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EscapadeS

Calendrier de l'Avin 2013, Saison IV

5 Décembre 2013, 07:18am

Publié par Docadn

Bonjour,

A l'instar des séries tv ricaines (non, "Joséphine, ange gardien" saison 8, ça ne compte pas !!), le Calendrier de l'Avin entame une 4ème saison !!

Depuis le 1er décembre (et ce, jusqu'au 24), vous pouvez "déguster" une bouteille par jour, grâce à ce calendrier, depuis copié par la concurrence !!

(source Boutique des Vignobles de Larose)

(source Boutique des Vignobles de Larose)

C'est notre gourou onglé rédac' chef, incarnation oubesque de la Liliane de C+ (c'est celle de gauche, pour ceux qui doutent encore), Eva qui gère, comme à l'accoutumée, la ligne éditoriale les "apports".

La synthèse est consultable sur Oenos.net.

Calendrier de l'Avin 2013, Saison IV

Ayant encore eu la chance été plus rapide que d'autres sur l'appel d'offres, me voilà donc titulaire de la 5ème bouteille du calendrier 2013, sans bimbos ni rugbymen tatoués à poil !!

En relisant rapidement mes contributions passées, nous pouvons constater une outrageante domination du gamay, quand le chardonnay occupe les 33% restants.

Dans les 3 cas précédents, les vins furent appréciés.

Ce sera, à coup sûr, le cas de toutes les autres bouteilles à l'affiche de cette édition du Calendrier de l'Avin !!

Aussi, pour cette 4ème contribution, j'ai décidé de placer "la bouteille qui dérange", vous savez un peu comme ce chocolat au kirsch immonde "spécial", dont personne ne veut à la fin, qui reste tout seul, qu'on vire avec la boîte...

Ce, afin de pérenniser, avec une inutile fierté, mon statut de "goûteur de l'improbable", guidé par une curiosité naturelle forcément plus large que d'autres buveurs dogmatiques et/ou bling-bling !!

Grace Kayagatake 2011 - Yamanashi - Japon

Grace Kayagatake 2011 - Yamanashi - Japon

Le seul vin japonais, dégusté sur place, découvert dans un "hôtel-restaurant à thème" de Kawaguchiko.

Le district de Kayagatake (région de Yamanashi) semble bénéficier d'un microclimat, lui permettant de conjuguer le plus gros ensoleillement et la pluviométrie la plus basse du pays.

Composé de cab' sauvignon, de cab' franc et de "muscat Bailey A", le vin dégage des flaveurs de poivron aussi vert que Hulk et Shrek réunis !!

En bouche, le constat est (très très) amer !! Une scierie déboule, avec son flot de "végétal" à vous donner envie de massacrer tous les végétariens à bonnets péruviens !! Sans parler des tannins aussi doux qu'une toile émeri neuve !!

Bref, c'est pas bon du tout, tout rigolo que cela puisse paraître sur le papier !!

Voilà, c'était mon "chocolat au poivre" du sapin de L'Avin, à vous les studios !!

Grace Kayagatake Rouge 2011

Composition : cabernet sauvignon, muscat Bailey A, cabernet franc

Pays/région:Japon/Yamanashi

Voltage :12%

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"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau

27 Novembre 2013, 22:08pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une dégustation exceptionnelle, voire "historique", à laquelle j'ai eu la chance d'être convié, a eu lieu il y a quelques jours, en terre ligérienne.

Un individu (épaulé d'autres, sur certaines cuvées), dont je raille régulièrement la petitesse physique, quand ce n'est pas sa structure biologique, aussi résistante qu'une boîte de Pétri ouverte, a eu l'excellente idée de poser sur la table plusieurs millésimes du Clos Naudin, emblématique domaine de Vouvray, dirigé par "Philibert" alias Philippe Foreau.

Une dizaine de millésimes en sec, demi-sec, moelleux, moelleux Réserve, ainsi que les 3 uniques "Goutte d'Or" produites depuis la création du domaine, en 1910.

"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau

Nous sommes une dizaine autour de la table, prêt à partager un grand moment vinique aux allures historiques.

Clos Naudin - Vouvray Sec 2001 : nez fumé, relativement réduit, au fin bois blanc, caramel, menthol et miel.

Une attaque demi-corps, à l'acidulé moyen, à la mâche un poil décevante en l'état. Il gagnera en épaisseur et en energie sur la soirée. Finale affirmée sur le pamplemousse. **

Clos Naudin - Vouvray Sec 1995 : un nez "liégeux", pas net, quand la bouche propose une noix verte rédhibitoire peu aimable.

La déviance est "nette" en bouche, le jus sur une pente d'oxydation prononcée. NN

Clos Naudin - Vouvray Sec 1988 : joli nez grillé, très "bourguignon élevé", virant sur le lactique et l'exotique, quand l'aération lui donnera même des airs alsaciens avec des notes pétrolées.

L'attaque est large, tranquille, juvénile, nette, joliment épicée, aux fins amers. Un "vrai sénateur prêt à attaquer un 5ème mandat", avec une inébranlable assurance. ***

Clos Naudin - Vouvray Sec 1996 : un nez à l'acidité jaillissante, mêlant fruits jaunes et poire. Une attaque douce, finement épicée, subitement cristalline, à l'équilibre modèle, au fruité ravageur. Très joli spécimen, pour finir cette première série. ***/***(*)

"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau

Place aux demi-secs :

Clos Naudin - Demi-sec 2000 : nez peu rassurant de vernis et sparadrap. Une attaque de densité moyenne, chenin caractéristique, "tendu-moyen" (un peu comme un calbut de quelques années qui tient, mais pas comme au 1er jour, déformé qu'il est par le grattage permanent des burnes un port trop fréquent), à l'expression pharma sous-jacente, au pamplemousse salvateur en finale. **

Clos Naudin - Demi-sec 1995 : bouchonné !! Arghrrrrrr NN

Clos Naudin - Demi-sec 1996 : un nez qui truffe puissamment et plaisamment, aux effluves plus ténus de mangue et d'ananas.

Un "déroulé en bouche" manquant un chouia de mâche, à l'expression acidulée, à la finale un poil trop courte, au bel équilibre général. ***

Clos Naudin - Demi-sec 1997 : nez très inquiétant "d'alcool pour réchaud à fondue", pas net du tout, encore une quille liégeuse. NN

"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau

Au tour des moelleux d'entrer sur la piste :

Clos Naudin - Moelleux 1995 : pointe déviante évidente pour mon pif. Miel, épices et "allure demi-sec" caractérisent ce jus pâlot, à la finale finement acidulée. */*(*)

Clos Naudin - Moelleux 1996 : nez discret, qui "safrane" délicatement, aérien, finement mentholé, frais, dont l'arrivée dans le gosier est un poil délitée. L'équilibre s'installe lentement, au fil du temps, délivrant enfin épices et ananas intenses. ***

Clos Naudin - Moelleux 1997 : nez très "grillé", à la réduction palpable, carton mouillé, donnant une impression générale de "pas net".

La bouche dément formellement le nez, avec une belle attaque acidulée, un duo safran- ananas efficace, à la richesse peu fatigante, à l'amplitude de bon aloi. ***

Clos Naudin - Moelleux 1989 : truffe blanche intense, écrasant toute autre flaveur !! Une matière racée, épicée, finement salivante en finale, à la longueur modèle. ***(*)

"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau

4ème étage de la fusée, avec la cuvée Réserve (120 à 180 g de sucre) :

Clos Naudin - Moelleux - Réserve 1997 : Robe splendide, très évoluée, nez pâtissier, confit, épicé, à l'acidité jaillissante, aux agrumes affirmés.

La matière caresse la cavité buccale, distillant avec grâce, safran, datte, abricot, le tout sur un équilibre magistral. Ensemble aérien, à la longueur vibrante, suave, énergique et majestueuse. ***(*)/****

Clos Naudin - Moelleux - Bonnet Rouge 1947 : nez de "vieux Maury aux accents jurassien" mêlant noix, café, figue, champignon et poire au four.

Matière demi-corps, aux accents marins prononcés. Etonnant et sympathique jus historique, issu d'une vigne désormais aux mains du Domaine Huet. **(*)/***

Clos Naudin - Moelleux - Réserve 1995 : sucre candi, figue et fraîcheur signent le nez d'un splendide nectar aux accents d'abricot frais, dont les étonnantes empreintes métalliques et sanguines, sont révélées par une structure ténue, à la fine pointe alcooleuse, quasi de noble rang à ce stade. ***(*)

Clos Naudin - Moelleux - Réserve 2003 : nez pharmaceutique, vernis, gingembre, essence algérienne et caramel. Un "sucré" beaucoup plus massif que les Réserve précédentes, une matière moins complexe aussi, moyennement digeste à mon goût. **

Clos Naudin - Moelleux - Réserve 1989 : Nez grillé et réduit (un peu comme le Moelleux 97), truffant généreusement, aux épices douces agréables. L'acidité tient la matière, un poil lâche, mais n'excite pas pour autant tous les sens. **/**(*)

Clos Naudin - Moelleux - Réserve 1990 : l'abricot et la figue en tête, quand l'attaque acidulée laisse place à une certaine élégance, une complexité enthousiasmante, un beau sucre addictif. ***(*)

"Verticale sucrière", Domaine Clos Naudin, Philippe Foreau

Dernier étage de la fusée ligérienne, avec les 3 mythiques Goutte d'Or :

Clos Naudin - Moelleux - Goutte d'Or 1947 : un nez "typé PX" (Pedro Ximénez), rancio, assez proche de "Bonnet Rouge".

Figue extravagante, aérien et une pointe "pas droite" caractérisent la prestation en bouche. Un ensemble malgré tout agréable, salivant, au champignon final très local. **(*)

Clos Naudin - Moelleux - Goutte d'Or 2011 : la dernière née des GO, comme disent les pros !!

Un stupéfiant nez de gewurztraminer, fleuri, qui vire sur le berlingot. Une attaque très "nectar de poire", doucereuse, qui se transforme en grenadine. La longueur est kilométrique, sensuelle, comme un verger sous le soleil d'un généreux printemps. ***(*)

Clos Naudin - Moelleux - Goutte d'Or 1990 : datte, safran, encaustique signent les promesses d'un grand, d'un très grand vin.

La suite n'est effectivement pas décevante !!

C'est une potion magique qui tapisse nos joues !! Le vin affiche une supériorité, un équilibre, une tension, une richesse, un érotisme suprêmes !! Les expressions sont sublimes, la longueur extatique !!

C'est Gargantua en tutu qui récite du Baudelaire !! ****

C'est comme sonnés par ce dernier monument liquide, que nous terminons ce 1er round de près de 03h00 !!

Place aux agapes et à d'autres jus de raisins (une trentaine en tout), pour nous remettre doucement de ce splendide voyage dans le temps et les saveurs, juste en posant son cul sans brûler des milliers de calories !!

On pourra quand même regretter le nombre élevé de "quilles bouchonnées" et viser, presque sans hésiter, la mauvaise qualité de ces derniers (et donc du choix de l'acheteur), au vu du prix des vins concernés !!

Encore un immense merci aux généreux donateurs, ainsi qu'à So et Jull pour leur hospitalité !!

Le genre de soirée que l'on aimerait vivre plus souvent... et tant pis s'il n'y a pas que des monstres sacrés, pourvu que j'y retrouve autant de convivialité !!

C'est quand vous voulez les gars les filles !!

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Balades en Loire-Atlantique

21 Novembre 2013, 19:12pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme l'indiquait l'article précédent, quelques balades digestives soutenues ont ponctué toutes ces agapes.

C'est à Pornichet que notre "remise en jambes" a débuté.

En partant du parking d'Intermarché, à la sortie de la ville, face à l'hippodrome, vous pouvez "digérer" pendant près de 16 kms...

Entre une décharge sauvage et un tracé parallèle à la voie express, rien de super sexy sur les 1ers kilomètres.

Le chemin prend ensuite des allures plus champêtres, traversant une campagne qu'on n'imagine pas du tout insoupçonnée dans ce "coin à marais" !!

Dénivelé d'une planche à repasser, assez peu de bitume à signaler, quand la portion "maritime" (la plage de Sainte-Marguerite) est forcément agréable.

Méfiance, si comme nous, vous effectuez le parcours avec des bâtons de marche nordique.

La longue promenade aménagée "façon planches de Deauville cheap" est un véritable piège !! Une seule solution sur cette partie : levez les bâtons pendant un bon kilomètre et demi !!

Traversée de la ville déprimante peu excitante, mais nécessaire pour regagner le point de départ.

Les férus de technologie peuvent, j'imagine, récupérer les coordonnées GPX dans le lien ci-dessus.

Deuxième balade (toujours avec bâtons), plus courte, plus matinale aussi, sur la pointe du Croisic.

Une sympathique "côte sauvage urbanisée", dont les vues sur le large restent superbes, couplées à une luminosité surfant aux limites de la magie.

Les cyclos squattent l'unique route qui longe toute la côte, quand le chemin de rando est désert (enfin pas tout à fait, on a quand même aperçu un mec qui chiait sur la plage, à la vue de tous !!).

Le parcours passe juste derrière le Fort de l'Océan, permettant de prendre connaissance du "menu du marché" étoilé, salivant sur le papier, relativement accessible sur cette formule (34 €) !!

Les points de vue vous dispensent de l'effort soutenu qui accompagne souvent la marche nordique. On se surprend même à "flâner".

La boucle peut s'achever sur le promontoire hélicoïdal du Croisic (Mont-Esprit), offrant un sympathique panorama sur la ville et ses alentours.

Dernière balade du week-end, alors que la tempête du moment commence tout juste à "s'exprimer".

Une rando pratiquée une bonne quinzaine d'années auparavant, dont il ne me restait que de lointains souvenirs.

Garez-vous à l'entrée du bourg de Billiers (au pied de la côte), puis suivez le balisage jaune.

Balades en Loire-Atlantique

Le tracé démarre par la traversée d'un marais squatté par de paisibles vaches. Nous rejoignons tranquillement la pointe de Pen Lan, pour assister aux (premiers) puissants assauts de la mer sur cette dernière.

Ce spectacle de colère maritime est de toute beauté !!

Un tableau venteux, ponctué par un passage à quelques mètres du Domaine de Rochevilaine, dont la carte coûte un rein est plus ambitieuse encore que le Fort de l'Océan.

Une balade dont la magie est stoppée net par le long périple bitumé nous ramenant au point de départ...

C'est sur cette dernière partie du parcours, qu'un autre chemin de randonnée nommé "circuit des vignes", rappelle qu'ici aussi, la viticulture cessa devant le ravageur phylloxera de la fin du 19ème siècle...

Au cumulé, 35 kms vivifiants, assez dynamiques, qui ont permis de peaufiner la technique de marche nordique en mode "loisir", sur différents types de terrains !!

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La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

11 Novembre 2013, 10:28am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà bientôt 2 décennies que j'habite en Bretagne !!

J'ai écumé une grosse partie de sa campagne. Aussi, de manière cyclique, je retourne sur mes premiers forfaits, 5, 10, ou comme ici, presque 15 ans après...

Les blaireaux à bonnet chauvins me diront que la Brière et ses environs n'appartiennent pas à la Bretagne. Administrativement parlant je ne peux que leur donner raison. Historiquement, c'est une autre histoire !!

Mais point d'Alain Decaux sentencieux pour notre propos du jour.

Contentons-nous de voir ce que marais, cités de caractère, plages et autres stations balnéaires nous offrent aujourd'hui en terme de balades et de plaisirs gustatifs !!

(source Eco Nuit)

(source Eco Nuit)

C'est dans la "banlieue" de Guérande que nous avons pris nos quartiers.

Eco Nuit est un hôtel à vocation "économicologique".

Il n'est pas en bois, la literie n'est pas bio, mais l'effort "écolo", allié à un marketing surfant sur une mode porteuse, est louable.

Côté tarif, le rapport qualité-nuit est plutôt bon, le petit-déj' très correct, l'accueil au-dessus des "hôtels en plastique" (aussi chers), l'environnement et l'architecture guère plus excitants que ces derniers.

Seul petit hic : la localisation !!

Quartier d'affaires tout récent, il n'est pas encore recensé sur les cartes et autres GPS (à la date de rédaction de cet article) !!

Redoublez de vigilance pour trouver l'établissement et la rue du Milan Noir.

Eco Nuit

1 Rue du Milan Noir

Parc d'activités du Bréhadour

44350 Guérande

Tél : 02 40 45 85 47

www.econuit.com

L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard
L'Auberge de Breca St-Lyphard

L'Auberge de Breca St-Lyphard

Nous nous retrouvons au coeur du Parc Naturel régional de Brière, pour ce premier soir d'escapade.

C'est L'Auberge de Breca qui ouvre les hostilités de ce week-end de gros "gourmand".

C'est la flemme, assortie d'une promo (permanente, hors week-end, à en croire le site) La Fourchette qui nous a poussé à tester cet établissement.

Une immense et belle bâtisse (historique selon les photos datant au moins de Niepce, si on veut un peu exagérer), plantée au milieu des marais, proposant en dehors de sa table, balades en barque ou calèche.

La déco est assez ringard très très classique, l'agréable patio sent hélas le moisi.

Depuis 26 ans, la famille Deniaud gère la boutique.

La pipelette de patronne (je suis le mime Marceau à côté d'elle) taille des bavettes XXL à tous ses clients (8, ce soir-là).

Plat-dessert à la carte, pour tous (à -40%) !!

  • Un "crémeux de potiron" (nous allons le croiser par 2 fois, sur cette période très prolifique pour le curcubitacé), riche et agréable.
  • "Duo d'anguilles et cuisses de grenouilles en persillade", super old school, généreux, riche et classique pour La Miss.
  • "Daube de sanglier à l'ancienne" pour mézigue, à la viande inégale en tendreté, au jus très 70's, là encore très roboratif.
  • "Le marbré Louis XV tout chocolat" ultra sucré, aussi fin et aérien qu'un sketch de Laurent Gerra.
  • "Café gourmand" sans surprise, pour La Miss.

Label "Maître Restaurateur" fièrement affiché à l'entrée, cuisine "aux aspirations gastronomiques VGE" (côté tarifs aussi), une affaire familiale (père et fistons en cuisine, maman au service) qui ronronne.

Une présomption flagrante d'un cauchemar pour le dandy masqué, sur lequel je ne peux qu'être d'accord, cette fois-ci !!

C'est juste pas mal, très nourrissant, mais d'un ennuyeux classicisme, à la carte des vins mortifiante, quand le service est pro et agréable !!

L'Auberge de Breca

352 village de Bréca

Lieu-dit Breca

D47

44410 Saint-Lyphard

tél : 02 40 91 41 42

www.auberge-breca.com

QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen
QG Beach - Le Pouliguen

QG Beach - Le Pouliguen

Autre adresse, plus côtière, soufflée par le scribe-gourmand Alain Neyman : QG Beach.

Selon l'hagiographie, largement pompée sur le site lesrestos.com, le chef Arnaud Trouvé a notamment bourlingué entre Le Ritz à Paris et le Nossy Be à La Baule, avant d'ouvrir sa "table de plage" en 2011.

Les pieds sur la (jolie) plage de Nau au Pouliguen, Arnaud Trouvé délivre à la mitrailleuse, une cuisine fraîche, simple et personnelle.

La terrasse est très courue, voyant des hordes de franciliens en polo-bermuda envahir bruyamment les lieux, se perfusant le foie au rosé sur les transats dans l'après-midi !!

Ce midi-là, ce fut :

  • "Crevettes sautées au pastis" : une bonne quinzaine de spécimens bien parfumés (7,50 €).
  • "Keftas de sardines à la marocaine" un poil fades, pour La Miss (6,50 €).
  • "Tataki de thon à la tahitienne, écrasé de pommes de terre, chou chinois au lait de coco", à peine cuit, superbe, un poil marqué par le lait de coco pour mézigue (19,50 €).
  • "Poulet tandoori" assez hétérogène, mais correct (14,50 €).
  • "Cheese cake, coulis aux fruits rouges", addictif, pour finir (6,50 €)

Une bonne "cantine de plage" que les urbains ont vite repéré, idéalement placée, aux tarifs plutôt accessibles, à la cuisine généreuse, au service efficace et discret, à la clientèle majoritairement agaçante pour le pichou qui sommeille en moi !!

QG Beach

14, rue de la Plage (Nau)

44510 Le Pouliguen

Tél : 06 18 13 62 69

Résa quasi obligatoire, ou se pointer à midi pétante comme moi, pour choper la dernière table libre avant 14h00 !!
La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Je vous épargne le récit de l'horreur locale nommée "Le Vieux Logis" à Guérande (Merci M pour cette belle adresse "par défaut"), pour signaler une autre surprise moins désagréable.

Quand, sans convictions, vous vous arrêtez devant "la pizzeria collée au cinoche local", vous avez le sentiment fort d'avoir niqué votre samedi soir que votre soirée sera aussi passionnante qu'un loto au foyer de "La Joie de Vivre"...

Pourtant, cet immense établissement au cadre aussi enchanteur qu'un Pizza Pino de centre-commercial, est la bonne surprise que l'on attend plus !!

Tous les artifices de marketing répondent présents (avec la "Napolitan touch" de rigueur), mais la pizza a le "soupçon inespéré d'humanité" !!

La pâte de cette dernière est une réussite !! Moelleuse et croquante à la fois, épaisse au visuel, à la garniture manquant un tantinet de sensuel.

Sinon, c'est bruyant, relativement "cher" pour une pizzeria (j'entends ici : "loin" des stations balnéaires), à la carte des vins pathétique, au service relativement impersonnel, mais Guérande a une vie nocturne encore moins trépidante que le Vatican !!

Da Etto

6 avenue Anne de Bretagne

44350 Guérande

tél : 02 40 24 40 40

(service de pizzas à emporter)

http://Daetto.free.fr

La Baule - Guérande - St-Lyphard - Le Pouliguen

Pour finir, tout en justifiant la présence de "La Baule" dans le titre, une découverte sucrée soufflée par le "Google de la bectance qui lit plus qu'il ne mange" : Christophe Roussel.

Avec des boutiques implantées sur un triangle La Baule-Guérande-Paris, on peut penser qu'il s'agit d'un énième chocolatier, juste prompt à délester les CSP+ en villégiature dans le bourg, avec un choco à la con vendu au prix de la truffe d'Alba !!

Que nenni !!

Le coffret de 250g, ci-dessus, est décédé sous mon palais en moins de 48h00 !!

Des ganaches somptueuses, des textures et un sucré magistralement équilibrés !!

Même La Miss, qui termine invariablement chaque dégustation chocolatée par un : "bah j'préfère Leroux", a reconnu que "c'était très bon !!".

Christophe Roussel

A La Baule

  • 6 allée des camélias
  • 19 ave du Gal De Gaulle

44500 La Baule

A Guérande

26 rue St-Michel

44350 Guérande

A Paris

  • 10 rue du Champ de Mars

75007 Paris

  • 5 rue Tardieu

75018 Paris

www.christophe-roussel.fr

Et avec tout ça, il a fallu quand même un peu se dépenser !!

A suivre...

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La Lanterne Rouge 2010, Clos Fantine

2 Novembre 2013, 15:17pm

Publié par Docadn

Un peu de liquide dans un monde très, voire trop, solide pour certains...

Retour sur une bouteille achetée lors du salon breton des babos-viticulteurs de l'édition 2011 de Vini Circus.

Clos Fantine, pour ce que j'en sais, c'est une vingtaine d'ha sur l'appellation Faugères (Cabrerolles), drivé par un trio familial composé de 2 frangines (Corine et Carole) et d'un frangin (Olivier).

Je n'ai jamais croisé le "frère Andrieu".

Seules les 2 soeurs semblent assurer la "promo" du domaine dans les différents salons fréquentés.

Des vins que j'affectionne particulièrement, au fil des rencontres.

Le vignoble est mené de manière "plutôt non-interventionniste". On y tolère juste un peu de soufre et de cuivre pour les éventuelles attaques d'oïdium et de mildiou.

Adeptes du "zéro soufre", revendiquant la notion de "vin nature", nous allons vérifier la "tenue" de ce Vin de France, 2 ans après son acquisition.

La Lanterne Rouge - Vin de France 2010 - Clos Fantine

La Lanterne Rouge - Vin de France 2010 - Clos Fantine

La Lanterne Rouge est composée, selon les millésimes, d'une part variable de cinsault et d'aramon.

Il arrive même qu'elle soit élaborée à 100% d'aramon (vieilles vignes "amoureusement" entretenues).

Pour ce millésime 2010, les 2 cépages sont présents (aucune idée de la proportion).

La Lanterne Rouge 2010, Clos Fantine

A l'ouverture, le caractère "nature" ne fait pas de doute. Il n'est pas des plus séduisants, avec ses notes repoussantes "sauvages".

De quoi presque donner raison aux farouches opposants aux "vins bios-natures qui sentent le rectum de dindon grippé !!"

Heureusement que ces flaveurs, quasi rédhibitoires, laissent enfin place à un fruité discret, des notes terreuses puissantes, un caractère métallique et sanguin dominant.

D'étonnantes effluves vanillés et de malt à whisky clôturent l'inventaire imaginaire de mon pif (seul le blanc du domaine est élevé en barrique, les autres vins n'en voient pas la couleur !!).

La matière est "très perlante" (on imagine une bonne dose de CO2 à la mise, pour "protéger un peu le vin sans soufre ajouté"), désagréable d'emblée, aigrelette, aux saveurs évidentes de lait caillé.

Le doute s'installe : le vin est-il foiré ?! Patience !! Oublions-le 01h00...

Le nez est toujours fruité, métallique, sanguin. Les notes "sauvages" ont disparu.

La matière ne présente plus son caractère aigrelet. Le perlant est toujours présent, le vin semble enfin "en place".

Le jus se présente de manière moins "rustique" au palais. L'ensemble s'est adouci, virant même sur un caractère "cabernet ligérien" sur certaines gorgées.

Le lendemain, c'est le métal qui domine le débat du nez. L'ensemble est net, sérieux, souple, "pas très complexe mais agréable", au profil "ligérien dans l'âme" très trompeur, que "l'étonnant crayeux de fin de bouche" renforce indéniablement.

Le verdict : c'est bien fait pour moins de 10 € !!

"Se boit simplement", comme le revendique Carole.

***

Pensez juste à aérer une grosse heure avant de le servir.

Pour les "allergiques au gaz", un carafage (pas trop violent) sera bénéfique.

Au passage, "La Lanterne Rouge 11", goûtée l'an dernier aux Greniers, était assez épatante !!

Ne pas passer, pour autant, à côté des Tradition (Faugères) et autres Courtiol (Faugères itou) et du domaine.

Clos Fantine

Corine, Carole, Olivier Andrieu

La Liquière

34480 Cabrerolles

Tél : 04 67 90 20 89

corine.andrieu@laposte.net

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L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

28 Octobre 2013, 07:03am

Publié par Docadn

Bonjour,

J'avais laissé Sandrine et Nicolas Legrand, il y a un peu plus de 4 ans, au service de l'institution familiale la plus réputée de la cité : "L'Auberge".

Depuis maintenant 18 mois, ils volent de leurs propres ailes au sein de leur "propre maison" (le resto est la "propriété" du père de Sandrine, Jean-Luc Larvoir, boss de L'Auberge), à quelques mètres de celle des "respectifs parents & beaux-parents du couple".

Comme trop souvent, c'est "en passant à proximité, à la bonne heure", que je tente ma chance dans le bistrot à la thématique terriblement sexy, pour le baffreur-soiffeur-aspirant, dont je façonne le statut avec force et ténacité...

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

L'Auberg'ine (bigre, que je déteste ces jeux de mots de salon de coiffure) trône place Nicolazic.

Une grosse maison en granit, une terrasse, en partie ombragée, accueillante, intérieur bistrot "aubergine", tables raccords, "plancher sobre et élégant", imposant comptoir (immense, trop grand !?).

Sandrine Legrand (sommelière de formation) est à l'accueil, quand son mari Nicolas Legrand (7 ans de turbin chez le beau-père), est aux fourneaux.

L'Auberg'ine tente de se faire une place sous le discret soleil local, en tant que "bistrot à vins de qualité", dans une bourgade plus dévouée aux pardons qu'aux canons et aux gueuletons !!

L'Auberg'ine à Sainte-Anne d'Auray

"L'esprit bistrot" s'aborde avec des tarifs en cohérence avec ce dernier.

Le midi, L'Auberg'ine propose un plat unique pour 11,50 €, entrée-plat ou plat -dessert pour 15 €, quand la séquence complète coûte 17 € !!

Le cahier des charges est dans les clous !!

Voyons maintenant, côté assiette, ce qui se passe avec la formule entrée-plat (pas d'appareil photo, une fois de plus) !!

Tarte feuilletée de sardine

Tarte feuilletée de sardine

Terrine de paleron et foie gras

Terrine de paleron et foie gras

Curry d'agneau, riz madras

Curry d'agneau, riz madras

Pavé de saumon, duo de choux

Pavé de saumon, duo de choux

Bonne animation de l'ardoise des suggestions, service souriant, courtois, aux antipodes du pompeux de la maison-mère en cohérence avec les aspirations de l'établissement.

Les entrées :

  • Une tarte impeccable, débordant d'iode, de goût, de fraîcheur.
  • La terrine est, selon sa meurtrière, "plus que pas mal".

Les plats :

  • Le curry d'agneau est très tendre, presque confit par moment, au goût suffisamment consensuel pour "ceux qui ne courent pas après l'ovin" (dont je ne suis pas, j'aime le goût du broutard), bien épicé, à la dommageable présentation old-school symbolisé par cette "timbale de riz".
  • Le pavé de saumon est standard, pour une fois pas trop gras (salauds de norvégiens !!).

Un verre de "No Question" (clairette-trebbiano) fort plaisant, disponible parmi une dizaine de suggestions au verre (de 4 à 8 € le godet).

L'autre point fort du bistrot, est son activité "cave à vin".

Pour le coup, j'ai pu repartir avec 2 bouteilles de mon "blanc d'apéro-repas", au tarif caviste (jolie marge en passant, sur le service au verre !!).

Une sélection qui retient somme toute l'attention quand, comme mézigue, on passe son temps à reluquer des étiquettes dans les rades !!

Gripa, Chesnelong, Anne Gros... sont aussi proposés sur le petit présentoir en salle.

En conclusion : "un bon bistrot de pays" diraient les fans de la chose !!

Effectivement, le rapport qualité-prix est bon, la cuisine indéniablement "fraîche et minute", le service au niveau attendu.

La mention "bar à vins" est un plus non négligeable, bien animé, dont on aimerait bien forcément voir 1 à 2 € en moins sur les verres les plus coûteux (vieux réflexes gastro ?!) !!

Si le couple reste dans cet esprit de simplicité et de goût, L'Auberg'ine (diantre que je n'aime toujours pas ce nom de salon de toilettage pour chiens) pourrait voir d'autres cohortes aussi dévotes que celles qui prient alentour !!

L'Auberg'ine

Bistrot, bar à vins

20 place Nicolazic

56 400 Sainte-Anne d'Auray

Tél : 02 97 31 37 19

contact@laubergine.fr

​www.restaurant-aubergine-56.com

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Le Yachtman à Lorient

23 Octobre 2013, 06:02am

Publié par Docadn

Bonjour,

 

La "tournée des troquets", à Lorient, continue !!

Pour ce nouvel épisode, je vous emmène au Yachtman.

Voilà un peu plus de 4 ans et demi que je n'avais plus exhibé mes radius et cubitus au Yachtman.

2 repas au compteur, dont le dernier jugé "correct", servi au milieu de quelques "stars" de la vallée du Rhône (eh oui, déjà ce talent ébouriffant de photographe "à part").

Pour autant, rien d'assez excitant ne m'avait donné envie d'y retourner, avant de constater que le Yachtman avait déménagé quelques mètres plus bas, dans la même rue, face à la boutique de fion érotique emblématique de la ville.

Nouvelle salle (plus petite, plus claire, plus moderne, plus bruyante, moins chaleureuse), mitoyenne d'une cave à vin, créée à l'occasion de ce "déplacement".

Eddy Derré et Jean-François Dinasquet, tous 2 sommeliers de formation, patrons historiques du Yachtman, travaillent ensemble depuis 20 ans.

Le chef Grégoire Le Floch est aux pianos !

Rillettes de chinchard

Rillettes de chinchard

Un déjeuner de dernière minute, avant un ciné, le vendredi midi, dernier coup de feu de la semaine des "repas d'affaires" de la ville.

Pas de résa !! Ouf, de la place !! A 2 minutes près, c'était cuit !!

Moins de 25 couverts, à la louche du recenseur visuel que je ne suis pas.

Accueil souriant, speed, très bistrot, pro.

Un sauvignon de Touraine (Barbou, de mémoire), typiquement félin, accompagne de bonnes et douces rillettes de chinchard.

Nous partons sur les formules à 16 & 20 € (entrée-plat & entrée-plat-dessert) disponibles.

Gaspacho de sardines

Gaspacho de sardines

Filet de julienne (très flou, désolé pas d'appareil photo ce jour-là, comme les autres fois diront les moqueurs !!)

Filet de julienne (très flou, désolé pas d'appareil photo ce jour-là, comme les autres fois diront les moqueurs !!)

Tartelette à la rhubarbe

Tartelette à la rhubarbe

  • Le gaspacho est la très bonne surprise du repas. Frais, à l'expression légumière méditerranéenne savoureuse. Une version marine, avec de vrais bons morceaux de sardines fondants dedans. Jolie entrée !!

  • Le filet de julienne est "juste cuit" pour moi, la sauce crémeuse riche, voire trop, vu l'impression laissée la lente digestion subie pendant la séance de cinoche !!

  • La tartelette à la rhubarbe est le "dessert type réussi de brasserie" !!

Quand d'autres diront que c'est "enlevé", je préfère écrire que c'est ce que j'attends d'une tartelette à la rhubarbe : une bonne pâte sablée fraîche, une belle maîtrise de l'acidité naturelle de la polygonaceae par un sucré juste, un ensemble moelleux, vif et doux !!

En conclusion, encore un "bon plan" dans cette cité architecturalement moche peu rieuse, dont le très moustachu maire de la ville était des convives ce midi-là !!

Pour 16 à 20 €, une cuisine copieuse, fraîche (label "Maître restaurateur" vissé à l'entrée), servie avec plaisir et entrain !!

Une impression qui dépasse le "correct" que je collais au souvenir de cet établissement !!

La carte des vins, assez classique sur le rapide coup d'oeil distrait jeté, offre un choix correct de vins au verre et/ou au "pot lyonnais" !!

La cave attenante (il suffit de sonner si elle est fermée, j'ai tenté un autre jour, aux heures d'ouverture, personne n'est venu !!), laisse deviner, que les Meursault d'inconnus comme Boisson-Vadot ou Coche-Dury sont disponibles à la vente !!

Heureusement que le site révèle que Guiberteau, Alliet, Chidaine, Château-Thébaud ou encore le Domaine Singla sont aussi au casting...

Bref, un endroit à "creuser", quand ils daigneront ouvrir aux heures d'ouverture !!

Le Yachtman - Le Restaurant

14 rue de la poissonnerie

56100 Lorient

tél : 02 97 21 31 91

Fermé le dimanche

Le Yachtman - La Cave à Vin

12 rue de la poissonnerie

56100 Lorient

tél : 02 97 89 05 76

Ouverte du lundi au samedi de 09h00 à 15h00,

puis à partir de 17h00

(sonner, puis attendez, attendez... on ne sait jamais !!)

www.leyachtmanlorient.fr

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Le Jardin Gourmand à Lorient

20 Octobre 2013, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A la louche, voilà bien 10 bonnes années que je n'avais pas pointé mon nombril (moins proéminent, à l'époque) au Jardin Gourmand.

Cette discrète institution lorientaise est arrimée, contre vents et marées, depuis bientôt 24 ans, dans l'anonyme (et excentrée) rue Jules Simon.

Nathalie et Arnaud Beauvais n'ont, pour autant, pas été épargnés par quelques tempêtes, dont la dernière aurait pu leur être fatale.

Quand la "fameuse crise de 2008" s'est manifestée, ils en ont très rapidement subi les conséquences.

Constatant une chute vertigineuse de fréquentation (au déjeuner) de près de 60% (en cause : le resserrement drastique des budgets "déjeuners d'affaires"), ils ont immédiatement pris les devants, réduisant la voilure, privilégiant une ouverture uniquement le week-end (du vendredi midi au samedi midi).

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

Arnaud et Nathalie Beauvais (source l'Internaute)

La semaine est désormais consacrée à 4 autres activités périphériques, de quoi largement occuper le champ jardin.

Déjà fort de quelques jolis succès éditoriaux, le couple est à la tête de sa propre maison d'édition : Trop Mad (trop bon, en français !!).

L'Akademi du même nom, dispense des cours de cuisine (assurés par Nathalie Beauvais) et des initiations à la dégustation des vins (animées par Arnaud Beauvais), quand La Boutik propose des produits bretons, "testés et approuvés" par notre duo.

Ils ont encore le temps d'animer, de temps en temps, le blog MPUCBTB (Mouvement Pour Une Cuisine Bretonne Trop Bonne), sans parler de l'activité "agence de com'" assurée par Arnaud, Nathalie & son frère.

Pour le coup, notre couple frise une forme d'hyperactivité, proche de celle d'Eric Guérin.

Une "adaptation au marché et aux tendances" somme toute assez remarquable, réussie, quand on n'est pas les "chouchous naturels surmédiatisés de la sphère culinaire".

En ce vendredi midi, je fête mon "certificat d'aptitude à la pratique sportive".

Je sais, l'excuse est pas super motivée bidon, bon j'avais les crocs, je passais pas loin.

Le Jardin Gourmand à Lorient

Alors que je consulte, dans l'entrée, le menu affiché, Arnaud Beauvais arrive, sourit *, s'excuse, puis affiche le vrai bon menu du jour.

Un menu qui s'avèrera en partie inexact, sur un des plats proposés.

La salle est quasi déserte, bien plus lumineuse que dans mon souvenir.

Une ambiance "bistrot chic", tons clairs, petite terrasse sur l'arrière, verrière végétale sur le côté, me tend les bras.

* Arnaud Beauvais sourit tout le temps !! C'est simple, il a dû naître en souriant ce gars-là !! Il sera sûrement le seul à encore sourire le jour de son propre enterrement !!
Grignotages
Grignotages
Grignotages

Grignotages

Je me laisse guider par le volubile patron-serveur jusqu'à ma table.

Passionné de vins (même si nous ne somme pas, apparemment de la même "obédience vinique", à part Michon en Vendée,la carte est achalandée avec force), il me propose un Sauvion 12 de la Ligne Haute Culture (vieilles vignes), au fruité évident, aux accents un poil technos pour ma pomme, mais qui fera quand même l'affaire, avec la batterie de "grignotages végétaux" qui suivent le service du vin.

Radis noir, rillettes de poissons au curry, concombre mexicain, petites tomates noires, physalis, compotée de blettes au sésame.

J'ai rarement vu autant de grignotages servis pour un seul convive !!

J'opte pour le "Menu du Marché", sur la formule entrée-plat à 24 €.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Terrine de poissons, tartare d'algues et sa fondue de fenouil à la grecque.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.
Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

Filet de lieu jaune de ligne, en crêpe de sarrasin, fondue de légumes, Kari Gosse et bisque de langoustine.

L'entrée, si elle semble visuellement dépouillée, est une ode à la fraicheur et à la complexité !!

Arnaud Beauvais détaille, banane tatouée aux lèvres, chacune des 4 compositions de l'assiette.

De gauche à droite, nous avons :

  1. Une salade, délicieusement assaisonnée à l'huile de noisette (de Pontivy).
  2. Du "fenouil à la grecque" de bon aloi.
  3. Une terrine de poissons fort juste.
  4. Un tartare d'algues (de Roscoff) qui tue sa race de dauphin rose de l'Amazone (même s'il n'y en pas un gramme), par sa texture et sa juxtaposition des saveurs !!

"La crêpe de lieu jaune" n'éclate pas non plus les pupilles, par sa présentation d'une esthétique peu suffocante.

Cette fois-ci, c'est la serveuse (un poil triste) qui me fait l'article du plat.

La galette est délicatement croustillante, le poisson bien cuit (très très légèrement nacré), la bisque juste crémeuse, les légumes parfaitement intégrés au milieu, l'ensemble magnifiquement assaisonné (je n'ai pu m'empêcher de féliciter le mari de la cuisinière sur ce point). Un plat délicieux, très malin, intelligent en fait !!

Le tout fut arrosé d'une verre de "Chenin Sec 10" du Château de Fesles, au boisé moins expressif qu'à l'accoutumée (le domaine est normalement assez fan d'habitacles de castors de boisé dominant), consensuel en l'état.

Mignardises

Mignardises

Le café est accompagné de 2 portions d'un gâteau à l'avoine, d'un aérien unique, prêt à gagner le prochain Grand Prix d'Amérique !!

En conclusion, l'adresse n'a pas perdu de sa superbe, dans les souvenirs qu'elle m'avait laissés !!

Le service est mené avec une "sympathique décontraction sérieuse", qu'on n'apprend dans aucune école d'hôtellerie.

La cuisine est toujours inventive, vivante, équilibrée, généreuse, à "l'esprit bistronomique" affirmé, tenant toutes ses promesses.

Le "name dropping" (très local) des éléments mis en oeuvre, pourra sûrement agacer l'urbain fatigué par cette mode... qui n'en est pas (encore) une ici !!

Rapport qualité-prix juste, au déjeuner... à voir pour le dîner (quasiment toujours complet) !!

Le Jardin Gourmand

46 rue Jules Simon

56100 Lorient

tél : 02 97 64 17 24

Ouvert du vendredi midi au dimanche midi

(réservation conseillée)

www.tropmad.com

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Le Pressoir à Saint-Avé

17 Octobre 2013, 14:49pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Première participation personnelle, à la 4ème édition de l'opération "Tous au Restaurant".

Le principe est simple : une sélection de restaurants propose un menu unique pour 2 personnes, à moitié prix.

En résumé, c'est le restaurant qui "invite votre invité(e)" !!

Le Pressoir à Saint-Avé

Comme tous les ans (apparemment), le site de réservation a été pris d'assaut dès le 1er jour. Il a fallu attendre la fin de la journée, pour pouvoir effectuer son choix (s'il était encore disponible).

Il faut reconnaître que, pour une fois, le statut de bouseux non-francilien a un avantage énorme dans ce type d'opération.

On pouvait se délecter, presque sadiquement, sur la page FB du site "Tous au restaurant", des très nombreuses frustrations suscitées, souvent proportionnelles au prestige des tables "blindées".

Certaines d'entre-elles ont été "bookées" en moins de temps qu'il n'en faut pour virer du pognon en Belgique ou à Singapour...

De mon côté, pas de mauvaise surprise. La table choisie est disponible, mais pas le soir désiré. Ce sera donc le samedi soir.

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Attention ce billet comporte un grand nombre de photos jaunâtres, dues à la combinaison d'un éclairage intimiste et d'un appareil photo taquin (pour ne pas parler de l'incompétence notoire du photographe)

Le Pressoir est LE restaurant historique de St-Avé. Tout proche de Vannes, il fut dirigé, 30 ans durant, par Bernard Rambaud.

Seul étoilé du coin (avec Régis Mahé, en son temps), John Chef Rambaud a maintenu le macaron jusqu'à son départ à la retraite, il y a maintenant 3 ans (qu'il a depuis interrompue, en distillant des cours à l'Ecole des desserts de Theix).

C'est au milieu de l'année 2010, que Katia Brissay & Vincent David ont repris Le Pressoir.

Le Pressoir à Saint-Avé

Vincent David est passé par le Château d'Audrieu, le Moulin du Val de Seugne, ou encore l'Espérance de Marc Meneau (dont il avait reconquis la 3ème étoile en tant que chef des cuisines).

Il voulait revenir sur "ses terres", être enfin "chez lui".

Un changement tout en douceur. Le couple a veillé à ne pas brusquer la fidèle clientèle de Rambaud, tout en distillant ses propres aspirations.

Les "classiques" sont restés, adossés à l'inventivité d'un Vincent David passionné, pragmatique et volontaire.

Des qualités qui lui ont permis de garder le macaron du Gros Rouge.

N'ayant pas eu le loisir de goûter à la cuisine de son prédécesseur, c'est le palais vierge que j'entre dans l'établissement.

Une jolie bâtisse locale où se mêlent, plus ou moins heureusement, vieilles pierres, murs blancs et poutres de crêperie cossue, sur lesquelles reposent des éléments d'une salvatrice contemporanéité...

L'ensemble respire quand même "l'ambiance bourgeoise", prompte à rassurer les frileux à la modernité allergiques au changement.

Le Pressoir à Saint-Avé

Pour cette opération, Vincent David et son équipe nous proposent le "Menu Saveurs de Saison" en 4 temps, pour 65 € (70 € avec le fromage), pour 2 !!

Au regard d'autres propositions croisées sur cette opération, autant vous dire que, sur le papier, le menu du Pressoir mettait la barre bien plus haut que beaucoup d'autres.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Galet de pomme de terre au coeur coulant, crème ciboulette au caviar de hareng et saumon fumé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

Croquant de haricot vert à la chair de tourteau, mayonnaise au malt et coulis de crustacé.

 Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

Dos de gros lieu jaune rôti meunière au chorizo ibérique, marmelade de piments doux, beurre au piment d'Espelette.

 Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Agneau du Quercy confit au caviar d'aubergine, bayaldi de légumes et jus aux aromates.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

Granité champagne-litchi sur une gelée de framboise, mousse légère d' une infusion de pétale de rose.

 Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Déclinaison d'un Saint-Honoré aux fruits rouges : crémeux framboise, sorbet aux épices, chantilly en gelée

Une séquence très très roborative, aux antipodes des clichés que beaucoup ont, en évoquant les "restaurants pour culs serrés, où y a rien à manger dans l'assiette", propageant une rumeur inversement proportionnelle à la fréquentation des restos en question.

  • Le généreux et surprenant "galet de pomme de terre" donne une impulsion immédiate au dîner. C'est bon, riche, à l'équilibre aussi large qu'une lame de rasoir.

  • Le "croquant de haricot vert", tout esthétique soit-il, contient un peu l'enthousiasme généré par son prédécesseur.

  • Le "dos de gros lieu jaune", relance un peu notre affaire, par sa cuisson sur le fil, son beurre juste, mais n'accélère pas l'ensemble, à cause de l'assaisonnement un poil trop élevé pour moi.

  • "L'agneau de Quercy" est remarquable, avec sa viande superbement confite, pas sèche, des cocos de Paimpol top croquants. Seul le sel fut encore trop ravageur pour moi.

  • Le "granité" est la divine surprise, inattendue, m'envoyant enfin sur l'orbite visée.

  • "La déclinaison" a le crémeux ravageur, le fruité puissant, la chantilly inventive, le roboratif qui vous empêche d'avaler quoi que ce soit d'autre.
Le Pressoir à Saint-Avé

Service très aléatoire, entre un sommelier remplissant fort honorablement sa mission, en alternance avec un autre serveur, plus formaté "grande maison qui semblait adapter son service, tantôt empreint de fraîcheur avec les pauvres opportunistes de la semaine, versus la chaleur spontanée pour les habitués d'autres têtes plus connues".

La grande force du service réside sans conteste en la personne de Katia Brissay (ex-Le Bec, Troisgros). Nous avons eu droit à ses égards, vers le milieu du repas. Le changement fut radical.

Je pense qu'elle est la meilleure professionnelle croisée dans toute la Bretagne, à ce jour, depuis la disparition de Véronique Abadie.

Cette dame est d'une intelligence rare dans le beau et dur métier du service. Sourire, justesse du mot et du geste, précision du moment.

Une grande dame, au service de la cuisine !!

La carte des vins est classique, aux coefficients qui pourraient être plus doux dans l'ensemble.

Sympathique carte des cafés, tarifairement exclusive (de 5,5 à 9 € la tasse), mais d'un haut niveau gustatif !!

Le Pressoir à Saint-Avé

La cuisine, quant à elle, mérite son macaron.

Il y a tous les ingrédients et la "maîtrise" dans les plats découverts ce soir-là.

Je me plains du sel (ça change du poisson trop cuit !!), mais en demandant à d'autres clients ayant fréquenté la table, la même semaine, je suis le seul à avoir souffert de cet "excès de NaCl" (La Miss ayant la même sensibilité dans ce domaine).

Si certains doutent de la bonne volonté de certains établissements pendant cette semaine du "goût pour tous", on ne peut contester l'envie de toute l'équipe du Pressoir de vouloir "faire plaisir à tous, comme les autres jours".

Cet extrait de leur page FB suite à l'opération "Tous au Restaurant", résume assez bien leur esprit d'ouverture et la joie, non feinte, de partager le fruit de leur travail :

Un grand merci à nos 451 clients (exactement !) qui nous ont rendu visite cette semaine à l'occasion de l'opération "Tous au restaurant". Merci à tous de vos encouragements qui nous donnent envie de continuer !!!
Merci également à nos équipes qui ont beaucoup donné cette semaine, et toujours avec le sourire
Certains doivent rêver des 90 galets de pomme de terre chaque jour, des 400 pains quotidiens, des 40 kgs de haricots verts à équeutter, à couper à 2,5cms et à séparer en deux, des 70kgs de lieu jaune et des 56 kgs de poivrons pour l'accompagner, des 98 kgs d'agneau avec ses 30 kgs de cocos de Paimpol, etc etc.... sans oublier les 1500 chous à garnir... si on ne compte que les "beaux" !!! lol
Et les autres doivent encore avoir la chanson en tête "quel pain puis-je vous proposer ?" "bonne dégustation" "bonne continuation" "Pour commencer en amuse-bouche, l
e galet....."
Merci à tous !!! et bon repos bien mérité

Le Pressoir

Katia Brissay & Vincent David

7 rue de l'hopital

56890 Saint-Avé

tél : 02 97 60 87 63

info@le-pressoir.fr

www.le-pressoir.fr

Ouvert du mardi au dimanche midi.

PS : encore désolé pour ces clichés pourris, qui ne servent pas au mieux le propos...

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La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

13 Octobre 2013, 11:02am

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine ai-je remis les orteils en France, que je suis reparti vers de nouveaux horizons... moins orientaux certes, mais pas moins exigeants !!

Je retrouve la Momo Team, après 2 ans d'absence en tant que Momoteur titulaire !!

5 vttistes et un "logisticien", avec qui je traverse des contrées sauvages et inconnues, tous les étés, depuis 2007.

Le groupe s'est étoffé de 2 ados, dont un petit branleur grand zguegue steak de 17 balais, à la résistance aiguisée, nous rappelant, dans les moments difficiles, le poids des années.

Avant/après
Avant/après

Avant/après

Retour sur la selle, couronné par un changement de destrier.

Mon Sunn Notion de 2003 fait place à un Lapierre X-Control 310 édition 2013.

Mon premier "tout suspendu" (dont j'ai depuis, changé les pédales de daube) !!

Ce changement va s'avérer révolutionnaire... pour mon séant !!

Ne me parlez plus jamais de semi-rigide pour ce genre de rando !!

Revue de la cavalerie

Revue de la cavalerie

Le plaisir est double après cette longue absence. C'est la GTJ, alias la Grande Traversée du Jura qui est au programme de ces 6 jours de balade.

La GTJ "intégrale", c'est près de 350 km de sentiers, pour 7500 mètres de dénivelé positif...

Un timing, relativement serré, nous épargnera quelques kms de part et d'autre du parcours.

Pour nous, ce sera départ de Pont-de-Roide (nuit dans le gite collectif de la Maison pour Tous, désert lors de notre passage, dont nous avons enfreint l'interdiction de stationnement des vélos dans les coursives), pour une arrivée à Giron !!

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

C'est une commerçante qui nous a conseillé ce resto, à quelques kms de Pont-de-Roide.

"La bonne friture" propose pour 17 €, friture de carpe (sans arêtes), frites et salade... à volonté !!

Laissez-moi vous dire qu'avec un Momo, un Lazzo et des ados à table, le rythme en cuisine a dû augmenter les déos des cuistots ont du voir très vite leurs limites dès notre arrivée !!

Service sympathique, ambiance populaire, cuisine efficace, suffisamment roborative pour attaquer les première pentes de la GTJ, dès le lendemain matin !!

La Bonne friture

6 rue du commerce

25 190 Villars-sous-Dampjoux

03 81 96 21 65

​Plan Google

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Le lendemain soir, après 37 km et 1390 m de dénivelé (je ne fais mention que du dénivelé positif) nous voici à Fessevillers.

Les automatismes sont encore rouillés, les muscles aussi...

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

... quand notre humeur potache ne souffre d'aucune courbature !!

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Pas un rade ouvert, nous obligeant à dîner face à la frontière suisse...

Restaurant largement évitable, si vous trouvez autre chose d'ouvert dans les environs (ce qui ne fut pas notre cas) !!

Nuitée au gite communal de Fessevillers. Pour 8 € la nuit, l'intimité est assurée, avec un lit unique de 8 places, et un autre de 8 places au-dessus.

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Le lendemain, la GTJ nous propose 47 bornes, 1200 mètres de dénivelé, dont une partie côté Suisse, jusqu'à Le Barboux.

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

La météo est belle, les paysages raccords... la route jusqu'au gîte, interminable... mais méritée !!

La nuitée la plus luxueuse du séjour !!

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Un gîte tout en bois, quasi neuf (datant de 2011), construit dans les "règles de l'art" (bois coupé à la lune montante ou descendante, quand les loups ont des aphtes), à l'esprit bio revendiqué.

7 chambres, 26 couchages, sauna, jacuzzi, une réussite boisée architecturale !!

Dîner à la ferme (pédagogique), tout y est bio, même le vin (du Vaucluse, ça c'est un peu dommage, vu la production moins lointaine !!).

Comptez une quarantaine d'euros par personne pour la "nuitée-dîner-petit-déjeuner".

Ferme découverte du Barboux

Dominique Rondot

25210 Le Barboux

Tél : 03 81 43 77 03

www.fermegitegroupe.com

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

3ème étape entre Le Barboux et Pontarlier. La plus agréable pour le groupe, malgré les 51 km et les 950 m de grimpette.

Une belle descente nous mène à Pontarlier.

Nuit dans l'auberge de jeunesse de la ville, dont l'âge moyen des pensionnaires du soir frôlait plus celui d'une maison de retraite.

Les chambres sont correctes, les douches pourries, la bouffe (très) dispensable, le personnel plutôt bougon (le congrès des nombreux cyclos, chiants comme des ampoules grillées, ne devait pas être étranger à cette humeur).

Heureusement qu'un bon apéro chez les régionaux de l'étape (Catherine, Olif, encore merci) m'a permis de rater l'entrée du repas, mais pas la paella...

Une étape qui nous a permis (encore grâce à l'appui technique d'Olif) de panser les blessures mécaniques de certaines de nos montures.

Une adresse recommandable, compétente, approuvée par les "blessés" :

Cycles Favrot

1 bis rue de Mervil

ZA les Grands Planchants

25300 Pontarlier

Tél : 03 81 39 22 92

GPS : latitude 46.9031, longitude 6.33219

Pour ceux qui n'ont rien à réparer, vous pouvez jeter vos dernière forces en dynamisant le (bon) commerce local.

6, 12, 18, 22, 24 mois... Non, ce ne sont pas des tailles de vêtements, encore moins des types de croquettes pour chatons, mais l'âge que l'on accole souvent au mot "Comté".

Là encore, Olif nous a soufflé l'adresse de sa pharmacie favorite :

Crèmerie Marcel Petite

1 Rue Sainte-Anne
Pontarlier
03
81 39 09 50

www.comte-petite.com

Lionel Petite et ses souriantes vendeuses soignent le chaland, avec leurs savoureux Comté du Fort Saint-Antoine !!

Sans parler de la discrète cave à vins "planquée" au fond de la boutique, mettant en exergue les pépites de la "crème locale".

Les amateurs de "vins respectueux" y trouveront forcément leur compte.

Point de vue sur le château de Joux, après le "mur de l'impossible" sur les hauteurs de Pontarlier

Point de vue sur le château de Joux, après le "mur de l'impossible" sur les hauteurs de Pontarlier

Cette 4ème étape, reliant Pontarlier à Mouthe, démarre par une ascension terrible (210 m sur moins de 2 km d'un chemin parsemé d'ornières, parfois glissant, bien garni en grosses caillasses) que seuls 3 d'entre-nous effectuerons.

Les 470 hectomètres de la journée, agrémentés de 1100 m de pente, n'entament pas notre moral...

Paysages de Morteau
Paysages de Morteau

Paysages de Morteau

même après un roulé-boulé dans la "fange bovine"...

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Un bel itinéraire, passant à proximité de Métabief (La Mecque des descendeurs), puis à proximité de l'arrivée, une vue sur "un des sauts du Doubs"... pour une arrivée au pied de la "source du Doubs".

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Nuitée sur le site de la source du Doubs, au sein du restaurant-chalet "de la source du Doubs".

Prestation très très moyenne, au regard des 43 € par personne demandés, pour la formule "nuit-dîner-petit-déjeuner" (Le chalet du Barboux paraît presque une trop bonne affaire "donné" à côté).

La bonne adresse du jour se nomme "Haut-Doubs Performance".

Un magasin de sport, dont le mécano-vendeur a corrigé la tension d'un câble de commande d'une fourche avant, ainsi que la pression de cette dernière, facturant toutes ces opérations par un tonitruant "l'air est gratuit à Mouthe".

Haut-Doubs Performance

17 Grande Rue

25240 Mouthe

03 81 69 25 40

www.haut-performance.com

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

Déjà la 5ème étape entre Mouthe et Prémanon.

55 km et 1000 m de grimpette (mon GPS est tombé en rade à quelques km de l'arrivée).

Une étape exigeante, passant par Les Rousses.

Nous dormons à Prémanon, sans le savoir, chez une légende vivante du VTT.

Fofo, alias Michel Forestier, double-champion du monde de VTT (1987, puis 1988), créateur de la fameuse "Forestière".

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Fofo est un taciturne très doué. Le dîner fut bon, les dialogues assez proches de "The Artist".

Si vous voulez entendre ses cordes vocales vibrer, parlez-lui de VTT et de Cannondale (son sponsor historique).

Son gîte est "familial", assez sympa, le personnage aussi énigmatique qu'un serial killer de poissons-chats paraplégiques, cherchant à échapper au FBI et à la SPA depuis 20 ans...

Comptez 37 € par personne, pour la formule "nuit-dîner-petit-déjeuner".

Chez Fofo

(Michel Forestier)

Chalet Fofo

39220 Prémanon

Tél. 03.84.60.79.01

www.fofo-velo.com

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

6ème et ultime étape de cette GTJ, reliant Prémanon à Giron, longue de quelques 55 km et cumulant 1300 m de dénivelé.

De splendides points de vues, quasi alpestres, s'offrent encore à nous. Le changement de géologie est flagrant !!

Les derniers coups de pédales sont énergiques. La descente jusqu'au chalet "Le Jura", se fait quasiment à la vitesse d'un vélo de route.

Une immense bâtisse (aux couloirs labyrinthiques), sombre mais chaleureuse, nous accueille. Grandes chambres et calme sont aux rendez-vous.

Le dîner (sous forme de buffet à volonté) est taillé pour les brûleurs de calories que nous sommes.

La joie se concentre sur les galettes de Michon du Jura, quand la fatigue se dilue à coups de pots lyonnais...

La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...
La GTJ, alias La Grande Traversée du Jura...

La GTJ est, à ce jour, la plus belle balade VTT accomplie !!

Même la GTMC n'a pas tous les ingrédients, pour en faire une sorte de must que la GTJ occupe très largement à mes yeux.

Si on peut se plaindre d'un balisage un peu "espacé" sur le nord du parcours, le sud ne souffre pas de cette fantaisie.

Pas de portage à signaler, un parcours bien entretenu. La GTJ peut certainement servir de "villa témoin" à d'autres parcours plus brouillons.

N'ayant pas remis le cul sur une selle roulé depuis 2 ans, le souffle fut court, les jambes cotonneuses le 1er jour.

Quelques sorties (avec montées) sont quand même nécessaires avant d'attaquer ce parcours exigeant, mais abordable, au rythme "cool", oscillant entre 5 à 06h30 de vélo par jour (hors casse-croûte).

L'an prochain, nos organisateurs nous proposent une balade sur les Monts de Guéret...

A suivre...

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