilleurs que leur homologues de la Palma (2 autres goutés pendant le séjour mais pas de CR de par leur tranparence).
J'attendais une expression plus conséquente du terroir volcanique comme j'ai pu parfois l'entrevoir avec les vins des Açores mais ce ne fut pas le cas...
A suivre la Palma à manger..
.
Par Docadn - Publié dans : dégustations
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus